Interview du nouveau principal, M. Nguyen

Cette rentrée scolaire, un nouveau principal a intègré notre établissement. Nous avons donc eu l’idée de l’interviewer…

Pour vous, qu’est-ce que c’est être principal d’un collège ?

Pour moi, c’est avoir beaucoup de responsabilités. On peut faire un parallèle avec vos parents qui veulent le meilleur pour vous, notamment réussir à accéder au meilleur lycée possible.

photo M. Nguyen

Avez-vous toujours voulu être principal ?

A votre âge, je rêvais d’être pilote d’avion. Puis, majeur, j »ai voulu être journaliste. A votre âge, tout est possible. Il faut croire en ses rêves.

Quels souvenirs gardez vous de vos propres années au collège quand vous aviez notre âge ?

J’en garde de très bons souvenirs avec mes profs. J’y ai aussi rencontré des amis qui le sont restés très longtemps.

Y a-t-il des conditions pour accéder à votre métier de principal ?

Il faut avoir un diplôme, avec cinq ans d’études. J’ai eu un Master, c’est à dire un bac+5 et, avant de devenir principal, j’ai encore passé le concours pour devenir CPE.

Avez-vous exercé un autre métier auparavant ? Était-ce dans l’Education nationale ?

Oui, j’ai été journaliste, pigiste, ce qui veut dire que j’étais payé aux articles que j’écrivais. J’écrivais surtout sur la Chine ou d’autres pays d’Asie.

Quelle a été votre toute première impression en entrant dans l’établissement le jour de la rentrée ?

Les élèves étaient très polis et on voyait qu’ils avaient envie de travailler. J’ai bien été accueilli par les professeurs également.

A quoi ressemble votre quotidien au sein de l’établissement ?

Je commence très tôt. J’arrive avant les élèves pour être à la grille à leur arrivée. Il y a des réunions à préparer. Parfois il y a des imprévus, comme une dispute entre élèves qu’il faut gérer immédiatement… ou bien cette interview que je n’avais pas anticipée !

Qu’est ce que vous aimez faire en tant que principal et, au contraire, qu’est-ce qui vous déplait dans vos fonctions ?

J’aime travailler pour les élèves et les aider à grandir. Par contre, je n’aime pas punir, car ce n’est pas drôle…

Comment envisagez-vous les punitions (heures de colle, exclusions) : pensez vous qu’elles doivent servir à sanctionner ou plutôt à faire réfléchir l’élève pour qu’il ne recommence pas ?

J’aimerais qu’il y ait le moins de punitions possibles. Il faut essayer de raisonner l’élève et de faire appel à son intelligence sinon, je suis obligé de punir ! Il y aurait un problème si on le punissait dix fois pour la même raison !

Avez vous des projets pour notre collège à mettre en place durant l’année, notamment pour améliorer le quotidien des élèves ?

Oui. Les projets existaient déjà avant mon arrivée, je ne fais que les poursuivre, les demandes sont diverses et variées. Par exemple, les filles veulent une rénovation de leurs toilettes…

Nous avons constaté des travaux au collège en ce moment. Pouvez-vous nous en dire plus sur le sujet ?

En ce moment, nous sommes en train d’isoler les murs du collège pour qu’en hiver, le froid ne pénètre pas dans les salles (et pour éviter de payer cher les factures de chauffage !).

Qu’est-ce qui va changer pour nous, les élèves ?

Quand l’été arrivera, on aura aussi moins chaud. Il y a aussi un projet prévu : faire une cour oasis. Je pense que ce serait une bonne idée si on plantait des arbres pour qu’il y ait de l’ombre l’été.

Par rapport à l’actualité lycéenne et les blocus, avez-vous des craintes pour le collège ?

Au début il y a eu des rumeurs comme quoi les lycéens voulaient faire des blocus devant le collège le 9 octobre dernier. Je suis donc venu au collège à 6h30. Je préférais venir tôt et qu’il ne se passe rien plutôt que d’arriver trop tard et qu’il y ai des blessés. Je ne comprends pas la raison de toute cette violence car cela ne résout rien.

