Le 25 octobre, Lula, le candidat de gauche, gagne le second tour des élections présidentielles au Brésil avec 51% des suffrages exprimés, soit 4 millions de voix de plus que le candidat d’extrême droite Flavio Bolsonaro qui, lui, a recueilli 49% des suffrages.
C’est un grand soulagement car la victoire de Lula n’était pas jouée d’avance. Lors du premier tour, le 4 octobre, Bolsonaro (fils de Jair Bolsonaro, ancien président de 2019 à 2023, actuellement en prison pour tentative de coup d’Etat), avait recueilli 47% des votes contre 45% pour Lula. C’est aussi une défaite pour Trump qui avait soutenu le parti d’extrême droite de Bolsonaro.
Ce retournement de situation est dû a une très forte mobilisation des partisans de Lula sur les réseaux sociaux, propulsée par le député André Janones pendant l’entre-deux tours.
On peut compter sur Lula pour continuer ses mesures sociales qui ont fait baisser le taux de pauvreté et le chômage. On espère aussi qu’il limitera, comme il l’a déjà fait, la déforestation de la forêt amazonienne.
Après sa défaite, Bolsonaro s’est exilé très lâchement chez son copain Donald Trump aux USA.
Vous avez peut être entendu parler de la victoire des Démocrates aux Etats-Unis mais vous n’avez peut-être pas approfondi le sujet. Il s’agit des élections américaines de mi-mandat au cours desquelles une partie des sièges du Sénat et du Congrès est renouvelée.
En 2024, la majorité était favorable aux Républicains, mais désormais en 2026, c’est au tour des Démocrates de remporter la majorité du Sénat. Certains états qui ont longtemps été favorables aux Républicains dont le Texas, le Kansas et l’Iowa ont voté en faveur des Démocrates. En 2024, nous pouvions compter 53 sièges pour les Républicains et 47 pour les Démocrates. Mais maintenant en 2026, 54 sièges pour les Démocrates ont été comptés, 44 pour les Républicains et 2 non déterminés ont été décomptés. Malgré sa défaite, Trump a tout de même rappelé qu’il reste toujours président.
La popularité de Donald Trump est à son plus bas. Il est donc possible que certains, déçus par la guerre en Iran et les choix pris par Trump, aient changé d’opinion politique et voté Démocrates. La victoire des Démocrates aura un impact mondial car ils ne sont pas favorables à la guerre. S’ils parviennent à trouver un accord avec l’Iran, cela se répercutera sur la baisse du prix de l’essence.
Pour sa 9e édition du festival « La famille dans tous ses états », au mois d’octobre, Paris 14 Territoire de cinéma, a diffusé 16 films, dans 10 lieux du 14e arrondissement.
J’y ai vu En fanfare, diffusé au conservatoire Darius Milhaud pour l’ouverture. C’est un film qui raconte l’histoire d’un chef d’orchestre (Thibault) qui a une leucémie. Il doit recevoir du sang de sa sœur, sauf qu’elle n’est pas compatible. C’est ainsi qu’il apprend qu’il est un enfant adopté mais qu’il a un frère biologique (Jimmy). Il le retrouve et ils vont vivre plein d’aventures ensemble comme la fermeture d’une usine, un concours de fanfares… C’est une histoire très émouvante qui évoque la relation entre deux frères instrumentistes, avec des moments où tout est plutôt tranquille et d’autres plus tendus. A la fin, le réalisateur Emmanuel Courcol est venu parler de son film et répondre à nos questions. Il nous a expliqué comment il avait choisi les acteurs Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin.
En fait, « Paris 14 Territoire de cinéma » est le regroupement de 6 ciné-clubs qui travaillent tout au long de l’année pour projeter des films vieux ou nouveaux. Ils essaient d’organiser des rencontres avec les réalisateurs ou des débats. Le plus proche de ces ciné-clubs est le Cinéma Chaplin Denfert, 24 place Denfert-Rochereau, 75014 Paris. Si vous voulez retrouver toute la programmation, c’est ICI
Le mercredi 23 novembre 2026, Pengo Bossio Wangi perd la vie lors d’un attentat raciste à Trappes. L’assassin, Kevin Tessier, est actuellement en prison.
