Les conséquences de la sécheresse menacent l’hexagone

Canaux asséchés dans la zone marécageuse de l’estuaire de la Charente (rive droite) à Saint-Laurent-de-la-Prée en août 2022 / photo Peccadille, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Cet été 2023, la température aura augmentée de 1,08°C à 1,32°C en moyenne, des sécheresses se sont déjà déclarées et se produiront encore durant cette période.

Dans l’ensemble du pays

La température a augmenté depuis deux semaine dans l’hexagone, selon info-secheresse.fr. Les nappes phréatiques se vident dans le sud-est et au centre de la France. Selon TF1, 37 départements sont déjà visés par des restrictions d’eau, 14 sont en état de « crise ».

Dans les régions

L’accès à l’eau et sa redistribution de l’eau donnent déjà lieu, à différents endroits du pays, à des conflits. Médiapart cite ainsi le cas de la Provence-Alpes-Côte d’Azur « la région veut étendre massivement l’irrigation [pour l’agriculture]. Un projet qui va exacerber les tensions, selon plusieurs scientifiques et écologistes » alors que « le « château d’eau » des Alpes est ébranlé par le dérèglement climatique ». Elle cite aussi le cas du Lot-et-Garonne où « les agriculteurs essayent d’avoir de l’eau jusqu’à même faire une « guerre de l’eau » sur le lac artificiel de Caussade » et elle cite également le cas la préfecture du Puy-de-Dôme qui « a instauré pour deux mois des limitations à l’usage de l’eau potable par les habitants dans une trentaine de communes », tandis que le géant de l’eau en bouteille, Volvic, semble être épargnée par ces mesures.

L’état des nappes phréatiques après un hiver faible en précipitations

L’été à venir semble devoir être particulièrement critique surtout, selon TF1, « après un hiver marqué par un niveau excessivement faible de précipitations et malgré un retour de la pluie au printemps« . Cette situation est extrêmement grave car plus de 2 tiers de notre consommation d’eau vient des nappes phréatiques et 1 tiers de l’eau de ces nappes est utilisé par le secteur agricole.

Bao

Sources :

Image libre de droits de : https://pixabay.com/fr/photos/la-s%C3%A9cheresse-7806690/

Article de Bao Nam

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Protégeons les insectes

Le frelon orienta (Vespa orientalis) est un important pollinisateur de la Scille maritime (Drimia maritima), qui fleurit en automne en Israël / Gideon Pisanty (Gidip) גדעון פיזנטי, CC BY 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0, via Wikimedia Commons

Je m’intéresse beaucoup au sujet des insectes et j’ai vu dans le journal Libération du mercredi 12 avril 2023 qu’il y avait un article sur ce sujet. C’était une interview du biologiste britannique Dave Goulson qui a publié un livre, Terre silencieuse, dans lequel il explique que nous ne pourrions pas survivre sans les insectes.

Voici les 4 points que j’ai trouvé les plus importants de son interview :

– la première chose, c’est que beaucoup de plantes dépendent de la pollinisation des insectes, la façon dont les plantes se reproduisent. Les insectes, on connaît bien les abeilles par exemple, sont d’excellents polinisateurs ! Il explique : « Les trois quarts des cultures que nous faisons pousser dans le monde ne donneraient pas de bonnes récoltes sans les pollinisateurs ».

-ensuite, il défend l’idée que les humains ne pourraient pas survivre sans les insectes. « Ce serait la catastrophe » dit-il. En effet, ils arrivent au tout début de la chaîne alimentaire et servent à nourrir beaucoup d’autres espèces.

– il insiste sur le fait que ce sont les hommes qui sont responsables de cette disparition. Ils ont en effet utilisé beaucoup de pesticides responsables de leur mort. Ils ont aussi détruit les habitats naturels des insectes en construisant beaucoup.

– enfin, très important pour moi, il dit qu’il ne pense pas que tout soit perdu et qu’il n’est pas encore trop tard, enfin « il n’espère pas ». Ouf, un peu d’espoir ! Pour que les insectes puissent continuer à vivre, il conseille de « tous agir, d’urgence ». Il propose de planter sur nos balcons des fleurs pour les pollinisateurs et surtout de les faire pousser sans pesticide. Il conseille aussi de réduire le gaspillage alimentaire, de consommer moins de viande et d’acheter des produits bio.

