Coup d’état en Birmanie

Le 1er février 2021 sera pour toujours, dans l’histoire, le jour où l’armée birmane a pris le contrôle de la Birmanie et a emprisonné Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix en 1991 pour sa résistance à la dictature militaire dans son pays.

Reprenons depuis le départ : le pouvoir s’étant quelque peu démocratisé, depuis 2016 Aung San Suu Kyi est la conseillère politique et cheffe du gouvernement civil de la Birmanie (son prestige international ayant vite diminué dans le même temps pour n’avoir pas défendu la minorité rohingya victime de persécutions).

L’armée a justifié son coup d’état en disant que la commission électorale n’avait pas réglé les « énormes irrégularités » qui se seraient, selon elle, produites lors des dernières législatives de novembre. Ces élections avaient vu la victoire du parti d’Aung San Suu Kyi face justement au parti de l’armée. Les militaires craignaient donc de perdre une partie importante de leur pouvoir.

Ce coup d’état s’est produit sans violence, l’armée a juste bloqué les routes et pris le Parlement. A l’heure où je vous parle, personne ne sait où est Aung San Suu Kyi. Le chef de l’armée Min Aung Hlaing est devenu chef de l’état par intérim (même si avant le coup d’état il était déjà, de fait, l’homme le plus puissant de Birmanie).

Les nombreux partisans d’Aung San Suu Kyi font des manifestations pour que le nouveau gouvernement la libère.

Timothée

Intrusion au Capitole (2) : qui sont-ils ?

Cet article est la suite d’un article sur l’intrusion au Capitole. Vous pouvez le consultez en cliquant ICI.

Depuis l’intrusion au Capitole beaucoup de choses se sont passées, en à peine une semaine, je vais donc vous les raconter :

Tout d’abord nous avons appris qu’un policier, Brian Sicknick, avait été tué par des militants à coups d’extincteur ! Beaucoup de partisans Républicains hauts placés ont quitté et condamné Donald Trump, qui est pour beaucoup de gens le responsable de ce massacre.

La police de Washington et le FBI sont actuellement en train d’analyser toutes les images pour pouvoir retrouver les manifestants et c’est justement ce dont j’ai envie de parler.

L’homme qui a fait parler tous les médias américains s’appelle Jacob Anthony Chansley, connu sous le nom de Jake Angeli. S’il est aussi connu, c’est parce qu’il était à la manifestation torse nu, avec un casque à cornes et une lance surmontée d’un drapeau américain, son visage maquillé comme le drapeau américain. Cet homme, qui se dit chaman, a été arrêté très vite. Étant torse-nu durant la manifestation le monde entier a pu voir sur son torse un tatouage représentant 3 triangles entrelacés, un signe qui a été récupéré par le wotanisme (mouvement raciste, néo-nazi et antisémite)

Le deuxième manifestant dont je vais parler s’appelle Richard Barnett. Lui aussi a fait le tour des médias avec une photo. Il a posé devant les caméras, assis dans le bureau de la démocrate Nancy Pelosi. Il venait de l’Arkansas, il n’a pour l’instant pas été arrêté.

Le dernier militant dont j’avais envie de parler aujourd’hui s’appelle Adam Johnson. Cet homme photographié par la presse un sourire aux lèvres avait décidé de voler le pupitre de Nancy Pelosi. L’homme a été retrouvé grâce à une femme de son village qui fréquentait la même paroisse que lui et a été ravie de pouvoir appeler la police.

Timothée

Intrusion au Capitole : que s’est-il vraiment passé ?

Le mercredi 6 janvier des militants pro-Trump ont réussi à s’introduire au Capitole, le lieu saint de la démocratie américaine. Mais que s’est-il vraiment passé ?

