Vous l’avez sûrement remarqué, devant le collège, des affiches quelque peu hors du commun se mélangent aux banales affiches de campagne électorale. Celles-ci sont l’œuvre de l’artiste Jaeraymie. Enfin, pas directement : ce sont des reproductions de ses « œuvres » originales, exposées dans les villes natales des candidats ou celles où ils ont une certaine influence. Jaeräyme est un artiste de street art, ne se spécialisant pas dans les fausses affiches électorales, mais dont les œuvres revendiquent toutes des idées politiques.
Pour chaque affiche, il invente une petite histoire, à partir d’une proposition comme « Et si… » : « Et si Pécresse avait fait son coming out », « Et si Eric Zemmour s’était converti à l’Islam », « Et si Le Pen était une avocate spécialisée dans la défense des migrants », « Et si Macron était gilet jaune »… etc. Bref, « Et si les politiques se transformaient en ceux auquel ils s’opposent ».
Comme on le sait, une guerre entre la Russie et l’Ukraine fait rage. Après le retrait de l’armée russe de la ville de Boutcha dans le région de Kiev, des journalistes (dont des journalistes de l’AFP) et les militaires ukrainiens ont trouvé plus de 410 corps sans vie jonchant les rues ou enterrés dans des fosses communes, selon la procureure général d’Ukraine. Tous étaient des civils, parmi eux des adolescents. On a même trouvé un homme abattu avec les mains liées.
On parle alors de crimes de guerre. Mais pourquoi ?
Crimes de guerre
Dans une guerre, deux armées s’affrontent. Idéalement, les civils ne devraient pas subir les conséquences de cette guerre. Il peut y avoir des « accidents »: une trajectoire mal calculée… etc. Mais un droit dicte ce qu’on a le droit ou pas de faire dans une guerre : le droit international humanitaire. Il dit qu’on a pas le droit de s’en prendre volontairement aux non-combattants, de tuer les prisonniers, de violer, de piller… Lorsqu’on enfreint ce droit, on parle de « crimes de guerre ». Bien sûr, le droit est souvent enfreint : il n’y aura jamais de guerre « propre », sans la mort de civils causée volontairement. Les crimes de guerre ont toujours existé depuis l’apparition du conflit au Néolithique. Par contre, le droit international humanitaire, ou droit de la guerre, relève essentiellement des 4 conventions de Genève de 1949 et lient la quasi-totalité des pays du monde.
Or, ces cadavres retrouvés à Boutcha appartiennent à des civils. La Russie a donc tué volontairement des non-combattants, selon des témoignages. C’est un crime de guerre.
Certains cadavres avaient les mains liées, on peut donc penser que ce sont des prisonniers. La Russie a tué des prisonniers, encore un crime de guerre…
Bien sûr, Moscou mène une opération de désinformation, mais il y a de trop nombreuses preuves. Le président ukrainien, Volodymyr Zelinsky, veut que la Russie soit tenue responsable de crime de guerre devant l’ONU.
Lundi soir, à 19h00 en France et 20h00 en Russie, des informations compromettantes sur Poutine ont été révélées dans une interview d’Annichka Zonolovska Poutine : la mère de Vladimir Poutine !
Les contenus ont été supprimés environ 5h00 après leur publication, d’après Marlène Dubois, experte du hackage professionnel russe. Nous avons pu enregistrer et traduire une partie de l’interview sur notre téléphone. Pour l’écouter, cliquez ICI
Annichka : …et assez grossier, il tenait de son père, un sale ivrogne qui nous a abandonnés !
Journaliste : Certains considèrent Vladimir Poutine comme un dictateur, vous, qu’en pensez-vous ?
Annichka : Oui, il a toujours voulu être le chef lorsqu’il était petit ! Il jouait sans cesse à la guerre avec ses figurines ! Il a même bouché les toilettes en en jetant une dedans ! Il l’avait condamnée à mort ! Il était infernal et n’obéissait jamais !
