Le 18 novembre, un Allemand retrouve par terre un chèque de 4,6 millions d’euros destiné à Haribo.
Un jeune homme allemand nommé Anouar, allait rendre visite à sa mère dans la ville de Francfort. En marchant il vit un petit bout de papier par terre et quand il le ramassa, il se rendit compte que c’était un chèque destiné à Haribo (le fabriquant de bonbons). Quand il lut le montant de ce chèque, il fut si choqué qu’il ne sut quoi dire. « Il y avait une somme si importante dessus que je ne pouvais même pas la prononcer », a annoncé Anouar. Il a donc décidé de contacter l’entreprise.
Un avocat lui a demandé de détruire ce chèque, Anouart honnête et gentil, l’a donc directement fait. En guise de remerciement, Haribo lui a envoyé 6 paquets de bonbons. Mais Anouar trouvait ça un peu radin de leur part.
Moi, je trouve ce n’est vraiment pas approprié de ne lui envoyer que 6 paquets de bonbons pour le remercier d’avoir détruit un chèque d’une valeur de 4,6 MILLIONS D’EUROS ! Haribo a annoncé que c’était le cadeau habituel qu’il envoyait pour remercier quelqu’un.
J’espère que la vie offrira à Anouar d’autres cadeaux pour le récompenser !
Comme on l’a dit dans unprécédent article, mercredi 9 Novembre, l’Etat-major russe annonçait son repli de la grande ville de Kherson, clé sur le front sud car elle contrôle un des grands ponts sur le Dniepr, un fleuve ukrainien assez large à ce niveau. Jusqu’alors, la Russie s’obstinait à garder une tête de pont, cela veut dire que ses troupes restaient sur la rive droite du Dniepr (côté ukrainien), à l’embouchure du pont.
Que s’est-il passé exactement ?
Cette fuite était préparée très à l’avance. Même du côté occidental, on pouvait deviner qu’il allait se passer quelque chose. En effet, plusieurs bateaux russes avaient été sabordés (détruits) par les troupes du Kremlin. Puis, les Russes ont détruit tout ce qu’ils ne pouvaient pas emporter, notamment les ponts du Dniepr, les antennes relais… etc. L’opinion occidentale retient surtout la déportation des populations locales. Juste avant la retraite, les Russes emportent à l’abri tout le matériel lourd qui ne peut pas être emporté dans la fuite. Enfin, les 25 000 soldats russes, dont des troupes aéroportée et des troupes d’élite, ont évacué la rive droite du Dniepr. Ils ont probablement laissé des explosifs pour freiner l’avancée ukrainienne.
Sur la carte, on voit bien que les forces russes combattaient avec le fleuve Dniepr dans leur dos. Leur nouveau retranchement leur permet de sécuriser le sud, au moins jusqu’à Zaporijia.
Pourquoi ont-ils abandonné une position stratégique ?
La situation a été analysée par les différents états-majors occidentaux. Selon le Pentagone (ministère de la défense américain), les Russes veulent se reformer plus à l’est, car la position semblait intenable. Pour d’autres, la position était à la fois intenable mais surtout inutile dans ce contexte…
En effet, quand on mène une guerre, il vaut mieux assurer ses arrières et, en l’occurrence, une bonne retraite. Se battre avec un fleuve dans le dos n’assure pas une bonne retraite et, même avec un pont (qui ralentit le repli), on se sent acculé. De plus, les experts assurent que la stratégie russe est « d’hiverner », c’est à dire passer l’hiver pour préparer les campagnes de l’été 2023. Or il faut s’assurer de passer l’hiver en sécurité. Il faut aussi limiter les pertes au maximum, donc évacuer les zones où « l’espérance de vie du soldat » est très faible pour ne pas occasionner trop de pertes. La tête de pont est certes stratégique mais impossible à tenir.
Les troupes aéroportée et d’élite ont d’ailleurs été récemment remplacées par des conscrits de moins bonne qualité que les militaires de métier. La position était donc d’autant plus fragile.
Quelles en sont les conséquences ?
D’abord cette retraite, cette nouvelle défaite, permet de prouver que l’armée ukrainienne est en constante progression et s’améliore de jour en jour grâce au soutien de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Face à cette armée très confiante et galvanisée par l’idée de libérer sa nation, se trouve une armée qui s’enlise, composée de soldats conscrits qui se savent sacrifiés et n’ont pas envie de combattre. L’armée ne peut plus suivre Poutine dans ses choix politiques, et même si l’armée voulait tenir les territoires conquis, les militaires subalternes et du rang ne voudraient pas continuer. Avec l’arrivée des réservistes conscrits, cette opinion se renforce. Certains pensent que l’armée préfère se retirer en bon ordre que de subir une véritable déroute. Le coup d’avance est aux Ukrainiens qui maintenant « mènent » la guerre et décideront probablement du lieu des opérations futures, par exemple.
