« Rosie la riveteuse » de J. Howard Miller, devenue icône du féminisme / image via Wikimedia Commons
Des études montrent que les femmes ont des revenus en moyenne 22% plus faibles que les hommes. On peut expliquer ce chiffre car les femmes n’ont pas forcément les mêmes métiers et certaines travaillent à temps partiel. Pourtant, des inégalités existent même à postes et capacités égales. 3,8% d’écart !
La charge domestique est également encore très inégalement répartie entre les femmes et les hommes. On voit que 68% des femmes font quotidiennement la cuisine et les taches domestiques contre seulement 43% des hommes ! Les femmes s’occupent aussi beaucoup plus de leurs enfants et ont une charge mentale supérieure.
Les femmes sont aussi beaucoup moins représentées. Seulement 11,3 % des chefs d’états sont des femmes, il n’y a que 8 femmes sur 19 ministres, 36 % de femmes seulement sont élues à l’assemblée nationale (en baisse de 2,7 % par rapport à 2017) et 2/3 des maires sont des hommes.
Alors, existe-t-il des solutions pour plus de parité ? Peut on lutter comme l’ont fait les suffragettes pour plus de droits ? J’aimerais que cet article soit aussi bien lu par des femmes que par des hommes. Car le sujet nous concerne toutes et tous c’est ainsi que nous pourrons progresser.
Rien d’autre qu’une tente dans la rue à Paris… C’est quoi ne rien n’avoir d’autre qu’une tente à Paris ?
Rien d’autre qu’une tente, c’est être sur un trottoir, assis sur son matelas (ou pas) avec une pancarte envoyant un message clair : « J’ai faim ». S’entasser dans un campement précaire sous un pont ou une ligne de métro aérien. Rien d’autre qu’une tente c’est ne pas arriver à dormir la nuit, quand le matelas est trempé et qu’il fait froid…
Rien d’autre qu’une tente en journée. Ce sont les gens qui passent, ceux qui esquivent, ceux qui changent de trottoir, ceux qui regardent du coin de l’œil par curiosité, ceux qui ignorent alors qu’un simple bonjour ou un sourire ne coûte rien ou, au mieux, ceux qui donnent une petite pièce en accordant un bonjour. Tous ces comportements participent à invisibiliser ces personnes, qui se referment alors sur elle même.
1857 personnes sans-abri ont été recensées à Paris lors de la dernière nuit de la solidarité en février dernier. C’est un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente, et de plus de 30% par rapport à 2022.
Qui sont-ils ? Des personnes privées d’emploi ou ne pouvant pas travailler (retraités, handicapés, migrants en attente de régularisation…) mais aussi des personnes qui ont des emplois précaires et/ou travaillent à temps partiel et ne peuvent payer les loyers parisiens, des mineurs isolés, des jeunes majeurs en rupture familiale ou passés par l’Aide sociale à l’enfance.
Mais des solutions pourraient exister :
Nous pourrions multiplier les places d’hébergement d’urgence car celles déjà existantes sont saturées, il n’y a plus de place ! En construisant plus de bâtiments pour en faire des lieux d’hébergement d’urgence, moins de personnes seraient contrainte à passer la nuit dehors. Construire plus de logements HLM (immeuble construit avec l’aide de l’État et de diverses collectivités et affecté aux foyers qui ont de petits revenus). Nous pouvons aussi réquisitionner des logements vacants. Pleins de personnes ont beaucoup d’appartements qu’ils n’utilisent pas tandis que d’autres n’ont même pas une petite chambre de bonne de 9m² et vivent à la rue ! A Paris près de 300.000 logements sont « inoccupés » soit environ un logement privé sur cinq selon les chiffres de l’INSEE. Il faudrait aussi interdire les expulsions pour que moins de personnes se retrouvent sans logements.