Journaliste : Infernal ? Pouvez-vous préciser ?
Annichka : Ah ! Il y a tellement d’exemples, comme la fois où il a remplacé l’eau du chat du voisin par de la javel, ce dernier l’avait griffé !
Journaliste : Lorsqu’on voit ce grand homme à la tête d’un pays si puissant, il est difficile de s’imaginer tout ça ! A-t-il vraiment toujours été comme ça ?
Annichka : Non, il se donnait un petit côté inoffensif : il faisait tous ses coups en douce de peur de se faire attraper, c’était un vrai trouillard ! Je me souviens encore les nuits où il venait me réveiller avec sa grosse peluche rose car il avait fait pipi au lit ! (rires)
Journaliste : Vraiment ?! Et sinon…
Nous n’avons pas pu enregistrer la suite mais, vous l’avez compris, Poutine ne voulait pas d’informations si embarrassantes accessibles sur le net ! De plus, il semblerait qu’il se soit vengé, comme lorsqu’il était petit, car la chaine télé a brusquement fermée et nous n’avons plus aucune nouvelle d’Annichka Zonolovska Poutine.
Le gaz russe intéresse beaucoup de pays, notamment d’Europe, comme on l’a dit dans un précédent article. La Russie a aussi une forte agriculture, elle est le 3e producteur de farine au monde. La France investit beaucoup dans le Kremlin, près de 500 entreprises françaises opèrent en Russie et la France est le premier employeur privé du pays, 160 000 salariés y travaillent.
Le gaz
Dans ce contexte de crise ukrainienne, la Russie pourrait bloquer ses exportations. Cela obligerait l’Europe à se passer de l’énergie russe, donc trouver en vitesse de nouvelles sources d’énergie, et peut-être pour créer sa propre énergie, investir dans l’énergie verte.
L’Europe prend déjà des mesures visant à diversifier l’approvisionnement en gaz, ou trouver de nouveau gaz renouvelables, et remplacer le gaz utilisé pour le chauffage et la production d’électricité.
La fabrication de gaz par méthanisation serait peut-être une solution. Même si, pour le moment, seulement 2% de la production de gaz français provient de cette méthode. Ce défi serait tout de même difficile à relever.
Malheureusement, certains pays anticipent un gaz au prix inestimable ou inaccessible, et rouvrent des centrales à charbon (ex : en Italie).
On espère que la transition énergétique sera favorisée et rapidement !
Le prix du blé augmente
Capture d’écran Actu Environnement du 22/03/2022
En prévision d’une crise alimentaire, l’Europe a notamment décidé d’enlever l’obligation de mettre des terres en jachère (à reposer). Cela réjouit les agriculteurs, mais du côté des écolos, on s’inquiète de l’appauvrissement des sols et d’un potentiel retour à l’agriculture intensive.
Dimanche 27 mars, Will Smith a giflé le présentateur des Oscars, Chris Rock, car il a fait une blague sur l’absence de cheveux de sa femme, Jada Pinkett Smith. La plupart des gens ont condamné l’acte de violence de l’acteur contre l’humoriste, mais certains soupçonnent qu’il s’agisse d’une mise en scène au vu du peu de réaction du public et de Chris Rock (comme s’il s’y attendait). Will Smith est revenu sur son geste et a présenté ses excuses par rapport à son comportement, mais estime tout de même que sa gifle était justifiée.
Mais je voudrais consacrer cet article à la maladie de Jada Pinkett Smith. Elle souffre d’alopécie qui est une maladie auto-immune (dysfonctionnement du système immunitaire) qui provoque une chute partielle ou totale des cheveux et des poils. Elle touche environs 16% des femmes en France, mais on n’en parle peu car dans notre société une femme doit avoir les cheveux longs. C’est donc une maladie qui complexe beaucoup celles qui en souffrent. Je trouve ça injuste de se moquer de la maladie de quelqu’un, car si nous souffrons d’une maladie qui nous complexe, cela ne nous plairait pas qu’on se moque de nous.