Ella

Un nouveau compost dans le quartier

Un nouveau compost a été créé dans le quartier ! Il est situé devant l’école élémentaire Prisse d’Avennes dans la rue de Prisse d’Avennes. Nous pouvons nous y inscrire puis on nous donne un sceau pour y mettre nos épluchures et aller les jeter dans le compost. Pour ouvrir la boite de compostage il faut un badge qu’on donne une fois inscrit.

Bernard Dejean, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un compost, c’est un processus naturel qui transforme certains déchets en super engrais. Dans un compost on ne met que les déchets biodégradables qui sont le papier, le carton, les déchets de cuisine comme les épluchures de fruits et légumes.

Carine Petit (la maire du 14e) a inauguré ce compost mais il y en a plusieurs autres dans le 14e arrondissement que vous pouvez retrouver ICI.

Comment s’inscrire pour pouvoir utiliser le compost ?

Pour s’inscrire il faut se rendre sur la page des Alchimistes (la société qui collecte les bio dechets). Dans le 14e arrondissement c’est l’association les Hypers Voisins qui organise tous ces composts.

Comment nous jetons nos dechets dans ces composts ?

A la maison nous collectons les déchets alimentaires, quand le sceau est plein nous allons le déposer grâce a notre badge dans le compost.

Romane

Rapport du GIEC, rien n’est perdu !

Ce lundi 20 mars, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a publié un nouveau rapport suite à huit années de travaux et de recherches. Ce rapport, dans une période comme la nôtre, était très attendu car, on ne peut le nier, la situation climatique (qui est bien sûr due aux actions humaines) laisse à désirer…

Quelques chiffres

Si on résume les faits en chiffres, ce ne sont que 18 pays qui ont réussi à réduire leur consommation énergétique pendant plus de dix ans et ce faible résultat entrainerait une hausse de la température de 2,5°C voire plus en 2100 ! Les conséquences sont déjà visibles et se poursuivront dans les années à venir : on estime que 3,3 à 3,6 milliards d’habitants sont vulnérables au changement climatique. On retient par exemple les insulaires qui ne savent pas comment lutter contre la montée des eaux ou les nombreuses victimes des cyclones. La difficulté pour se nourrir et boire ainsi que la transmission de maladies (et j’en passe) seront de plus en plus grandes. Le comble est que les populations les plus pauvres et qui ont le moins participé au dérèglement climatique sont les premières touchées.

Des records

La Terre a battu plusieurs records : le taux de dioxyde de carbone n’a jamais été aussi haut depuis deux millions d’années, idem pour le méthane depuis 800 000 ans ! La hausse du mercure sur les 50 dernières années n’a jamais été aussi rapide depuis 2000 ans (au moins) et, en 2019, ce sont 59 milliards de tonnes de gaz à effet de serre qui ont été libérées à cause de la déforestation et des énergies fossiles !

Réchauffement climatique : ce qu'il faut retenir du nouveau rapport du  Giec, qui alerte sur les mesures "insuffisantes" prises à ce jour

source franceinfo

Le graphique est en anglais mais pas de panique, tout est visuel (c’est pas bien compliqué de comprendre que quand ça commence à être rouge on est mal…). On voit donc l’évolution de la température par rapport aux années 1900. C’est à partir des années 40 que ça commence en douceur (+0,25 °C) puis de 1980 à 2000 environ, ça s’intensifie un peu… On commence même à atteindre le +1°C… Et en 2020, ça ne s’arrange pas, c’est le début de la fin ! On est dans les +1,5° voire les +1,75°C ! C’est comme la fièvre, quand vous êtes à 39°C, ce ne sont que deux degrés en plus mais ce n’est pas hyper agréable…

Cinq scénarios

Bref, à partir de 2020, cinq scénarios sont possibles. On commence par le pire : si on continue à augmenter nos émissions de gaz à effet de serre et à polluer, en 2060 (on sera à la moitié de notre vie pour les jeunes collégiens !), on atteindrait trois degrés en plus, et au siècle suivant on est probablement pas en super forme… Le deuxième scénario (tout aussi rassurant…) ressemble au premier mais décalé d’une dizaine d’années. Enfin, avec le troisième, en 2100, les +2,75°C sont atteints. C’est pas génial, ça ne fait pas très envie et le dérèglement continuerait après 2100…

Positive attitude

Maintenant, positive attitude, on parle du scénario low qui serait pas trop trop mal (si on maintient un bon rythme écolo). En effet on voit qu’en 2100, la température serait à peu près stabilisée depuis 2050 à +1,75°C et pourrait redescendre. Et le dernier serait vraiment idéal (bien qu’il semble irréalisable) : on baisserait tellement notre production de gaz à effet de serre que, après avoir atteint un pic de 1,75°C en plus, la température pourrait avoir diminué de 0,5°C en 2100.