Fresque en hommage à Pengo Bossio Wangi au parc des Lilas à Vitry-sur-Seine (94)
Le 23 Novembre un homme au volant d’une voiture (Renault Clio), armé d’un pistolet mitrailleur, tue un jeune Français s’appelant Pengo Bossio Wangi, espoir de la MMA française. Il a blessé 7 autres personnes dont une jeune fille de 11 ans. Il dit avoir commis cet attentat car il voulait s’en prendre aux « Noirs » et aux « Arabes ». Les policiers ont aussi retrouvé le livre d’Hitler, Mein Kampf, chez lui. Quelque jours plus tard il a essayé de se suicider dans sa cellule.
Ce crime a beaucoup fait parler dans les journaux, les réseaux et aux infos. Des hommages ont été rendus dans la France entière par de nombreuses personnes dont des stars comme Omar Sy, Theodora et Lilian Thuram. Les gens n’ont pas envie de se taire après cet attentat choquant. En effet c’est choquant de pouvoir mourir à cause de sa couleur de peau.
Cette rentrée scolaire, un nouveau principal a intègré notre établissement. Nous avonsdonc eu l’idée de l’interviewer…
Pour vous, qu’est-ce que c’est être principal d’un collège ?
Pour moi, c’est avoir beaucoup de responsabilités. On peut faire un parallèle avec vos parents qui veulent le meilleur pour vous, notamment réussir à accéder au meilleur lycée possible.
photo M. Nguyen
Avez-vous toujours voulu être principal ?
A votre âge, je rêvais d’être pilote d’avion. Puis, majeur, j’ai voulu être journaliste. A votre âge, tout est possible. Il faut croire en ses rêves.
Quels souvenirs gardez vous de vos propres années au collège quand vous aviez notre âge ?
J’en garde de très bons souvenirs avec mes profs. J’y ai aussi rencontré des amis qui le sont restés très longtemps.
Y a-t-il des conditions pour accéder à votre métier de principal ?
Il faut avoir un diplôme, avec cinq ans d’études. J’ai eu un Master, c’est à dire un bac+5 et, avant de devenir principal, j’ai encore passé le concours pour devenir CPE.
Avez-vous exercé un autre métier auparavant ? Était-ce dans l’Education nationale ?
Oui, j’ai été journaliste, pigiste, ce qui veut dire que j’étais payé aux articles que j’écrivais. J’écrivais surtout sur la Chine ou d’autres pays d’Asie.
Quelle a été votre toute première impression en entrant dans l’établissement le jour de la rentrée ?
Les élèves étaient très polis et on voyait qu’ils avaient envie de travailler. J’ai été bien accueilli par les professeurs également.
A quoi ressemble votre quotidien au sein de l’établissement ?
Je commence très tôt. J’arrive avant les élèves pour être à la grille à leur arrivée. Il y a des réunions à préparer. Parfois il y a des imprévus, comme une dispute entre élèves qu’il faut gérer immédiatement… ou bien cette interview que je n’avais pas anticipée !
Qu’est ce que vous aimez faire en tant que principal et, au contraire, qu’est-ce qui vous déplait dans vos fonctions ?
J’aime travailler pour les élèves et les aider à grandir. Par contre, je n’aime pas punir, car ce n’est pas drôle…
Comment envisagez-vous les punitions (heures de colle, exclusions) : pensez vous qu’elles doivent servir à sanctionner ou plutôt à faire réfléchir l’élève pour qu’il ne recommence pas ?
J’aimerais qu’il y ait le moins de punitions possibles. Il faut essayer de raisonner l’élève et de faire appel à son intelligence sinon, je suis obligé de punir ! Il y aurait un problème si on le punissait dix fois pour la même raison !
Avez vous des projets pour notre collège à mettre en place durant l’année, notamment pour améliorer le quotidien des élèves ?