Début juin, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi visant à limiter les risques d’exposition au cadmium, ce métal lourd qui contamine nos assiettes et nous expose à des risques de cancer. Il y a urgence ! Imaginez ce qu’il pourrait se passer si des mesures efficaces ne sont pas prises concernant notre alimentation. C’est ce à quoi s’est risquée notre journaliste Sonia et cela ressemble à une vraie dystopie ! Nous sommes le 10 juillet 2035.
Il y a dix ans, nous avions déjà pris conscience du danger que représentaient, dans notre alimentation, les pesticides, microplastiques, PFAS, plomb, et nous venions de découvrir le cadmium, présent dans de nombreux aliments dont les plus « basiques » comme le pain ou les pâtes. Aujourd’hui, plus de 65% des Français ont ou pourraient avoir des problèmes de santé liés à ce métal, alors que de nombreux autres métaux lourds et pesticides nocifs ont été découverts depuis, réduisant la liste des aliments consommables.
La question que tout le monde se pose est bien sûr : « Qu’est-ce qu’on va manger ? » puisqu’à peu près tous les aliments nécessaires à une alimentation équilibrée sont « empoisonnés ».
Malheureusement, il y a 10 ans, ces éléments pathogènes étaient déjà présents dans de nombreux aliments comme les céréales, les pâtisseries, les gâteaux, les viennoiseries, les pâtes (nous l’avons dit), les abats, les crustacés, certains poissons et certains légumes. Certaines eaux étaient déjà « douteuses » ou carrément interdites à la consommation. Malheureusement, ces constations successives n’ont été considérées que comme de « simples » avertissements. Pourtant, peut-être que, s’il y a dix ans nous avions été plus réactifs, nous n’en serions pas là.
Faute de politiques globales et ambitieuses, une des solutions possibles (ou plutôt la seule qui semblait viable) était de posséder son propre potager pour contrôler les produits utilisés. Mais nombreux sont ceux, sur Terre, qui ne possèdent pas de potager particulier, ou un jardin assez grand pour en accueillir un ! De plus, il y avait de fortes chances pour que les sols, dès le départ, soient eux-mêmes déjà contaminés ou que l’eau utilisée pour arroser imbibe les plants d’éléments nocifs pour la santé. Si certains proposaient de partager leurs récoltes contre un peu d’argent, la production était de toute manière insuffisante.
Des solutions à long terme n’ayant pas été trouvées à temps, tous les traitements des sols comme de l’eau seraient aujourd’hui très chers, très longs et donc dans l’immédiat très peu rentables. Le gouvernement a d’autres dépenses en tête que celles-ci : hier, des scientifiques ont révélé avoir abouti à une pilule à base de composants non alimentaires qui remplirait les besoins nutritionnels nécessaires à un adulte pour une journée. La formule a beau être adaptable pour un enfant entre 10 ans et plus, elle l’est encore rarement pour les enfants en bas âge. Les scientifiques travaillent jour et nuit, sur ordre du gouvernement, mais très peu d’avancées ont été enregistrées pour le moment.
Si tous les pays se réunissent, conviennent d’un cessez-le-feu pour l’ensemble des guerres et s’unissent pour mettre un terme à cette « pollution des aliments », peut-être s’en sortira-t-on. Peut-être que les pays riches comme les États-Unis accepteront d’arrêter l’agriculture de masse et d’investir dans des moyens moins nocifs pour la santé, lorsqu’il comprendront que ça ne leur fera que du mal. Mais il vaut mieux qu’il le fassent vite, car il sera très certainement trop tard dans à peine un ou deux ans.
