Rencontre avec une actrice, Sephora Pondi

Il y a déjà deux semaines, j’ai vu une pièce de théâtre nommée 7 minutes, de Stefano Massini, mise en scène par Maëlle Poésy, au théâtre du Vieux Colombier (à la Comédie française). Cette pièce géniale (dont la dernière représentation était ce lundi 18 octobre 2021) raconte l’histoire d’un comité de onze femmes représentant 200 ouvrières d’une usine de textile. Alors que de plus en plus d’usines ferment, on leur propose de perdre sept minutes de leur temps de pause alors qu’elles n’en ont déjà que quinze. C’est le seul moyen de sauver l’entreprise et leur emploi. Un grand débat s’instaure tout le long de la pièce. D’abord dix femmes pour et une contre, les votes se stabilisent à cinq contre cinq… Alors que la dernière à voter prend sa décision, les lumières s’éteignent nous laissant dans un suspens complet !

Photo : Véronique Vella, Françoise Gillard, Anna Cervinka, Elise Lhomeau, Elissa Alloula, Séphora Pondi, Lisa Toromanian et Claude Mathieu de la Comédie-Française lors de l’interprétation de la pièce « 7 Minutes » de Stefano Massini et mise en scène par Maëlle Poésie, le 12 septembre 2021 au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris.

Samedi 16 octobre, avec mon groupe du « Parcours Spectateur » organisé par la mairie de Paris, nous avons eu l’honneur d’accueillir parmi nous une des comédiennes de 7 minutes et de l’interviewer sur son parcours et la pièce.

Sephora Pondi

Sephora Pondi, possédant un immense talent n’a pourtant commencé à s’intéresser au théâtre qu’à l’âge de 16 ans. Connaissant déjà Maëlle Poésy qui l’encourageait dans cette voie, elle prend des cours de théâtre dans son lycée où elle joue du Molière ou du Shakespeare sans hésitation.

Elle voyage beaucoup au long de sa carrière (comme à Marseille où elle passe un an) et accepte de jouer pour une petite compagnie de théâtre, le métier d’artiste étant précaire.

Sephora fait aussi du cinéma et est apparue dans des films qui ne sont pas encore sortis. Bien qu’on puisse penser que les métiers d’actrice de théâtre ou de cinéma sont similaires, ce n’est pas le cas. Dans le cinéma, on a le droit à l’erreur et on joue les scènes sans ordre chronologique contrairement au théâtre où l’on doit faire de son mieux à chaque instant.

Sephora est entrée à la Comédie française il y a un peu plus d’un mois, d’abord pour remplacer une des comédiennes de 7 minutes ayant « déserté » ce métier suite au confinement 2020. Oui, vous avez bien compris, cette pièce est censée être jouée depuis bien plus d’un an et notre actrice est arrivée en juillet. Sephora a donc dû s’insérer dans la pièce parmi les comédiennes de la Comédie française prêtes depuis un an et celles qui ont passé des auditions pour remplacer d’autres comédiennes disparues, ce qui ne se remarque d’ailleurs pas du tout. Chaque comédienne était aussi présente que les autres.

Nous avons aussi parlé des costumes de la pièce qui étaient en réalité des habits du quotidien et ne semblaient pas travaillés ce qui entrait assez bien dans le thème « industrie ». Ils sont lavés chaque soir, après chaque représentation, et sont donc bien des costumes « officiels ». Une robe a même était faite sur mesure.

Sephora Pondi nous a confié s’entraîner en dansant sur la scène pendant une heure environ afin d’évacuer tout le stress d’avant une représentation et n’être pas aussi présente sur scène qu’elle semble l’être. En effet, elle est elle-même spectatrice et ne cesse de penser à la qualité de la pièce. Ses pensées s’entrechoquent entre les « yes » et les « zut », mais c’est bien un cri de victoire que nous avons entendu venant des coulisses de la scène !

Je tiens à remercier Sephora Pondi pour qui j’ai une immense admiration.

Justine

Un Américain à Paris

Le 17 décembre je suis allée, avec ma classe, au théâtre du Châtelet. C’était exceptionnel !

Un professeur de claquettes accompagné de son pianiste nous a accueillis avec une paire de chaussures pour chacun et il nous a expliqué l’histoire des claquettes. Elles viennent d’Amérique. Les pauvres qui n’avaient pas de très bonne chaussures mettaient des fers sous les leurs pour les renforcer. A partir de danses originaires d’Irlande, ils ont inventé de nouvelles danses basées sur des musiques de jazz.

Nous avons ensuite assisté à une représentation d’Un américain à Paris. C’est une comédie musicale, écrite par George et Ira Gershwin. Elle est adaptée d’un film sorti en 1952 réalisé par Vincente Minelli. Le spectacle était en anglais surtitré. C’est l’histoire de trois hommes qui ont vécu la seconde guerre mondiale. Jerry, le personnage principal, voudrait devenir peintre, c’est un ancien GI qui est resté à Paris après la guerre. La femme dont il est amoureux s’appelle Lise, elle est danseuse. Mais ses deux amis, avec lesquels il veut devenir artiste, aiment eux aussi la même femme. Sans le savoir, ils se donnent des conseils entre eux pour mieux la conquérir.

Le spectacle était super mais très long. Je vous avoue que j’ai fermé les yeux quelques secondes. Je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup les passages où un des amis de Jerry jouait du piano et racontait son histoire en même temps. Musicalement c’était incroyable, ses mains courraient à toute vitesse sur le clavier.

Notre professeur de français nous a aussi montré le film mais j’ai préféré de loin la comédie musicale. Le théâtre du Châtelet est superbe. J’ai eu la chance d’avoir une très bonne place, on était tous répartis dans le théâtre, et j’avais une vue plongeante sur la scène : incroyable !

En résumé, j’ai adoré ma journée au théâtre du Châtelet, avec une mention très spéciale pour les claquettes, expérience géniale que j’espère renouveler rapidement. Pour finir un scoop : il est question que nous fassions un spectacle qui s’inspirerait un peu de ce que nous avons vu, avec en plus un spectacle de claquettes !

Jeanne