Si vous deviez décrire le collège Jean Moulin en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Si je devais décrire le collège en trois mots, je dirais qu’il est propre, animé (il y a beaucoup de vie) et qu’il y a des belles personnes…

Quels conseils aimeriez vous donner à un élève de 6è qui arrive dans l’établissement et à un élève de 3è qui prépare son brevet ?

Aux 6e, je dirais de ne pas avoir peur même si l’établissement est très grand par rapport au primaire, d’être soi-même et, de temps en temps, de se faire aider par ses parents.

Au 3e, je dirais que le lycée est encore plus grand que le collège ! Travaillez bien et ayez un bon niveau !

Avez-vous un message à faire passer aux élèves du collège ou aux lecteurs du journal ?

Il faut être courageux et garder un moral d’acier, c’est ainsi qu’on peut gravir toutes les montagnes !

Un grand merci !

Giulia, Johaïna

La fonte des glaciers en Suisse

Glacier Altesch, en Suisse / image via Flickr

D’après une récente étude du Glamos (le réseau des relevés glaciologiques suisse), les glaciers suisses ont perdu 5,5% de leur volume en 2026. Ce phénomène est lié à la succession des pics de chaleur de cet été et à un enneigement très faible l’hiver dernier. Mais depuis 2021, ce sont 20% de leur surface totale qui ont disparu et cela ne fait que s’accélérer. A cette vitesse là, dans 15 ans, la majorité des glaciers aura fondu…

La situation n’est pas meilleure en France.

« Dans de telles conditions, les glaciers alpins n’ont aucune chance de survie à long terme », prévient Glamos.

Les conséquences

Elles sont touristiques naturellement : pourquoi se déplacer pour aller voir un glacier qui n’existe plus ? Certaines stations vont devoir se réinventer…

Mais elles sont aussi possiblement catastrophiques. En effet, la fonte des glaciers entraîne la formation de lacs. Si les parois de ces lacs cèdent sous la pression de l’eau, cela peut provoquer d’énormes torrents et des glissements de terrain qui se déverseraient dans la vallée (un peu comme ce qui s’est passé au Népal il n’y a pas longtemps).

Dernier risque et pas le moins grave : si les glaciers disparaissent, ils n’alimenteront plus les rivières, ce qui causera de graves problèmes à l’agriculture dans les plaines, aux centrales électriques qui n’auront plus assez d’eau pour fonctionner et aux populations locales qui ne seront plus alimentées en eau.

Adrien

L’IA pourrait-elle égaler la littérature humaine ?

Vous avez peut être vu ce titre en vous promenant dans une librairie C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien mais, derrière le succès, se trouve une polémique qui fait parler d’elle. Voici le problème C’était ça ou mourir.

L’auteur canadien, d’origine haïtienne, a été vivement soupçonné d’avoir écrit son roman avec l’aide de l’IA (intelligence artificielle). Publié aux éditions Grasset, mais déjà retiré de la sélection du prix Goncourt, l’auteur clame toujours son innocence. Malgré ça, des « experts » de la littérature gardent leurs arguments des « dialogues non-humains ». Pourtant, l’ouvrage reste toujours en tête des ventes françaises depuis la rentrée littéraire. Malgré le feu des critiques, le roman a pourtant gagné le Prix du Roman Fnac ayant comme jury 400 libraires et des adhérents bénévoles du magasin et reste dans la sélection du prix Médicis.

Qui a lancé l’accusation ?

C’est sur le réseau X (anciennement Twitter ) que tout s’est joué, un compte anonyme nommé « Balance ton Claude » a lancé la rumeur selon laquelle le roman aurait été écrit par IA. Une des personnes derrière ce compte est l’essayiste et chroniqueur du Figaro, Samuel Fitoussi. Ensuite, certains auteurs et certains éditeurs se sont engouffrés dans l’accusation.

L’IA pourrait-elle donc égaler la littérature humaine ?

Je trouve que cette polémique amène à se questionner sur une problématique plus large : des gens ont aimé ce livre, mais il a peut être été écrit par l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle pourrait-elle donc égaler la littérature humaine ? Pour le moment, on peut encore déceler la trace de l’IA dans les publications, mais imaginez le monde dans 20 ans, où l’IA n’aura fait que croître… Il est possible alors que l’IA ait pris intégralement le contrôle du domaine de la littérature.

