Les élèves des collèges Jean Moulin, Louise Michel et Valmy présentent, cette année encore, leurs coups de cœur dans la sélection du prix littéraire « Paris d’en lire ».
Tous les élèves de 5eB ont enregistré tout début juin, non pas dans le studio de Radio Clype comme leurs camarades, mais au CDI avec Mme Josserand, leur émission de radio.
Ils y racontent façon portrait chinois, recette de cuisine ou compte-rendu d’interview, leurs préférences littéraires dans la large sélection du prix : 11 livres étaient en compétition et il y en avait pour tous les goûts, romans, bande dessinée, théâtre, album…
Merci à Mme Politano, professeur de français, d’avoir encadré ce travail passionnant !
Le 4 juin dernier, Juliette, Lilou-Anne et Gabriel allaient présenter l’atelier Poésie et Science à Radio Clype. L’émission est en ligne, on vous la partage.
Sauveur & Fils est un roman génial car il montre plusieurs points de vue (j’y reviendrai tout à l’heure), il y a plusieurs « histoires » dans ce roman, une histoire d’amour, une « policière » et l’histoire principale.
L’intrigue se déroule à notre époque (en 2015), à Orléans (car la rue des Murlins n’existe que dans cette ville – je le sais grâce à ma grand mère qui a travaillé elle-même à Orléans). Un psy, Sauveur Saint-Yves, originaire de la Martinique, un géant noir d’un mètre quatre vingt dix, a un fils qui s’appelle Lazare, 8 ans. Lazare est métissé, car sa mère (décédée) était blanche. Sauveur a une multitude de patients et est débordé.
Le livre se présente sous la forme d’un journal, un chapitre correspond à une semaine. On suit donc les patients de Sauveur chaque semaine avec beaucoup de pages entre chaque consultations, mais ce n’est pas du tout dérangeant puisque chaque consultation et la vie elle-même de Sauveur sont très intéressantes et riches en émotions.
Sauveur & Fils aborde plein de sujets qui touchent particulièrement les jeunes, comme sur la scarification, la transsexualité, ou malheureusement le viol… J’ai adoré suivre chacun des patients et, sachant que je veux être médecin, ce livre m’a réellement donné envie d’être psy ! Mon personnage préféré est évidemment Sauveur, car j’adore découvrir sa situation de père, comment il s’occupe de son fils et de ses patients en même temps. Il doit aussi gérer sa « relation » avec Louise, tout ça fait beaucoup mais j’adore découvrir la façon dont il aide ses malades, comment il dénoue les problèmes. Dans les patients de Sauveur, mon personnage préféré est Ella Kuypens qui a une phobie scolaire, mais en réalité son plus gros problème est bien autre chose.
Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir cette super histoire ! Bonne lecture…
Ludmila
Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail, à l’Ecole des Loisirs
En ce moment même, la saison 5 de MHA (My Hero Academia) sort, épisode par épisode, tous les samedis.
MHA se passe dans un monde ou 80% de la population ont un alter (pouvoir quelconque) et 20% n’en n’ont pas. Sauf que des personnes abusent de ces pouvoirs et deviennent les Vilains et d’autres sont les Héros qui sauvent l’humanité. C’est l’histoire d’un garçon sans alter, Izuku Midorya, qui rêve d’être un Héros.
Un jour il se jette dans la gueule d’un Vilain pour aider son ami et rencontre le Symbole de la Paix, All Might, le numéro 1 des Héros. Par chance, All Might a un alter qui se transmet de génération en génération et, en voyant son courage et son desespoir dans les yeux de Izuku Midorya, il décide de lui transmettre son alter. Midorya essayera par la suite d’entrer dans la plus prestigieuse école d’héroïsme où il rencontrera plein d’amis dont certains plus forts que lui car il ne maitrise pas totalement son alter. Il essayera ensuite de les surpasser.
Le Tigre des neiges est un manga de Akiko Higashimura du genre seinen (style de manga pour jeunes adultes ). Il y a 10 volumes au total en version originale et 8 traduits pour le moment.
Le début du manga, très bien mis en page, raconte très précisément l’histoire du Japon de 1530. La présentation est particulière : la page est divisée en deux, la partie du haut pour ceux qui sont très très intéressés par l’histoire du Japon et la partie du bas (qu’elle a nommé « la pause thé d’Akiko ») où l’autrice résume avec pas mal d’humour des choses anecdotiques. Elle adresse vraiment cet espace aux « nuls en histoire ».