Oui. Les projets existaient déjà avant mon arrivée, je ne fais que les poursuivre, les demandes sont diverses et variées. Par exemple, les filles veulent une rénovation de leurs toilettes…
Nous avons constaté des travaux au collège en ce moment. Pouvez-vous nous en dire plus sur le sujet ?
En ce moment, nous sommes en train d’isoler les murs du collège pour qu’en hiver, le froid ne pénètre pas dans les salles (et pour éviter de payer cher les factures de chauffage !).
Qu’est-ce qui va changer pour nous, les élèves ?
Quand l’été arrivera, on aura aussi moins chaud. Il y a aussi un projet prévu : faire une cour oasis. Je pense que ce serait une bonne idée si on plantait des arbres pour qu’il y ait de l’ombre l’été.
Par rapport à l’actualité lycéenne et les blocus, avez-vous des craintes pour le collège ?
Au début il y a eu des rumeurs comme quoi les lycéens voulaient faire des blocus devant le collège le 9 octobre dernier. Je suis donc venu au collège à 6h30. Je préférais venir tôt et qu’il ne se passe rien plutôt que d’arriver trop tard et qu’il y ai des blessés. Je ne comprends pas la raison de toute cette violence car cela ne résout rien.
Si vous deviez décrire le collège Jean Moulin en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?
Si je devais décrire le collège en trois mots, je dirais qu’il est propre, animé (il y a beaucoup de vie) et qu’il y a des belles personnes…
Quels conseils aimeriez vous donner à un élève de 6è qui arrive dans l’établissement et à un élève de 3è qui prépare son brevet ?
Aux 6e, je dirais de ne pas avoir peur même si l’établissement est très grand par rapport au primaire, d’être soi-même et, de temps en temps, de se faire aider par ses parents.
Au 3e, je dirais que le lycée est encore plus grand que le collège ! Travaillez bien et ayez un bon niveau !
Avez-vous un message à faire passer aux élèves du collège ou aux lecteurs du journal ?
Il faut être courageux et garder un moral d’acier, c’est ainsi qu’on peut gravir toutes les montagnes !
D’après une récente étude du Glamos (le réseau des relevés glaciologiques suisse), les glaciers suisses ont perdu 5,5% de leur volume en 2026. Ce phénomène est lié à la succession des pics de chaleur de cet été et à un enneigement très faible l’hiver dernier. Mais depuis 2021, ce sont 20% de leur surface totale qui ont disparu et cela ne fait que s’accélérer. A cette vitesse là, dans 15 ans, la majorité des glaciers aura fondu…
La situation n’est pas meilleure en France.
« Dans de telles conditions, les glaciers alpins n’ont aucune chance de survie à long terme », prévient Glamos.
Les conséquences
Elles sont touristiques naturellement : pourquoi se déplacer pour aller voir un glacier qui n’existe plus ? Certaines stations vont devoir se réinventer…
Mais elles sont aussi possiblement catastrophiques. En effet, la fonte des glaciers entraîne la formation de lacs. Si les parois de ces lacs cèdent sous la pression de l’eau, cela peut provoquer d’énormes torrents et des glissements de terrain qui se déverseraient dans la vallée (un peu comme ce qui s’est passé au Népal il n’y a pas longtemps).
Dernier risque et pas le moins grave : si les glaciers disparaissent, ils n’alimenteront plus les rivières, ce qui causera de graves problèmes à l’agriculture dans les plaines, aux centrales électriques qui n’auront plus assez d’eau pour fonctionner et aux populations locales qui ne seront plus alimentées en eau.
Vous avez peut être vu ce titre en vous promenant dans une librairie C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien mais, derrière le succès, se trouve une polémique qui fait parler d’elle. Voici le problème C’était ça ou mourir.
