Gaël Monfils, l’adieu

Lundi dernier, à Roland Garros, s’est joué le dernier match de la carrière de Gaël Monfils, joueur français de 39 ans. Il l’opposait à son compatriote Hugo Gaston, 118e mondial. Le match s’est conclu sur le score de 6-2/6-3/3-6/2-6/6-0. C’est était un très beau match, auquel j’ai assisté, avec le public en furie du court central Philippe Chatrier (un des plus impressionnant dans lequel j’ai pu aller) partagé entre les deux joueurs.

Gaël Monfils à Roland Garros en 2019,  Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic license.

Gaël Monfils est un joueur expérimenté, détenant 13 titres. Il est parvenu à se hisser jusqu’à la 6e place en novembre 2016. Il a disputé deux finales de Grand Chelem, dont une à Roland Garros. C’est un des meilleurs défenseurs du circuit, connu pour son sens du spectacle et ses qualités athlétiques. Nombreux seront les supporters, français ou pas, à regretter son départ. De plus, le même jour, il y a eu l’au revoir à Rolland Garros d’un de ses amis, Stan Wawrinka.

Malgré le départ de Monfils, il y a peut-être encore un peu d’espoir pour les Français avec deux joueurs qualifiés pour le troisième tour (même si l’un d’entre eux devra affronter la tête de série Alexander Zverev) et, surtout, avec le favori Jannik Sinner qui s’est fait sortir par l’argentin Juan Manuel Cerundolo au deuxième tour. Malgré tout, il ne faut pas trop rêver : il reste encore Zverev.

Du côté des femmes, Lois Boisson, très attendue après son parcours de l’an dernier (pour plus d’information, cliquer ICI), est sortie dès le premier tour. Il ne reste plus que Diane Parry, qui devra affronter Amanda Anisimova, une des têtes de séries du tournoi.

Sonia

Mortelle Adèle, qu’importent les critiques !

Tout le monde connait Mortelle Adèle cette bande dessinée d’Antoine Dole (ou Mr Tan), illustrée par Diane le Feyer (8 tomes ont été illustrés par miss Prickly). Le premier tome, Tout ça finira mal, est sorti en 2012. Depuis, 21 autres volumes ont été publiés et 10 millions d’exemplaires ont été vendus en France. Enorme succès !

Et pourtant la bande dessinée Mortelle Adèle a beaucoup de mauvaises critiques, notamment de la part des parents qui trouvent son héroïne trop désobéissante, mal polie, méchante… etc. En effet, elle embête ses parents, massacre son chat Ajax, Geoffroy son amoureux, Jennyfer sa camarade qui veut être son amie et plein d’autres, dit des gros mots…

Les adultes disent aussi que les dessins ne sont pas travaillés, que les situations sont répétitives… mais ce sont des critiques d’adultes et ce que la majorité des enfants aime dans Adèle… c’est qu’ils la trouvent drôle ! Antoine Dole a créé ce personnage quand il était au collège et qu’il subissait les moqueries de ses camarades. Elle fut alors pour lui une manière de se construire et de faire face à sa timidité.

Moi, je lis toujours Mortelle Adèle parce que ses histoires me font rire.

Safwane

L’Art pour grandir partie 3 : Au bout du conte

Le jeudi 16 avril 2026 nous avons présenté la version finale de notre fiction radiophonique aux parents et à certains de nos professeurs. (Si vous avez raté nos précédents articles sur le projet, ils sont ICI et ICI).

Il y avait plus de 40 parents et des frères et sœurs, Angelina et Emilie du Festival d’Automne étaient là aussi, ainsi que Sara Maeght l’autrice, Mme Pichon et Mme Pichon-Varin nos professeurs, un représentant de la DASCO (direction des affaires scolaires de la ville de Paris qui finance le projet l’Art pour grandir), les élèves de la classe ULIS, et nous les 6ème D.