L’autrice a travaillé sur l’époque dite « Sengoku » au Japon (période de turbulences sociales) et une théorie selon laquelle un seigneur de guerre japonais, Uesugi Kenshin, serait une femme.
Je trouve ce manga féministe, le fait de mettre en avant une femme guerrière qui s’occupe de la politique est très intéressant. Malgré son époque, les hommes qui se tenaient à ses côtés avaient du respect pour elle.
Son père, Nagao Tamekage, espérait un deuxième fils, courageux, fort et qui ferait honneur à sa famille, un garçon qui serait le contraire de son grand frère intellectuel et féru de poésie. La mère en étant enceinte va chaque jour prier au temple Nagao. Son mari lui fait la confession que l’enfant sera la réincarnation de Bishamonten (ce serait la divinité des guerriers). Mais, hélas pour Nagao, c’est une fille qui naît. Alors le père qui au début est fou de rage, l’élève en tant que « garçon manqué », il la nomme « Torachiro » plus couramment « Tora »un prénom qui est utilisé principalement pour les garçons.
Les dessins m’ont énormément plu, les couleurs des couvertures sont magnifiques. J’adore l’histoire, on n’arrive pas à lâcher ce manga tant qu’on ne l’a pas fini !
Depuis le début de ma scolarité au collège, pour nous inciter à travailler les profs nous donnent toujours comme prétexte que le brevet est dans 3, 2, 1 ans et qu’on devrait commencer à se concentrer, si on veut espérer l’avoir. Chaque année nous avons le droit à au moins deux ou trois discours, surtout en quatrième, pour nous dire que si on ne se met pas au boulot on ne peut même pas espérer un lycée général, et que ce n’est pas en troisième qu’il faudra commencer à s’y mettre.
Je connais aussi des profs qui disent au contraire, que maintenant le brevet, tout le monde l’a. Mais je pense que la plupart des élèves ont la pression. Ainsi ma demi-sœur, en 3ème, qui est une excellente élève, a quand même cette année tellement eu peur pour son oral blanc, qu’elle s’est mise à pleurer et n’a pu continuer à parler. Il est vrai aussi que pour d’autres, cette pression peut donner un challenge, une motivation !
Selon moi, le brevet doit être plutôt simple mais à force d’écouter les profs, cela me met le doute. Je pense que le plus dur, c’est d’avoir le lycée qu’on veut. Dans mon collège, le lycée qu’ambitionne tous les collégiens est le lycée Montaigne. Je le sais parce que j’en ai plusieurs fois discuté avec mes amis. Le lycée Montaigne est un lycée « intermédiaire », il est accessible à beaucoup de gens, il accueille environ trois cent élèves de seconde chaque année, donc plus de chances d’être pris. De plus, c’est un très beau lycée, ça reste un bonus ! Et il est situé devant le Luxembourg un des trois plus beaux parcs de Paris !!
Je pense que les profs devraient être plus encourageants et ça motiverait beaucoup plus.
Rien de tel qu’une bonne douche après une journée aussi longue que celle-ci ! Oui vous avez bien lu j’ai passé un après-midi à l’Hôtel de ville ! J’y suis allé avec Mme Josserand et également Timothée, rédacteur à ON SE DIT TOUT.
Super ! Mais enquel honneur ?
Reprenons tout depuis le début ! Notre journal s’est inscrit au Concours Kaléïdo’scoop. Cette compétition comporte un jury votant pour le meilleur des journaux dans différents groupes :
Catégorie Collège
Catégorie Lycée
Catégorie Étudiants
Catégorie Hors scolaire
Ces 4 groupes eux-mêmes divisées par catégories :
Journal Papier
Journal Web
Journal Web TV (chaîne YouTube par exemple)
Journal Radio
Attention ! Chaque catégorie n’était pas forcément représentée dans chaque groupe.
Les prix étaient dans mon souvenir : Coup de pouce, Encouragements du jury, Lauréats (les meilleurs pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire) et Coup de Cœur.
Vous aurez donc compris que si nous étions chez Mme Hidalgo c’est parce que : nous avons gagné un prix !!! Mais jusque là il nous était encore inconnu…
J’ai donc été choisie pour aller le recevoir avec Timothée, qui « remplaçait » Gaspard qui n’avait pas pu venir, car nous faisions partie des reporters ayant écrit le plus d’articles.
Et alors ? Comment c’était ?
