Ça chauffe pour le futur !

Comme nous avons pu le constater, l’été 2020 a été caniculaire. Eh bien, il est clairement montré par des météorologues que ce phénomène va se reproduire et que la température ne cessera d’augmenter dans les années qui arrivent. Malgré toutes les mesures mises en place pour stopper le réchauffement, il est apparemment inévitable que la température moyenne n’augmente pas au minimum d’un degré d’ici 2050 (on aura juste la quarantaine !!!) et il semble impossible de stopper ce réchauffement pour les années à suivre.

Quelles en seraient conséquences ?

Si ces prévisions sont justes, cela serait dramatique. En été, les canicules pourraient atteindre les 50°C, ici même, dans le sud de la France. Dans les Alpes, la neige ne tomberait sûrement plus. Partout dans le monde, la fonte des glaces provoquerait la montée des océans qui entrainerait des inondations dans les villes en bord de mer. En effet, si nous n’agissons pas, la température en 2100 aura augmenté de 3, 9 °C. Il est encore temps de s’y mettre, si nous nous appliquons dans la préservation de notre planète nous serons capables de diminuer la température à venir de 2°C, voire d’arrêter ce réchauffement incessant !

Qu’avons nous fait pour le moment ?

Plus de 150 présidents se sont engagés à respecter la Terre en faisant en sorte que la température n’excède pas les 2°C en plus en 2100, lors de l’accord de Paris en décembre 2015. Joe Biden rattrape le retard de Donald Trump qui n’avait pas voulu participer à cet accord écologique en le signant.

En France, en octobre 2019, 150 citoyens on été tirés au sort pour former un groupe « Convention citoyenne pour le climat ». Ils ont fait des propositions et Emmanuel Macron s’était engagé à n’en rejeter que deux au maximum. Pourtant, la loi climat qui va prochainement être discutée à l’Assemblée Nationale est, selon ces « 150 », loin de leur propositions et ne mérite qu’une note de 3,3 sur 10.

Reste-t-il donc un espoir (ou pas) ?

Pourquoi cela nous tient-il à cœur ?

Je viens souvent dans des villes en bord de mer pendant les vacances, et j’ai envie d’en garder un souvenir.

Notre quotidien, nous y tenons, pour nous, c’est impossible, inimaginable que disparaisse ce à quoi nous sommes attachées, nos paysages, nos saisons.

La sécheresse sera sûrement immense pour certains pays !

Mais ce n’est pas seulement notre quotidien qui sera bouleversé mais toute notre vie et celle de tous les habitants de cette planète. Le réchauffement ne doit pas triompher, il en va de notre avenir. Il faut lutter.

Lia et Justine

« Dessins pour la paix » et l’écologie

Dans mon CDI, la documentaliste a installé une exposition qui s’appelle Dessine moi l’écologie. C’est une exposition réalisée par l’association « Cartooning for Peace » (Dessins pour la paix). Un de ces dessins m’a marquée. Les sujets sur la planète, les animaux, l’écologie… me tiennent beaucoup à cœur. Je m’inquiète pour l’avenir de la nature, des animaux. Je pense que nous, les humains, nous avons tout volé aux animaux : leur liberté, leur autonomie. A force d’intervenir sur leur milieu naturel, on a fini par les déranger et même les menacer. Le dessin dont je vais vous parler illustre très bien ce phénomène.

Ce magnifique dessin (on dirait de l’aquarelle) représente un ours polaire sur un tout petit bout de banquise. L’ours est en train de ramer et il a très peu de place sur son minuscule bout de glace. Il a un chapeau sur la tête. Que représente t-il ? Est-il là juste pour faire joli? Non, je ne pense pas. C’est un sombrero, un chapeau mexicain qui symbolise les fortes températures au Mexique. D’ailleurs on voit aussi un soleil qui rappelle lui aussi le réchauffement climatique.

Ce dessin qui nous met en garde sur le réchauffement me rappelle une photo que j’avais trouvée et qui montrait un ours polaire complétement décharné. En effet, comme la banquise fond, les ours polaires sont en voie de disparition et ceci me désole !

Lucie

déc. 2017 île de Baffin / photo CRISTINA MITTERMEIER pour le National Geographic

Les ours polaires et le réchauffement climatique : qu’en pensent-ils ?

Le réchauffement climatique est dû à une hausse des émissions de CO2. A cause de cela, un trou s’est formé dans la couche d’ozone au dessus du Pôle Nord. Nous avons interviewé les habitants du Nord : Les Ours Polaires.

Peluche : 24 ans, grotte 8 bis 750419

Que pensez-vous du réchauffement climatique?