Nous avons installé tout le CDI pour accueillir chaleureusement nos invités, avec des chaises devant le vidéoprojecteur et des panneaux documentaires que nous avons créés et dessinés avec plusieurs thématiques : la présentation du Festival d’Automne, de l’autrice qui nous a accompagnés, Sara Maeght, des personnages de notre conte, des différents ateliers… Les ULIS avaient confectionné un panneau sur les différents instruments de musique qu’ils avaient utilisés pour créer tout l’habillage sonore.

L’écoute du conte a duré une quinzaine de minutes. A la fin, des photos retraçant tout notre parcours dans ce projet ont été projetées sur le vidéoprojecteur.

C’était un très chouette projet et nous espérons qu’on en refasse les prochaines années.

Et nous sommes très heureuses et fières de pouvoir vous le partager et écouter à votre tour :

Inès, Lisa

Le Gâteau du Président, un film émouvant

Récemment, je suis allée voir Le Gâteau du Président, un film très intéressant qui m’a beaucoup émue réalisé par Hasan Hadi. C’est le fruit d’une collaboration qataro-américano-irakienne. Le film se déroule en Irak, sous la dictature de Saddam Hussein et pendant la guerre que lui ont mené les États-Unis. Le film est donc marqué par cette guerre, allant des blessés dans les hôpitaux aux bombardements.

C’est l’histoire d’une jeune fille de 9 ans, Lamia, qui vit avec sa grand-mère. Elles sont très pauvres. Lamia va à l’école avec son meilleur ami, Saeed, où elle est tirée au sort pour préparer un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président Saddam Hussein. Lorsque sa grand-mère apprend la nouvelle, elle l’emmène en ville pour acheter des ingrédients, avec de l’argent qu’elle n’a pas. Elle sont donc obligées de vendre leur objets les plus chers comme leur radio. À un moment, Lamia perd de vue sa grand-mère et doit se débrouiller seule, avec son ami Saeed. S’ensuit alors des aventures mêlant vols, courses poursuites, … Elle est parfois même traitée de voleuse. Heureusement, elle peut également compter sur le soutien d’un adulte, qui aide sa grand-mère à la retrouver.

J’ai trouvé ce film très émouvant et intéressant. À aucun moment du film je ne me suis ennuyée, j’étais vraiment prise par l’histoire. Dès qu’on pensait qu’un problème était résolu, un nouveau rebondissement surgissait et engendrait de nouveaux problèmes. Je ne vous spolierai la fin, mais je peux juste vous dire qu’elle est très triste.

Ce film décrit parfaitement la pauvreté extrême, avec la misère parfaitement représentée dans la maison de Lamia ou dans les repas qu’elles mangent : au début du film, elle n’a qu’une pomme pour toute la journée, qu’on lui vole. La fatigue de la grand-mère, ainsi que la serviabilité de sa petite-fille, ont de quoi émouvoir.

Je vous conseille vraiment de voir ce film, vous ne le regretterez pas : à la fois émouvant et haletant, c’est un film à voir !

Sonia

La crise de l’automobile, un révélateur de la crise industrielle européenne

L’usine PSA Peugeot Citroën de Vesoul / photo Qscpoo, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Aujourd’hui le prix de l’essence a considérablement augmenté et de plus en plus de personnes se demandent si elles ne devraient pas acheter des voitures électriques. Mais le problème, c’est qu’en Europe il y a très peu de grands constructeurs en électrique et donc les gens se tournent vers d’autres industries automobiles à l’étranger :

  • En Chine pour la BYD, une voiture électrique, aussi qualitative mais beaucoup moins chère (environ le prix divisé par 2) que la voiture française en raison du coup de la main d’œuvre chinoise qui est inférieure à celui pratiqué sur le marché européen. Elle présente donc beaucoup d’avantages !
  • Aux Etats Unis pour la Tesla qui reste la référence en électrique, malgré la baisse en popularité d’Elon Musk, patron de Tesla, depuis l’élection de Donald Trump.

Donc, en ce moment, les grands constructeurs automobiles français comme Renault, Peugeot et Citroën traversent une crise, menacée par des suppressions d’emplois massives, une concurrence internationale forte et des défis liés à la transition vers l’électrique. Les grands constructeurs automobiles délocalisent et ferment des usines en France pour s’installer à l’étranger et employer à moindre coût. Des plans sociaux sont donc imposés depuis plusieurs mois. La Fédération des équipementiers automobiles estime que 45 000 emplois sont donc menacés dans les trois ans à venir.

