Tirs de missiles sur la Pologne

Avant hier, deux missiles sont tombés sur la Pologne, dans le village de Przewodow, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, faisant deux morts.

La Russie a été soupçonnée d’avoir envoyé ces missiles. Si cela avait été vrai, les conséquences se seraient avérées très graves. Car la Pologne fait partie d’une alliance : l’Otan. Alors si ces missiles avaient bien été russes, une guerre aurait pu se déclencher entre la Pologne et avec elle tous les membres de l’Otan, contre la Russie.

« Heureusement » (si l’on peut dire), ces missiles proviennent de l’Ukraine qui les a envoyés contre les missiles russes. Ils sont accidentellement tombées en Pologne. Ce n’est qu’un « accident malheureux » selon le président polonais, Andrzej Duda. Le secrétaire de l’Otan, Jens Stolenberg a pour sa part déclaré : « Soyons clairs, ce n’est pas la faute de l’Ukraine, la Russie porte la responsabilité ultime alors qu’elle poursuit sa guerre illégale contre l’Ukraine ».

Sarah

La percée ukrainienne : les raisons de ce retournement de situation

L’avancée ukrainienne et le théâtre Nort-Est -© Le Grand Continent / Institute for the Study of War et AEI’s Critical Threats Project

Depuis quelque temps déjà, on parle d’un déblocage de la situation en Ukraine. Le 6 septembre, un groupe presque aussi important que celui qui combattait dans le sud pour maintenir les positions sur la tête de pont de Kherson, part à l’attaque de Balakliya (voir carte), dans le Nort-Est du front (qui s’étend de Kharkiv à la Crimée). Cela a été tellement violent que l’Ukraine a fait plus d’un millier de prisonnier russes. Elle a pénétré en plein cœur du dispositif russe jusqu’à menacer le commandement russe et le priver d’un combat coordonné. De centaines aussi d’appareils en tout genre (véhicules de transmissions, radars) ont été pris, ce qui intéresse beaucoup les stratèges occidentaux. Les Russes ont été repoussés jusqu’à Koupiansk (10 septembre). Après le chaos, les forces de Poutine essayent de reformer une ligne de front.

Comment expliquer un tel retournement de situation ?

Les positions au sud en septembre-© Le Grand Continent / Institute for the Study of War et AEI’s Critical Threats Project

Tout d’abord, comme beaucoup de belligérants, les troupes ukrainiennes ont bénéficié de l’allié le plus important quand on entreprend une guerre : la chance. En effet, dans les semaines précédant l’attaque, lors de la préparation de l’offensive, les radars, les espions, les satellites, les avions de reconnaissance, les drones, enfin tout ce que compte la Russie d’appareil de reconnaissance, tout ce matériel n’a pas suffi à détecter un rassemblement de troupe dans le Nord-Est. La raison ? Le commandement russe était trop confiant dans son armée et, après un retour à la guerre de position en avril dernier, s’était limité à de petites attaques sur le front et a carrément opté pour la défensive dans le Sud. De plus, le commandement avait concentré ses forces dans le Sud vers Kherson, où se portait alors la plupart de l’effectif ukrainien. Avait-il la tête ailleurs ? Cela montre bien la faiblesse croissante des troupes russes d’Ukraine.

De plus, la tactique ukrainienne était bien trouvée : une sorte de changement d’aile. Le changement d’aile est une tactique qui consiste à concentrer ses forces sur un point fixe pour faire croire à l’ennemi qu’on veut attaquer ici. L’ennemi, pour éviter de se faire submerger sur ce point-là, y rassemble ses meilleures forces et/ou un grand nombre de soldats. Le coup final est porté à l’opposé de ce point par les troupes de réserves et/ou des renforts venant du point de pression. Il faut un grand nombre de soldats pour que la loi du nombre fasse son effet. En effet, puisque que l’essentiel des forces est fixé à l’opposé de l’attaque, ces même forces ennemies ne peuvent pas réagir et les forces adverses concernées par l’assaut sont en infériorité numérique. C’est donc la victoire assurée.