Les JO de Pékin ont soulevé de nombreuses questions sur la façon dont l’environnement avait été pris en compte. L’enjeu pour les JO d’été, Paris 2024 est, selon son comité d’organisation, d’être un modèle « d’exemplarité environnementale ».
Pourtant, à Aubervilliers, ce même comité voulait supprimer des jardins ouvriers et mettre à la place une piscine d’entrainement. Les personnes qui entretenaient ces jardins n’ont pas été d’accord et des associations de défense de la nature sont venues pour les soutenir.
Les travaux ont commencé, saccageant 4000 m carrés de jardin, mais habitants et associations sont parties en procès. Le 9 mars dernier, la cour administrative d’appel de Paris a enfin rendu sa décision : les jardins ne peuvent être construits !
Question « exemplarité environnementale » c’était mal parti du côté d’Aubervilliers. On espère que les autres projets d’aménagements pour les futurs JO sont un peu plus cohérents !
Ce lundi 21 mars, les détails d’une « aventure » surprenante ont été délivrés sur le site de l’ONG Reporters sans frontières : un fixeur* qui travaillait depuis 2013 pour des médias comme BFMTV, France 2 ou RFI, raconte avoir été enlevé et torturé en Ukraine par l’armée russe pendant neuf jours !
Drapeau ukrainien / Photo France Inter
Unrécitglaçant
Le fixeur, préférant garder l’anonymat et ayant utilisé Nikita comme pseudonyme, raconte vouloir rejoindre sa famille, le 5 mars, pour être évacué. Malheureusement, il est capturé alors qu’il était au volant de son véhicule identifié par le sigle « Presse », par des membres de l’armée russe. Le prenant pour un militaire, ils le jettent à terre, le fouillent et lui assènent des coups, bien que le fixeur déclare être un civil. Son véhicule est même mitraillé.
Les militaires russes, en découvrant son métier, le torturent : un couteau passe près de son œil et poursuit son chemin le long de sa joue, on menace de lui couper le visage… Il reçoit des coups de crosses de fusils, se fait jeter dans un fossé et est visé « involontairement » (une balle frôle son visage).
Emmené dans un camp russe, on lui donne des coups de barre de fer sur les jambes et on lui vole son alliance ! Parmi toutes ces souffrances, une est particulièrement violente : les décharges électriques. Plaqué au sol, il ne peut voir avec quel objet lui sont faites ces tortures, mais la douleur est intenable. Il est aussi privé de nourriture pendant quarante-huit heures. Tous ces traitements furent subis à plusieurs reprises…
Neufs jours après son enlèvement, on lui ordonne d’écrire et signer une lettre déclarant son soutien à la Russie et à l’invasion de l’Ukraine. S’il ne perd pas la vie, c’est son honneur qui prend un coup (même si ce qu’il y a écrit ne sera probablement jamais respecté). Il est ensuite déplacé de cave en cave avec trois autres civils, il est ensuite rejoint par un nouveau détenu : un ancien haut fonctionnaire ukrainien.
Libéré, on le relâche dans la forêt et il se met à courir de peur d’être fusillé, mais aucune balle ne siffle. Il repart dans un véhicule avec des civils ukrainiens, d’abord réticents mais forcés par un militaire de prendre le fixeur avec eux.
Fake news ?
Cette histoire n’est apparemment pas une fake news :
« Les différentes parties de son récit ont été corroborées par des entretiens avec un membre de sa famille, un de ses anciens codétenus et deux journalistes de Radio France. Un collaborateur de RSF l’a accompagné lors de son examen médical, qui a permis de confirmer les traitements subis, notamment des commotions et des marques sur les jambes, là où les chocs ont été infligés » explique l’ONG pour prouver la véracité des faits.