Alors, c’est perdu pour la Russie ?
Pas totalement. L’opération, du genre « retraite en bon ordre stratégique », a permis de sauver la vie de plusieurs milliers de Russes qui auraient pu mourir sous le feu de l’armée ukrainienne. Les 25 000 soldats russes sur place auraient pu périr et/ou se rendre inutilisables pour combler une brèche dans une autre région en restant à Kherson. En se repliant, la Russie « gagne », comme aux échecs, lorsqu’un pion atteint le bord du camp adverse, une nouvelle pièce de jeu qui pourra s’avérer très utile pour le plan de bataille de Poutine.
Ensuite, la Russie protège ses nouvelles frontières par un fleuve et stoppe net l’avancée déjà lente de l’armée ukrainienne dans le sud. Enfin, n’oublions pas que la Russie possède encore des soldats de réserve, réservistes en tout genre, et bien sûr, c’est un vivier de soldats que Poutine exploite déjà en rendant l’éducation militaire obligatoire à l’école. Tout ça pour dire que la Russie, vu sa situation, a probablement fait le bon choix.
La propagande de Poutine
Le discours russe présentera bien sûr l’évènement comme bénéfique pour la « grande Russie » et pas du tout comme une retraite voire une fuite. L’important pour Poutine est qu’il ne faut pas que son peuple interprète lui-même l’évènement. La Russie continuera par la propagande de provoquer l’Occident en montrant qu’elle est toujours aussi puissante alors qu’elle perd le pied en Ukraine.
Et la suite ?
Ce n’est pas le premier échec majeur de la Russie. Même avant la percée dans le Nord, les Russes avaient montré des signes de faiblesse. Après avoir poussé jusqu’aux banlieues de Kiev, les troupes du Kremlin butent contre la capitale et se retirent en bon ordre pour conserver les positions dans l’est, à la fin du mois de mars 2022. Puis une île tout entière est évacuée (l’Ile au Serpent). Plusieurs prises de villes sont difficiles et coûteuses en hommes. La Russie faiblit. Enfin le coup d’éclat: la région de Kharkiv libérée. Tout semble indiquer que l’Ukraine va militairement gagner (il ne faut pas oublier une frappe nucléaire de la part de la Russie), mis peut-être pas conserver son indépendance.
La Chine est très stricte sur le covid 19 et les Chinois sont toujours confinés alors que le reste du monde a repris une activité « presque » normale. Apres trois ans de « zéro covid », la Chine continue de maintenir les mêmes directives strictes envers la population.
Mais depuis quelques temps, des manifestations de protestation ont éclaté. Elles ont débuté fin octobre dans l’usine Foxconn dans le centre du pays.
« Pourquoi la Chine ne suit-elle pas les autres pays du monde qui se sont libérés du Covid ? Les tests massifs sont-ils utiles ? Pourquoi autant de restrictions pour si peu de morts ? », message largement partagé sur les réseaux sociaux chinois
Depuis que la Coupe du monde de football au Qatar a commencé, les Chinois se rendent compte qu’ils sont les seuls à être confrontés à des mesures sanitaires encore très autoritaires. Ils découvrent, à la télévision, des images des stades remplis de spectateurs sans masques et sans restrictions sanitaires. Les Chinois ont été choqués par ces images ! Ils supportent de moins en moins leur situation de confinement strict et de restrictions sévères…
La révolte va-t-elle succéder à l’incompréhension ?
Avant hier, deux missiles sont tombés sur la Pologne, dans le village de Przewodow, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, faisant deux morts.
La Russie a été soupçonnée d’avoir envoyé ces missiles. Si cela avait été vrai, les conséquences se seraient avérées très graves. Car la Pologne fait partie d’une alliance : l’Otan. Alors si ces missiles avaient bien été russes, une guerre aurait pu se déclencher entre la Pologne et avec elle tous les membres de l’Otan, contre la Russie.
« Heureusement » (si l’on peut dire), ces missiles proviennent de l’Ukraine qui les a envoyés contre les missiles russes. Ils sont accidentellement tombées en Pologne. Ce n’est qu’un « accident malheureux » selon le président polonais, Andrzej Duda. Le secrétaire de l’Otan, Jens Stolenberg a pour sa part déclaré : « Soyons clairs, ce n’est pas la faute de l’Ukraine, la Russie porte la responsabilité ultime alors qu’elle poursuit sa guerre illégale contre l’Ukraine ».
