Notre visite à l’Assemblée nationale – 4. Retour dans l’hémicycle

Le mercredi 27 mai, la rédaction de On se dit tout s’est rendue à l’Assemblée nationale, l’occasion d’un reportage en plusieurs épisodes. Après notre cours d’instruction civique, les questions au gouvernement et notre rencontre avec notre députée, dernier épisode : le vote d’une loi.

Nous avons été autorisés à assister aux débats dans l’hémicycle où sont votées des lois pendant à peine une vingtaine de minutes. Ce jour-là, la loi qui était débattue concernait l’agriculture, il était question de la chasse et des loups. La séance était présidée par Clémence Guetté, la vice-présidente, car la présidente (Yaël Braun-Pivet) ne peut pas toujours être là. Finalement cette loi « d’urgence agricole » a été adoptée le 2 juin.

Petite explication pour mieux comprendre :

Il faut s’avoir que les lois sont divisées en plusieurs chapitres : c’est ce qu’on appelle des « articles ». Avant de voter la loi dans son ensemble, les députés discutent de chacun de ces articles et ont la possibilité de les modifier en proposant des « amendements ».

Comment se déroulaient les votes de ces amendements ?

D’abord les députés proposant des amendement prenaient la parole chacun leur tour pour dire pourquoi ils pensaient que c’était important. Ensuite la vice-présidente disait le numéro de l’article de loi et chaque député votait, soit à main levée, soit les députés avaient trois boutons et il devaient appuyer dessus pour dire s’ils étaient pour ou contre. La vice-présidente annonçait alors combien il y avait eu de votes pour et contre donc si l’amendement avait était admis ou refusé. Le résultat s’affichait sur 4 écrans, en rouge si l’amendement avait était refusé, ou en bleu s’il avait était admis, ainsi que combien de députés avaient voté pour ou contre.

L’ambiance était très tendue et beaucoup de monde se criait dessus.

Et pour les loups ?

Pour les loup d’après ce que nous avons compris ce n’était pas une très bonne journée car la plupart des amendements proposés facilitaient le « prélèvement » des loups, c’est à dire la possibilité de les abattre plus fréquemment.

Lisa

Une journée très instructive ! / photo On se dit tout

Batman Lego 2026

Aujourd’hui je vais vous parler de Batman lego sorti en mai 2026. C’est un jeu disponible sur pc ps4 ps5 et Xbox. Il est le 4e jeu Batman lego, on peut dire que c’est une saga culte du jeu vidéo.

J’y joue depuis 2 mois maintenant et je trouve les graphismes très beaux car ils sont détaillés, le jeu est fluide surtout pendant la construction d’objet à base de briques. Je trouve ce numéro spécial car il reprend plein de références des histoires de Batman qui ont existé en films, séries et jeux vidéos. On y retrouve même tous les méchants de l’univers. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Batman est cet enfant orphelin qui passe de milliardaire à super héros la nuit.

Il y a plusieurs histoires, on peut jouer plusieurs personnages avec différents avatars, avec différentes attaques, on peut conduire plusieurs véhicules comme des bateaux, des hélicoptères, des voitures et des avions. C’est ce qui est très amusant ! Je vous recommande ce jeu.

Lisandre

Notre visite à l’Assemblée nationale – 3. Rencontre avec Céline Hervieu

Le mercredi 27 mai, la rédaction de On se dit tout s’est rendue à l’Assemblée nationale, l’occasion d’un reportage en plusieurs épisodes. Après notre cours d’instruction civique, les questions au gouvernement, voici notre rencontre avec notre députée, Céline Hervieu.

Augustin Stalloni, collaborateur de Céline Hervieu nous a accueilli chaleureusement devant le Palais Bourbon. Il nous a rappelé que, avant la Révolution française, les Bourbon était la famille des rois de France auxquels ce palais appartenait. Nous avons pu faire une petite visite de cet endroit prestigieux, puis la députée nous a rejoint.

Céline Hervieu est de âgée de 32 ans (nous étions étonnés de voir une députée si jeune). Au sein de l’Assemblée elle a une « spécialité »: elle fait partie de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Elle fait aussi partie du groupe d’amitié franco-brésilienne. Elle est à la place 430 dans l’hémicycle, du côté socialiste et apparentés. En tant que femme, Céline Hervieu est minoritaire car, à l’Assemblée la parité n’est pas trop respectée : sur les 577 députés il y a 208 femmes. Elle nous le dit elle-même, des efforts restent à faire. Elle nous dit aussi qu’elle trouve sa fonction « passionnante ».