Capture d’écran ici Beyrouth

En Ukraine, c’est le même schéma : l’essentiel et les meilleures troupes russes sont fixées dans le Donbass. L’autre partie de la ligne de front est gardée par des troupes plus faibles en entrainement, en moral et surtout en nombre. Les stratèges occidentaux analysent la situation : il faut attaquer là ou l’ennemi ne s’y attend pas. Donc au Nord, puisque les Russes veulent à tout prix garder la région de Kherson, et qu’il dégarnissent leurs troupes au Nord. Le tout est de passer inaperçu aux yeux des satellites russes pour réunir les troupes. Premier coup de chance. Deuxième coup de chance : les troupes russes sont démoralisées, encore plus après les premiers succès de l’armée ukrainienne. Comme on l’a dit, les meilleurs éléments sont au Sud pour contenir les troupes de Zelenski.

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Le drapeau ukrainien flottant à nouveau dans l’Est– capture d’écran ici Beyrouth

Une comparaison est souvent faite par rapport à la guerre de position de 14-18. Une guerre de position est une guerre où les armées ne bougent pas trop, elles ne font pas de grosses manœuvres. La guerre des tranchées en est le meilleur exemple. La guerre en Ukraine est dans cette situation depuis avril 2022, le terrain ne se gagne que mètre par mètre. En revanche la percée et la manœuvre qui a permis de la mettre en place sont un exemple de la guerre dite de mouvement, l’armée ukrainienne peut maintenant manœuvrer dans le Nord sans problème. Cette percée débloque donc le front qui s’était figé, exactement comme en 1918. « On peut peut-être considérer que 1918 a maintenant commencé en Ukraine » affirme un spécialiste, l’historien militaire Michel Goya. Le cours de la guerre change…

En conclusion, la Russie peut tirer une leçon de son échec: la faiblesse croissante de son armée qui combat en Ukraine doit être prise en compte par l’état-major du Kremlin.

Avant-hier, mercredi 9 novembre, l’état-major russe annonçait le retrait de ses troupes de Kherson. Il s’agit cependant de rester prudent, il pourrait ne s’agir que d’un repli stratégique

Kenzo

Sources: Le grand continent- comprendre la percée ukrainienne

Ukraine: 2000 soldats ukrainiens vont suivre une instruction en France

Ce lundi, l’Europe a décidé, réunie au Luxembourg, de franchir un cap dans l’aide à l’Ukraine, depuis le début de la guerre : elle va former des militaires ukrainiens sur son sol dans trois pays. La Pologne, l’Allemagne, la France vont, après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, accueillir des soldats afin de les former en profondeur.

La Pologne va former l’essentiel l’entre eux, en tant que pays qui accueille beaucoup de réfugiés. L’Allemagne va former une brigade entière et la France se fixe comme objectif de former 2000 hommes.

Soldat des Forces armées ukrainiennes tirant avec un lance-grenades / photo Mil.gov.ua, CC PAR 4.0, via Wikimedia Commons

L’objectif est de suivre une formation générale, mais aussi de corriger des points faibles de l’armée ukrainienne comme le déminage, les opérations tactiques, la défense antiaérienne, l’artillerie ou bien la médecine de guerre.

La France et l’Europe vont aussi redoubler les efforts pour envoyer de l’armement en Ukraine notamment :

Canon Caesar / photo Daniel Steger
  • Les fameux canons Caesar, artillerie posée sur un camion, portée 40km, avec une précision de moins d’un mètre. La France en a envoyé 18, ils sont le symbole de l’aide militaire tricolore.
  • Les appareils de défense antiaérienne, les Crotales français

-Des blindés Marder pour l’Allemagne

-Etc…

Cette action va-t-elle changer le cours de la guerre ? Va-t-elle redonner le moral aux Ukrainiens ? Va-t-elle, avec la percée entreprise par les Ukrainiens débloquer la situation ? Ou, dans le pire des cas, est-il possible que la Russie accuse la France et le monde occidental de cobelligérance, avec l’escalade qui s’ensuivra ?