Donc, en ce moment, les grands constructeurs automobiles français comme Renault, Peugeot et Citroën traversent une crise, menacés par une concurrence internationale forte et des défis liés à la transition vers l’électrique. Ils « délocalisent » c’est à dire qu’ils ferment des usines en France pour s’installer à l’étranger et employer à moindre coût. Des « plans sociaux » (ce qu’on pourrait traduire par des « suppressions d’emplois massives ») sont donc imposés depuis plusieurs mois. La Fédération des équipementiers automobiles estime que 45 000 emplois sont donc menacés dans les trois ans à venir avec toutes les conséquences que cela implique pour ceux qui se retrouveront au chomage et leurs familles, pour les villes et les régions qui abritent ces industries.

Les récentes annonces du groupe Stellantis qui possède justement les marques (entre autres) Citroën, Peugeot, ou DS automobile, visent à améliorer les résultats globaux de l’entreprise mais ne rassurent pas ses salariés français. En effet, 20% de la production européenne devrait être supprimée d’ici 2030.

Cette crise de l’automobile est un exemple parmi plein d’autres de la crise de l’industrie française et européenne. On pourrait parler des médicaments dont 80% des principes actifs viennent de Chine ou d’Inde ou des semi-conducteurs (utilisés pour nos smartphones) provenant à 65% de Taïwan*. Le vieux continent dépend beaucoup trop de pays étrangers et elle doit trouver des solutions pour retrouver petit à petit son indépendance, ce qui est en ce moment de plus en plus pressant !

Jeanne

*note de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, LA PERTE DE SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET L’ATTEINTE AUX INDUSTRIES STRATÉGIQUES, février 2025

La polémique qui a mis le feu au Festival de Cannes

Alors que le palmarès sera annoncé ce soir, lors de ce 79e festival de Cannes une invitée pas prévue s’est invitée sur les marches : la polémique au sujet de Vincent Bolloré, patron de nombreux médias comme CNEWS, mais aussi de Hachette éditions (et donc de maisons d’édition comme Grasset ou Fayard), propriétaire de Canal + et milliardaire français d’extrême droite.

Dès le 1er jour du festival, plusieurs professionnels du 7e art (600 signataires dont Juliette Binoche ou Jean-Pascal Zadi) ont participé à une tribune publié dans Libération (« Zapper Bolloré »). Ils y dénonçaient la possible emprise de Bolloré sur « la totalité de la chaîne de fabrication des films », puisque Canal + est un des principaux financiers du cinéma hexagonal mais aussi parce que Bolloré est en train de racheter toutes les salles UGC. Il contrôlerait donc toute l’organisation des films, de leur production jusqu’à leur distribution. Pointant le fait que Bolloré lui-même aurait reconnu « mener un combat civilisationnel », les signataires s’alarment : « Voulons-nous prendre le risque que demain ne soient plus financés que des films de propagande au service d’une idéologie ? »

En réponse à cette tribune, le patron de Canal +, Maxime Saada a mis sur liste noire toutes les personnalités ayant participé à cette tribune. En effet, le patron du 3e fournisseur de films au monde, qui a donc un énorme impact sur le cinéma a décidé, pour mettre un coup de pression aux signataires, qu’ils ne travailleraient plus avec l’équipe Canal. En croyant faire peur (et faire taire toute protestation) cette décision a entrainé une grosse polémique et a poussé d’autres professionnels du cinéma à réagir à la menace. Depuis, des producteurs, distributeurs, exploitants, scénaristes, techniciens ou acteurs, mais également des réalisateurs dont les films sont actuellement en compétition à Cannes, ont répondu à cette attaque. Plus de 2800 noms se sont rajoutés aux précèdents participants.

Au-delà de la polémique la question qui se pose est celle de la liberté d’expression : peut-on, dans le cinéma, être totalement libre de dire ce qu’on veut ? Doit-on avoir peur d’exposer son point de vue, sous peine de perdre son travail ?