Pour finir, ce récit est rapporté par l’ONG à la Cour pénale internationale, après déjà deux plaintes de leur part les 4 et 16 mars.
Justine
* Personne employée (comme guide, interprète etc.) par un(e) journaliste pour faciliter son travail dans une région dangereuse
Le 19 mars 2012, vers 08h00 du matin, Mohamed Merah (un homme de moins de 24 ans), a pénétré dans une école juive à Toulouse et assassina de sang froid trois enfants, Myriam Monsonego, 7 ans, Gabriel et Arié Sandler, de 3 et 6 ans, ainsi que leur père, Jonathan Sandler, qui était professeur dans leur école. Quelques jours avant, Mohamed Merah avait tué 3 militaires à Montauban.
C’est parce qu’ils étaient juifs que ces 3 enfants ont été assassinés. C’est infâme ! C’est inimaginable que même après la seconde guerre mondiale et tout ce que l’on a appris et qu’on sait de l’extermination des juifs, certains continuent à différencier et condamner les juifs en raison de leur religion.
Pour qu’on ne les oublie pas, dix ans après, le week-end dernier, Emmanuel Macron et les ex-présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont rendu hommage aux victimes de Toulouse.
Est-ce que c’est mieux de boire de l’eau en bouteille ou au robinet ? On va essayer de répondre à la question en 4 points.
Environnement
Selon un article du journal Le Parisien, 25 millions de bouteilles en plastique sont consommées puis jetées chaque jour en France. Environ une sur deux seulement sera recyclée.
On sait que ce qui ne sera pas recyclé finira dans les océans sous forme de microparticules particulièrement dangereuses pour les poissons et autres animaux marins.
Résultant du match : eau du robinet gagnante !
Santé
L’eau du robinet et extrêmement contrôlée donc elle est potable partout en France. S’il y a un accident qui risque de polluer l’eau (ce qui est rare) les gens sont prévenus et par conséquent n’encourent aucun risque.
Par contre, pour les bouteilles en plastique, toujours selon Le Parisien, « une étude menée par l’Université de New York a jeté un trouble en 2018. Les chercheurs ont retrouvé des microparticules de plastique dans de nombreuses eaux issues de bouteille testée ».
Résultant du match : eau du robinet gagnante !
Prix
1,5 litre d’eau du robinet = 0,54 centime (en moyenne 2 € par an si on boit 1,5L par jour)
1,5 litre d’eau en bouteille = entre 15 et 75 centimes
Résultant du match : eau du robinet gagnante !
Goût
Il y a des gens qui trouve que l’eau du robinet a le goût de chlore. Ça peut arriver (à Paris ce n’est pas le cas) car l’eau doit être désinfectée.
Résultant du match : eau en bouteille gagnante ?
Par forcément : si on met l’eau du robinet en carafe, elle n’a plus de mauvais goût !
Chaque année, 8,7 milliards de litre d’eau en bouteille plastique sont consommées en France. Les bouteilles plastique sont dans le top 10 des déchets trouvés dans les océans.
L’Eau de Paris lance une opération qui consiste à laisser les Parisiens remplir leurs gourdes ou prendre un verre d’eau gratuitement dans les commerces, restaurants et entreprises. Un sticker est apposé sur les vitrines des établissements participants. L’objectif, d’ici avril 2022, est de constituer un réseau de 500 commerces partenaires.
Mais pour lutter contre le tout-jetable, vous pouvez déjà favoriser l’eau du robinet à celui des bouteilles en plastiques et vous déplacer avec une gourde pour faire vos trajets quotidiens. Certaines personnes ont peur, car l’eau potable est traitée avec du chlore, et que ceci peut générer la présence d’un faible taux de trihalométhanes (THM) qui représente un risque de développement du cancer de la vessie (en plus d’un goût ou d’une odeur désagréable de chlore). Cependant, l’eau est traitée pour que des normes soient respectées et que cela ne soit pas dangereux à la consommation.