Le conflit Russie-Ukraine

En ce moment, on pourrait penser que la Russie essaye de récupérer ses territoires perdus depuis la chute de l’URSS. Y a-t-il risque de guerre en Ukraine ?

Image satellite montrant le déploiement militaire russe à la frontière avec l’Ukraine/ Capture d’écran Le Parisien du 15/11/2021

Ce conflit a commencé en 2014 à cause de l’aide de Moscou aux séparatistes russophones (personnes parlant le russe) de la région du Donbass (en Ukraine). Depuis, ce conflit n’a pas été réellement résolu. Et depuis le mois de novembre dernier, les Russes déploient des troupes à la frontière ukrainienne comptant aujourd’hui 100 000 soldats. L’Ukraine, de son côté, a mis sa propre armée à la frontière, elle a creusé des tranchées pour pouvoir observer les soldats russes.

Le facteur OTAN*

Aujourd’hui, le vrai problème se situe au-delà de la question du Donbass : la Russie redoute que les États-Unis mettent des bases militaires de l’OTAN dans les pays voisins de son territoire ce que Vladimir Poutine ne voudra jamais. Les discussions entre Biden et lui n’aboutissent pas, chacun essayant d’impressionner l’autre. Bluffent-ils ou non ?

Aux dernières nouvelles, afin de faire encore monter la pression, le 24 janvier les États-Unis rappelaient leurs diplomates et leur personnel qui sont en Ukraine, disant craindre une invasion imminente du pays par les russes.

Comment ce conflit va-t’il se terminer ?

Simon et le Coucou à lunettes

*l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) est une organisation de coopération militaire entre différents pays d’Europe occidentale et les Etats-Unis, mise en place après la 2nde guerre mondiale, pour faire face à la puissance militaire de l’URSS. Son rôle est de « sauvegarder la liberté et la sécurité de tous ses membres ». Aujourd’hui, 30 pays dont la France en font partie. L’Ukraine, elle, n’appartient pas à l’OTAN.

La pire tornade des États-Unis

Dans la nuit du 10 au 11 décembre dernier, une tornade a traversé une partie des États-Unis et plus particulièrement le Missouri, l’Illinois, le Tennessee, l’Arkansas et le Kentucky. Si les 4 premiers états comptent moins de 5 morts pour chacun d’entre eux, le Kentucky fait un constat plus triste. En effet, la tornade a fait des ravages : des voitures sont retournées, des arbres se sont envolés et des maisons sont complètement détruites. En tout, il y a eu plus de 80 morts.

Capture d’écran Le Journal de Montréal le 11/12/2021

« Cette tornade fait partie des pires aux États-Unis » a déclaré dit Joe Biden.

Simon

Travis Scandal !

Travis Scott, de son vrai nom, Jacques Berman Webster II, est un rappeur et chanteur, compositeur et auteur afro-américain aussi connu pour être le conjoint de Kylie Jenner.

image Wikipédia

Le 5 novembre dernier a lieu la troisième édition du festival Astroworld. Ce festival est lié à son dernier album studio du même nom. Celui-ci ne s’est pas déroulé aussi bien que les deux premières éditions : un drame causé par un grand mouvement de foule dû à des personnes qui sont entrées par effraction, sans tickets, en défonçant les grilles, faisant alors dépasser la capacité d’accueil du festival. Au total 9 personnes sont mortes dont un enfant âgé de 9 ans, 17 autres ont été hospitalisés et près de cent ont été blessées. Les ambulances ont eu du mal à intervenir dans tout ce chaos.

Travis Scott a été accusé de négligence et de non-assistance à personnes en danger, mais est-il le seul responsable ?

Pour moi, Travis n’est pas le seul responsable. Les fans n’auraient pas dû forcer l’entrée et les enfants n’ont rien à faire dans un festival. De plus, il est probable qu’il ne se soit pas rendu compte de la gravité de la situation, les malaises étant récurrents lors des concerts et des festivals.