Tout simplement épuisant !
Après les cours du matin nous avons retrouvé Mme Josserand devant le CDI (mon sac comportant un gros classeur et deux cahiers…) puis nous sommes allés prendre la ligne 4 en partant d’Alésia jusqu’à… Châtelet ! Nous avons donc fait 12 stations de métro (+1 prenant la ligne 1 : Châtelet-Hôtel de Ville).
Nous nous sommes ensuite retrouvés devant l’Hôtel de ville sur la place en face. Le corps non pas desséché mais en sueur, le ventre vide mais nos fidèles gourdes avec nous, nous avons attendus sous une chaleur de bête ne serait-ce qu’un signe qui nous indiquerait que nous pourrions rentrer dans le monument déguster un buffet des plus somptueux ! Hélas… Ce n’étais pas vraiment ce qui allait se passer. Le repas de midi ne fut pas composé de petits fours mais de sandwichs !!! N’allez pas me faire croire que la Maire mange des sandwichs à midi !
Mais bon, je ne suis pas du genre à faire la difficile avec la nourriture et mon estomac commençait à crier famine alors j’en ai pris un au thon (Timothée au poulet et Mme Josserand un végétarien) accompagné d’un brownie au noix de pécan 😋 !
Nous avons fini de manger aux alentours de 13h15 puis nous sommes allés attendre devant la porte d’entrée (je vous épargne l’attente en plein cagnard avec des gens rédigeant pour des… canards, ainsi que l’entrée, les tests comme à l’aéroport ou au musée…)
Nous nous sommes ensuite retrouvés dans un grand escalier (ça en faisait des marches) recouvert d’une sorte de tapisserie. Nous sommes arrivés dans une salle où nous avons été photographiés et nous avons eu un badge, un stylo, un carnet, une étiquette et des affiches Jet d’Encre (une association nationale donnant des conseils aux jeunes journalistes). Un grand (mais vraiment grand grand grand !) tableau représentant la saison d’hiver avait été peint sur un mur de la pièce.
Après nous sommes arrivés dans une autre salle remplie de chaises (toujours pas climatisée – nous étions des dizaines imaginez un peu la chaleur corporelle se dégageant dans la la salle !). Vers 14h30 la remise des prix a commencé ! Enfin une dame du nom d’Hélène Bidard, ajointe à la mairie de Paris, a pris la parole pour un discours. Au moins il était simple et encourageant. Elle a cité plusieurs villes de France (quand je dis national c’est pas une blague) dont Paris et notre collège a été indiqué.
Et les prix, ça arrive ?
Oui on y est ! On a commencé par la catégorie Collège, j’ai retenu ma respiration comme Timothée, tous deux stressés à l’idée d’être les premiers à recevoir le prix… Expiration ! On commençait par le journal en papier. C’est là que nous avons vu LE micro pour les journalistes qui devaient donc parler ! Mais Mme Josserand s’est volontairement dévouée pour expliquer l’atelier journal (c’est faux avec Timothée on l’y a un peu obligée…) c’est alors qu’est arrivé le tour des journaux Web !
Le premier journal a reçu un coup de cœur du jury et là nous fûmes appelés… Et notre prix était…
LES LAURÉATS DU JOURNAL WEB CATÉGORIE COLLÈGE !!!!!!!!!!!!!!🤩 C’est le moment d’effectuer une petite danse de la joie, je conseille la traditionnelle Macarena ou le bon vieux floss bien qu’il soit un peu passé de mode !
Bon, il ne fallait pas en douter puisque nous étions les meilleurs, nous sommes les meilleurs et nous serons les meilleurs (en toute modestie bien sûr…)
Et ensuite ? Vous êtes partis ?
Nous aurions bien aimés mais nous sommes encore restés regarder les prix jusqu’à 15h30 environ. Je dois tout de même reconnaître que c’était assez intéressant en particulier dans la Catégorie Hors Scolaire Web TV. J’ai beaucoup aimé les remerciements du créateur de la chaîne YouTube Vin’Cen Quête qui nous a rapidement fait une petite pub pour sa prochaine vidéo qui sort vendredi ! J’ai aussi été impressionnée par la chaîne YouTube Marco Investigation géré par un garçon pas plus âgé que nous les 5èmes ! Il était inspiré par Cash Investigation et s’est finalement lancé tout seul. Il a ensuite été rejoint par deux filles (je ne me souviens plus des prénoms) et a été surpris de voir qu’il avait reçu un prix.
