« Don’t Say Gay », une loi homophobe en Floride

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis a, la semaine dernière, signé une loi qui entrera en vigueur en juillet prochain. Mais cette loi n’est pas une loi banale…

 » Don’t Say Gay », de son véritable nom  » House Bill 1557 « , consiste à interdire aux enseignants de parler de sujets LGBT de la maternelle jusqu’au CE2 ! Pire que ça, cette loi homophobe autorise même les parents à poursuivre en justice l’établissement en question !

Votée par le Sénat, elle aurait pour but de « protéger les enfants » et éviter qu’ils ne soient endoctrinés : « Nous allons nous assurer que les parents puissent envoyer leurs enfants à l’école pour qu’ils apprennent, pas pour qu’ils soient endoctrinés » déclare le gouverneur de Floride avant de signer le texte.

Les réactions avant et peu après la signature du gouverneur de ce texte

Mais cette loi en a offusqué et fâché plus d’un : des manifestations ont lieu, remplies de gens recouverts de couleur arc-en-ciel.

Capture d’écran réaction Joe Biden, BFM TV

Plus important que ça, Joe Biden a réagi en personne : « Chaque élève mérite de se sentir en sécurité et le bienvenu dans sa classe. Nos jeunes LGBTQI+ méritent d’être acceptés tels qu’ils sont. Mon administration continuera à se battre pour la dignité de chaque élève, en Floride et dans tout le pays »  » Cette loi qui vise les personnes transgenres est injuste ! Mon gouvernement s’oppose à ces lois horribles ! « 

L’ONG Equality Florida a également réagi à « House Bill 1557 » qui a « endommagé la réputation de lieu accueillant et inclusif pour toutes les familles de notre Etat » : « Il a fait de nous la risée de tous au niveau national. Pire, il a rendu les écoles moins sûres pour les enfants ».

Disney, la réaction face à « Don’t Say Gay »

Disney avait soutenu économiquement des politiciens favorables à cette loi. Les salariés de Pixar ont accusé Disney, leur maison mère, de couper les scènes d’affection gay : « Presque tous les moments d’affection gay sont coupés sur ordre de Disney, malgré les protestations des équipes créatives et des dirigeants de Pixar. Même si la création de contenus LGBTQIA+ était une réponse aux législations discriminatoires, nous sommes empêchés de les créer. » De plus, …

Accusé d’avoir soutenu financièrement les législateurs à l’origine de la loi homophobe, Disney tente de se racheter et fait don de 5 milliards de dollars à la Human Rights Campaign (un groupe de défense LGBT) ! Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, le groupe de défense LGBT a refusé ce cadeau tant qu’ils ne verront pas Disney agir réellement et publiquement pour que « des propositions dangereuses ne deviennent pas des lois dangereuses ».

Disney, très influent en Floride grâce à son parc, a enfin affirmé publiquement être opposé à cette loi et souhaite remettre des scènes d’affection gay dans ses films. Disney passe maintenant pour l’endroit le plus  » woke «  (selon Wikipédia : fait d’être conscient des problèmes liés à la justice sociale et à l’égalité raciale) mais certaines personnes le voit « mal » comme on peut le constater sur la chaine de Fox News :  » Disneyland est-il devenu le parc de Satan ? «   » Walt Disney se retourne dans sa tombe ! «   » Ils veulent imposer un programme sexuel aux jeunes enfants à travers leurs plateformes. Pourquoi pas renommer l’attraction SEX MOUNTAIN ?! « 

Le Disney, lui, poursuit son mouvement et a annoncé tout faire pour abroger la loi en finançant des actions en justice et en faisant tout pour que Ron DeSantis ne soit pas réélu… au grand déplaisir de ce dernier :  » Ils sont allés trop loin ! Cet État ne leur appartient pas ! Ils ne contrôlent pas cet État ! « 

Petite parenthèse : Zemmour propose également cette loi s’il est élu et est d’ailleurs félicité par le rappeur Booba qui vit justement en Floride !