Va-t-on devenir des mangeurs de pilule ? Peut-être. En conclusion, soit nous le serons, soit les hôpitaux crouleront sous les hospitalisations liées à ces pesticides, métaux lourds, etc., soit (très improbable) les scientifiques mettent au jour une solution viable pour 8 milliards d’habitants, en prenant compte des contraintes budgétaires, des guerres, des climats de chaque pays, du réchauffement climatique…
Amazon décide de livrer des colis dans certaines villes des Etats-Unis (Philadelphie et Seattle) en moins de 30 minutes et ça pose problème… Cela concerne seulement les produits de première nécessité et alimentaires (comme des serviettes hygiéniques, les œufs, des croquettes pour chiens… etc.). Pour ça les clients doivent payer 13,99 dollars en plus du prix de l’article et les personnes ayant l’abonnement « prime » devront payer 3,99 dollars (et 1,99 dollars pour les articles de moins de 15 dollars).
Avec ça les gens vont en profiter en achetant de plus en plus et cela augmente également la pollution, donc le CO2. Je trouve que c’est une bonne et une mauvaise chose… Une bonne car cela peut-être plus pratique pour les gens qui veulent des articles en urgence et c’est une mauvaise chose à cause de la pollution que les camions de livraison produisent. Je trouve qu’on peut s’en passer ! On peut attendre 1 semaine ou quelques jours pour recevoir notre commande. Certaines enseignes comme Uber eat ou Deliveroo font la même chose pour les livraisons de courses mais en 1h (par contre ils le font en vélo et c’est moins polluant !).
Aujourd’hui, près de 9 filles sur 10 dans le monde ont accès à l’école primaire. Une situation qui n’a pas toujours été aussi positive ! Il y a trente ans, 100 millions d’entre elles ne pouvaient ni lire ni écrire une phrase simple. Ce chiffre a été réduit de moitié. Une jeune femme à permis de faire avancer le combat pour l’éducation de toutes, cette femme, c’est Malala Yousafzai.
image : DFID – Ministère britannique du Développement international, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons
Malala est une militante pakistanaise des droits des femmes, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la vallée du Swat. Lorsque Malala a 11 ans les Talibans arrivent au pouvoir au Pakistan. Les Talibans interdisent absolument tout aux femmes. Aller dans les parcs, sortir avec une personne de sexe masculin qui n’est pas de leur famille, chanter ou lire des vers à voix haute, mais par dessus tout, aller à l’école. Malala ne se laisse pas faire et son père, Ziauddin Yousafzai, la soutient. La BBC (la radio anglaise) qui est au courant de ce qui se passe en Afghanistan demande à des personnes qui vivent là bas, de témoigner de leur quotidien. Ziauddin Yousafzai propose directement à sa fille qui n’a que 11 ans d’écrire des articles et de témoigner. Malala se lance donc dans le journalisme en parlant de sa vie dans sa chère ville de Mingora. Pour éviter d’avoir des ennuis, elle écrit sous un faux nom, celui de Gul Makai, car les Talibans sont connus pour leur violence à l’égard de leurs adversaires et elle craint des représailles.
Courageusement, Malala fait connaitre au monde entier les conditions de vie réelles d’une écolière pakistanaise. Car depuis que les Talibans ont pris le pouvoir, ils ont détruit beaucoup d’écoles et en ont interdit l’accès aux filles. C’est donc la peur au ventre que Malala se rend en classe chaque jour car elle brave cette interdiction. Ses parents, comme elle, sont convaincus que seule l’éducation peut faire reculer l’ignorance et le fanatisme. Quand la guerre se rapproche encore, Malala et ses parents sont obligés de fuir. Ils se réfugient en lieu sûr à la campagne. Malala décide de s’engager publiquement en faveur de l’éducation et en particulier de celle des jeunes filles. Elle en fait une cause mondiale ! On découvre alors que c’est elle qui écrivait à la BBC. Elle devient connue même en dehors du Pakistan : d’importantes personnalités politiques lui rendent hommage pour son combat pour l’éducation des femmes. Cela déplait beaucoup aux chefs des Talibans qui annoncent vouloir la tuer.
