Reprise des ateliers et clubs au collège

Les ateliers au collège reprennent ! C’est le retour de l’atelier théâtre, du club histoire, de l’atelier bridge, de la chorale, des A.S. (judo, escalade, renforcement musculaire, volley, spike ball et laser-run ) et, bien sûr, de l’atelier journal.

image Célette, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Nous vous présentons l’atelier théâtre dirigé par Mme Josserand. Cette année, c’était la ruée vers l’or pour les inscriptions : un troisième atelier a été ouvert car il y avait beaucoup de volontaires. Le lundi, il y a un atelier pour les 5e de 11h30 à 12h30 et un autre pour les 4e-3e de 13h à 14h, avec un ajout le mardi pour les 6e de 11h30 à 12h30. Moi (Adèle), je participe à cet atelier (et je trouve ça très bien car j’aime jouer et découvrir des textes !). L’ atelier se passe au CDI, la « troupe » se retrouve et l’atelier se déroule avec des jeux de théâtre ou la révision de textes.

Il y aussi un club histoire qui a lieu le jeudi de 13h00 à 14h00 qui ne s’adresse qu’aux élèves de 3e. Ils participent au Concours national de la Résistance et ce club permet la participation collective à ce concours. Chacun des professeurs d’histoire qui l’animent, organisent un petit voyage autour du sujet proposé au concours. Moi (Johaïna) quand j’étais en CM2, des élèves de ce club sont venus dans ma classe pour présenter la série « Les grandes grandes vacances » et ensuite ils nous ont accompagnés au musée Jean Moulin, Général Leclerc, de la Résistance car ils sont ambassadeurs du musée.

L’atelier bridge a lieu cette année tous les jeudis de 12h00 à 13h00. Il est animé par Mme Pichon Varin, professeure de mathématiques mais aussi par des bénévoles de la Fédération française de Bridge. Moi (Adèle), j’ai testé l’année dernière : on commençait souvent la séance par une sorte de leçon qui nous apprenait une nouvelle règle, puis nous jouions avec l’aide d’un adulte présent.

A la chorale, il y a plus de monde cette année que l’année dernière, nous sommes une douzaine, il n’y a que des filles. La chorale est animée par M. Navarro, professeur de musique. On en fait partie toutes les deux. Après un petit échauffement vocal, on s’entraîne sur les morceaux que nous allons chanter à la fin de l’année pour le spectacle, qui regroupe l’atelier théâtre et la chorale.

A l’association sportive, les professeurs proposent différents sports : escalade, laser run, volley et judo le mercredi. Il y a même du renforcement musculaire et du spike ball proposé dans la semaine.

Et bien sûr, l’atelier journal qui a déjà repris. Cette année, nous nous retrouvons tous les vendredis, de 11h30 à 12h30 pour le premier groupe et de 13h00 à 14h00 pour le deuxième. On commence la séance par faire le point sur les articles de chacun. Puis on commence à écrire…

On peut dire qu’il y a beaucoup d’activités au collège, on a beaucoup de chance mais, malheureusement, les inscriptions sont terminées. N’hésitez pas à venir nous rejoindre l’année prochaine !

Johaïna et Adèle

Le spectacle des ateliers chorale et théâtre

Jeudi 5 juin a eu lieu le spectacle de fin d’année de l’atelier théâtre animé par Mme Josserand et de la chorale dirigée par M. Navarro.

Les parents y étaient invités. Ce fut un moment de partage entre eux et les élèves et il y avait une bonne ambiance. Le spectacle a commencé avec une scène de théâtre puis ce fut au tour des choristes de chanter. Ces deux ateliers se sont alternés pour présenter le travail qu’ils avaient préparé tout au long de l’année scolaire. Les scènes de théâtres étaient extraites de livres d’auteurs contemporains comme Philippe Delerm, Joël Pommerat ou bien Ahmed Madani et Pierre Notte et Jean Francois Sivadier. Le répertoire de la chorale avait pour thème la pluie et fit partager des chansons connues comme Set fire to the rain de la célèbre chanteuse et compositrice Adèle. La cantine était le lieu de la salle de spectacle. Elle était remplie de spectateurs qui venaient le voir.

En tant que spectatrice du théâtre, j’ai trouvé que les acteurs jouaient extrêmement bien et connaissaient parfaitement leur texte, ce fut donc un plaisir de les voir jouer. J’ai également trouvé une scène très parlante, qui mettait en valeur le sexisme envers les femmes dans le monde du théâtre. Elle était extraite, d’après le programme de Entrée des artistes d’Ahmed Madani. Et le texte était joué uniquement par un choeur de femmes. Bien sûr, j’ai adoré la chorégraphie sur la chanson de Dalida Mourir sur scène, les acteurs/danseurs étaient ensemble ce qui était super.