À mon avis, cette loi est réellement une honte ! J’espère quelle sera abrogée au plus vite car elle est tout à fait injuste et stupide. Elle aurait pour but de « protéger les enfants » mais un enfant ayant une attirance pour une personne de même sexe se posera des questions sur sa propre personne et vivra mal son homosexualité ! Pour moi, au XXIè siècle, le monde devrait avoir fait des progrès et cacher l’existence des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, non binaires, queers, intersexes, asexuelles, pansexuelles et bispirituelles n’est pas un progrès ; c’est même le contraire. Cela nous fait reculer et nous fait commettre de nouveau nos erreurs du passé (bien sûr l’homophobie est toujours présente mais il y a eu un progrès dans la tolérance envers les altersexuel.le.s).

Justine

Crimes de guerre en Ukraine

Comme on le sait, une guerre entre la Russie et l’Ukraine fait rage. Après le retrait de l’armée russe de la ville de Boutcha dans le région de Kiev, des journalistes (dont des journalistes de l’AFP) et les militaires ukrainiens ont trouvé plus de 410 corps sans vie jonchant les rues ou enterrés dans des fosses communes, selon la procureure général d’Ukraine. Tous étaient des civils, parmi eux des adolescents. On a même trouvé un homme abattu avec les mains liées.

On parle alors de crimes de guerre. Mais pourquoi ?

Crimes de guerre

Dans une guerre, deux armées s’affrontent. Idéalement, les civils ne devraient pas subir les conséquences de cette guerre. Il peut y avoir des « accidents »: une trajectoire mal calculée… etc. Mais un droit dicte ce qu’on a le droit ou pas de faire dans une guerre : le droit international humanitaire. Il dit qu’on a pas le droit de s’en prendre volontairement aux non-combattants, de tuer les prisonniers, de violer, de piller… Lorsqu’on enfreint ce droit, on parle de « crimes de guerre ». Bien sûr, le droit est souvent enfreint : il n’y aura jamais de guerre « propre », sans la mort de civils causée volontairement. Les crimes de guerre ont toujours existé depuis l’apparition du conflit au Néolithique. Par contre, le droit international humanitaire, ou droit de la guerre, relève essentiellement des 4 conventions de Genève de 1949 et lient la quasi-totalité des pays du monde.

Or, ces cadavres retrouvés à Boutcha appartiennent à des civils. La Russie a donc tué volontairement des non-combattants, selon des témoignages. C’est un crime de guerre.

Certains cadavres avaient les mains liées, on peut donc penser que ce sont des prisonniers. La Russie a tué des prisonniers, encore un crime de guerre…

Bien sûr, Moscou mène une opération de désinformation, mais il y a de trop nombreuses preuves. Le président ukrainien, Volodymyr Zelinsky, veut que la Russie soit tenue responsable de crime de guerre devant l’ONU.

Kenzo

Guerre en Ukraine : un fixeur de Radio France torturé !

Ce lundi 21 mars, les détails d’une « aventure » surprenante ont été délivrés sur le site de l’ONG Reporters sans frontières : un fixeur* qui travaillait depuis 2013 pour des médias comme BFMTV, France 2 ou RFI, raconte avoir été enlevé et torturé en Ukraine par l’armée russe pendant neuf jours !

Drapeau ukrainien / Photo France Inter

Un récit glaçant

Le fixeur, préférant garder l’anonymat et ayant utilisé Nikita comme pseudonyme, raconte vouloir rejoindre sa famille, le 5 mars, pour être évacué. Malheureusement, il est capturé alors qu’il était au volant de son véhicule identifié par le sigle « Presse », par des membres de l’armée russe. Le prenant pour un militaire, ils le jettent à terre, le fouillent et lui assènent des coups, bien que le fixeur déclare être un civil. Son véhicule est même mitraillé.

Les militaires russes, en découvrant son métier, le torturent : un couteau passe près de son œil et poursuit son chemin le long de sa joue, on menace de lui couper le visage… Il reçoit des coups de crosses de fusils, se fait jeter dans un fossé et est visé « involontairement » (une balle frôle son visage).