Un jour que Malala rentre chez elle en bus après avoir passé des examens, un homme armé et masqué arrête le véhicule. Il monte à bord et hurle : « Qui est Malala ? Dépéchez-vous de répondre sinon je tue tout le monde ! » On la reconnait. Sans plus attendre, l’homme tire sur Malala en utilisant une arme de guerre. Gravement blessée, Malala est immédiatement emportée à l’hopital par hélicoptère puis est dirigée vers l’Angleterre pour y être opérée.
Lentement remise de ses blessures, Malala rentre au Pakistan, plus déterminée que jamais. Lors d’une intervention devant des célébrités, elle affirme : » Les terroristes pensent qu’après cette attaque, je vais changer mes buts et mes ambitions. Mais rien n’a changé dans ma vie mise à part cette nouvelle devise : la faiblesse, la peur et le désespoir sont morts. La force, la puissance et le courage sont nés ! »
Des célébrités reconnaissent l’importance de son combat, un combat pacifique. Des chefs d’Etat dont le président des Etats-Unis, Barack Obama, des chanteuses et des actrices comme Madonna ou Angelina Jolie parlent d’elle et la cite en exemple. Elle profite de cette célébrité pour faire passer son message. Elle est invitée à venir parler de sa cause aux Nations Unies, à New York, devant des milliers de personnes ! Même s’ils continuent à la menacer, les Talibans ne lui font pas peur. Cela ne doit pas l’empêcher de continuer. Dans son pays, certaines personnes mal intentionnées disent d’elle qu’elle est devenue une espionne financée par les pays hostiles au Pakistan. Inlassablement, elle parcourt différentes régions du monde pour défendre l’accès à l’éducation pour tous, celle des enfants en général.
En 2014, elle est choisie pour recevoir le très prestigieux prix Nobel de la paix, avec un autre lauréat indien. Elle est la plus jeune à recevoir ce prix qui récompense son message d’espoir, son courage et sa force. Déterminée, elle va plus que jamais continuer à défendre cette idée toute simple sur l’ éducation, garante d’avenir pour ceux qui en profitent : riches ou pauvres, filles ou garçons. Toujours haïe par les extrémistes pakistanais qui refusent la présence des filles à l’école, elle est soutenue mondialement et reste déterminée à répandre son message coute que coute.
Pour en savoir autant sur Malala, j’ai pu lire son histoire dans Il était une fois 15 femmes fabuleuses, racontée par les époux Von Grüt, illustrée par Bodil Jane, Sabina Radeva et Iglika Kodjakova, publiée aux éditions Larousse et aussi Moi, Malala qui est raconté par Malala Yousazai ! Je vous conseille leur lecture car son histoire est passionnante !
La célèbre association « Les restos du cœur » a fêté ses 40 ans.
Mais revenons un peu en arrière… Nous sommes en 1985, Coluche, un humoriste et comédien français lance un appel sur Europe 1 pour créer des cantines gratuites destinées aux personnes vivant dans la plus grande précarité. Au fil des ans, les Restos vont à la rencontre des plus démunis et leur proposent des repas réalisés grâce aux collectes qui se font en supermarché. Toute l’association repose sur la générosité des donneurs et des nombreux artistes qui sont montés sur la scène des Enfoirés pour soutenir les Restos du Cœur. En effet depuis 1989, 307 personnalités de tous horizons (comédiens, chanteurs, sportifs, humoristes…) ont soutenu l’association.
Au total, lors de l’exercice 2024-2025 les Restos du Cœur ont accueilli 1,3 million de personnes et distribué gratuitement 161 millions de repas. Mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle car cela montre qu’encore beaucoup de gens vivent dans le besoin de cette association qui n’avait pas vocation à durer aussi longtemps. Selon la dernière étude de l’INSEE, en France, le taux de pauvreté a atteint 15,4 % de la population en 2023, soit le taux le plus élevé depuis 30 ans. Aux Restos du Cœur, 77% des familles accueillies vivent avec deux fois moins que le seuil de pauvreté, soit 644 euros par mois et 50 % des personnes reçues ont moins de 25 ans.