Les députés sont présents du mardi au jeudi à l’Assemblée, les autres jours ils rentrent dans leurs circonscriptions (à part ceux qui vivent à Paris).

Notre visite a commencé avec la salle des pas perdus : ici sont postés plusieurs journalistes de différents médias qui attendent de pouvoir interviewer les députés en duplex.

Nous avons continué notre visite dans une autre salle pleine de dorures et abritant une statue de Minerve (Athéna). Notre merveilleux guide nous a bien souligné qu’elle représentait la sagesse. D’autres journalistes sont aussi postés ici car c’est la sortie des députés de l’hémicycle.

De là nous sommes passés dans le jardin. C’est un jardin « à la française » c’est à dire un jardin où les plantes, les arbres… sont taillés à la perfection, forment des rectangles et des carrés partagés par des allées bien droites. On en a profité pour faire une photo sur les marches de l’Assemblée nationale.

Inès et Clément

Les dégâts après la finale de la Ligue des champions

Au soir du samedi 30 mai 2026, après la victoire du PSG en Ligue des champion, de nombreuses personnes ont profité des célébrations pour tout casser et faire des ravages à Paris. 491 personnes ont été interpellées après les débordements, un chiffre en hausse de 16% par rapport à 2025 où le PSG avait déjà gagné. On constate de nombreux dégâts sur les vitrines des commerces parisiens et sur plusieurs abribus notamment.

Selon nous, les vrais supporters ne sont pas la cause de ces nombreux dégâts. Car quand on aime le foot comme nous et que l’on est passionné, on ne fait pas ce genre de choses. Le foot est un sport populaire et de partage. Pour nous, ceux sont des fous pour qui, faire la fête, est synonyme de tout casser. En plus nous trouvons cela injuste car il y a des vrais supporters qui sont embarqués dans ces mouvements et cela fait une mauvaise réputation à notre sport.

Nous, nous préférons voir le verre à moitié plein, car ce soir là, il y a eu aussi des moments très joyeux. Nous pensons à cette grand-mère de 90 ans que beaucoup de chaînes de télévision ont montrée et qui s’est retrouvée sous les feux de mortier de la part des casseurs et des lacrymogènes des policiers et qui a été escortée par une bande de jeunes passionnés de foot en scandant :  » Pour mamie allez allez! ». Cela montre le vrai visage des fans de foot et que ce sport est fait pour réunir toutes générations.

Carl et William

Back2Back

Ce samedi 31 mai le Paris Saint-Germain a réalisé un doublé historique à Budapest face au club londonien d’Arsenal. Grâce à cette victoire, le club parisien entre dans la légende des clubs ayant remporté la Ligue des champions deux fois de suite.

image David Flores, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons

Depuis l’arrivée de Luis Enrique le club a changé de dimension en enchainant une demi-finale puis deux sacres en Ligue des champions, en trois ans.

Arsenal ouvre le score à la 6e minute avec un but d’Havertz sur un dégagement contré de Marquinhos. Le match n’était pas palpitant car Arsenal perdait du temps sur chaque coup de pied arrêté et jouait la défense. Nous avons vraiment stressé mais la situation s’est débloquée pour les Parisiens à la 62è minute : le PSG obtient un pénalty grâce à Kvaratskhelia après un une-deux avec Dembélé. Ce dernier transformera parfaitement le pénalty. Les Anglais défendront tout le match et iront en prolongation puis aux pénaltys, moment le plus stressant du match. Heureusement, les Parisiens se sont imposés grâce au pénalty manqué de Gabriel (un moment très touchant après le match de Marquinhos venant réconforter son compère brésilien Gabriel ayant raté le pénalty décisif pour les Gunners).

Je pense que le PSG a toutes les chances de remporter la LDC l’année prochaine même si cela sera beaucoup plus compliqué.

Axel et Clément

Roland-Garros 2026, une édition plus ouverte que jamais🎾

En l’absence de Carlos Alcaraz (tenant du titre) et à cause de la défaite de Jannik Sinner au 2e tour après des maux de ventre, l’année 2026 est plus ouverte que jamais pour les nouvelles pépites du tennis. Nous assistons à la naissance d’une nouvelle génération !