Ambroise

Les conséquences de la sécheresse en France

La France connaît en ce moment une grande sècheresse. Plus de la moitié (66%) des nappes phréatiques est à un niveau inférieur à la normale. Cela est dû à un été très chaud et très peu pluvieux, avec un déficit moyen de 40% .

On en a vu les conséquences cet été avec un grand nombre de feux de forêts : lorsque la végétation est très sèche, elle s’enflamme très rapidemment.

Les conséquences se font aujourd’hui encore ressentir sur l’agriculture : moins d’herbe pour nourrir le bétail, moins de fruits et légumes (et des prix plus élevés pour les consomateurs)…

Par ailleurs des départements ont dû mettre en place des mesures de restriction d’eau. Fin septembre, 94 000 habitants ont ainsi été privés d’eau du robinet.

On attend la pluie avec impatience !

Dorian

Le PSG commence bien sa saison avec Ferran Torres

Paris Saint Germain–Manchester au Parc des Princes / image Zakarie Faibis, via Wikimedia Commons

Le PSG (Paris Saint-Germain) a bien commencé sa saison de Ligue des champions (avec seulement des clubs d’Europe) : d’abord une victoire contre le Sporting FC (club du Portugal) puis 4-2 face à Manchester City mercredi dernier.

Cette réussite tient, entre autre, à l’arrivée de Ferran Torres au PSG, qui est espagnol et qui a 26 ans. Il a marqué 7 buts depuis son entrée au club sous de nouvelles couleurs (bleu et rouge).

Kenan

Le retour de Sophie Adenot sur Terre !

Sophie Adenot est de retour sur Terre après avoir passée 237 jours dans l’espace. Etant partie de l’ISS (la station spatiale Internationale) le vendredi 13 février, elle est rentrée dans l’atmosphère le jeudi 8 octobre à 16h46 (17h35 heure française). En tout, il lui aura fallu 27 heures pour revenir sur Terre.

Elle a amerri dans l’Océan Pacifique, au large de San Diego en Californie. Sophie Adenot n’était pas seule à bord de la capsule, elle était accompagnée des Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que du cosmonaute russe Andreï Fediaïev. Tout l’équipage va bien mais il s’agit maintenant d’entamer une période de récupération.

En effet, Sophie Adenot témoigne qu’elle a eu l’impression de vieillir de manière accélérée pendant son long séjour (c’est le plus long voyage pour un astronaute européen et qui plus est pour unE astronaute). Elle doit donc entamer une période de réadaptation d’environ un mois.

Sa mission spatiale restera gravée dans les esprits car, non seulement elle est la première Française à avoir effectué plusieurs sorties extravéhiculaires, 3 au total, mais en plus, elle a réalisé le plus long voyage orbital continu pour un.e astronaute européen.ne.

Chapeau Sophie !

Paulin et Arsène

PS : On vous conseille de regarder les vidéos qu’elle a réalisées dans l’espace; on adore ses expériences, notamment celle où elle fait pousser des plantes !

Fête de la Science, le retour

Dans le cadre de la Fête de la Science qui a lieu cette année jusqu’au 12 octobre, j’ai assisté à des activités le week-end dernier.

Je suis allé au village des sciences des Grands moulins qui se situait dans une université au quai Panhard et levassor. Le thème de la fête étant, pour cette édition « Saveurs savantes », j’y ai fait des activités sur le goût (sucré, salé, amer, acide, et umami), les origines des spécialités des pays. Mais j’ai aussi observé des bactéries dangereuses (et même mortelles !) injectées par des moustiques africains, j’ai percé les mystères de l’azote liquide (fluide à -200°C) qui fait voler un aimant… C’était génial !!!

Vous avez encore ce week-end pour participer, alors précipitez-vous ! Le programme est ICI.

Hugo

Pourquoi les lycéens ont-ils fait des blocus ?

Mardi 6 octobre, des manifestations de lycéens, rejoints par des étudiants, des parents d’élèves, des enseignants et des syndicalistes ont eu lieu dans toute la France. Elles ont regroupé 450 000 personnes selon les organisateurs et 266 000 selon la police – ce qui, dans tous les cas n’est pas un nombre négligeable. Celles du jeudi ont regroupé un peu moins de participants mais la mobilisation continue dans les lycées. On fait le point sur les revendications.