Le nouveau président bénévole des Restos du Cœur s’exprime sur cela : « […] les mesures contraignantes que nous avons été tenues de prendre sur la plus grande partie de l’exercice (2024-2025) ont exclu de l’aide alimentaire un certain nombre de personnes démunies. Pour autant, ces dernières ne sont pas sorties de la pauvreté par miracle. Ensuite, les remontées du terrain alertent sur une fréquentation en hausse ces derniers mois ». Face a une telle aggravation de la pauvreté, année après année, l’association « appelle les pouvoirs publics à pendre des mesures concrètes pour favoriser l’inclusion et l’insertion des plus démunis et à veiller à ne pas rendre plus difficiles encore l’action du mouvement associatif ».
J’espère que cet article vous aura donné envie d’aider les personnes qui en ont le plus besoin et peut-être même de devenir bénévoles.
Le mercredi 3 octobre, le propriétaire d’une piscine est surpris en rentrant de son travail à 6h du matin : une voiture est retournée dans sa piscine.
Il contacte les secours qui arrivent rapidement mais, malheureusement, la voiture contient trois adolescents qui n’avaient eu aucune chance de survie car la voiture était sur le dos, les roues en l’air, les portières étaient bloquées, donc ses occupants morts, noyés.
Après l’enquête, les enquêteurs découvrent que le conducteur serait un jeune adolescent de 14 ANS !!!!! Accompagné d’un autre adolescent âgé de 15 ans et d’un majeur âgé de 19 ans !
Les enquêteurs ont découvert que le coffre de la voiture était rempli de bouteilles de gaz hilarant, aussi connu sous le nom de protoxyde d’azote, sûrement consommé par ces jeunes gens. Cela nous montre que ce gaz est très dangereux, et qu’il peut causer des pertes de vies.
Le géant de l’e-commerce Shein, a ouvert sa première boutique physique mercredi 5 novembre au BHV, en face de l’Hôtel de ville.
Shein a marqué un gros coup en installant sa première boutique physique au monde au BHV Paris. Une ouverture contestée pour son impact environnemental désastreux avec une exportation quotidienne de 5000 tonnes de marchandises en avion. Sans compter les conditions de travail des employés, jugées précaires par plusieurs organisations, et la concurrence démesurément déloyale. Une pétition avait été lancée par les riverains nommée « Paris mérite mieux que Shein » pour suspendre cette ouverture très problématique.
Pourtant, Fréderic Merlin, propriétaire du BHV, assure tout de même que sa décision est « bien réfléchie » et correspond aux besoins des Français selon sa dernière interview au Point, et la marque a prévenu, aucune nouveauté ne sera proposée en magasin par rapport au site internet.
Problème, elle est maintenant mise en cause pour vente d’armes de catégorie A (arme blanche) et des poupées sexuelles d’apparence enfantine qui étaient encore disponibles depuis la marketplace (emplacement numérique mis à disposition par Shein pour de la vente entre particuliers où AUCUN article n’est vérifié) quelques jours avant l’ouverture de l’étage dévolu au géant de l’e-commerce.
Malgré toutes ces controverses, l’ouverture de la boutique a bien eu lieu, les oppositions continuent toujours, certaines enseignes décident de se retirer petit à petit et, un mois après, leur liste s’allonge. C’est désormais le groupe LVMH qui quitte le navire, retirant Dior et Guerlain des rayons, mais aussi le groupe de prêt-à-porter SMCP, propriétaire des marques Sandro, Maje, Claudie Pierlot et Fursac.
Dans le cadre d’un cycle de conférences sur les réseaux sociaux et les faits divers animé par Claire Sécail, historienne des médias, je suis allé au Cinéma MK2 Bibliothèque voir une de ses conférences qui avait un thème assez particulier : les réseaux sociaux créent-ils de la violence ?