J’étais chanteuse de la chorale et je vais maintenant vous parler de nos impressions en tant que choristes quand nous sommes sur scène: Nous sommes stressés, de voir autant de monde nous fixer, évidemment, nous n’avions répété que devant le professeur de musique, M. Navarro. Puis, enfin, la chanson commence, plus de stress, juste la musique, le trac s’en va comme par magie. A la fin de la chanson, nous oubliions souvent de rester trois secondes durant le salut, comme nous l’avait demandé M. Navarro, mais cela n’était pas grave.

Enfin, pour conclure cet article, j’ai interviewé une spectatrice pour avoir un petit avis sur ce spectacle:

Avez-vous aimé une scène ou une chanson en particulier?

J’ai tout apprécié! La mise en scène du théâtre fut super, et les choristes furent ensemble. Ce fut un très bon moment qui me laissera de très bons souvenirs !!!

Comment pourriez vous décrire ce spectacle en quelques phrases ?

La première scène de théâtre a commencé, les acteurs exprimaient ce qu’ils allaient faire durant cette pièce, et qu’à la fin, ils allaient mourir. La chorale a ensuite chanté la chanson de Claude Nougaro La pluie fait des claquettes… Puis les deux ateliers se sont alternés. Pour le théâtre, il y eut deux groupes différents, celui des sixièmes et cinquièmes et, dans un second temps, celui des quatrièmes et des troisièmes. Les scènes étaient dynamiques donc on ne s’ennuyait pas. Je reviendrais à coup sur voir ce spectacle l’année prochaine!!!

Louise M

Sortie à la bibliothèque Georges Brassens à quelques pas du collège

Mardi dernier, nous sommes allés, avec ma classe, accompagnés de madame Josserand, faire une sortie à la bibliothèque George Brassens dans le 14e arrondissement, près de la mairie, comme tous les 6e de notre établissement.

On a d’abord été accueilli par David qui nous a expliqué comment s’inscrire à Georges Brassens et créer une carte si on n’en a pas. Il nous a raconté ensuite comment fonctionnait la bibliothèque, avec un petit rappel sur les différents types de livres. Et, après cette rapide présentation, on a eu un temps de lecture libre pour découvrir l’espace jeunesse.

Cette bibliothèque est super sympa car il y a beaucoup de choix pour les adultes comme pour les enfants. Mes amies et moi, par exemple, nous n’avons pas les mêmes goûts, pourtant on a toutes emprunté des livres ! En plus de nous aider, conseiller, les bibliothécaires sont tous très gentils et toujours disponibles. Je vous conseille d’y aller car le lieu est très accueillant et lumineux, avec une terrasse (malheureusement en travaux pour le moment), il y a aussi beaucoup de salles, un espace informatique, de travail, des fauteuils de lecture confortables… Bref, n’hésitez plus, allez vite la découvrir !

Jeanne

Radio Battle, enfin en ligne !

Comme vous le savez sûrement, l’ensemble des troisièmes, quatrièmes et quelques cinquièmes de On se dit tout ont participé à la Battle, un évènement annuel au journal. Comme j’en ai fait partie, je vais vous expliquer un peu le déroulement. Pour que ce soit plus simple, on va le faire sous forme de liste :

– Tout d’abord, on a dû piocher au hasard une consigne. Moi j’ai eu : « 100% Local, racontez un évènement récent qui c’est passé près de chez vous ! ».

– Ensuite, on a réfléchi et fait des recherches pour trouver l’inspiration. Une fois qu’on a trouvé le sujet « parfait », on se renseigne et on commence à écrire. 2 heures, c’était le temps imparti et pas une minute de plus ! Donc, on se dépêche de mettre ses idées noir sur blanc.

– C’est un concours donc, forcément, pas de concours sans adversaires ! Et les nôtres : les rédacteurs de Veni, vidi, Valmy, le journal du collège Valmy. Ils ont fait exactement la même chose que nous et ont donc chacun écrit des articles avec les mêmes consignes que les nôtres.

– Chacun des articles était mis en concurrence avec son double de chez Valmy sur un site à partir duquel on pouvait voter pour l’article qui respectait le mieux la consigne et celui qui était le mieux écrit et un jury de journalistes professionnels votait lui aussi. La guerre On se dit tout / Veni, Vidi, Valmy est alors déclarée !

– On a eu les résultats et mon article sur la votation parisienne concernant la végétalisation de 200 rues à Paris a gagné avec le prix spécial du jury ! J’étais trop contente !