Travis Scott a décidé de rembourser les billets du festival, mais également de payer les obsèques des victimes. Néanmoins, il n’est pas totalement tout blanc, il n’en est pas à son premier scandale. En 2017, il a été arrêté pour incitation à l’émeute. La même année, lors d’un concert, il a incité ses fans qui se trouvaient dans les gradins à sauter sur ceux qui se trouvaient en fosse. L’un d’eux est devenu tétraplégique (paralysé). Ajoutez à cela le fait que sa carrière soit bâtie sur une image de rockstar, mais il semble que cela se soit retourné contre lui… Suite à cet évènement, l’avocat Thomas J. Henry, représentant 282 victimes du festival, intente un procès à hauteur de 2 milliards de dollars contre le père de la petite Stormi !

Pensez-vous que la rockstar de la scène hip-hop américaine s’en sortira ?

Juliette A.


Britney, la princesse de la pop américaine, enfin libre !

En 2008, Britney Spears fut mise sous tutelle par son père, James Spears, et sa sœur cadette, Jamie Lynn Spears, ce qui entravait sa liberté d’agir. Vendredi 12 novembre 2021, la juge Brenda Penny du tribunal de Los Angeles lève sa tutelle. Cette décision fait suite à l’ampleur du mouvement #FreeBritney, lancé par les fans de la pop stars en avril 2019.

L’année 2008 fut une année très difficile pour l’artiste : en pleine instance de divorce, elle perd la garde de ses fils, est surprise en train d’agresser des paparazzis (qui la harcelaient) avec un parapluie, en pleine crise de nerfs, elle décide de se raser le crâne et finira par séjourner trois jours dans un hôpital psychiatrique. Cela servira d’excuse à son père pour la mettre sous tutelle, et profiter du contrôle qu’il exerce sur sa vie pour l’exploiter et la maltraiter.

Quand Britney apprend qu’elle est libre, elle est folle de joie et exprime son enthousiasme sur Instagram : « Mon Dieu, que j’aime mes fans, c’est fou ! Je crois que je vais pleurer le reste de la journée. Plus beau jour de ma vie ! » (Good God, I love my fans so much it’s crazy ! I think I’m gonna cry the rest of the day ! Best day ever !)

Juliette A.

Pour en savoir plus sur les années de tutelle et le mouvement #FreeBritney :

  • Framing Britney Spears par Samantha Stark (2021), disponible sur Amazon Prime
  • Britney VS Spears par Erin Lee Carr (2021), disponible sur Netflix
  • « La triste histoire de Britney » par SEB (2020), disponible sur YouTube

Qu’est devenue la tenniswoman Peng Shuai ?

Peng Shuai aux Internationaux de Strasbourg, 20 mai 2014 / photo Wikipédia

Peng Shuai, joueuse de tennis chinoise âgée de 35 ans, a fait une grave accusation sur le réseau social chinois Weibo : elle dit avoir été violée par Zhang Gaoli — environ 40 ans de plus qu’elle ! —, ancien-vice premier ministre de Chine ayant été un homme très puissant de 2003 à 2018.

Le message a été censuré rapidement, mais des captures d’écran ont défilé dans tout le monde entier. Ensuite, le compte de la sportive toujours actif ne s’affichait pas lorsqu’on cherchait son nom sur le réseau social. Idem pour l’ancien Premier ministre qui n’a pas réagi publiquement.

L’accusation parlait aussi de son histoire avec Zhang Gaoli. Après un match de tennis, il l’aurait retrouvée dans sa chambre et l’aurait forcée à avoir une relation sexuelle, 7 ans après avoir eu une relation du même genre avec lui. Résistante, elle finit par céder, terrorisée. Elle raconte que la femme de l’ancien dirigeant était au courant et faisait le gué devant la porte. Elle serait ensuite devenue la maitresse jusqu’à une dispute en début novembre…

Bien sûr, les comptes n’ont pas été seulement bloqués. La Chine, pays dirigé par un soi-disant président (dictateur oui !) du nom de Xi Jinping, n’allait pas laissait un homme important de leur « monarchie » en difficulté…

Figurez-vous, chers lecteurs, que la joueuse ne donne plus de signes de vie. Serait-elle seulement encore vivante ?

