Britney, la princesse de la pop américaine, enfin libre !

En 2008, Britney Spears fut mise sous tutelle par son père, James Spears, et sa sœur cadette, Jamie Lynn Spears, ce qui entravait sa liberté d’agir. Vendredi 12 novembre 2021, la juge Brenda Penny du tribunal de Los Angeles lève sa tutelle. Cette décision fait suite à l’ampleur du mouvement #FreeBritney, lancé par les fans de la pop stars en avril 2019.

L’année 2008 fut une année très difficile pour l’artiste : en pleine instance de divorce, elle perd la garde de ses fils, est surprise en train d’agresser des paparazzis (qui la harcelaient) avec un parapluie, en pleine crise de nerfs, elle décide de se raser le crâne et finira par séjourner trois jours dans un hôpital psychiatrique. Cela servira d’excuse à son père pour la mettre sous tutelle, et profiter du contrôle qu’il exerce sur sa vie pour l’exploiter et la maltraiter.

Quand Britney apprend qu’elle est libre, elle est folle de joie et exprime son enthousiasme sur Instagram : « Mon Dieu, que j’aime mes fans, c’est fou ! Je crois que je vais pleurer le reste de la journée. Plus beau jour de ma vie ! » (Good God, I love my fans so much it’s crazy ! I think I’m gonna cry the rest of the day ! Best day ever !)

Juliette A.

Pour en savoir plus sur les années de tutelle et le mouvement #FreeBritney :

  • Framing Britney Spears par Samantha Stark (2021), disponible sur Amazon Prime
  • Britney VS Spears par Erin Lee Carr (2021), disponible sur Netflix
  • « La triste histoire de Britney » par SEB (2020), disponible sur YouTube

Qu’est devenue la tenniswoman Peng Shuai ?

Peng Shuai aux Internationaux de Strasbourg, 20 mai 2014 / photo Wikipédia

Peng Shuai, joueuse de tennis chinoise âgée de 35 ans, a fait une grave accusation sur le réseau social chinois Weibo : elle dit avoir été violée par Zhang Gaoli — environ 40 ans de plus qu’elle ! —, ancien-vice premier ministre de Chine ayant été un homme très puissant de 2003 à 2018.

Le message a été censuré rapidement, mais des captures d’écran ont défilé dans tout le monde entier. Ensuite, le compte de la sportive toujours actif ne s’affichait pas lorsqu’on cherchait son nom sur le réseau social. Idem pour l’ancien Premier ministre qui n’a pas réagi publiquement.

L’accusation parlait aussi de son histoire avec Zhang Gaoli. Après un match de tennis, il l’aurait retrouvée dans sa chambre et l’aurait forcée à avoir une relation sexuelle, 7 ans après avoir eu une relation du même genre avec lui. Résistante, elle finit par céder, terrorisée. Elle raconte que la femme de l’ancien dirigeant était au courant et faisait le gué devant la porte. Elle serait ensuite devenue la maitresse jusqu’à une dispute en début novembre…

Bien sûr, les comptes n’ont pas été seulement bloqués. La Chine, pays dirigé par un soi-disant président (dictateur oui !) du nom de Xi Jinping, n’allait pas laissait un homme important de leur « monarchie » en difficulté…

Figurez-vous, chers lecteurs, que la joueuse ne donne plus de signes de vie. Serait-elle seulement encore vivante ?

Portée disparue, le monde entier s’inquiète pour cette femme plus que courageuse.

Le gouvernement chinois

Le gouvernement chinois est une dictature. C’est vrai que, lorsqu’on entend le mot dictateur on penserait plus à Poutine, mais tel le dirigeant de la Russie, Xi Jinping n’autorise que seulement les membres de son parti à se présenter aux élections. Les citoyens chinois sont coupés du monde entier, la majorité des réseaux sociaux populaires à l’internationale leur est interdit, tout comme la liberté d’expression comme on vient de le constater…

Anonyme (je n’ai pas envie de disparaître moi aussi !)