La conférence était très bien organisée en plusieurs points et Claire Sécail, était accompagnée d’un invité : le réalisateur Félix Céger, qui est venu nous parler de ses documentaires sur le harcèlement et les réseaux sociaux.
Les médias sociaux sont-ils criminogènes ?
C’est la question à laquelle Claire Sécail a voulu répondre. Depuis maintenant de nombreuses années, l’Etat et la population ont une certaine défiance contre les nouveaux médias qui pourraient favoriser le passage à l’acte, favoriser la violence… Mais d’un autre côté, les médias sociaux diffusant des contenus criminogènes pourraient avoir un effet cathartique, donc faire office d’élément pacificateur.
Les médias sociaux pourraient-ils être utiles, ou à l’inverse, nuisibles pour la police ?
Avec les nouveaux médias, tout le monde peut poster ses enquêtes personnelles et ses résultats, ce qui pourrait aider la police.
En 2011, avec l’affaire Xavier Dupont Ligonès, de nombreuses personnes ont endossé le rôle de Sherlock Holmes pour élucider ce mystérieux fait divers et ont fait de nombreuses recherches qu’elles ont publié sur les réseaux. Mais, si tout le monde commence à faire ce que font ces détectives amateurs, toutes ces démarches pourraient desservir une enquête : un témoin par exemple, qui pourrait être interrogé par tout ce monde pourrait ralentir l’enquête, transformer, voire même fausser la vérité.
Intervention du réalisateur Félix Céger
Journaliste et réalisateur de documentaire, Félix Céger est venu nous parler de deux de ces documentaires sur les réseaux sociaux et le harcèlement, avec deux exemples marquants.
Son documentaire sur l’affaire Linsey, parle de l’histoire d’une collégienne qui met fin à ses jours après avoir été harcelée par ses camarades. Le documentaire a pour but d’expliquer l’effet accélérateur des réseaux sociaux dans les affaires de harcèlement.
Il nous a aussi parlé de son autre documentaire sur une autre histoire de harcèlement (qui se termine bien), sur Océane, qui a écrit une lettre avec son envie de se suicider. Par chance, sa mère trouve cette lettre et arrive à éviter l’inévitable. Par la suite, sa mère s’est servie des réseaux sociaux pour dénoncer les souffrances de sa fille.
Mon avis
Cette conférence était très intéressante et j’ai appris beaucoup de choses. Claire Sécail a réussi à m’interroger sur ce sujet qui me concerne. Malheureusement, cette conférence n’est pas à la portée de tout le monde, car elle nécessite un minimum de concentration et de patience.
Emile
La prochaine conférence de Claire Sécail, intitulée Fait divers, entre réel et fiction, aura lieu le dimanche 15 juin à 11h, toujours au MK2 Bibliothèque.
Notre travail de journalistes consiste à rédiger des articles mais également à analyser des informations, nous allons vous montrer comment faire :
Image via Wikimedia
Il faut d’abord identifier la source, c’est à dire, savoir d’où vient l’information si c’est d’un journal, d’une chaîne de télévision, d’une radio, d’un post sur un réseau social, d’une institution publique (universités, Elysée, ministère…) ou d’un site personnel.
Puis savoir qui est l’auteur de l’information : un journaliste, un scientifique, un expert (en médecine, en éducation…) ou bien un inconnu.
Ensuite, il faut bien sûr vérifier la date car, si l’information à été publiée il y a longtemps, elle n’est peut-être plus d’actualité : les données peuvent avoir changées et il faudra alors trouver une autre source.
Il faut aussi trouver d’autres sources fiables pour vérifier que la nouvelle soit juste : combien d’autres médias en parlent ?
Pour conclure, il faut analyser la tonalité : l’humour, l’humeur, s’il y a des propos haineux ou contre une personne.
Avec toutes ces notions, vous pouvez maintenant vérifier des informations.