J’ai perdu mes parents quand j’étais toute petite, ils étaient partis chasser mais ne trouvaient pas de petite banquise flottante. Essoufflés, ils se noyèrent et je ne les ai plus jamais revus. A cause du réchauffement climatique, c’est devenu très dur de chasser car les phoques descendent vers le Sud ! Tous les animaux partent en « vacances ». Moi aussi je risque de partir, l’homme n’arrive pas à produire moins de CO2.

Téo : 8 ans, grotte 25 bis 215624

Manges-tu normalement avec le réchauffement climatique ?

Je ne mange plus comme avant c’est-à-dire un peu moins chaque jour, mes parents sont de plus en plus fatigués et moi aussi. Mes parents disent que cela pourrait s’arranger si l’homme avait un plus grand cerveau et un plus grand cœur. Vive le Nord !!!

Parents de Téo : 34 et 35 ans

Qu’avez-vous à dire sur l’état de la banquise ?

Mme – La banquise fond de plus en plus vite et nos grottes sont de plus en plus inondées car la glace fond comme un claquement de pattes.

M – Nous ne pouvons même plus dormir sans peur de mourir sous les flots.

Président du Nord : Palais de Glace

Que pensent les ours et que font-ils ?

Nous nous plaignons beaucoup et depuis longtemps. Nous descendons vers les villages humains du Canada ou de Russie pour trouver à manger. Mais les habitants ne comprennent pas et nous chassent, voire même nous tuent. Nous sommes peut-être effrayants mais nous sommes impuissants face aux armes des hommes. Nous sommes quand même fragiles. Nous sommes comme vous, les humains ! Veuillez faire attention à la planète, aux animaux, à l’océan, pensez au futur de vos enfants, laisseriez-vous une si belle Terre se faire détruire par de simples déchets. Seriez-vous aussi inhumains ?

Et merci à vous, jeunes journalistes de On se dit tout de nous avoir interviewés. Grâce à vous, le monde peut changer. Nous espérons qu’avec cette interview les hommes pourrons ouvrir les yeux et peut-être même ouvrir leur cœur pour changer la planète.

Clémence et Lia

Les déchets de la planète

La planète souffre. Elle est polluée par le plastique, le dioxyde de carbone et bien d’autres choses encore… Si cela continue, dans quelques années notre civilisation mourra et notre planète quelque temps après. Donc il vaut mieux la sauver que la détruire et la chose essentielle pour moi est le recyclage ! Il faut non seulement mettre vos déchets dans la poubelle mais aussi les trier le plus possible !

Vous avez déjà tous vu sur l’autoroute des panneaux qui disent : « Vous faites ça chez vous ? » avec une photographie de la route recouverte de déchets en tous genres. Et ensuite on peut lire sur le slogan : « La route n’est pas une poubelle ». Moi, je je suis tout à fait d’accord avec ce slogan et cette campagne de publicité. Alors, au lieu de jeter vos déchets n’importe où, mettez-les s’ils vous plaît dans une poubelle. L’autre problème c’est la fabrication du plastique : il faudrait aussi qu’on en fabrique beaucoup moins. On pourrait remplacer beaucoup de choses en plastique par d’autres matériaux.

Alors j’espère que vous m’écouterez. Jetez vos déchets au bon endroit et VIVE LE RECYCLAGE !

Yannis

Le club EDD (éducation au développement durable)

Au collège Jean Moulin, nous avons la possibilité de faire un club écologique, je vais vous expliquer en quoi il consiste.

Mme Beyssat (qui est professeur de SVT) anime un club, permettant de faire passer des messages importants, ou encore de faire des actions concrètes, nous collégiens. Vous pourrez observer à l’entrée du réfectoire que le club a déjà commencé : nous avons réalisé des panneaux, expliquant que chaque jour 9 kg de pain sont jetés. La prochaine fois que nous nous réunirons nous chercherons comment rendre le collège plus vert.

Je vais moi-même faire partie avec Lucie (une autre rédactrice du journal) de ce club qui a lieu le jeudi à 11h30 à 12h30 et cela même si vous êtes DP3 (qui ne mange que 3 jours à la cantine). Vous pouvez y avoir accès en utilisant 1 h de votre semaine pour faire le bien pour la planète et pour votre collège.

Nous allons aborder pendant cette heure les sujets écologiques, débattre sur comment nous pouvons faire pour améliorer nos conditions de vie du point de vue écologique.

Donc je vous conseille de participer à ce club pour avoir l’impression que vous êtes comme un(e) « héro(ïne) » de l’écologie ou au moins de lire les affiches que nous ferons à l’avenir avec ce club.

Ludmila

Plastiques à la loupe – la clôture du projet

Dernier article de notre série sur le projet de sciences participatives avec la fondation Tara Océan, encadré par Mme Beyssat professeur de SVT, les 4ème D.


En clôture de notre projet, le 5 mars 2020, nous visitions la goélette de la fondation Tara Océan au quai des Invalides et participions à des ateliers sur les microplastiques, avec Mmes Beyssat et Calderon (notre enseignante de français).