Louise et Diane

La journée Arc-en-Ciel, luttons tous contre les discriminations LGBTQ+ !

Je suis une des nombreux délégués du CVC et cette année, pour la journée arc-en-ciel, on s’est surpassés !! On avait prévu des tas de choses.

Bien sur, il y a eu ce « dress code » coloré tous les A étaient en rose/violet, les B en bleu (pratique comme moyen mnémotechnique !), les C en rouge, les D en vert et enfin, les E en jaune ! Sauf que, l’année dernière, on s’était arrêté là. Pas fou, hein ! Mais bon il faut comprendre, c’était la première année qu’on organisait ça ! alors que là, il y a aussi eu :

  • un concours de poèmes/dessins sur le thème de l’amour et aussi d’affiches arc-en-ciel qui sont toujours affichées devant la vie scolaire,
  • une projection du film TOMBOY qui raconte l’histoire d’une petite fille de 10 ans, Laure, qui se sent mal dans son corps de fille. Il y a eu une projection pour les 6e/5e et une pour les 4e/3e.
  • Enfin, chaque salle a été renommée par le nom d’une personnalité appartenant à la communauté LGBTQIAA+. Eh oui, vous n’aurez plus cours en C112, mais peut-être dans la salle Noah Shnapp ou dans la salle Yves Saint Laurent ! Et ce jusqu’à la fin de l’année ! C’est important de se rendre compte qu’il y a plein de personnalités appartenant à cette communauté : si c’est aussi votre cas, vous n’êtes pas seul, loin de là ! Sous chaque photo, vous trouverez une phrase vous expliquant ce qui fait que la personnalité au-dessus fait partie de la communauté LGBTQIAA+ (si elle est homosexuelle, transgenre, queer, bisexuelle… etc.).

On a aussi pris une photo pendant la recréation de l’après-midi, dans laquelle on s’est tous disposés pour former un arc-en-ciel dans le bon ordre des couleurs : rouge, jaune, vert, bleu, rose et violet ! C’était vraiment sympa et on était vraiment beaucoup, ce qui prouve qu’une importante partie des élèves s’investit dans cette cause.

En effet, aujourd’hui, même si la sensibilisation vis à vis des violences et discriminations envers la communauté LGBTQIAA+ est plus active qu’auparavant, ces violences restent nombreuses et répandues, voire normalisées. Il faut lutter contre ces violences, qui peuvent se manifester sous différentes formes, du petit commentaire aux attaques organisées, en passant par les violences physiques, la censure, l’illégalité, le harcèlement, parfois même jusqu’au meurtre, ce qui est tout juste intolérable. C’est pourquoi la journée arc-en-ciel est importante, pour vous prévenir de ce qui se passe réellement.

Parce que non, ce n’est pas une blague, non la personne qui subit les violences ne trouve pas ça drôle, et surtout parce que NON ces personnes ne doivent pas et ne méritent pas d’être exclues de certaines choses, voire d’être mises à part par la société.

Si vous voulez vous informer sur ces sujets et sur la communauté LGBT+, vous pouvez bien évidemment vous renseigner sur internet, mais il y a 4 ou 5 affiches qui vous parlent de tout ça de manière simple et complète qui sont devant la cantine ! Vous pouvez aller y jeter un coup d’œil à la récréation ou durant la pause déjeuner !

Je crois que vous savez tout !

Yasmine

POUR POURSUIVRE AU CDI

Pourquoi aller voir les films au cinéma ?

Image Max Sat via Flickr

Commençons par le commencement. Dans un cinéma, il y a une certaine ambiance : tu es dans le noir, confortable dans ton siège, tu profites pleinement de l’expérience sans bruits parasites, tu entends parfaitement bien les sons, les bruitages, tu es devant un grand écran, et surtout, c’est un plaisir partagé avec tous les autres spectateurs ! C’est une expérience à tester absolument ! Ce n’est pas comme quand tu regardes un film chez toi sur ta petite télévision ou sur ton smartphone : tu ne peux pas profiter pleinement de ton expérience, tu n’entends pas forcément tout et l’écran est si petit que tu ne vois pas passer plein de détails.