Mourant littéralement sous la chaleur assommante qui régnait nous nous sommes éclipsés en douce et avons refait le chemin en sens inverse, c’est ainsi que s’achève notre longue journée !
Vous vous souvenez, nous vous avions présenté la Battle d’écriture qui nous avait opposé l’équipe de rédaction de On se dit tout, à l’équipe de rédaction de Veni, Vidi, Valmy, le journal des élèves du collège Valmy.
Et voilà l’aboutissement de cette Battle : une émission de radio que nous avons réalisée tous ensemble et qui a été enregistrée à Radio Clype.
Je vous ai déjà parlé de la venue dans ma classe de 6eC d’un avocat dans le cadre du cours d’éducation morale et civique avec Mme Ruz … Maître Estain, avocat au Barreau de Paris, est revenu une seconde fois et il nous a apporté des précisions à sa première intervention qui portait sur le thème de l’identité.
A propos de la mention du sexe sur la carte d’identité il y a eu des changements par rapport à ce que j’ai écrit la dernière fois. Pour l’instant, le sexe neutre est suspendu. Cette décision judiciaire vient de tomber.
L’avocat nous a aussi mis en garde sur notre identité numérique. On a tous une identité numérique, c’est-à-dire les traces que nous laissons de notre identité sur Internet. Maître Estain nous a mis en garde sur le fait de ne pas donner notre vraie identité n’importe comment sur Internet. C’est mieux dans la plupart des cas d’utiliser un pseudonyme, surtout en ce qui concerne les réseaux sociaux.
Il nous a aussi beaucoup parlé de l’identité de l’enfant. L’enfant est une personne et son identité est définie, comme pour les autres personnes, par son nom de famille, qui correspond à sa filiation, son prénom et sa date et son lieu de naissance. La filiation, c’est le lien de parenté entre un enfant et ses parents. L’enfant est aussi un mineur, c’est-à-dire qu’il est sous la responsabilité de ses parents jusqu’à sa majorité, en France, fixée à 18 ans. En tant que personne, l’enfant est protégé par la loi.
Il nous a aussi parlé des enfants qui subissent le divorce de leurs parents et se retrouvent en garde alternée. Il y a des pédopsychiatres et des médecins qui trouvent juste et mieux pour l’enfant d’être dans un domicile fixe. Les enfant n’ont pas le droit de prendre parti pour la mère ou le père:
pour les moins de 13 ans, le juge décide et les enfants n’ont pas le droit d’intervenir.
de 13 à 15 ans, le juge décide de vous entendre.
si vous avez plus de 15 ans, le juge est obligé de vous entendre.
J’ai encore appris plein de choses … c’était un cours passionnant !
Nées au Japon en 1996, les cartes Pokemons reviennent à nouveau en force en 2021… et pas seulement dans les cours de récréation.
Imaginez : en avril dernier, le belge Yves Bruynen refusait l’offre au prix exorbitant de 415 000 euros, pour sa carte « Charizard sans ombre »: il trouvait que c’était trop peu ! Ayant acheté pour 200 euros un paquet Pokemon il y a 6 ans, il en a sorti cette carte dont il estime qu’elle vaudrait à présent presque un demi-million. Et il prévoit, d’ici la fin de l’année, qu’elle vaudra dans les environs du million !
La folie a démarré aux USA quand le youtubeur-boxeur Logan Paul (qui compte 22 millions d’abonnés), a commencé à se filmer en train d’ouvrir en direct des boosters Pokemon. Au total, sa collection personnelle aurait été acquise pour 2 000 000 de dollars !
La photo où il apparaît avant son combat de boxe contre Mayweather, le dimanche 6 juin, portant autour du coup et montée sur une chaine en diamants, une carte Charizard achetée 150 000 dollars, a fait le tour des réseaux sociaux. Etant donné sa rareté (il n’en existerait que 3 exemplaires dans le monde) Logan Paul estime que son Charizard vaudrait aujourd’hui 1 million.
Les plus grandes salles de ventes mondiales se sont mises de la partie et proposent des enchères. A Paris, Drouot organisait sa première vente de cartes le jeudi 10 juin 2021. Les prix n’atteignaient pourtant pas des sommes aussi délirantes, la carte la plus chère étant partie à 7 800 euros.
En réalité, les cartes chères sont très rares, donc n’espérez pas trop, dans vos paquets, trouver des cartes valant des centaines d’euros !