Les 4èD

L’atelier sur les microplastiques

Pour connaître le retour des chercheurs sur nos résultats, cliquez ICI.

Plastiques à la loupe, la sortie à l’Ile aux Moines à Marolles/Seine (2)

Suite de notre série sur le projet de sciences participatives avec la fondation Tara Océan, encadré par Mme Beyssat professeur de SVT, les 4ème D.


LES CARRIÈRES DE SABLE DE MAROLLES

Lors de la sortie sur l’île aux Moines, nous avons visité une carrière de sable, de la Société des Sablières de Marolles sur Seine. A notre arrivée, un responsable d’exploitation de la carrière, M. Alexandre Liégeon, nous a présenté et expliqué le fonctionnent de celle-ci.

Le tapis roulant transportant le sable

La première étape est l’extraction du sable grâce à une pelleteuse, qui plonge son godet dans l’eau et qui racle le fond pour extraire le sable. Elle fait un tas de sable à côté d’elle et un engin avec un gros godet (une chargeuse) récupère et transporte ce sable jusqu’à un tamis géant. Ce tamis sert à réguler le débit de sable qui arrive sur le tapis roulant pour éviter la surcharge de ce dernier. Le tapis est utilisé pour le transport du sable dans la carrière, du site d’extraction jusqu’aux véhicules de transports (camions, péniches…).

Le chargement de la péniche

A Marolles sur Seine le tapis roulant arrive au-dessus d’une péniche et déverse directement le sable pour la remplir. La péniche navigue ensuite sur les canaux de la Seine pour livrer sa marchandise.

INTERVIEW D’UN MARINIER, M. PASCAL TRANNOY

Nous avons rencontré, M. Pascal Trannoy et sa compagne, mariniers, propriétaires de la péniche (automoteur de 38 mètres) « Puebla ».  Ils habitent dans leur péniche à Marolles sur Seine et transportent le sable pour les Sablières de Marolles vers Paris pour les constructions en béton.  Lors d’un transport ils partent tôt le matin et arrivent vers 18 h à Paris.

Le transport fluvial est plus lent mais plus écologique.  M. Trannoy nous explique que le tonnage de sable transporté par le Puebla correspond à celui de 20 camions et pourtant, malheureusement, depuis les années 80, le nombre de mariniers est en constante diminution.

Rafael (photos Rafael et Mme Dulio)


Un grand merci aux parents et professeurs accompagnateurs : M. Baillargeon, Mme Dulio et M. Lescault, Mme Dubois et Mme Beyssat !

Plastiques à la loupe, la sortie à l’Ile aux Moines à Marolles/Seine (1)

Dans le cadre du projet de sciences participatives avec la fondation Tara Océan, encadré par Mme Beyssat professeur de SVT, les 4ème D, après s’être informés au 1er trimestre sur le problème des plastiques, ont participé, avec finalement 49 écoles, au projet pilote « Plastiques à la loupe ».  Selon un protocole précis proposé par des chercheurs, elles ont ramassé des plastiques (macro/méso/micro) sur le littoral ou sur les berges des fleuves. Les données collectées ont alimenté la recherche scientifique et contribueront à l’aide à la décision au niveau européen, dans le cadre de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin.

Voilà une série d’articles qu’ils nous ont fait parvenir.


LE RAMASSAGE DES DÉCHETS

Cela fait maintenant quelques années que vous voyez du plastique partout. Où que vous posiez les yeux, vous pouvez en voir, aussi en bien en mer que sur terre.

Nous sommes partis le 27 février 2020, en expédition sur l’île aux Moines, pour enquêter mais aussi pour ramasser les pires ennemis de notre planète bleue, ces fameux plastiques !

Huit heures tapantes, nous partons du collège, direction Marolles-sur-Seine, petite commune dans le département de Seine et Marne, en Île de France. Après un peu plus d’une heure de car, nous arrivons sur le lieu, armés de nos gants, de bottes en caoutchouc, de larges sacs poubelles et de superbes gilets jaunes. 

Nous nous rendons à pied sur l’île aux Moines, qui s’appelle ainsi car des moines y habitaient et un monastère était situé là. C’est sur ce site que nous allons pouvoir récolter les micro-plastiques, en empruntant un long chemin de sable fin mais malheureusement peu agréable du fait de la météo pluvieuse. Pour ceux ayant oublié les bottes, adieu leurs chaussures…

Le site de la collecte, avant la crue (à gauche), et après, le 27 février, jour de notre sortie (à droite) !
Un de nos sacs de déchets !

Pendant le trajet jusqu’à l’île aux Moines, nous ramassons une quantité totale de déchets macro-plastiques (visibles à l’œil nu) de 5,1 Kg remplissant 4 sacs de 30 litres. Essentiellement des canettes, des conserves, gobelets en plastiques ou encore gants et emballages.

