Qu’est-ce qu’on va manger ?

Début juin, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi visant à limiter les risques d’exposition au cadmium, ce métal lourd qui contamine nos assiettes et nous expose à des risques de cancer. Il y a urgence ! Imaginez ce qu’il pourrait se passer si des mesures efficaces ne sont pas prises concernant notre alimentation. C’est ce à quoi s’est risquée notre journaliste Sonia et cela ressemble à une vraie dystopie ! Nous sommes le 10 juillet 2035.


Il y a dix ans, nous avions déjà pris conscience du danger que représentaient, dans notre alimentation, les pesticides, microplastiques, PFAS, plomb, et nous venions de découvrir le cadmium, présent dans de nombreux aliments dont les plus « basiques » comme le pain ou les pâtes. Aujourd’hui, plus de 65% des Français ont ou pourraient avoir des problèmes de santé liés à ce métal, alors que de nombreux autres métaux lourds et pesticides nocifs ont été découverts depuis, réduisant la liste des aliments consommables.

La question que tout le monde se pose est bien sûr : « Qu’est-ce qu’on va manger ? » puisqu’à peu près tous les aliments nécessaires à une alimentation équilibrée sont « empoisonnés ».

Malheureusement, il y a 10 ans, ces éléments pathogènes étaient déjà présents dans de nombreux aliments comme les céréales, les pâtisseries, les gâteaux, les viennoiseries, les pâtes (nous l’avons dit), les abats, les crustacés, certains poissons et certains légumes. Certaines eaux étaient déjà « douteuses » ou carrément interdites à la consommation. Malheureusement, ces constations successives n’ont été considérées que comme de « simples » avertissements. Pourtant, peut-être que, s’il y a dix ans nous avions été plus réactifs, nous n’en serions pas là.

Faute de politiques globales et ambitieuses, une des solutions possibles (ou plutôt la seule qui semblait viable) était de posséder son propre potager pour contrôler les produits utilisés. Mais nombreux sont ceux, sur Terre, qui ne possèdent pas de potager particulier, ou un jardin assez grand pour en accueillir un ! De plus, il y avait de fortes chances pour que les sols, dès le départ, soient eux-mêmes déjà contaminés ou que l’eau utilisée pour arroser imbibe les plants d’éléments nocifs pour la santé. Si certains proposaient de partager leurs récoltes contre un peu d’argent, la production était de toute manière insuffisante.

Des solutions à long terme n’ayant pas été trouvées à temps, tous les traitements des sols comme de l’eau seraient aujourd’hui très chers, très longs et donc dans l’immédiat très peu rentables. Le gouvernement a d’autres dépenses en tête que celles-ci : hier, des scientifiques ont révélé avoir abouti à une pilule à base de composants non alimentaires qui remplirait les besoins nutritionnels nécessaires à un adulte pour une journée. La formule a beau être adaptable pour un enfant entre 10 ans et plus, elle l’est encore rarement pour les enfants en bas âge. Les scientifiques travaillent jour et nuit, sur ordre du gouvernement, mais très peu d’avancées ont été enregistrées pour le moment.

Si tous les pays se réunissent, conviennent d’un cessez-le-feu pour l’ensemble des guerres et s’unissent pour mettre un terme à cette « pollution des aliments », peut-être s’en sortira-t-on. Peut-être que les pays riches comme les États-Unis accepteront d’arrêter l’agriculture de masse et d’investir dans des moyens moins nocifs pour la santé, lorsqu’il comprendront que ça ne leur fera que du mal. Mais il vaut mieux qu’il le fassent vite, car il sera très certainement trop tard dans à peine un ou deux ans.

Va-t-on devenir des mangeurs de pilule ? Peut-être. En conclusion, soit nous le serons, soit les hôpitaux crouleront sous les hospitalisations liées à ces pesticides, métaux lourds, etc., soit (très improbable) les scientifiques mettent au jour une solution viable pour 8 milliards d’habitants, en prenant compte des contraintes budgétaires, des guerres, des climats de chaque pays, du réchauffement climatique…

Sonia

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