Kenzo

Ukraine, un journaliste français tué en faisant son métier

Frédéric Leclerc-Imhoff / Phl7605, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

C’est le huitième journaliste tué en Ukraine depuis le début de l’invasion russe.

En effet, le lundi 30 mai, alors que Frédéric Leclerc-Imhoff, 32 ans, participait à une évacuation de civils dans le Donbass, le reporter d’image de BFMTV a été mortellement touché au cou par un éclat d’obus. Le camion dans lequel il était, portait l’inscription « aide humanitaire ». Le meurtre d’un journaliste et le bombardement d’un convoi humanitaire étant des crimes de guerres, le parquet national antiterroriste a demandé l’ouverture d’une enquête.

Celle-ci aboutira-t-elle ? Combien d’autres atrocités la Russie commettra-t-elle ? Et comment l’arrêter ?

Louis M et Luca S

« Serviteur du peuple », la série qui a permis à Zelensky de se révéler

Serviteur du Peuple

Serviteur du peuple est une satire politique ukrainienne réalisée par Olexii Kiriouchenko dont le rôle principal est joué par Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine et ancien comédien. C’est une comédie qui critique la présidence ukrainienne et le gouvernement en général trop corrompus par quelques oligarques et leurs hommes.

C’est une série avant tout comique qui caricature parfois un peu les choses ; on exagère par exemple sur la corruption.

C’est l’histoire d’un prof d’histoire efficace, qui mène une vie quasi saine, modeste et humble, et qui pète une crise dans sa salle alors que les élections présidentielles de l’Ukraine approchent. Son emportement est immortalisé par un des cancres de la classe dans une vidéo qu’il diffuse sur YouTube. Elle fait un carton, car tout le monde souffre des inégalités en Ukraine. Les élèves de Vassili Petrovitch Goloborodko, le prof d’histoire en question, l’inscrivent alors pour la présidentielle. Contre toute attente, Vassili gagne avec une grande majorité contre le président sortant qui devient déprimé. Il va devoir faire face à la corruption, à un premier ministre au service d’hommes douteux, riches et qui n’hésitent pas à faire couler l’argent, à un gouvernement et un parlement plus que jamais profiteurs et corrompus, et à certains médias. Il doit alors s’entourer de gens de confiance, prêts à affronter la tentation et leurs ennemis politiques, les oligarques…

Je trouve cette série très bien, avec une histoire bien construite, et qui nous fait réfléchir à la corruption tout en nous distrayant. Cela nous fait aussi découvrir Kiev et ses monuments qui aujourd’hui sont détruits. Surtout, le « héros » qu’est aujourd’hui Volodymyr Zelensky, contribue grandement au succès international de la série et façonne une image positive de lui, le candidat « idéal » luttant contre la corruption. Série que je recommande, à voir sur Netflix ou Arte. 2e et 3e saison à venir !

Kenzo

Russie : le défilé du 9 mai

Le 9 mai, en Russie, on célèbre la victoire de l’URSS contre l’Allemagne nazie en 1945. C’est un grand évènement pour tous car la Russie a eu un nombre considérable de morts : 20 000 000. Lors de cette date historique, les citoyens russes défilent en brandissant des photos des victimes de la Seconde Guerre Mondiale, on les appelle les « immortels ». Le Kremlin s’est assez vite « accaparé » cette tradition et en 2015, Poutine avait défilé avec une photo de son grand-père.

Ce 9 mai 2022, alors que la Russie est en guerre avec l’Ukraine (que Poutine désigne comme un pays nazi), le dictateur a fait défiler ses troupes militaires puis a fait un discours de 11 minutes sur la place Rouge.