La surprenante éruption volcanique du mont Aso

Récemment, le 20 octobre 2021 à 11h43, le mont Aso de la région de Kyushu au Japon est entrée en éruption. Les touristes et habitants à proximité pouvaient observer les surprenantes coulées pyroclastiques « une coulée pyroclastiques, c’est un mélange à haute température composée de gaz volcaniques, de vapeur d’eau et de particules de roches »* qui s’étalaient sur plus d’un kilomètre du cratère. C’est l’un des volcans les plus actifs du Japon ainsi que l’un des plus surveillés. La population a été avertie quant à la possibilité que des gaz toxiques s’échappent du volcan et a donc été interdite de s’approcher trop près de celui-ci. Heureusement, l’agence météorologique japonaise avait prévenu à l’avance d’une augmentation de l’activité volcanique dans cette région. De fait, aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat.

*définition extraite de Futura Sciences (https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/structure-terre-ecoulement-pyroclastique-454/)

Alexia

L’assassinat du député David Amess

Ce samedi 17 octobre le député britannique David Amess a été assassiné dans l’église Leigh-On-Sea.

Capture d’écran Ouest France le 15/10/2021

Tout d’abord, je vais vous présenter le profil de la victime. Il avait 69 ans, était député et un ancien membre du parlement du Royaume-Uni. Il a été assassiné dimanche 17 octobre, et le suspect présumé est Ali Harbi Ali un jeune homme d’origine somalienne de 25 ans. Son père, un ancien conseiller du premier ministre somalien, s’est dit traumatisé et profondément choqué de l’acte de son fils. Selon la police il aurait échafaudé son plan une semaine avant le drame et se serait autoradicalisé pendant le confinement.

Ce n’est pas le premier attentat sur un député britannique qu’il y a eu dans ces dernières années. On se souvient de l’attentat sur Jo Cox en juin 2016 qui avait été assassinée par balles et par un coup de couteau par un extrémiste de droite.

Ce lundi 18 octobre les députés se sont rendus à Westminster où une commémoration en l’honneur de leur défunt collègue s’est déroulée. Une place est restée vide, la place ou siégeait habituellement David Amess. Ce meurtre a profondément choqué le pays et en particulier les députés et le premier ministre Boris Johnson qui a déclaré qu’il était  « sous le choc et son cœur rempli d’émotion ».

Timothée H.

Confidences princières

Pour certains Anglais cet événement est grave : le prince Harry et Meghane qui ont quitté l’Angleterre pour aller s’installer aux États-Unis ont fait des révélations sur la famille royale, dimanche soir dernier à la télévision américaine. Ces révélations nous sont présentées comme un vrai coup de massue pour la famille royale Britannique. Meghane dit notamment qu’elle ne s’est jamais sentie soutenue alors qu’elle était au bord du suicide. Elle accuse même un membre de la famille royale (sans le nommer) d’avoir fait preuve de racisme car celui-ci l’aurait questionné au sujet de la couleur de peau de son futur bébé. Elle précise cependant qu’il ne s’agit ni de la reine Elisabeth II, ni de son mari le prince Philippe. Le prince Harry ajoute qu’il ne s’est jamais senti soutenu par son père le prince Charles.

Toutes ses accusation sont graves pour l’image de la famille royale. Même si la reine est la seule à échapper aux critiques du couple, certains se demandent comment elle va s’en remettre.

Moi, cela ne me touche pas vraiment et je trouve que c’est beaucoup de parlote pour pas grand-chose.

Titouan

Birmanie, c’est pas fini

Vous vous souvenez de l’article sur le coup d’état en Birmanie. Depuis quelques semaines, même si la Birmanie ne fait plus la une des journaux les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre continuent. Face à la violence de la répression, les protestataires ne manquent pas d’invention. C’est la « révolution des jupes et des sous vêtements » dont on nous parle aujourd’hui dans le journal Libération.

Les manifestants ont trouvé une technique pour freiner les policiers : ils accrochent des jupes et des sous-vêtements féminins en hauteur sur des fils électriques. Stupide nous diriez-vous. Mais pas pour les Birmans car une croyance ancienne dit que si un homme passe sous des habits que les femmes portent sur la partie inférieure de leur corps, il perd toutes ses capacités viriles et doit s’attendre aux pires malheurs !

« En cas de violences , si on doit courir, ça nous donne une longueur d’avance » témoigne un manifestant dans Libération, qui nous rappelle par la même occasion la place primordiale des femmes birmanes dans la lutte contre la dictature.