A 13h00 locale, à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche, Donald Trump faisait un discours pour contester sa défaite aux élections présidentielles devant des dizaines de milliers de manifestants. Trump a dit :« Nous n’abandonnerons pas, nous ne concèderons rien. (…) On ne concède pas après un tel vol. » Ce discours a chauffé une partie des manifestants qui sont partis en direction du Capitole (lieu où se situait la séance de validation de l’investiture de Joe Biden).

A 13h45 les militants pro-Trump sont arrivés du côté du Capitole et ont commencé à enfoncer les barrages des policiers qui ne pouvaient rien faire.

A 14 h 30 les militants qui avaient franchi les marches du Capitole ont commencé à escalader les murs, enfoncer les portes, casser les vitres… etc. du Capitole. Les forces de l’ordre ont tenté de repousser les manifestants avec du gaz lacrymogène, en vain.

A partir de ce moment-là certains manifestants ont réussi à s’infiltrer dans le bâtiment et ont commencé à se faire prendre en photo par les journalistes, devant le célèbre dôme, en arborant des messages complotistes, des drapeaux racistes, des tatouages néo-nazi, des pulls fascistes etc.

A 14h45 les militants ont cassé une vitre qui donnait sur la salle du sénat où les sénateurs étaient obligés de se cacher sous les sièges.

Au même moment de l’autre côté du bâtiment, deux policiers affrontent des manifestants, puis une ancienne militaire tente de rentrer dans la salle où étaient les deux policiers, en escaladant une fenêtre. Un des deux policiers fait alors usage de son arme de service et tire une balle. La femme succombera plus tard à ses blessures.

Un peu plus tard dans la soirée, l’actuel président des États-Unis, Joe Biden, fait un discours et force l’ex-président à dire aux militants de se retirer du Capitole. Il faudra quand même attendre 17h00 pour que la police de Washington et le FBI reprennent le contrôle du Capitole.

Actuellement, tous les journalistes politiques américains rejettent la responsabilité de cette intrusion sur Donald Trump qui a incité ses partisans à contester la victoire de Joe Biden aux élections.

Timothée

La première femme noire à être vice-présidente

Kamala Harris a été élue vice présidente des États-Unis. J’étais très étonnée et contente de savoir que pour la première fois une femme accédait à ce poste. Je pense que c’est une bonne chose qu’elle soit élue, parce que ça montre que le monde a un peu évolué sur sa vision qu’il a de la femme.

Ce qui m’a surprise, c’est le fait que cela se passe aux États-Unis, car avec l’ancien président Trump, toutes les prises de position sexistes et racistes semblaient autorisées, il n’aurait jamais laissé parler une femme, surtout si elle était noire.

Lucie

Le soulagement des élections américaines

Après cette longue semaine d’attente et d’angoisse, enfin les résultats des élections américaines ! Tout autour de moi je n’entendais plus parler que de ces élections. Moi-même depuis plus d’un mois je posais des question sur ces présidentielles, je ne comprenais pas grand chose au fonctionnement des votes qui est très différent de celui de notre élection présidentielle. Mais la seule chose que je souhaitais était que Trump ne soit pas réélu. Cet homme raciste, sexiste, qui ne sait même pas que le réchauffement climatique existe, ne pouvait pas continuer à être président !!

Voici encore une illustration récente de la bétise et la folie de Trump : comme d’habitude, alors que le résultat officiel des élections n’était pas encore connu (on comptait encore les voix) Trump a affirmé qu’il avait gagné… Les journalistes, plusieurs grandes chaines de la télé américaine dont CBS ont été obligées de censurer son discours ! .

Joe Biden a finalement était élu, pour moi ce fut un véritable soulagement car peut être qu’il ne sera pas un très bon président mais ce qui est sur c’est qu’il ne pourra pas être pire que Trump !

Contrairement à lui, Joe Biden s’est engagé à réintégrer l’accord de Paris. C’est un engagement de plusieurs pays sur le climat et le réchauffement climatique. Ce sera son premier engagement en tant que nouveau président, cela redonne de l’espoir.

Lucie