Emmené dans un camp russe, on lui donne des coups de barre de fer sur les jambes et on lui vole son alliance ! Parmi toutes ces souffrances, une est particulièrement violente : les décharges électriques. Plaqué au sol, il ne peut voir avec quel objet lui sont faites ces tortures, mais la douleur est intenable. Il est aussi privé de nourriture pendant quarante-huit heures. Tous ces traitements furent subis à plusieurs reprises…

Neufs jours après son enlèvement, on lui ordonne d’écrire et signer une lettre déclarant son soutien à la Russie et à l’invasion de l’Ukraine. S’il ne perd pas la vie, c’est son honneur qui prend un coup (même si ce qu’il y a écrit ne sera probablement jamais respecté). Il est ensuite déplacé de cave en cave avec trois autres civils, il est ensuite rejoint par un nouveau détenu : un ancien haut fonctionnaire ukrainien.

Libéré, on le relâche dans la forêt et il se met à courir de peur d’être fusillé, mais aucune balle ne siffle. Il repart dans un véhicule avec des civils ukrainiens, d’abord réticents mais forcés par un militaire de prendre le fixeur avec eux.

Fake news ?

Cette histoire n’est apparemment pas une fake news :

« Les différentes parties de son récit ont été corroborées par des entretiens avec un membre de sa famille, un de ses anciens codétenus et deux journalistes de Radio France. Un collaborateur de RSF l’a accompagné lors de son examen médical, qui a permis de confirmer les traitements subis, notamment des commotions et des marques sur les jambes, là où les chocs ont été infligés » explique l’ONG pour prouver la véracité des faits.

Pour finir, ce récit est rapporté par l’ONG à la Cour pénale internationale, après déjà deux plaintes de leur part les 4 et 16 mars.

Justine

* Personne employée (comme guide, interprète etc.) par un(e) journaliste pour faciliter son travail dans une région dangereuse

Un journaliste mort en Ukraine

Ce dimanche 13 mars, le journaliste Brent Renaud est mort, tué par balles alors qu’il circulait en voiture non loin de la capitale ukrainienne, Kiev, avec un autre reporter (blessé gravement). Les autorités locales ont d’abord identifié la personne comme un homme travaillant pour le New York Times mais, après recherches, le badge attestant son appartenance au journal datait de 2015. Le journaliste était en réalité sur un reportage sur la guerre en Ukraine pour le magazine américain Times. Le reporter de 50 ans est le premier journaliste étranger tué depuis le début de la guerre en Ukraine, c’est-à-dire le 24 février.

Brent Renaud

Actuellement aucune lumière n’a été faite sur cette affaire et on ne sait toujours pas la cause de cette attaque sur Brent et son collègue. On ne sait pas s’ils ont été pris dans une fusillade ou s’ils ont été visés.

Je trouve que ces reporters de guerre ont beaucoup de courage et d’audace pour partir dans ces pays en crise, mais je trouve qu’il faudrait que tous ces journalistes soient en sécurité pour couvrir leurs évènements.

Théodore

(Depuis l’écriture de cet article, le 15 mars, on a appris qu’un autre journaliste, Pierre Zarzewski, cameraman à Fox News, avait lui aussi été tué).

Inondations en Australie

Des pluies diluviennes s’abattant sur l’Australie depuis maintenant deux semaines ont causé 20 morts. L’état d’urgence y a été déclaré le 9 mars.

L’évacuation :

60 000 personnes habitant Sydney ont du évacuer en prévision de nouvelles crues. Les secours font le maximum pour aider la population et retrouver les morts. Au cours de la journée de lundi, les secours ont été appelés pour venir en aide à une centaine de personnes et ce chiffre devait augmenter au fil de la journée de mardi, quand la tempête s’est abattue sur Sydney.

Le barrage de Manly en périphérie de la ville, dans la banlieue de Georges Hall, a débordé. Des habitants ont été coincés dans leurs voitures complètement submergées.