Pourquoi les lycéens ne sont pas contents ?

Photo P. Cazier sur FB le 8/10/2026

Depuis trois semaines, les lycéens bloquent leurs établissements pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage et se faire entendre sur leur quotidien : pas de chauffage en hiver et des températures insupportables en été, des emplois du temps surchargés, des pauses déjeuner trop courtes, des rats dans les toilettes, des professeurs non remplaçés… Ils sont par ailleurs inquiets pour leur avenir, et demandent qu’on supprime ParcourSup (la plateforme qui oriente les élèves après le bac) ou au moins qu’on le revoie pour diminuer la compétition entre élèves et que les conditions d’admission dans l’enseignement supérieur soient plus claires.

William et Maxime

Le dernier atelier journal de l’année !

Le vendredi 12 juin, c’était notre dernier atelier journal ! L’occasion de faire une rétrospective de cette année riche en informations.

Photo On se dit tout

Chers lecteurs et chères lectrices,

Je vous annonce que les articles qui seront publiés aujourd’hui seront les derniers pour un moment… jusqu’à la rentrée prochaine !

Au début de l’année, je ne savais pas à quoi m’attendre quand je me suis inscrit à l’atelier, mais je me suis lancé et j’ai vraiment adoré. Nous avons rencontré des journalistes du Parisien, qui nous ont appris la vie d’un journaliste, qui nous ont donné des conseils pour rédiger un article comme une coquille (c’est un début d’article prévoyant un évènement comme un match de foot, on écrit en avance certaines informations, qui sont les deux équipes, avant de pouvoir inscrire le score à la fin du match, cela permet de gagner du temps). Nous avons fait des conférences de presse… J’étais fier de mes articles quand ils étaient publiés. J’ai aussi aimé pouvoir choisir mes sujets. J’ai adoré publier et pris plaisir à m’informer. Nous avons fait un reportage à l’Assemblée nationale et j’ai réussi pour celui ci à plus développer mon sujet. Mais pour moi il reste encore des choses à améliorer : c’est encore très dur de choisir un titre et de rédiger un chapeau. Mais d’abord je vous conseille de vous lancer l’année prochaine ! C’était une année palpitante et vivement l’année prochaine !!!

Clément


Cela fait 2 ans que je fais le journal et, personnellement, je trouve que ça s’est globalement super bien passé. Tout comme Clément même avec 2 ans d’expérience je trouve que c’est toujours aussi dur de trouver une idée d’article le jour même (il faut penser a prévoir une idée la veille !). Cette année je fais le journal de 13h à 14h: on est 6 par rapport au groupe de 11h30 à 12h25 qui sont 15. Moi et mon groupe avons fait 2 sorties cette année : une au palais de justice et une dans un studio de radio ce qui était déjà bien.

Je me réinscrirai à coup sûr l’année prochaine !

Johaïna


Mon année à l’atelier journal était très chouette j’ai bien aimé. J’ai adoré la sortie à l’Assemblé nationale. Ce que j’aime bien c’est écrire même si c’est bien aussi d’être lue. Ce que je trouve encore difficile c’est de s’informer pour trouver des sujets. L’article que j’ai préféré écrire est celui où j’ai raconté le projet « au bout du conte » l’art pour grandir avec ma classe car je l’ai fait en plusieurs épisodes donc en plusieurs étapes.

Les articles que j’ai trouvé le plus difficile à rédiger concernent les expériences que je n’ai pas vécues moi même. Par exemple je trouve ça plus difficile de m’attaquer à l’actualité que de raconter une sortie qu’on a faite.

Je compte revenir l’année prochaine parce que j’ai encore envie d’écrire…

Lisa


Cette année à l’atelier journal c’était super ! J’ai adoré écrire les différents types d’articles et cet atelier m’a permis de m’intéresser de plus près à l’actualité, ce que je ne faisais pas beaucoup avant…Maintenant, quand j’allume ma télé et que je tombe sur les infos, j’y prête plus attention… Nous avons même pu aller au Palais de Justice voir comment se déroulaient des audiences… J’espère que la même ambiance sera présente l’année prochaine et que je pourrai continuer à prendre du plaisir en écrivant des articles !

Giulia