Souvent, chez moi, par exemple, regarder un film tranquillement dans ma chambre n’est pas une mince affaire : toujours quelqu’un pour déranger ! Mon petite frère, qui fait irruption pour me raconter sa vie, ma mère, qui m’appelle pour vider le lave-vaisselle, mon père qui me rappelle la tonne de devoirs que j’ai à faire … Finalement, rien ne va ! Alors qu’au cinéma, personne pour me déranger, juste l’écran, moi et… c’est tout !

Le cinéma nous fait vivre plein d’émotions : on peut passer du rire aux larmes, du stress à la colère, en seulement deux heures ! Mais prenons d’autres exemples. Regarder un match à la télé, c’est pas la même chose que de le voir le match en vrai, ou écouter un chanteur à la radio, c’est pas la même chose que de voir le chanteur en vrai en concert !

De plus, en allant au cinéma, tu peux découvrir plein de films en avant première. Ca te permet de sortir au moins un peu, parfois tout seul, parfois avec des amis. On ne s’en lasse jamais ! C’est tellement bien que ça arrive même qu’on ait envie de revisionner un film au cinéma. On prête plus attention au jeu des acteurs, on comprend mieux quelques éléments flous de l’histoire, on repère le montage, la construction du film. Et chaque fois l’expérience est unique ! Si le cinéma nous permet souvent d’oublier tous nos soucis, pour moi il développe sûrement plus notre sens de l’observation.

J’espère que mon article t’aura convaincue, et que tu prendras du plaisir à aller au cinéma la prochaine fois !

Olivia

Rien d’autre

photo Lionel Allorge, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Rien d’autre qu’une tente dans la rue à Paris… C’est quoi ne rien n’avoir d’autre qu’une tente à Paris ?

Rien d’autre qu’une tente, c’est être sur un trottoir, assis sur son matelas (ou pas) avec une pancarte envoyant un message clair : « J’ai faim ». S’entasser dans un campement précaire sous un pont ou une ligne de métro aérien. Rien d’autre qu’une tente c’est ne pas arriver à dormir la nuit, quand le matelas est trempé et qu’il fait froid…

Rien d’autre qu’une tente en journée. Ce sont les gens qui passent, ceux qui esquivent, ceux qui changent de trottoir, ceux qui regardent du coin de l’œil par curiosité, ceux qui ignorent alors qu’un simple bonjour ou un sourire ne coûte rien ou, au mieux, ceux qui donnent une petite pièce en accordant un bonjour. Tous ces comportements participent à invisibiliser ces personnes, qui se referment alors sur elle même.

1857 personnes sans-abri ont été recensées à Paris lors de la dernière nuit de la solidarité en février dernier. C’est un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente, et de plus de 30% par rapport à 2022.

Qui sont-ils ? Des personnes privées d’emploi ou ne pouvant pas travailler (retraités, handicapés, migrants en attente de régularisation…) mais aussi des personnes qui ont des emplois précaires et/ou travaillent à temps partiel et ne peuvent payer les loyers parisiens, des mineurs isolés, des jeunes majeurs en rupture familiale ou passés par l’Aide sociale à l’enfance.

Mais des solutions pourraient exister :

Nous pourrions multiplier les places d’hébergement d’urgence car celles déjà existantes sont saturées, il n’y a plus de place ! En construisant plus de bâtiments pour en faire des lieux d’hébergement d’urgence, moins de personnes seraient contrainte à passer la nuit dehors. Construire plus de logements HLM (immeuble construit avec l’aide de l’État et de diverses collectivités et affecté aux foyers qui ont de petits revenus). Nous pouvons aussi réquisitionner des logements vacants. Pleins de personnes ont beaucoup d’appartements qu’ils n’utilisent pas tandis que d’autres n’ont même pas une petite chambre de bonne de 9m² et vivent à la rue ! A Paris près de 300.000 logements sont « inoccupés » soit environ un logement privé sur cinq selon les chiffres de l’INSEE. Il faudrait aussi interdire les expulsions pour que moins de personnes se retrouvent sans logements.