De nouvelles personnalités vont sans doute émerger dans l’Histoire du tennis. De très jeunes joueurs, d’environ 20 ans, font déjà trembler actuellement les courts de tennis de Roland Garros. On pense à Joao Fonseca, le brésilien de 20 ans qui a éliminé Novak Djokovic en 8e de finale vendredi 29 mai ou encore Jakub Mensik, le joueur tchèque qui va disputer ce soir, sa première demi finale en grand chelem. Et enfin, nous avons un espoir français avec Moïse Kouamé qui, à seulement 17 ans, s’est qualifié au 3e tour. Certes on a été déçus de son élimination mais, comme il n’a que 17 ans, il a encore une énorme marge de progression et on y croit pour le futur. Du côté espagnol, en plus de Carlos Alcaraz on a peut-être un nouveau Nadal en la personne de Rafael Jodar. Il est professionnel depuis seulement décembre et il est déjà dans le top 20 mondial à seulement 19 ans. Il a terminé en quart de finale face à Alexander Zevrev à Roland Garros.

Aujourd’hui, les deux demi finales hommes se joueront entre Alexander Zevrev (un allemand de 29 ans et n°3 mondial) et Jakub Mensik, et la deuxième entre deux italiens Matteo Arnaldi (aussi une figure montante du tennis) et Flavio Cobolli (plus connu que son compatriote) et même si Jannik Sinner ne sera pas en finale, il y aura quand même un italien en finale de RG 2026.

De notre côté, on est partagé : qu’Alexander Zevrev gagne, ce serait possible car il a déjà été en finale mais n’a encore jamais gagné, mais si Jakub Mensik gagne à seulement 20 ans, ce serait un exploit. On a hâte de pouvoir les regarder en direct ce soir !

Virgile et Augustin

Le Ring de Katharsy, un spectacle… spécial

Dans le cadre de l’atelier théâtre, nous sommes allés voir Le ring de Katharsy d’Alice Laloy au théâtre du Rond Point.

Sur scène, un univers complètement gris, glauque, étrange… Un ring est tracé et la scène est séparée en deux parties. Quand le spectacle commence un bruit assourdissant survient, des comédiens apparaissent, en gris de la tête au pied avec une démarche robotique : ce sont les avatars. Nous sommes en effet dans un jeu vidéo. Deux joueurs manipulent ces avatars comme des marionnettes, les comédiens sont désarticulés (ce sont des acrobates). Katharsy, une femme avec une robe immense, tout de gris vêtue est placée au milieu du fond de scène. C’est en quelque sorte l’arbitre du jeu, elle effectue des chants lyriques et donne les instructions.

Le premier round commence, c’est le Black Friday. Les joueurs donnent des ordres à leurs avatars : Cours ! Stop ! Bouffe ! Assieds toi ! Intimide ! Insulte ! Frappe !… Les avatars exécutent alors les faits et gestes demandés. On a vraiment l’impression que les acteurs ne sont pas vivants, ce sont « devenu » des marionnettes. C’est d’ailleurs la spécialité d’Alice Laloy.

Pendant toute la durée du spectacle, des néons stroboscopiques surgissent sur scènes, des sons vous brisent les tympans. Il n’y a jamais eu de silence, il y avait toujours un arrière bruit oppressant. C’était lourd, pesant, anxiogène. On avait l’impression d’être piégé dans l’atmosphère de la pièce. On était coincé avec les avatars dans le jeu. C’était… malaisant.

En sortant de la salle, j’avais le sentiment d’avoir vécu un moment éprouvant, dur, mais maintenant je trouve que c’est un spectacle que je pourrai définir comme : incroyable. La pièce nous transporte dans un univers si particulier, on est vraiment avec les avatars sur scène. Je suis très contente d’avoir vécu cette expérience et je m’en souviendrai sans doute toute ma vie.

