La PMA pour toutes

Manifestation pour la PMA le 25 avril 2021 à Paris / Hans Lucas pour l’AFP

La loi qui autorisera la PMA (procréation médicalement assistée ) aux femmes célibataires et aux lesbiennes va enfin être votée après presque 4 ans de débats, de reports, d’amendements…

Jusqu’à présent la PMA n’était autorisée qu’aux couples hétérosexuels mariés ou vivant ensemble depuis au moins 2 ans.

Malgré l’opposition de certaines personnes qui pensent qu’une famille c’est forcément « un papa, une maman », le vote de cette nouvelle loi est une avancée (même si les personnes transgenres n’auront pas encore le droit à la PMA). D’une part c’est une avancée car ça rétablit l’égalité entre les couples hétérosexuels et lesbiens et d’autre part c’est une avancée car ça rétablit l’égalité entre toutes les femmes.

De toutes manières, les femmes homosexuelles ou célibataires qui étaient déterminées à avoir des enfants par PMA et qui en avaient les moyens, partaient dans d’autres pays où cela leur était permis, en Espagne par exemple, ou en Belgique pour pouvoir y avoir droit. Pour celles qui n’avaient pas les moyens de partir, cette loi rétablit aussi l’égalité entre elles et les femmes plus aisées.

C’est donc un gros progrès pour les femmes. On espère qu’il sera suivi par d’autres.

Lior

L’écriture inclusive : un combat féministe

En ce moment, les chaines de télé ont trouvé un autre sujet que le Covid-19, l’écriture inclusive… et souvent pour la critiquer. Pourquoi ne parle-t-on de l’écriture inclusive que maintenant alors que pendant des siècles la règle du masculin qui l’emporte sur le féminin n’existait pas ? Après que ces Messieurs de l’Académie Française ont décidé de l’imposer au 17è siècle, il faudra attendre Hubertine Auclert en 1898 pour qu’un article en faveur de la féminisation des mots sorte dans Le Radical. Puis 100 ans plus tard le Guide d’Aide à La Féminisation Des Mots sort enfin.

La plupart des gens contre l’écriture inclusive sont des hommes même si des femmes, restées à la vieille époque, sont contre, elles aussi. Un des arguments qu’utilisent les machistes est de dire que les dyslexiques n’arriveront pas à lire iel (article qui permet de désigner une personne sans distinction de genre), ou que l’usage du « point médian » rend les textes illisibles pour les personnes handicapées ayant besoin de lecteurs d’écran. Ce sont des arguments juste pour prouver qu’ils ont raison ! Ces arguments sont selon moi infondés, car si les enfants apprennent l’écriture inclusive à l’école, ils sauront la lire. Quant aux lecteurs d’écran, ils doivent pouvoir être re-programmés et c’est ce que préconisent des associations « handiféministes ».

Dogfinance

L’Académie Française qui qualifiait en 2017 l’écriture inclusive d' »aberration » a fait quelques progrès en acceptant la féminisation des noms de métiers en 2019 (grâce à une académicienne). Mais le combat contre les machos de la langue française n’est pas gagné !

Cher.e.s lecteur.trice.s, j’espère que cet article vous aura permis de changer vos idées. Je remercie aussi les machistes de me donner du contenu pour mes articles. Merci à tou.te.s !

Timothée

Le 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes !

Comme nous vous le disions dans notre titre, la journée du 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes, et c’est aujourd’hui.

Aux États-Unis, une journée nationale de la femme est créée au début du XXe siècle (elle s’appelle « National Woman’s Day »). Mais ce n’est qu’en 1977 que la Journée des droits femmes est officialisée par les Nation-Unies dans tous les pays du MONDE.

Cette journée est très importante car elle montre que nous sommes là, prêtes à nous battre de toute nos forces pour avoir les mêmes droits que les hommes, les mêmes salaires, les mêmes postes hauts placés, pour pouvoir nous habiller comme nous le souhaitons sans qu’un homme nous fasse une remarque sur notre tenue, pour pouvoir décider de notre maternité et avoir le droit à l’avortement, avoir le droit de choisir si oui ou non on veut se marier avec qui et quand on veut, avoir le droit à l’éducation, le droit de pouvoir exprimer nos envies.

Lucie et Aissata

Sonita Alizadeh, contre les mariages forcés

Nous allons vous parler de Sonita Alizadeh, une rappeuse et militante afghane contre le mariage forcé. Nous avons découvert cette femme dans les Culottées (la super BD de Pénélope Bagieu), et son histoire nous a marquées, nous aimerions donc vous en faire part !