L’auteur canadien, d’origine haïtienne, a été vivement soupçonné d’avoir écrit son roman avec l’aide de l’IA (intelligence artificielle). Publié aux éditions Grasset, mais déjà retiré de la sélection du prix Goncourt, l’auteur clame toujours son innocence. Malgré ça, des « experts » de la littérature gardent leurs arguments des « dialogues non-humains ». Pourtant, l’ouvrage reste toujours en tête des ventes françaises depuis la rentrée littéraire. Malgré le feu des critiques, le roman a pourtant gagné le Prix du Roman Fnac ayant comme jury 400 libraires et des adhérents bénévoles du magasin et reste dans la sélection du prix Médicis.
Qui a lancé l’accusation ?
C’est sur le réseau X (anciennement Twitter ) que tout s’est joué, un compte anonyme nommé « Balance ton Claude » a lancé la rumeur selon laquelle le roman aurait été écrit par IA. Une des personnes derrière ce compte est l’essayiste et chroniqueur du Figaro, Samuel Fitoussi. Ensuite, certains auteurs et certains éditeurs se sont engouffrés dans l’accusation.
L’IA pourrait-elle donc égaler la littérature humaine ?
Je trouve que cette polémique amène à se questionner sur une problématique plus large : des gens ont aimé ce livre, mais il a peut être été écrit par l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle pourrait-elle donc égaler la littérature humaine ? Pour le moment, on peut encore déceler la trace de l’IA dans les publications, mais imaginez le monde dans 20 ans, où l’IA n’aura fait que croître… Il est possible alors que l’IA ait pris intégralement le contrôle du domaine de la littérature.
La France connaît en ce moment une grande sècheresse. Plus de la moitié (66%) des nappes phréatiques est à un niveau inférieur à la normale. Cela est dû à un été très chaud et très peu pluvieux, avec un déficit moyen de 40% .
On en a vu les conséquences cet été avec un grand nombre de feux de forêts : lorsque la végétation est très sèche, elle s’enflamme très rapidemment.
Les conséquences se font aujourd’hui encore ressentir sur l’agriculture : moins d’herbe pour nourrir le bétail, moins de fruits et légumes (et des prix plus élevés pour les consomateurs)…
Par ailleurs des départements ont dû mettre en place des mesures de restriction d’eau. Fin septembre, 94 000 habitants ont ainsi été privés d’eau du robinet.
Paris Saint Germain–Manchester auParc des Princes / image Zakarie Faibis, via Wikimedia Commons
Le PSG (Paris Saint-Germain) a bien commencé sa saison de Ligue des champions (avec seulement des clubs d’Europe) : d’abord une victoire contre le Sporting FC (club du Portugal) puis 4-2 face à Manchester City mercredi dernier.
Cette réussite tient, entre autre, à l’arrivée de Ferran Torres au PSG, qui est espagnol et qui a 26 ans. Il a marqué 7 buts depuis son entrée au club sous de nouvelles couleurs (bleu et rouge).
Sophie Adenot est de retour sur Terre après avoir passée 237 jours dans l’espace. Etant partie de l’ISS (la station spatiale Internationale) le vendredi 13 février, elle est rentrée dans l’atmosphère le jeudi 8 octobre à 16h46 (17h35 heure française). En tout, il lui aura fallu 27 heures pour revenir sur Terre.
Elle a amerri dans l’Océan Pacifique, au large de San Diego en Californie. Sophie Adenot n’était pas seule à bord de la capsule, elle était accompagnée des Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que du cosmonaute russe Andreï Fediaïev. Tout l’équipage va bien mais il s’agit maintenant d’entamer une période de récupération.
En effet, Sophie Adenot témoigne qu’elle a eu l’impression de vieillir de manière accélérée pendant son long séjour (c’est le plus long voyage pour un astronaute européen et qui plus est pour unE astronaute). Elle doit donc entamer une période de réadaptation d’environ un mois.
Sa mission spatiale restera gravée dans les esprits car, non seulement elle est la première Française à avoir effectué plusieurs sorties extravéhiculaires, 3 au total, mais en plus, elle a réalisé le plus long voyage orbital continu pour un.e astronaute européen.ne.
Chapeau Sophie !
Paulin et Arsène
PS : On vous conseille de regarder les vidéos qu’elle a réalisées dans l’espace; on adore ses expériences, notamment celle où elle fait pousser des plantes !