Ce jeudi, nous avons rencontré deux comédiennes du spectacle : Camille Guillaume et Nilda Martinez. Elles sont venues spécialement au collège pour qu’on puisse leur poser des questions. La rencontre était super ! D’abord, nous avons appris que rien n’était de l’improvisation. Chaque détail est écrit car, au cours de la pièce, des objets tombent sur scène, des combats ont lieu: « Ce serait trop dangereux si on improvisait ». Si un joueur se trompe sur le texte ou qu’un avatar a un moment d’inattention, il peut y avoir des incohérences dans le spectacle… Il y a même une scène qui est écrite exprès au cas ou un objet ne tomberait pas sur scène…

Pour arriver à constituer la pièce, il y a eu 3 ans de recherche autour du spectacle, 15 semaines de construction et 13 de répétitions. C’est énorme ! Les comédiennes nous ont dit que diverses idées avaient été proposées et qu’il y en avait qui n’étaient pas toujours faisables. A un moment, les avatars doivent manger diverses choses comme des carottes… Pour qu’elles soient plus facile à manger, elles étaient cuitent à la vapeur… Les comédiennes nous on également fait part de la bonne humeur de la troupe pendant les répétitions et nous on dit qu’il n’y avait pas eu de souffrances. J’ai eu l’impression qu’elles étaient très contentes de participer à ce spectacle et que toutes les recherches par rapport au corps du comédien « transformé » en celui d’une marionnette leur avait beaucoup plu !

Un grand merci à elles pour leur disponibilité, leur énergie et leur bonne humeur !

Giulia

Si vous voulez voir à quoi ressemblait l’ambiance du spectacle voici un petit teaser :

5A, notre projet avec le Bangladesh

Depuis le début de l’année nous travaillons sur un projet avec une école du Bangladesh ,  »Nawshala School » et notre professeur d’anglais Mme Cassidy. Ce projet consiste à échanger avec les élèves de cette école pour parler de notre vie quotidienne. Nous pouvons ainsi mieux comprendre les difficultés à vivre dans une ville inondée et les conditions de migration. Nous nous rendons compte de la chance que nous avons de vivre dans un endroit sans ces inconvénients durs au quotidien.

Le mardi 12 mai, notre classe a eu une visioconférence avec les élèves de l'école Nawshala et leur animatrice, Tisa. L'école Nawshala se trouve sur une île « char » qui signifie « bout de terre » en Bangla, tandis que Tisa réside à Dhaka, la capitale du Bangladesh. 

L'école Nawshala a été fondée par l'ONG Friendship. Elle est alimentée en électricité grâce à des panneaux solaires. Dans le nord du Bangladesh, les conditions météorologiques ont été très mauvaises et de nombreuses tempêtes se sont abattues sur la région car c'est bientôt la saison des moussons. Durant notre visioconférence, la connexion a été interrompue à deux reprises et les étudiants n'ont pas pu nous parler pendant un long moment.

La région des îles où se trouve l'école Nawshala est très affectée par le changement climatique. Ce sont des îles fluviales isolées et éphémères situées dans le nord du pays. A cause du réchauffement climatique, il y a de plus en plus de tempêtes, d'inondations et la population doit migrer de plus en plus. Cela s'appelle : ''migration induite par le climat''.

Elisa et Amira

« Jeux », un spectacle au gymnase

Tout au long de cette année, ma classe de 5e et une classe de 4e du collège Alphonse Daudet ont participé à un projet de « théâtre et basket » écrit et mise en scène par Olivier Duverger Vaneck. En tout, on était plus de 55 à jouer ! Un vrai exploit de réunir autant d’élèves sur une même scène ! C’est que, justement, nous n’avons pas joué sur une vraie scène mais dans un gymnase car notre projet avait pour cadre un tournoi de basket. Ce projet d’éducation artistique et culturelle, porté par le Théâtre 14, se faisait dans le cadre de l’appel à projet « Art Pour Grandir ». Notre représentation a eu lieu le jeudi 28 mai au gymnase du centre sportif Didot sous une chaleur torride !!! Non seulement nous avons survécu mais en plus, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. De toutes nos répétitions, la représentation était de loin la meilleure, la preuve, c’était beaucoup moins long que d’habitude !