Sonita Alizadeh est née à Hérat en Afghanistan, en 1996. Son pays est alors dirigé par les talibans. Elle vit dans une grande famille où les filles (femmes) sont considérées comme un poids financier. Elle a dix ans quand elle échappe à son premier mariage forcé mais les talibans obligent la famille à fuir en Iran. En chemin, les talibans les arrêtent et les menacent de leur prendre Sonita s’ils ne leur donnent pas de l’argent. Pour la première fois, Sonita prend conscience qu’elle est considérée comme une marchandise. Sa mère les abandonne ensuite à Téhéran. Sonita atterrit dans un centre d’enfants réfugiés où on l’aide autant que possible. Un jour, à la radio, elle entend pour la première fois de sa vie DU RAP. Elle est subjuguée par ce rythme, cette rage. Au centre de réfugiés où elle vit, elle est entourée d’autres filles mariées à des inconnus par leurs parents. Rongée par l’injustice de ce qu’elles vivent, Sonita commence à écrire. Elle fait ensuite du porte à porte pour vendre ses musiques, ce qui est illégal en Iran (où les femmes n’ont pas le droit de chanter). A l’âge de 14 ans, elle rencontre la réalisatrice Rokhsareh Ghaem Maghan qui décide de faire un documentaire sur elle. Pendant le tournage, sa mère vient chercher Sonita pour la ramener au pays car elle veut la marier pour une somme de 9000 dollars, somme dont elle a besoin pour marier son frère. La réalisatrice offre alors 2000 dollars à la famille pour permettre à Sonita de rester 6 mois de plus à Téhéran. Pendant ces 6 mois, elle va sortir le clip Brides for sales, ce qui signifie « Mariées à vendre ». Son clip rencontre plus de 600 0000 vues. La vidéo rencontre énormément de succès : elle est partagée, likée…

Aujourd’hui, Sonita travaille avec le mouvement Girls are not brides, ce qui signifie « Les filles ne sont pas des mariées ».

C’est une femme courageuse, intelligente qui, quoi que l’on fasse, continue toujours à avancer et dénoncer, même quand on la menace. C’est une personne incroyable, un exemple.

Alma et Lou

Arte, un manga féministe !

Arte est un manga que j’ai connu grâce à une amie qui me l’a conseillé (il y a 11 tomes). Cela m’a toute de suite intéressée car j’adore les mangas même s’ils ont parfois, je trouve, des propos sexistes. Je ne supporte pas les propos sexistes, je défends l’intérêt des femmes, alors ce livre m’a tout de suite plu.

Arte tome 1

Arte est une jeune femme qui vit au 16ème siècle à Florence, en Italie. Cette jeune fille est une aristocrate qui adore l’art, qui rêve de devenir apprentie chez un artiste et de vivre de ses propres moyens. Mais elle se fait rejeter par tous les peintres car ils ne veulent pas d’une femme comme apprentie : ils pensent qu’elle est incapable, ils ne veulent même pas regarder ses dessins. Finalement, elle réussit à devenir l’apprentie de maître Leo qui, comme elle, n’a pas pu tout de suite vivre de son art, pas parce qu’il était un homme mais parce que c’était un mendiant. C’est pour ça qu’il se reconnaît en elle et qu’il décide de l’aider. Il va la traiter comme il aurait fait avec un apprenti homme, en lui donnant beaucoup de travail : elle doit reconstruire une cabane en ruine avec ses propres moyens.

Dans le tome 3, mon préféré, elle est rejetée par tous les hommes, mais elle finit par convaincre ceux-ci de son talent. Arte est incroyable ! Son caractère d’une force prodigieuse l’oblige à persévérer et à ne jamais abandonner.

Todd-White Art Photography Artemisia Gentileschi

J’ai l’impression que l’autrice de ce manga (Kei Ohkubo) s’est inspirée de l’histoire d’Artemisia Gentileschi une des rares femmes peintres célèbre du 16è siècle dont la vie fut très aventureuse.

Si vous voulez un article sur la vie passionnante d’Artemisia Gentileschi envoyez un commentaire !

Lucie

La première femme noire à être vice-présidente

Kamala Harris

Kamala Harris a été élue vice présidente des États-Unis. J’étais très étonnée et contente de savoir que pour la première fois une femme accédait à ce poste. Je pense que c’est une bonne chose qu’elle soit élue, parce que ça montre que le monde a un peu évolué sur sa vision qu’il a de la femme.

Ce qui m’a surprise, c’est le fait que cela se passe aux États-Unis, car avec l’ancien président Trump, toutes les prises de position sexistes et racistes semblaient autorisées, il n’aurait jamais laissé parler une femme, surtout si elle était noire.

Lucie