Graphique réalisé par les élèves de 4eD
Mme Dubois, notre enseignante d’EPS, récupère l’eau qui sert à séparer les micro-plastiques du sable

En arrivant sur le lieu, nous avons mesuré 10 m de terrain afin de créer notre site de collecte de micro-plastiques. La Seine étant en crue, ce sont donc nos professeurs accompagnateurs qui ont fait les prélèvements de micro-plastiques dans l’eau avec un pot de confiture. Nous filtrons à la passoire les micro-plastiques en haut de la berge afin de les récupérer.

Il y avait des macro et méso déchets sur notre site, mais peu de micro-déchets

Nous n’avons pu faire le protocole « des laisses » en raison de la submersion du site. Nous sommes repartis, nos trophées (les déchets ramassés) en mains au car, heureux malgré tout.

Ensuite, c’est trempés et boueux que nous rendons une petite visite au maire de la ville, M. Philippe Lévêque, pour en connaître un peu plus sur Marolles. Nous apprenons que Marolles-sur-Seine comporte quelques commerces, une zone industrielle en aval, des sablières et des bateliers transportant principalement du sable. Au bord du canal, il y a de nombreuses péniches qui naviguent vers Paris pour faire du béton pour les constructions.

Il nous explique que Marolles-sur-Seine est régulièrement nettoyé par des associations volontaires ou dans le cadre de projets tel le nôtre. Nous repartîmes au car, satisfaits par notre acte solidaire pour notre planète et les générations à venir.

Gaspard, Amine, Ines, Mathurin, Eliora, Oriane, Léo, Gabriel, Agathe, Thibault, Billie, Marco, Abdou (photos Mme Beyssat, Mme Dulio et Rafaël)


Un grand merci aux parents et professeurs accompagnateurs : M. Baillargeon, Mme Dulio et M. Lescault, Mme Dubois et Mme Beyssat !

Le plastique dans les océans

Nous sommes sortis de l’eau il y a des milliards d’années, alors pourquoi la polluer ? Aujourd’hui, les océans sont hyper pollués par le plastique, et cela pose énormément de problèmes.

Les tortues, les baleines et plein d’autres animaux encore qui vivent dans l’eau confondent le plastique avec leur nourriture. Quand nous pêchons les poissons, nous mangeons ensuite du plastique.

Le plastique est un matériau vraiment dangereux pour tous les animaux marins. Il n’y a pas longtemps un cachalot est mort avec 6 kg de plastique dans l’estomac.

Et puis une partie des plastiques reste non biodégradable. Et surtout, on continue d’en produire beaucoup. 10 tonnes de plastique sont produites dans le monde, chaque seconde. Et 250 kg sont jetés dans les océans aussi toutes les secondes.

Cette pollution n’est pas toujours très visible car le plastique se décompose en tout petits morceaux qui polluent les sols, les rivières, puis les océans. Ces « microplastiques » comme on les appelle, sont très dangereux aussi. D’ailleurs, une classe de 4ème au collège va étudier ces microplastiques sur les bords de Seine en faisant des relevés scientifiques avec leur professeur de SVT.

Y a-t-il des solutions ?

Brûler le plastique ? Brûler le plastique n’est pas une solution car cette méthode dégage dans l’air des gaz polluants.

Le recyclage oui, mais ce n’est pas simple ! Il faut collecter le plastique pour le trier, car on ne recycle pas toutes les matières plastiques. Pour fabriquer un objet en plastique recyclé il faut ajouter du plastique « neuf  » (cela coûte plus cher que de fabriquer du plastique non recyclé, apprend-on dans Images doc). Aujourd’hui on commence à remplacer certains objets en plastique par d’autres matériaux, surtout depuis janvier 2020 où certains objets en plastique sont interdits.

Conclusion

Il faudrait que tout le monde fasse des efforts : en triant plus et en consommant moins et peut-être faudrait-il aussi arrêter de produire autant de plastique !

Clémence, Kendra

Sources : Images doc n° 373, janvier 2020 : « Le plastique c’est bientôt fini », Mon journal animal n°2, janvier 2019: « Un océan de plastique ».

La loi sur les emballages plastiques à usage unique

La loi sur l' »économie circulaire » à été votée par les députés le 9 décembre 2019 et depuis le premier janvier 2020, assiettes jetables, gobelets (vendus par lots), pailles, verres en plastique ou encore cotons-tiges sont interdits, comme la distribution de bouteilles d’eau dans les cantines scolaires.

Mais pour l’interdiction totale des emballages plastiques, nous devrons attendre 2040 ! C’est quand même dans très longtemps car il y a urgence : un tiers des déchets plastiques (plus de 100 millions de tonnes par an) se retrouvent dans la nature !

Eya, Lola