Pour vous raconter, rapidement : la pièce de théâtre, écrite entièrement par Olivier Duverger Vaneck, portait sur le thème du basket. Il y avait 4 équipes, 2 par classe, qui s’affrontaient lors d’un grand tournoi. La 1ère équipe est celle des très forts (Génération Basket 14), les deux équipes de niveau intermédiaire sont l’AS crousty et les petits AS de PDO, dernière équipe, la plus nulle qui perd tous ses matchs depuis le début de la saison, La Jeunesse Athlétique du Club de Basket Professionnel de Jean Moulin d’Alésia du 14è arrondissement de la ville de Paris d’Ile de France (autrement appelée la JACBPJMAAVPIDF).

Chaque équipe a une scène dans les vestiaires ou leur coach explique une tactique, des réflexions, où les joueurs se remémorent des blessures, des bons et des mauvais souvenirs…. Deux présentateurs exceptionnels Laurence et Laurent introduisent les équipes et font la liaison entre les scènes.

J’ai adoré faire ce projet car c’était amusant, mais aussi il nous a aidé, je trouve, à être plus à l’aise à l’oral surtout pour les élèves qui sont timides et ont du mal à parler devant tout le monde. Une de mes camarades par exemple, qui ne prend jamais la parole en classe, avait un gros rôle et elle a assuré ! On l’entendait très bien et elle était vraiment dans son rôle de commentatrice sportive. De mon côté, j’ai vraiment aimé tout au long de l’année allier sport et théâtre pendant les cours d’EPS. Si c’était à refaire, je me relancerais avec plaisir mais avec un plus grand rôle cette fois-ci !

Je remercie énormément Mme Josserand, M Fumagalli pour leur implication précieuse et sans faille, l’équipe des relations publiques du Théâtre 14, et bien sûr Olivier Duverger Vaneck.

Elisa

Notre visite à l’Assemblée nationale – 2 Les Questions au gouvernement (QAG)

Le mercredi 27 mai, la rédaction de On se dit tout s’est rendue à l’Assemblée nationale, l’occasion d’un reportage en plusieurs épisodes. Après notre cours d’instruction civique, rentrons dans le vif du sujet.

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A l’Assemblée nationale, nous avons assisté aux questions au gouvernement qui se déroulent dans l’hémicycle deux fois par semaine. L’hémicycle est une salle très importante, le « coeur de l’assemblée » où se déroulent tous les débats. Les questions au gouvernement sont un moment capital pour notre démocratie car elles permettent aux députés de questionner les ministres sur l’actualité, les problèmes du pays, les lois ou les décisions du gouvernement. Les questions doivent durer deux minutes, de même pour les réponses et chaque prise de parole est chronométrée. Les questions sont réparties entre tous les groupes politiques et les ministres ne sont pas prévenus à l’avance des questions qui leur seront posées.

Plusieurs sujets ont été évoqués lors de notre visite, et tous très différents, il y avait Cuba et les Etats-Unis, Stellantis, l’immigration… et aussi deux sujets qui ont particulièrement retenus mon attention :

Un député a dénoncé la rémunération précaire des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) et leurs conditions de travail souvent compliquées. C’est alors qu’un membre du gouvernement a pris la parole au nom du ministre de l’Education nationale, pour répondre à la question posée. Il a expliqué que la rémunération avait déjà augmentée de 13% depuis 2017 et que cela lui paraissait suffisant. Le député a vivement répondu : « Il faut faire plus, mieux et plus fort. » Cet échange a eu lieu entre les applaudissements satisfaits du gouvernement et sous les huées de l’opposition mécontente. La scène ressemblait à une véritable scène de théâtre. Heureusement, la présidente de l’hémicycle Yaël Braun-Pivet, qui présidait la séance ce jour-là, veillait à la bonne tenue des échanges.

Un autre député a aussi parlé de l’installation de data centers en Seine-et-Marne, il faisait partie du groupe écologiste et a questionné la surconsommation des data centers dans sa région, s’inquiétant du déséquilibre de la répartition en électricité dans les commerces alentours. Il a aussi affirmé que ce projet avait été pris trop à la légère et qu’il n’y avait pas eu assez de réflexion sur le sujet. La membre du gouvernement, Maud Bregeon a répondu assez sèchement qu’il y avait eu, pour ce projet, plus d’un mois de débat et que le boulanger d’à côté aurait de l’électricité.

Malgré les désaccords évidents entre les différentes parties (d’un côté des députés, de l’autre le gouvernement), j’ai eu le sentiment qu’ils arrivaient quand même à s’écouter !

Jeanne