Portée disparue, le monde entier s’inquiète pour cette femme plus que courageuse.

Le gouvernement chinois

Le gouvernement chinois est une dictature. C’est vrai que, lorsqu’on entend le mot dictateur on penserait plus à Poutine, mais tel le dirigeant de la Russie, Xi Jinping n’autorise que seulement les membres de son parti à se présenter aux élections. Les citoyens chinois sont coupés du monde entier, la majorité des réseaux sociaux populaires à l’internationale leur est interdit, tout comme la liberté d’expression comme on vient de le constater…

Anonyme (je n’ai pas envie de disparaître moi aussi !)

La surprenante éruption volcanique du mont Aso

Récemment, le 20 octobre 2021 à 11h43, le mont Aso de la région de Kyushu au Japon est entrée en éruption. Les touristes et habitants à proximité pouvaient observer les surprenantes coulées pyroclastiques « une coulée pyroclastiques, c’est un mélange à haute température composée de gaz volcaniques, de vapeur d’eau et de particules de roches »* qui s’étalaient sur plus d’un kilomètre du cratère. C’est l’un des volcans les plus actifs du Japon ainsi que l’un des plus surveillés. La population a été avertie quant à la possibilité que des gaz toxiques s’échappent du volcan et a donc été interdite de s’approcher trop près de celui-ci. Heureusement, l’agence météorologique japonaise avait prévenu à l’avance d’une augmentation de l’activité volcanique dans cette région. De fait, aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat.

*définition extraite de Futura Sciences (https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/structure-terre-ecoulement-pyroclastique-454/)

Alexia

L’assassinat du député David Amess

Ce samedi 17 octobre le député britannique David Amess a été assassiné dans l’église Leigh-On-Sea.

Capture d’écran Ouest France le 15/10/2021

Tout d’abord, je vais vous présenter le profil de la victime. Il avait 69 ans, était député et un ancien membre du parlement du Royaume-Uni. Il a été assassiné dimanche 17 octobre, et le suspect présumé est Ali Harbi Ali un jeune homme d’origine somalienne de 25 ans. Son père, un ancien conseiller du premier ministre somalien, s’est dit traumatisé et profondément choqué de l’acte de son fils. Selon la police il aurait échafaudé son plan une semaine avant le drame et se serait autoradicalisé pendant le confinement.

Ce n’est pas le premier attentat sur un député britannique qu’il y a eu dans ces dernières années. On se souvient de l’attentat sur Jo Cox en juin 2016 qui avait été assassinée par balles et par un coup de couteau par un extrémiste de droite.

Ce lundi 18 octobre les députés se sont rendus à Westminster où une commémoration en l’honneur de leur défunt collègue s’est déroulée. Une place est restée vide, la place ou siégeait habituellement David Amess. Ce meurtre a profondément choqué le pays et en particulier les députés et le premier ministre Boris Johnson qui a déclaré qu’il était  « sous le choc et son cœur rempli d’émotion ».

Timothée H.

Confidences princières

Pour certains Anglais cet événement est grave : le prince Harry et Meghane qui ont quitté l’Angleterre pour aller s’installer aux États-Unis ont fait des révélations sur la famille royale, dimanche soir dernier à la télévision américaine. Ces révélations nous sont présentées comme un vrai coup de massue pour la famille royale Britannique. Meghane dit notamment qu’elle ne s’est jamais sentie soutenue alors qu’elle était au bord du suicide. Elle accuse même un membre de la famille royale (sans le nommer) d’avoir fait preuve de racisme car celui-ci l’aurait questionné au sujet de la couleur de peau de son futur bébé. Elle précise cependant qu’il ne s’agit ni de la reine Elisabeth II, ni de son mari le prince Philippe. Le prince Harry ajoute qu’il ne s’est jamais senti soutenu par son père le prince Charles.