Louis et Luca

Sonita Alizadeh, contre les mariages forcés

Nous allons vous parler de Sonita Alizadeh, une rappeuse et militante afghane contre le mariage forcé. Nous avons découvert cette femme dans les Culottées (la super BD de Pénélope Bagieu), et son histoire nous a marquées, nous aimerions donc vous en faire part !

Sonita Alizadeh est née à Hérat en Afghanistan, en 1996. Son pays est alors dirigé par les talibans. Elle vit dans une grande famille où les filles (femmes) sont considérées comme un poids financier. Elle a dix ans quand elle échappe à son premier mariage forcé mais les talibans obligent la famille à fuir en Iran. En chemin, les talibans les arrêtent et les menacent de leur prendre Sonita s’ils ne leur donnent pas de l’argent. Pour la première fois, Sonita prend conscience qu’elle est considérée comme une marchandise. Sa mère les abandonne ensuite à Téhéran. Sonita atterrit dans un centre d’enfants réfugiés où on l’aide autant que possible. Un jour, à la radio, elle entend pour la première fois de sa vie DU RAP. Elle est subjuguée par ce rythme, cette rage. Au centre de réfugiés où elle vit, elle est entourée d’autres filles mariées à des inconnus par leurs parents. Rongée par l’injustice de ce qu’elles vivent, Sonita commence à écrire. Elle fait ensuite du porte à porte pour vendre ses musiques, ce qui est illégal en Iran (où les femmes n’ont pas le droit de chanter). A l’âge de 14 ans, elle rencontre la réalisatrice Rokhsareh Ghaem Maghan qui décide de faire un documentaire sur elle. Pendant le tournage, sa mère vient chercher Sonita pour la ramener au pays car elle veut la marier pour une somme de 9000 dollars, somme dont elle a besoin pour marier son frère. La réalisatrice offre alors 2000 dollars à la famille pour permettre à Sonita de rester 6 mois de plus à Téhéran. Pendant ces 6 mois, elle va sortir le clip Brides for sales, ce qui signifie « Mariées à vendre ». Son clip rencontre plus de 600 0000 vues. La vidéo rencontre énormément de succès : elle est partagée, likée…

Aujourd’hui, Sonita travaille avec le mouvement Girls are not brides, ce qui signifie « Les filles ne sont pas des mariées ».

C’est une femme courageuse, intelligente qui, quoi que l’on fasse, continue toujours à avancer et dénoncer, même quand on la menace. C’est une personne incroyable, un exemple.

Alma et Lou

Coup d’état en Birmanie

Le 1er février 2021 sera pour toujours, dans l’histoire, le jour où l’armée birmane a pris le contrôle de la Birmanie et a emprisonné Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix en 1991 pour sa résistance à la dictature militaire dans son pays.

Reprenons depuis le départ : le pouvoir s’étant quelque peu démocratisé, depuis 2016 Aung San Suu Kyi est la conseillère politique et cheffe du gouvernement civil de la Birmanie (son prestige international ayant vite diminué dans le même temps pour n’avoir pas défendu la minorité rohingya victime de persécutions).

L’armée a justifié son coup d’état en disant que la commission électorale n’avait pas réglé les « énormes irrégularités » qui se seraient, selon elle, produites lors des dernières législatives de novembre. Ces élections avaient vu la victoire du parti d’Aung San Suu Kyi face justement au parti de l’armée. Les militaires craignaient donc de perdre une partie importante de leur pouvoir.

Ce coup d’état s’est produit sans violence, l’armée a juste bloqué les routes et pris le Parlement. A l’heure où je vous parle, personne ne sait où est Aung San Suu Kyi. Le chef de l’armée Min Aung Hlaing est devenu chef de l’état par intérim (même si avant le coup d’état il était déjà, de fait, l’homme le plus puissant de Birmanie).

Les nombreux partisans d’Aung San Suu Kyi font des manifestations pour que le nouveau gouvernement la libère.

Timothée

Intrusion au Capitole (2) : qui sont-ils ?

Cet article est la suite d’un article sur l’intrusion au Capitole. Vous pouvez le consultez en cliquant ICI.