L’Australie, touchée par le changement climatique:

Dans le nord de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, les inondations ont détruit des maisons, emporté des voitures et contraint des centaines d’habitants à se réfugier sur leur toit. Les longues et difficiles opérations de nettoyage ont commencé. Mullumbimby, une ville située au sud de Brisbane est depuis plusieurs jours coupée du reste du monde, sans téléphone, sans internet et sans aide extérieure, a expliqué à l’AFP un habitant.

L’équivalent des incendies:

Ces inondations sont considérées comme l’équivalent des incendies qui ont ravagé l’Australie entre 2019 et 2020. L’Australie a été durement touchée ces dernières années par le changement climatique : les sécheresses, les feux de brousse meurtriers et les inondations y sont de plus en plus fréquents et intenses.

Gaspard


A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau toute l’équipe s’est mobilisée pour vous proposer une « série » concernant le sujet. Retrouvez notre précédent article : La question de l’eau dans la guerre en Ukraine

La question de l’eau dans la guerre en Ukraine

Depuis le début de l’attaque russe, de nombreux bombardements ont lieu. Certains visent des points stratégiques, comme une centrale nucléaire ou une base militaire, ils coupent les lignes téléphoniques…

Mais ils peuvent aussi causer de nombreux dégâts sur des infrastructures civiles et indispensables à la vie des civils. Ainsi, les habitants de Marioupol coincés par le siège de la ville par les forces russes sont privés d’eau et d’électricité depuis une semaine. La cause ? Les bombes russes ont touché aussi des puits de forage d’eau potable dans l’aquifer (la nappe phréatique) et les centrales électriques qui fournissent de l’énergie aux puits pour fonctionner.

Mais l’eau est vitale pour l’homme, les assiégés n’ont plus qu’à faire fondre de la neige ou boire l’eau de pluie.

Ces tactiques (famine, privation d’eau) sont interdites par le droit de la guerre, qui définit ce qu’on a le droit ou pas de faire s’il y a une guerre (exemple : pas d’armes bactériologiques).

Kenzo


A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars prochain, toute l’équipe s’est mobilisée pour vous proposer une « série » (à suivre) concernant le sujet.

Guerre en Ukraine

Après l’espoir le désespoir. Le 24 février 2022, après que Vladimir Poutine ait reconnu les provinces de Donetsk et Louhansk, dans la région du Donbass à l’est de l’Ukraine, comme séparatistes de l’Ukraine, les troupes russes et biélorusses ont commencé à envahir l’Ukraine.

Capture d’écran Le Huffpost du 28/02/22 – Des civils ukrainiens fabriquent des cocktails Molotov à Oujhorod, dans l’Ouest de l’Ukraine.

La résistance Ukrainienne :
Cependant, ce que Poutine n’avait pas prévu c’est que les Ukrainiens résistent autant. En effet, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a décrété la mobilisation générale pour les hommes de 18 à 60 ans qui doivent défendre leurs pays durant cette guerre. Des armes sont distribuées aux civils et des tutoriel pour fabriquer des cocktails Molotov sont mis sur les réseaux sociaux. Mais l’armée russe est quand même arrivée aux abords de Kiev alors, pour les civils qui n’ont pas encore fuit, il faut tout faire pour empêcher l’invasion de la capitale.

Une guerre de désinformation :
Il n’y a pas que du coté russe que des « fake news » (fausses informations) se diffusent, même si les mensonges du Kremlin sont de plus en plus durs à croire pour les habitants Russes qui commencent à se révolter en manifestant. Le gouvernement russe condamne ces actes en mettant les fauteurs de troubles en prison. En effet, pendant plusieurs jours le gouvernement de Vladimir Poutine a fait croire à la population russe que l’invasion de l’Ukraine n’était qu’une opération de routine, et maintenant, le discours officiel est de dire que l’armée attaque juste pour sauver les populations russophones d’Ukraine (principalement à l’est).
Mais les Occidentaux aussi font passer des rumeurs fausses ou infondées, la plus célèbre d’entre elle est certainement celle du « fantôme de Kiev ».
Le fantôme de Kiev serait un aviateur réserviste qui aurait le premier jour de la guerre abattu 6 avions russes à lui tout seul. Cette vraisemblable propagande occidentale aura eu au moins un effet : redonner de l’espoir aux Ukrainiens. Malheureusement pour eux cet aviateur n’aurait en effet jamais existé…