Toutes ses accusation sont graves pour l’image de la famille royale. Même si la reine est la seule à échapper aux critiques du couple, certains se demandent comment elle va s’en remettre.

Moi, cela ne me touche pas vraiment et je trouve que c’est beaucoup de parlote pour pas grand-chose.

Titouan

Birmanie, c’est pas fini

Vous vous souvenez de l’article sur le coup d’état en Birmanie. Depuis quelques semaines, même si la Birmanie ne fait plus la une des journaux les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre continuent. Face à la violence de la répression, les protestataires ne manquent pas d’invention. C’est la « révolution des jupes et des sous vêtements » dont on nous parle aujourd’hui dans le journal Libération.

Les manifestants ont trouvé une technique pour freiner les policiers : ils accrochent des jupes et des sous-vêtements féminins en hauteur sur des fils électriques. Stupide nous diriez-vous. Mais pas pour les Birmans car une croyance ancienne dit que si un homme passe sous des habits que les femmes portent sur la partie inférieure de leur corps, il perd toutes ses capacités viriles et doit s’attendre aux pires malheurs !

« En cas de violences , si on doit courir, ça nous donne une longueur d’avance » témoigne un manifestant dans Libération, qui nous rappelle par la même occasion la place primordiale des femmes birmanes dans la lutte contre la dictature.

Louis et Luca

Sonita Alizadeh, contre les mariages forcés

Nous allons vous parler de Sonita Alizadeh, une rappeuse et militante afghane contre le mariage forcé. Nous avons découvert cette femme dans les Culottées (la super BD de Pénélope Bagieu), et son histoire nous a marquées, nous aimerions donc vous en faire part !

Sonita Alizadeh est née à Hérat en Afghanistan, en 1996. Son pays est alors dirigé par les talibans. Elle vit dans une grande famille où les filles (femmes) sont considérées comme un poids financier. Elle a dix ans quand elle échappe à son premier mariage forcé mais les talibans obligent la famille à fuir en Iran. En chemin, les talibans les arrêtent et les menacent de leur prendre Sonita s’ils ne leur donnent pas de l’argent. Pour la première fois, Sonita prend conscience qu’elle est considérée comme une marchandise. Sa mère les abandonne ensuite à Téhéran. Sonita atterrit dans un centre d’enfants réfugiés où on l’aide autant que possible. Un jour, à la radio, elle entend pour la première fois de sa vie DU RAP. Elle est subjuguée par ce rythme, cette rage. Au centre de réfugiés où elle vit, elle est entourée d’autres filles mariées à des inconnus par leurs parents. Rongée par l’injustice de ce qu’elles vivent, Sonita commence à écrire. Elle fait ensuite du porte à porte pour vendre ses musiques, ce qui est illégal en Iran (où les femmes n’ont pas le droit de chanter). A l’âge de 14 ans, elle rencontre la réalisatrice Rokhsareh Ghaem Maghan qui décide de faire un documentaire sur elle. Pendant le tournage, sa mère vient chercher Sonita pour la ramener au pays car elle veut la marier pour une somme de 9000 dollars, somme dont elle a besoin pour marier son frère. La réalisatrice offre alors 2000 dollars à la famille pour permettre à Sonita de rester 6 mois de plus à Téhéran. Pendant ces 6 mois, elle va sortir le clip Brides for sales, ce qui signifie « Mariées à vendre ». Son clip rencontre plus de 600 0000 vues. La vidéo rencontre énormément de succès : elle est partagée, likée…

Aujourd’hui, Sonita travaille avec le mouvement Girls are not brides, ce qui signifie « Les filles ne sont pas des mariées ».

C’est une femme courageuse, intelligente qui, quoi que l’on fasse, continue toujours à avancer et dénoncer, même quand on la menace. C’est une personne incroyable, un exemple.

Alma et Lou