Depuis quelque temps déjà, on parle d’un déblocage de la situation en Ukraine. Le 6 septembre, un groupe presque aussi important que celui qui combattait dans le sud pour maintenir les positions sur la tête de pont de Kherson, part à l’attaque de Balakliya (voir carte), dans le Nort-Est du front (qui s’étend de Kharkiv à la Crimée). Cela a été tellement violent que l’Ukraine a fait plus d’un millier de prisonnier russes. Elle a pénétré en plein cœur du dispositif russe jusqu’à menacer le commandement russe et le priver d’un combat coordonné. De centaines aussi d’appareils en tout genre (véhicules de transmissions, radars) ont été pris, ce qui intéresse beaucoup les stratèges occidentaux. Les Russes ont été repoussés jusqu’à Koupiansk (10 septembre). Après le chaos, les forces de Poutine essayent de reformer une ligne de front.
Comment expliquer un tel retournement de situation ?
Tout d’abord, comme beaucoup de belligérants, les troupes ukrainiennes ont bénéficié de l’allié le plus important quand on entreprend une guerre : la chance. En effet, dans les semaines précédant l’attaque, lors de la préparation de l’offensive, les radars, les espions, les satellites, les avions de reconnaissance, les drones, enfin tout ce que compte la Russie d’appareil de reconnaissance, tout ce matériel n’a pas suffi à détecter un rassemblement de troupe dans le Nord-Est. La raison ? Le commandement russe était trop confiant dans son armée et, après un retour à la guerre de position en avril dernier, s’était limité à de petites attaques sur le front et a carrément opté pour la défensive dans le Sud. De plus, le commandement avait concentré ses forces dans le Sud vers Kherson, où se portait alors la plupart de l’effectif ukrainien. Avait-il la tête ailleurs ? Cela montre bien la faiblesse croissante des troupes russes d’Ukraine.
De plus, la tactique ukrainienne était bien trouvée : une sorte de changement d’aile. Le changement d’aile est une tactique qui consiste à concentrer ses forces sur un point fixe pour faire croire à l’ennemi qu’on veut attaquer ici. L’ennemi, pour éviter de se faire submerger sur ce point-là, y rassemble ses meilleures forces et/ou un grand nombre de soldats. Le coup final est porté à l’opposé de ce point par les troupes de réserves et/ou des renforts venant du point de pression. Il faut un grand nombre de soldats pour que la loi du nombre fasse son effet. En effet, puisque que l’essentiel des forces est fixé à l’opposé de l’attaque, ces même forces ennemies ne peuvent pas réagir et les forces adverses concernées par l’assaut sont en infériorité numérique. C’est donc la victoire assurée.
En Ukraine, c’est le même schéma : l’essentiel et les meilleures troupes russes sont fixées dans le Donbass. L’autre partie de la ligne de front est gardée par des troupes plus faibles en entrainement, en moral et surtout en nombre. Les stratèges occidentaux analysent la situation : il faut attaquer là ou l’ennemi ne s’y attend pas. Donc au Nord, puisque les Russes veulent à tout prix garder la région de Kherson, et qu’il dégarnissent leurs troupes au Nord. Le tout est de passer inaperçu aux yeux des satellites russes pour réunir les troupes. Premier coup de chance. Deuxième coup de chance : les troupes russes sont démoralisées, encore plus après les premiers succès de l’armée ukrainienne. Comme on l’a dit, les meilleurs éléments sont au Sud pour contenir les troupes de Zelenski.
Le drapeau ukrainien flottant à nouveau dans l’Est– capture d’écran ici Beyrouth
Une comparaison est souvent faite par rapport à la guerre de position de 14-18. Une guerre de position est une guerre où les armées ne bougent pas trop, elles ne font pas de grosses manœuvres. La guerre des tranchées en est le meilleur exemple. La guerre en Ukraine est dans cette situation depuis avril 2022, le terrain ne se gagne que mètre par mètre. En revanche la percée et la manœuvre qui a permis de la mettre en place sont un exemple de la guerre dite de mouvement, l’armée ukrainienne peut maintenant manœuvrer dans le Nord sans problème. Cette percée débloque donc le front qui s’était figé, exactement comme en 1918. « On peut peut-être considérer que 1918 a maintenant commencé en Ukraine » affirme un spécialiste, l’historien militaire Michel Goya. Le cours de la guerre change…
En conclusion, la Russie peut tirer une leçon de son échec: la faiblesse croissante de son armée qui combat en Ukraine doit être prise en compte par l’état-major du Kremlin.