Bon, maintenant il ne reste plus qu’à agir, mais pas de panique : le GIEC nous a préparé un  » guide de survie pour l’humanité  » dans lequel chaque point a été négocié avec les représentants des pays membres (195 en tout). Voici quelques grands points pour qu’un des deux scénarios  » idéaux  » soit réalisé :

  • utiliser au minimum les énergies fossiles lorsque les centrales ne sont pas accompagnées de systèmes pour capter et stocker le dioxyde de carbone
  • favoriser au maximum la plantation d’arbres et de plantes vertes
  • utiliser des voitures électriques (électricité bas carbone)
  • changer son alimentation (limiter la viande car les élevages polluent)
  • protéger les terres et les océans
  • augmenter l’investissement dans le climat au niveau économique
  • atteindre la neutralité carbone avant 2040

Le plus important est d’y croire, la Terre a survécu à deux guerres mondiales et deux bombes nucléaires, pourquoi n’arriverions-nous pas à faire des efforts ?

Justine

Biodiversité, l’extinction grandeur nature

On parle beaucoup de la lutte contre les émissions de CO2, mais le maintien de la biodiversité dépend aussi d’autres facteurs comme la déforestation, la destruction des zones humides, la pollution des océans… Or cette biodiversité est essentielle à notre survie sur la planète.

Le WWF (World Wildlife Fund ou Fonds Mondial pour la Nature) est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde.

Son rapport « Planète Vivante », sorti le 13/10/2022, une analyse scientifique réalisée tous les deux ans sur la santé de notre planète et l’impact de l’activité humaine, révèle une baisse dévastatrice de 69% des populations d’animaux sauvages vertébrés en moins de cinquante ans.

À cette occasion, le WWF France présente ses recommandations :

  • accélérer la transition énergétique des territoires vers un 100% d’énergies renouvelables en 2050.
  • entraîner les territoires dans une politique zéro déchet)  
  • inciter les gouvernements à inverser la tendance lors de la Convention sur la diversité biologique COP15.

En ce moment, une des espèces les plus menacée est le tigre du Bengale (ou Panthera tigris tigris). Combien en reste-t-il ? Environ 3000 à 4500 individus.

Mais en France même, le lynx boréal, le bouquetin des Alpes, les chauves-souris Grande Noctule ou Rhinolophe de Méhely, le vison d’Europe, le grand hamster… sont en grande difficulté.

Arrêtons ensemble de détruire les habitats des animaux, et pas seulement dans la jungle ou la forêt Amazonienne mais aussi chez nous !

Paul-Arthur

L’extinction des panneaux lumineux la nuit

Parfois, lorsqu’il y a trop d’éclairage en ville, on ne peut plus observer les étoiles : les astronomes appellent cela la « pollution visuelle ».

Mais c’est avant tout pour faire des économies d’énergie qu’à partir du 1er décembre prochain, les panneaux lumineux de la capitale s’éteindront entre 23h45 et 6 heures. La mairie de Paris demande à ce que les stations de métro, les RER, les gares, les abris bus s’éteignent aussi. Et dès le 1er novembre, la ville veut que tous les commerces mettent fin à l’éclairage de leurs enseignes et écrans sous peine de verbalisation et de sanctions administratives.

Oui, c’est gâcher de l’énergie que les panneaux lumineux et les écrans soit allumés la nuit alors que les magasins sont fermés. Donc on remercie la mairie de Paris !

Camille et Jeanne

Le Monde sans fin, énergie et changement climatique

Energies renouvelables, non-renouvelables, tout le monde connaît. Renouvelable = bien, et non-renouvelable = mal. C’est la formule qui est gravée dans la tête d’un enfant après la rapide synthèse de primaire. Il y a aussi : nucléaire=radioactivité=Tchernobyl. Peut-être certains de vos amis vous ont-ils déjà déjà dit des théories contre le nucléaire : « Il faut fermer les centrales, et mettre des panneaux solaires et des éoliennes. » Bien. Vos réactions peuvent être diverses, mais il peut être difficile de discuter sur ces sujets sans connaître concrètement les proportions et les pourcentages.