Giulia

Qu’est-ce qu’on va manger ?

Début juin, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi visant à limiter les risques d’exposition au cadmium, ce métal lourd qui contamine nos assiettes et nous expose à des risques de cancer. Il y a urgence ! Imaginez ce qu’il pourrait se passer si des mesures efficaces ne sont pas prises concernant notre alimentation. C’est ce à quoi s’est risquée notre journaliste Sonia et cela ressemble à une vraie dystopie ! Nous sommes le 10 juillet 2035.


Il y a dix ans, nous avions déjà pris conscience du danger que représentaient, dans notre alimentation, les pesticides, microplastiques, PFAS, plomb, et nous venions de découvrir le cadmium, présent dans de nombreux aliments dont les plus « basiques » comme le pain ou les pâtes. Aujourd’hui, plus de 65% des Français ont ou pourraient avoir des problèmes de santé liés à ce métal, alors que de nombreux autres métaux lourds et pesticides nocifs ont été découverts depuis, réduisant la liste des aliments consommables.

La question que tout le monde se pose est bien sûr : « Qu’est-ce qu’on va manger ? » puisqu’à peu près tous les aliments nécessaires à une alimentation équilibrée sont « empoisonnés ».

Malheureusement, il y a 10 ans, ces éléments pathogènes étaient déjà présents dans de nombreux aliments comme les céréales, les pâtisseries, les gâteaux, les viennoiseries, les pâtes (nous l’avons dit), les abats, les crustacés, certains poissons et certains légumes. Certaines eaux étaient déjà « douteuses » ou carrément interdites à la consommation. Malheureusement, ces constations successives n’ont été considérées que comme de « simples » avertissements. Pourtant, peut-être que, s’il y a dix ans nous avions été plus réactifs, nous n’en serions pas là.

Faute de politiques globales et ambitieuses, une des solutions possibles (ou plutôt la seule qui semblait viable) était de posséder son propre potager pour contrôler les produits utilisés. Mais nombreux sont ceux, sur Terre, qui ne possèdent pas de potager particulier, ou un jardin assez grand pour en accueillir un ! De plus, il y avait de fortes chances pour que les sols, dès le départ, soient eux-mêmes déjà contaminés ou que l’eau utilisée pour arroser imbibe les plants d’éléments nocifs pour la santé. Si certains proposaient de partager leurs récoltes contre un peu d’argent, la production était de toute manière insuffisante.

Des solutions à long terme n’ayant pas été trouvées à temps, tous les traitements des sols comme de l’eau seraient aujourd’hui très chers, très longs et donc dans l’immédiat très peu rentables. Le gouvernement a d’autres dépenses en tête que celles-ci : hier, des scientifiques ont révélé avoir abouti à une pilule à base de composants non alimentaires qui remplirait les besoins nutritionnels nécessaires à un adulte pour une journée. La formule a beau être adaptable pour un enfant entre 10 ans et plus, elle l’est encore rarement pour les enfants en bas âge. Les scientifiques travaillent jour et nuit, sur ordre du gouvernement, mais très peu d’avancées ont été enregistrées pour le moment.

Si tous les pays se réunissent, conviennent d’un cessez-le-feu pour l’ensemble des guerres et s’unissent pour mettre un terme à cette « pollution des aliments », peut-être s’en sortira-t-on. Peut-être que les pays riches comme les États-Unis accepteront d’arrêter l’agriculture de masse et d’investir dans des moyens moins nocifs pour la santé, lorsqu’il comprendront que ça ne leur fera que du mal. Mais il vaut mieux qu’il le fassent vite, car il sera très certainement trop tard dans à peine un ou deux ans.

Va-t-on devenir des mangeurs de pilule ? Peut-être. En conclusion, soit nous le serons, soit les hôpitaux crouleront sous les hospitalisations liées à ces pesticides, métaux lourds, etc., soit (très improbable) les scientifiques mettent au jour une solution viable pour 8 milliards d’habitants, en prenant compte des contraintes budgétaires, des guerres, des climats de chaque pays, du réchauffement climatique…

Sonia