

Rien d’autre qu’une tente dans la rue à Paris… C’est quoi ne rien n’avoir d’autre qu’une tente à Paris ?
Rien d’autre qu’une tente, c’est être sur un trottoir, assis sur son matelas (ou pas) avec une pancarte envoyant un message clair : « J’ai faim ». S’entasser dans un campement précaire sous un pont ou une ligne de métro aérien. Rien d’autre qu’une tente c’est ne pas arriver à dormir la nuit, quand le matelas est trempé et qu’il fait froid…
Rien d’autre qu’une tente en journée. Ce sont les gens qui passent, ceux qui esquivent, ceux qui changent de trottoir, ceux qui regardent du coin de l’œil par curiosité, ceux qui ignorent alors qu’un simple bonjour ou un sourire ne coûte rien ou, au mieux, ceux qui donnent une petite pièce en accordant un bonjour. Tous ces comportements participent à invisibiliser ces personnes, qui se referment alors sur elle même.
1857 personnes sans-abri ont été recensées à Paris lors de la dernière nuit de la solidarité en février dernier. C’est un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente, et de plus de 30% par rapport à 2022.
Qui sont-ils ? Des personnes privées d’emploi ou ne pouvant pas travailler (retraités, handicapés, migrants en attente de régularisation…) mais aussi des personnes qui ont des emplois précaires et/ou travaillent à temps partiel et ne peuvent payer les loyers parisiens, des mineurs isolés, des jeunes majeurs en rupture familiale ou passés par l’Aide sociale à l’enfance.
Mais des solutions pourraient exister :
Nous pourrions multiplier les places d’hébergement d’urgence car celles déjà existantes sont saturées, il n’y a plus de place ! En construisant plus de bâtiments pour en faire des lieux d’hébergement d’urgence, moins de personnes seraient contrainte à passer la nuit dehors. Construire plus de logements HLM (immeuble construit avec l’aide de l’État et de diverses collectivités et affecté aux foyers qui ont de petits revenus). Nous pouvons aussi réquisitionner des logements vacants. Pleins de personnes ont beaucoup d’appartements qu’ils n’utilisent pas tandis que d’autres n’ont même pas une petite chambre de bonne de 9m² et vivent à la rue ! A Paris près de 300.000 logements sont « inoccupés » soit environ un logement privé sur cinq selon les chiffres de l’INSEE. Il faudrait aussi interdire les expulsions pour que moins de personnes se retrouvent sans logements.
Giulia