On aurait pu s’attendre à un discours en lien avec « l’opération spéciale » en Ukraine, mais le chef du Kremlin a d’abord parlé de la Seconde Guerre Mondiale et a répété qu’il ne fallait pas retomber dans une « guerre globale » : « Tous ceux qui ont vaincu le nazisme lors de la grande guerre patriotique nous ont donné une leçon des vainqueurs et nous allons suivre leur exemple ». « Notre dette est de garder la mémoire de ceux qui ont écrasé le nazisme […] et de faire tout pour que l’horreur d’une guerre globale ne se répète pas. » Poutine a tout de même « justifié » son invasion de l’Ukraine en expliquant que la Russie devait réagir face à cette « menace absolument inacceptable » mais il ne dit pas toute la vérité : il n’a pas mentionné les attaques à Marioupol pour, d’après un spécialiste de la politique russe à l’université d’Édimbourg, donner l’impression que l’opération militaire ne se passe que dans le Donbass comme cela était prévu. Le dictateur compare la guerre actuelle avec la lutte contre l’Allemagne nazie. Il a aussi répété que l’Ukraine voulaient obtenir la bombe atomique et était soutenue par l’OTAN, une menace pour la Russie ! D’après lui, ce serait la faute de l’organisation si la guerre se poursuit, étant donné que l’OTAN permet à l’Ukraine de se défendre en « [améliorant] les infrastructures militaires » de Kiev.

Pour conclure, le Kremlin poursuit toujours sa campagne mensongère et ne cesse de mentir au peuple russe.

Justine

Boutcha, Poutine décore l’unité qui commet des crimes de guerres

Le lundi 18 avril, un décret signé par le chef russe Vladimir Poutine, donne à la 64e brigade de fusiliers motorisée, accusée des pires crimes de guerres à Boutcha, le « titre honorifique de Garde » pour ses « actions habiles et décisives lors de l’opération militaire spéciale en Ukraine (qui) sont un modèle d’exécution du devoir militaire, de courage, de détermination et de grand professionnalisme« , écrit le président russe aux soldats. Il récompense donc ces militaires, dont certains ont commis d’atroces crimes de guerre.

Le chef responsable des troupes stationnées à Boutcha, Azatbek Omurbekov, lors de sa bénédiction par un évêque orthodoxe en fin 2021, avait alors dit : « Ce ne sont pas nos armes les plus importantes, l’histoire montre que la plupart de nos batailles se gagnent avec nos âmes« . Il est qualifié aujourd’hui de « boucher de Boutcha ».

Le lieutenant-colonel Azatbek Omurbekov, dans un reportage russe, filmé dans un camp militaire de l’extrême orient russe, organisateur du massacre à Boutcha.

Le monde s’indigne évidemment de ces décorations.

Kenzo

Un « traitement de faveur » pour les réfugiés Ukrainiens ?

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de nombreux réfugiés Ukrainiens se rendent dans les pays qui partagent les mêmes frontières que l’Ukraine, mais vont principalement en Pologne. Les populations les aident en les accueillant chez eux, et en faisant des dons de nourritures et de vêtements.

Plus de 36 000 Ukrainiens sont arrivés en France. Plusieurs associations mettent en place des aides (aide au logement, aide à la scolarisation des enfants mineurs, etc).

Certains journalistes pensent qu’il y a un traitement de faveur médiatique pour les réfugiés Ukrainiens. Par exemple, Sarah Nedjar, journaliste reporter chez Radio France, dénonce sur son compte Twitter l’application de la « loi du mort kilométrique » (ou « loi de proximité ») : c’est une pratique journalistique consistant à accorder plus d’importance à un drame qui se déroule « près de chez nous », alors même que des drames similaires, plus graves et/ou qui durent depuis plus longtemps ont lieu dans les pays plus lointains.

Des organisations humanitaires et Cédric Herrou, agriculteur français, connu pour avoir été arrêté en 2016 après avoir aidé une centaine de migrants à la frontière franco-italienne, dénoncent un « deux poids deux mesures » entre l’accueil des Ukrainiens et celui réservés aux Africains.

Au début du conflit, Human Rights Watch a dénoncé un « traitement inégalitaire » vis-à-vis des ressortissants étrangers qui voulaient fuir la guerre, et ont été retardés ou bloqués aux frontières. Si ceux-ci ont témoigné que cela leur était justifié en disant que, de manière générale, on donne la priorité aux femmes et aux enfants, selon la directrice adjointe de l’organisation, Judith Sunderland, il s’agit de « discrimination fondée sur la nationalité ou la race ». Cela aurait aussi concerné la communauté gitane ukrainienne : « Parmi les réfugiés, ils sont les derniers des derniers » (Serhii Cicak, juriste et gitan).