C’est pour cela que je vous conseille fortement, sans détour ni allusion, ce livre que tout le monde devrait avoir lu en France. Je vous présente Le monde sans fin, un partenariat entre le dessinateur Blain (Quai d’Orsay) et le renommé ingénieur, enseignant et conférencier Jancovici. Ce dernier est titulaire de nombreux grades, a fréquenté les plus grandes écoles et ses conférences sont unanimement addictives. Cette bande-dessinée est un chef d’œuvre de vulgarisation scientifique, compréhensible de tous. Elle offre une vision objective et très détaillée du monde de l’énergie, aujourd’hui tournant autour du pétrole.

Ce livre est indispensable pour avoir une vision critique de la situation, et arrêter de dire : « C’est facile, on a qu’à remplacer les énergies non-renouvelables par des éoliennes ». C’est un véritable conseil : achetez ce livre. Maintenant.

Balthazar

JO 2024 Paris et « exemplarité environnementale »

Les JO de Pékin ont soulevé de nombreuses questions sur la façon dont l’environnement avait été pris en compte. L’enjeu pour les JO d’été, Paris 2024 est, selon son comité d’organisation, d’être un modèle « d’exemplarité environnementale ».

Pourtant, à Aubervilliers, ce même comité voulait supprimer des jardins ouvriers et mettre à la place une piscine d’entrainement. Les personnes qui entretenaient ces jardins n’ont pas été d’accord et des associations de défense de la nature sont venues pour les soutenir.

Les travaux ont commencé, saccageant 4000 m carrés de jardin, mais habitants et associations sont parties en procès. Le 9 mars dernier, la cour administrative d’appel de Paris a enfin rendu sa décision : les jardins ne peuvent être construits !

Question « exemplarité environnementale » c’était mal parti du côté d’Aubervilliers. On espère que les autres projets d’aménagements pour les futurs JO sont un peu plus cohérents !

Claire

TV écologie

A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau toute l’équipe de On se dit Tout s’est mobilisée pour vous proposer une « série » concernant le sujet.

Aujourd’hui, nous ouvrons nos colonnes à nos camarades du Club Vert et à leur nouvelle émission de TV écologie.


Retrouvez nos précédents articles : Eau robinet, eau en bouteille : que choisir ?, Choisir l’Eau de Paris pour lutter contre les déchets plastiques, Aceredo : une des nombreuses preuves du réchauffement climatiqueInondations en Australie, La question de l’eau dans la guerre en Ukraine

Eau robinet, eau en bouteille : que choisir ?

Est-ce que c’est mieux de boire de l’eau en bouteille ou au robinet ? On va essayer de répondre à la question en 4 points.

Environnement

Selon un article du journal Le Parisien, 25 millions de bouteilles en plastique sont consommées puis jetées chaque jour en France. Environ une sur deux seulement sera recyclée.

On sait que ce qui ne sera pas recyclé finira dans les océans sous forme de microparticules particulièrement dangereuses pour les poissons et autres animaux marins.

Résultant du match : eau du robinet gagnante !

Santé

L’eau du robinet et extrêmement contrôlée donc elle est potable partout en France. S’il y a un accident qui risque de polluer l’eau (ce qui est rare) les gens sont prévenus et par conséquent n’encourent aucun risque.

Par contre, pour les bouteilles en plastique, toujours selon Le Parisien, « une étude menée par l’Université de New York a jeté un trouble en 2018. Les chercheurs ont retrouvé des microparticules de plastique dans de nombreuses eaux issues de bouteille testée ».

Résultant du match : eau du robinet gagnante !

Prix

1,5 litre d’eau du robinet = 0,54 centime (en moyenne 2 € par an si on boit 1,5L par jour)

1,5 litre d’eau en bouteille = entre 15 et 75 centimes

Résultant du match : eau du robinet gagnante !

Goût

Il y a des gens qui trouve que l’eau du robinet a le goût de chlore. Ça peut arriver (à Paris ce n’est pas le cas) car l’eau doit être désinfectée.

Résultant du match : eau en bouteille gagnante ?

Par forcément : si on met l’eau du robinet en carafe, elle n’a plus de mauvais goût !

Claire


A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau toute l’équipe s’est mobilisée pour vous proposer une « série » concernant le sujet. Retrouvez nos précédents articles : Choisir l’Eau de Paris pour lutter contre les déchets plastiques, Aceredo : une des nombreuses preuves du réchauffement climatique, Inondations en Australie, La question de l’eau dans la guerre en Ukraine