– A partir de là, on est allés au collège Valmy pour se préparer et répéter le texte qu’on allait enregistrer. Oui, oui, vous avez bien lu, on est allés enregistrer les articles gagnants ! C’est la prochaine étape :

– On est allés au studio d’enregistrement de Radio Clype (au lycée professionnel Galilée dans le 13e arrondissement) pour enregistrer avec le collège Valmy notre émission de radio. Il y avait une table avec 5 micros et on passait chacun notre tour selon le moment où on devait parler. Un des micros était constamment utilisé par Sofiane, qui a élaboré le conducteur (c’est l’ensemble du texte) et qui a présenté cette émission. C’était la première fois que je faisais de la radio et franchement c’est vraiment une chouette expérience ! Avec le micro le casque, les vraies conditions d’un studio, c’est super sympa et je suis contente d’avoir pu le faire !

– Enfin, après une longue attente durant laquelle le montage a été fait, l’enregistrement est ENFIN mis en ligne !!! J’étais super impatiente !

Voilà, vous savez tout ! Vous pouvez aller écouter l’émission ICI.

Yasmine

RETOUR EN IMAGES SUR NOTRE ENREGISTREMENT

Le spectacle de théâtre/chorale approche !

Le spectacle de théâtre et de la chorale se déroulera le jeudi 5 juin à 18h dans le réfectoire du collège. Les 2 groupes de théâtre 6e/ 5e et 4e/3e plus la chorale y participeront.

Le spectacle des ateliers théâtre porte sur le thème du théâtre lui-même : le trac, la découverte d’un texte classique, le quatrième mur, le rapport avec le public…

Vous pourrez découvrir des extraits d’auteurs contemporains comme Ahmed Madani, Joël Pommerat, Philippe Delerm, Pierre-Olivier Scotto, Jean-Philippe Daguerre ou encore Pierre Notte.

Au cours de l’année, nous avons aussi rencontré des étudiants en licence professionnelle qui nous ont aidés à améliorer notre jeu et nos scènes. Nous sommes même allés jouer devant eux, en février, à leur université, la Sorbonne Nouvelle.

Nous avons assisté à cinq spectacles dans différents théâtres et nous avons parfois eu la chance de rencontrer les metteurs en scène et les comédiens, soit au collège, soit à l’occasion de bords de plateau (rencontres organisées à la fin des spectacles). Parmi nos préférés : Coup fatal au Théâtre du Rond-Point, et L’exercice du super-héros au Théâtre Dunois (voir notre article à ce sujet).

Ce qu’on aime à l’atelier théâtre, c’est le fait de participer à un projet collectif et de faire partie d’une troupe. Et tout simplement… jouer ! On apprécie aussi beaucoup les sorties au théâtre qui, en plus, sont gratuites pour nous : c’est le collège qui paie ! Cela nous permet de découvrir de nouvelles pièces, de nouveaux univers et de nouveaux acteurs.

À l’approche de notre spectacle, les filages (des répétitions de la pièce dans son entier) s’enchaînent ! C’est agréable de pouvoir commencer à jouer les scènes dans leur continuité, sans interruptions.

Nous sommes impatientes de monter sur scène ce jeudi ! On espère vous voir nombreux !

Nellie et Olivia

Le carnaval de Jean Moulin

Aujourd’hui, le mardi 27 mai, c’est le carnaval au collège. Dans la cour, on peut croiser une danseuse de flamenco, des anges et démons, des monstres, des sorciers, une cerise, des racailles, une reine, des mignons, la lune et le soleil… Une classe entière est venue en pyjama, une autre en costume/cravate.

Quelques uns se sont donné la peine de construire eux-mêmes leur déguisement. C’est le cas de Louisa, notre journaliste.

En quoi es-tu déguisée ?

En monstre à 4 bras, fabriqué en papier maché, en carton, en scotch, en papier crépon et en corde d’escalade. C’est moi qui ai inventé ce monstre et ça m’a pris une journée à le faire avec l’aide de ma mère.

L’ambiance générale au collège est colorée. Même les adultes sont déguisés ! C’est drôle !

Louisa et Tessa

Sortie de l’atelier théâtre au Théâtre 13, Tout est bien qui finit bien

Tout est bien qui finit bien est le titre de la pièce de théâtre que nous sommes allés voir vendredi 16 mai. C’est une pièce, de William Shakespeare, peu connue du public. Elle a été écrite en 1604.

William Shakespeare / image Buaidh, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

C’est l’histoire d’une femme, Hélène, qui est amoureuse de Bertrand, le fils de sa mère adoptive. Malheureusement, le jeune homme la rejette et va combattre en Italie en espérant ne plus la revoir. L’histoire se déroule dans une Europe en guerre, sous le règne de François 1er.