Depuis l’intrusion au Capitole beaucoup de choses se sont passées, en à peine une semaine, je vais donc vous les raconter :

Tout d’abord nous avons appris qu’un policier, Brian Sicknick, avait été tué par des militants à coups d’extincteur ! Beaucoup de partisans Républicains hauts placés ont quitté et condamné Donald Trump, qui est pour beaucoup de gens le responsable de ce massacre.

La police de Washington et le FBI sont actuellement en train d’analyser toutes les images pour pouvoir retrouver les manifestants et c’est justement ce dont j’ai envie de parler.

L’homme qui a fait parler tous les médias américains s’appelle Jacob Anthony Chansley, connu sous le nom de Jake Angeli. S’il est aussi connu, c’est parce qu’il était à la manifestation torse nu, avec un casque à cornes et une lance surmontée d’un drapeau américain, son visage maquillé comme le drapeau américain. Cet homme, qui se dit chaman, a été arrêté très vite. Étant torse-nu durant la manifestation le monde entier a pu voir sur son torse un tatouage représentant 3 triangles entrelacés, un signe qui a été récupéré par le wotanisme (mouvement raciste, néo-nazi et antisémite)

Le deuxième manifestant dont je vais parler s’appelle Richard Barnett. Lui aussi a fait le tour des médias avec une photo. Il a posé devant les caméras, assis dans le bureau de la démocrate Nancy Pelosi. Il venait de l’Arkansas, il n’a pour l’instant pas été arrêté.

Le dernier militant dont j’avais envie de parler aujourd’hui s’appelle Adam Johnson. Cet homme photographié par la presse un sourire aux lèvres avait décidé de voler le pupitre de Nancy Pelosi. L’homme a été retrouvé grâce à une femme de son village qui fréquentait la même paroisse que lui et a été ravie de pouvoir appeler la police.

Timothée

Intrusion au Capitole : que s’est-il vraiment passé ?

Le mercredi 6 janvier des militants pro-Trump ont réussi à s’introduire au Capitole, le lieu saint de la démocratie américaine. Mais que s’est-il vraiment passé ?

A 13h00 locale, à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche, Donald Trump faisait un discours pour contester sa défaite aux élections présidentielles devant des dizaines de milliers de manifestants. Trump a dit :« Nous n’abandonnerons pas, nous ne concèderons rien. (…) On ne concède pas après un tel vol. » Ce discours a chauffé une partie des manifestants qui sont partis en direction du Capitole (lieu où se situait la séance de validation de l’investiture de Joe Biden).

A 13h45 les militants pro-Trump sont arrivés du côté du Capitole et ont commencé à enfoncer les barrages des policiers qui ne pouvaient rien faire.

A 14 h 30 les militants qui avaient franchi les marches du Capitole ont commencé à escalader les murs, enfoncer les portes, casser les vitres… etc. du Capitole. Les forces de l’ordre ont tenté de repousser les manifestants avec du gaz lacrymogène, en vain.

A partir de ce moment-là certains manifestants ont réussi à s’infiltrer dans le bâtiment et ont commencé à se faire prendre en photo par les journalistes, devant le célèbre dôme, en arborant des messages complotistes, des drapeaux racistes, des tatouages néo-nazi, des pulls fascistes etc.

A 14h45 les militants ont cassé une vitre qui donnait sur la salle du sénat où les sénateurs étaient obligés de se cacher sous les sièges.

Au même moment de l’autre côté du bâtiment, deux policiers affrontent des manifestants, puis une ancienne militaire tente de rentrer dans la salle où étaient les deux policiers, en escaladant une fenêtre. Un des deux policiers fait alors usage de son arme de service et tire une balle. La femme succombera plus tard à ses blessures.

Un peu plus tard dans la soirée, l’actuel président des États-Unis, Joe Biden, fait un discours et force l’ex-président à dire aux militants de se retirer du Capitole. Il faudra quand même attendre 17h00 pour que la police de Washington et le FBI reprennent le contrôle du Capitole.

Actuellement, tous les journalistes politiques américains rejettent la responsabilité de cette intrusion sur Donald Trump qui a incité ses partisans à contester la victoire de Joe Biden aux élections.

Timothée