Un sentiment anti-russe des occidentaux :
Malgré la cohésion de la majorité des Occidentaux avec l’Ukraine certains d’entre eux sont très extrêmes. Il y a des cas de personnes pas assez renseignées : un restaurant de poutine (plat canadien homonyme du chef d’état Russe) aurait reçu des appels toutes les heures qui lui auraient dit d’arrêter la guerre !
Mais certaines personnes sont vraiment mal intentionnés : en effet, dans la nuit du 6 au 7 mars la Maison russe des sciences et de la culture à Paris a été attaqué par un cocktail Molotov. Heureusement aucun blessé n’est à déplorer. Mais la facilité de fabrication du cocktail fait peur : n’importe quelle personne pourrait en fabriquer et provoquer des dégâts considérables.

Timothée H.

Peng Shuai, le « retour »

Une du journal l’Equipe du lundi 7 février

Après l’affaire sur la disparition de Peng Shuai, dont j’avais parlé dans un article, la joueuse de tennis ressurgit après des mois de silence dans une interview (que le gouvernement chinois a autorisée) à LEquipe. Cela fait suite à son numéro du 20 novembre, intitulé : Où est Peng Shuai ?

Je rappelle rapidement qu’elle disait avoir été violée par l’ancien vice premier ministre chinois (Zhang Gaoli) mais maintenant qu’elle est interrogée, on voit nettement la contradiction de ses réponses.

« Je n’ai jamais disparu, tout le monde a pu me voir. Simplement, beaucoup de gens […] m’ont envoyé des messages, et il était tout à fait impossible de répondre à tant de messages. » Voilà ce qu’affirme la sportive afin de « justifier » son silence.

Elle dit également qu’elle n’a jamais parlé d’agression sexuelle et qu’il fallait arrêter de modifier ce qu’elle avait posté sur Weibo (réseau social chinois) : « Agression sexuelle ? Je n’ai jamais dit que quiconque m’avait fait subir une quelconque agression sexuelle […] je souhaite qu’on ne déforme plus le sens de ce post. »

On n’y croit pas tellement… Comme nous, la WTA (association internationale des joueuses de tennis) se méfie toujours et fera de son mieux pour connaître la vérité sur l’accusation faite en novembre dernier.

De plus, dans France info, Marie Holzman, une sinologue (spécialiste de la Chine contemporaine), affirme qu’il est assez courant que le gouvernement oblige une personne à mentir sur des faits. Il est donc fort probable qu’il s’agisse de « confessions forcées » .

D’ailleurs, sur Twitter une version non rognée de l’une des photos prises pour L’Equipe a été postée par le journaliste franco-biélorusse Andreï Vaitovich qui n’a cessé de circuler depuis lundi. On y voit Peng Shuai au centre de l’image et vers la gauche, on distingue, dans un miroir, le reflet d’un potentiel garde du corps ou d’un surveillant qui veille à ce qu’elle n’en dise pas trop sur la polémique…

Justine

La guerre froide est-elle redéclarée ?

On le sait tous, depuis 1991, la Russie veut récupérer ses territoires perdus à la fin de l’URSS et l‘Ukraine pourrait être le premier territoire à partir aux Russes (même si la Crimée a déjà été annexé en 2014).