Sarah

Crimes de guerre en Ukraine

Comme on le sait, une guerre entre la Russie et l’Ukraine fait rage. Après le retrait de l’armée russe de la ville de Boutcha dans le région de Kiev, des journalistes (dont des journalistes de l’AFP) et les militaires ukrainiens ont trouvé plus de 410 corps sans vie jonchant les rues ou enterrés dans des fosses communes, selon la procureure général d’Ukraine. Tous étaient des civils, parmi eux des adolescents. On a même trouvé un homme abattu avec les mains liées.

On parle alors de crimes de guerre. Mais pourquoi ?

Crimes de guerre

Dans une guerre, deux armées s’affrontent. Idéalement, les civils ne devraient pas subir les conséquences de cette guerre. Il peut y avoir des « accidents »: une trajectoire mal calculée… etc. Mais un droit dicte ce qu’on a le droit ou pas de faire dans une guerre : le droit international humanitaire. Il dit qu’on a pas le droit de s’en prendre volontairement aux non-combattants, de tuer les prisonniers, de violer, de piller… Lorsqu’on enfreint ce droit, on parle de « crimes de guerre ». Bien sûr, le droit est souvent enfreint : il n’y aura jamais de guerre « propre », sans la mort de civils causée volontairement. Les crimes de guerre ont toujours existé depuis l’apparition du conflit au Néolithique. Par contre, le droit international humanitaire, ou droit de la guerre, relève essentiellement des 4 conventions de Genève de 1949 et lient la quasi-totalité des pays du monde.

Or, ces cadavres retrouvés à Boutcha appartiennent à des civils. La Russie a donc tué volontairement des non-combattants, selon des témoignages. C’est un crime de guerre.

Certains cadavres avaient les mains liées, on peut donc penser que ce sont des prisonniers. La Russie a tué des prisonniers, encore un crime de guerre…

Bien sûr, Moscou mène une opération de désinformation, mais il y a de trop nombreuses preuves. Le président ukrainien, Volodymyr Zelinsky, veut que la Russie soit tenue responsable de crime de guerre devant l’ONU.

Kenzo

Guerre en Ukraine : y a-t-il une possibilité de sortir de la dépendance de la Russie ?

Le gaz russe intéresse beaucoup de pays, notamment d’Europe, comme on l’a dit dans un précédent article. La Russie a aussi une forte agriculture, elle est le 3e producteur de farine au monde. La France investit beaucoup dans le Kremlin, près de 500 entreprises françaises opèrent en Russie et la France est le premier employeur privé du pays, 160 000 salariés y travaillent.

Le gaz

Dans ce contexte de crise ukrainienne, la Russie pourrait bloquer ses exportations. Cela obligerait l’Europe à se passer de l’énergie russe, donc trouver en vitesse de nouvelles sources d’énergie, et peut-être pour créer sa propre énergie, investir dans l’énergie verte.

L’Europe prend déjà des mesures visant à diversifier l’approvisionnement en gaz, ou trouver de nouveau gaz renouvelables, et remplacer le gaz utilisé pour le chauffage et la production d’électricité.

La fabrication de gaz par méthanisation serait peut-être une solution. Même si, pour le moment, seulement 2% de la production de gaz français provient de cette méthode. Ce défi serait tout de même difficile à relever.

Malheureusement, certains pays anticipent un gaz au prix inestimable ou inaccessible, et rouvrent des centrales à charbon (ex : en Italie).

On espère que la transition énergétique sera favorisée et rapidement !

Le prix du blé augmente

Capture d’écran Actu Environnement du 22/03/2022

En prévision d’une crise alimentaire, l’Europe a notamment décidé d’enlever l’obligation de mettre des terres en jachère (à reposer). Cela réjouit les agriculteurs, mais du côté des écolos, on s’inquiète de l’appauvrissement des sols et d’un potentiel retour à l’agriculture intensive.

Kenzo et Luca S.