Avant-hier, mercredi 9 novembre, l’état-major russe annonçait le retrait de ses troupes de Kherson. Il s’agit cependant de rester prudent, il pourrait ne s’agir que d’un repli stratégique
Kenzo
Sources:Le grand continent- comprendre la percée ukrainienne
Le drame s’est passé dans les rues de Séoul le 29 octobre, lors d’un rassemblement pour fêter Halloween. Des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées mais une bousculade due à un mouvement de foule incontrôlable a tourné l’évènement en drame tragique !
Il y a eu environ 154 morts dont beaucoup d’adolescents. Dans le quartier d’Itaewon où s’est produit la bousculade, les habitants s’arrêtent pour prier et déposer des offrandes pour leur rendre hommage.
Les habitants des ruelles de ce quartier sont traumatisés par ce qui s’est passé.
Des enquêtes sont lancées et les reproches contre les autorités sont grands car on dit qu’elles n’ont pas fait leur travail et qu’elles n’ont pas assez protégé le habitants : des personnes se trouvant ce soir-là dans les ruelles environnantes, ont dit ne pas avoir vu assez de policiers pour le monde qui s’y trouvait… mais nous n’avons toujours pas la conclusion des enquêtes.
Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis pour les sièges à la Chambre des représentants et au Sénat ont débuté il y a quelque jours et vont bientôt se terminer. Elles opposent d’un côté les Républicains (avec Donald Trump) et de l’autre les Démocrates (avec Joe Biden).
Ces élections renouvellent une bonne partie du Congrès : sont soumis au vote les 435 sièges de la Chambre des représentants qui sont remis en jeu tous les deux ans.
La vague républicaine ne s’est pas produite comme on l’attendait mais les Républicains sont très bien placés pour prendre le contrôle de Chambre des représentants tandis que la majorité au Sénat reste incertaine. Il faudra sûrement plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour qu’une majorité se dessine au Sénat.
Pour la Chambre des représentants, les Républicains ont une dizaine de sièges de plus que les Démocrates. Ils ont gagné des sièges en Floride, au Texas et dans l’Ohio. Les résultats au Sénat sont à égalité pour le moment.
Il y a eu quelques problèmes techniques dans les machines de vote dans certains états, si les Républicains perdent, ils ne reconnaitront pas la défaite et diront que les résultats sont truqués (ce qui est complètement faux).
L’entrée d’un bureau de vote dans la ville de Barcelona lors du 2nd tour des élections présidentielles au Brésil / Cataleirxs, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Pendant les vacances, il y a eu des élections présidentielles au Brésil. Le résultat de ces élections a été très serré. Le 30 octobre, c’est Lula du parti de gauche qui a gagné les élections avec un peu plus de la moitié des voix (50,9%) contre le président sortant Jair Bolsonaro du parti de l’extrême droite.
C’est une victoire très serrée pour Lula qui a été élu pour la 3e fois. Bolsonaro a appelé ses partisans à manifester dans la rue mais il n’a pas encore contesté les élections à la façon de Trump .
Les femmes en Iran n’ont pas beaucoup de droits, elles sont obligées de porter un voile pour cacher leurs cheveux, elles sont aussi obligées de demander la permission de leur mari pour quitter le pays, elles n’ont pas le droit de chanter en public… Toutes ces obligations sont imposées par le pouvoir en place et le président Ebrahim Raïssi.
Mahsa Amini / Photo : Centre pour les droits de l’homme en Iran
Il n’y a pas longtemps, une jeune femme est morte après avoir été interpellée par la police des mœurs. Elle s’appelait Mahsa Amini, elle était âgée de 22 ans. Mahsa a été arrêtée car une mèche de cheveux dépassait de son voile, alors la police des mœurs lui a ordonné de la cacher, elle a refusé, on l’a poussée violement. Elle est tombée dans le coma après avoir été conduite au commissariat et elle est morte.
Depuis, il y a beaucoup de manifestations en Iran. Les manifestants, se font arrêter ou tuer (108 personnes tuées) mais ne se découragent pas. Dans ces manifestations il y a des hommes et des femmes qui crient « Femme, vie, liberté ».
Pour rendre hommage à Mahsa Amini et témoigner de leur soutien aux manifestants iraniens, plusieurs femmes, actrices ou chanteuses françaises, se sont filmées en train de se couper une mèche de cheveux. Parmi elles, nous avons vu Pomme ou Clara Luciani.
On trouve que la situation des iraniennes est injuste car notre monde a évolué et les femmes doivent avoir des droits fondamentaux !