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. Capture d’écran BFMTV

Malheureusement pour Vladimir Poutine, annexer l’Ukraine ne sera pas une mince affaire. En effet, l’Union Européenne et certains pays occidentaux, comme les Etats-Unis, ont promis des représailles si jamais la Russie attaquait l’Ukraine. C’est pourquoi, les plus grands chefs d’état du monde entier s’empressent d’appeler ou d’aller voir Vladimir Poutine. Emmanuel Macron est d’ailleurs arrivé le 7 janvier à Moscou où il a parlé avec le président Russe avant de se rendre à Kiev.
L’objectif principal de Macron était d’éviter l’escalade et la possible 3ème guerre mondiale qui pourrait s’ensuivre. Pendant ce temps, l’objectif de Poutine est, selon lui, de protéger les russophones habitant en Ukraine qui seraient « en danger ». Ce que Poutine ne veut pas, c’est que des restrictions soient imposées à la Russie. Mais Joe Biden, le président des Etats-Unis, l’accuse de provoquer les occidentaux en finançant des rebelles qui mènent déjà une guerre dans l’Est de l’Ukraine.

Le président Français est le premier dirigeant occidental à avoir rencontré Poutine car certains dirigeants, comme celui de l’Ukraine, se sont donnés comme ligne rouge de ne faire aucune négociation directe avec les séparatistes.
On ne sait toujours pas les intentions exactes de Vladimir Poutine mais ce qui est sûr, c’est que s’il y a attaque des Russes alors il y aura représailles des occidentaux. L’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont déjà envoyé des troupes en Ukraine.

La question que tout le monde se pose est : y aura t-il une 3ème guerre mondiale ?

Timothée H

Éruption volcanique aux Tonga, les conséquences de ce drame

Que s’est-t-il passé ?

Le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai est entré en éruption le 15 janvier sur une des îles Tonga (c’est un archipel se trouvant dans l’océan Pacifique) se trouvant à une soixantaine de kilomètres au nord de Nuku’alofa, la capitale de l’archipel. Selon des scientifiques de la Nasa, la puissance de l’éruption aurait été 100 fois plus puissante que la bombe de Hiroshima et aurait anéanti l’île où se trouvait le volcan. Selon l’observatoire de la Terre de la Nasa, le volcan aurait craché un champignon de fumée atteignant 40 km d’altitude lors de l’éruption qui a été entendue jusqu’en Alaska et a déclenché un tsunami.

 Le 18 janvier, une île des Tonga recouverte de cendres / Capture d’écran France Info le 18/01/2022

Quelles sont les conséquence ?

L’éruption a recouvert d’une couche de cendres toxiques le royaume insulaire (un État insulaire est un pays dont le territoire est composé d’une ou plusieurs îles ou archipels) qui compte environ 100 000 habitants, empoisonnant l’eau potable, détruisant les cultures agricoles et anéantissant complètement au moins deux villages. Il a également fait au moins trois victimes aux Tonga et entraîné la mort par noyade de deux baigneurs au Pérou dont les côtes ont été frappées par des vagues exceptionnelles à cause de l’éruption. Aux Tonga, l’ampleur des dégâts reste incertain, les communications étant toujours interrompues.

Les moyens mis en œuvre pour aider les habitants :

Arès les premiers secours acheminés par l’Australie et la Nouvelle Zélande, l’antenne calédonienne de la Croix-Rouge a préparé 21 palettes de matériel, soit six tonnes. « Nous allons envoyer des tentes, pour abriter une centaine de familles », a décrit Vincent Lepley. Il est coordinateur en gestion des risques et catastrophes au sein de la Croix-Rouge. « Nous avons des kits outillage, des kits hygiène, pour enfant et pour adulte. Tout ce qui est lampes solaires. Et nous allons aussi envoyer des masques, pour anticiper des problèmes au niveau respiratoire, pour tout ce qui est cendres. ». Ce fret humanitaire de l’État français, mis en forme par la Croix-Rouge, a quitté le 24 janvier le port de de Nouméa où il a été embarqué sur La Glorieuse. À bord, non seulement les six tonnes conditionnées par les bénévoles de la Croix-Rouge, mais aussi quatre tonnes de matériel, dont des bouteilles d’eau, préparées par le gouvernement calédonien via la Sécurité civile.

Gaspard