Le metteur en scène, Frédéric Jessua, a opté pour une mise en scène moderne, le spectacle est rempli d’anachronismes : les vêtements pouvaient être des maillots de foot ou des costumes d’époque, les décors amovibles pouvaient autant représenter la cour du roi ou une Marseille moderne… La traduction est, elle aussi, remplie de modernité avec l’utilisation de mots ou d’expressions contemporains parfois même grossiers, en mélangeant les registres. Il y avait parfois des interventions musicales chantées en rythme par les acteurs qui créaient des pauses dynamiques dans l’histoire.

Ce spectacle nous a plu car le personnage de Bertrand était exaspérant et nous donnait envie de connaître le sort qui lui était réservé. Ce personnage si arrogant se fait finalement piéger par la ruse et l’intelligence d’Hélène, qui obtient ce qu’elle désire (mais on ne vous dira pas comment pour vous que gardiez le suspense), ce que nous avons aimé. C’était la dernière sortie de l’atelier théâtre de l’année scolaire et nous n’avons pas été déçus par ce dernier spectacle.

Courez-y car c’est la dernière représentation demain !

Sonia et Camilia

Réservations ICI

1945, la Refondation au féminin, un projet colossal mais qui en valait la peine

À l’occasion du concours du CNRD (Concours national de la Résistance et de la Déportation), le club Histoire de notre collège doit présenter un travail collectif. Le thème du concours cette année est : Libérer et refonder la France. Nous avons choisi de recentrer ce thème sur le rôle des femmes dans la Résistance et la refondation de la France, à travers une pièce de théâtre filmée.

Le collège a eu la chance, cette année, d’avoir pour partenaire le Théâtre 14, dans le cadre d’une résidence artistique, grâce au projet L’Art pour grandir.

Mais écrire une pièce de théâtre n’est pas aussi facile qu’on pourrait l’imaginer. Pour commencer, nous avons réalisé de nombreuses recherches afin d’aborder le sujet de manière historique. Répartis par groupes, chacun a travaillé sur une femme différente. Parmi les femmes sélectionnées avec soin par nos professeurs d’histoire, Mme Ruz et M. Essel, qui encadrent cet atelier depuis de nombreuses années. Il y avait : Eugénie Éboué-Tell, Hélène de Suzannet, Germaine Poinso-Chapuis, Marie-Claude Vaillant-Couturier et Madeleine Léo Lagrange.

Après les recherches, nous sommes passés à l’écriture. À partir des biographies de ces femmes, nous avons mis les textes en dialogue pour pouvoir ensuite les jouer, en les faisant parler entre elles, tout en essayant de rendre nos textes les plus personnels possible, comme si c’étaient elles qui racontaient leur histoire.

En parallèle, d’autres groupes s’occupaient des ombres chinoises. Pour rendre notre spectacle plus vivant, nous avons décidé d’illustrer certains récits par des ombres projetées en arrière-plan pendant que les femmes parlaient sur scène.

Une fois le texte terminé, nous nous sommes répartis les rôles, et avons commencé à chercher (ou fabriquer) des costumes (chapeaux, robes…) et des accessoires. Pour symboliser chaque femme, un accessoire particulier lui était attribué : des lunettes, un collier, un chat en peluche…

Pour la répétition générale, nous nous sommes rendus dans une grande salle équipée de projecteurs et de matériel technique, appartenant au Théâtre 14. C’est là que nous avons finalisé les placements des ombres chinoises et des comédiens sur scène, ainsi que les derniers détails pour être prêts le jour J.

Enfin, le jour du spectacle est arrivé. Nous sommes retournés dans la salle de répétition pour la représentation finale, qui a été filmée. Nous étions accompagnés d’un filmeur professionnel et d’un technicien lumière.

La représentation s’est très bien passée, malgré quelques petites erreurs ici et là, mais après tout, la perfection n’est pas toujours synonyme de beauté ni de réussite.

Si nous avons pu mener ce projet à bien, c’est notamment grâce à toutes les personnes qui nous ont accompagnés, comme Jeanne, la metteuse en scène, et Michelle, la responsable du public scolaire du Théâtre 14.

Ce projet a été pour moi une véritable expérience. Il m’a permis de développer de nombreuses qualités, que ce soit dans le jeu théâtral, le travail en groupe ou l’aisance à l’oral. J’ai aussi approfondi mes connaissances sur la Seconde Guerre mondiale et je suis désormais devenu un porteur de mémoire, ce qui est très important pour moi.

Mimile

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Devoirs faits bridge

image via PxHere

Tous les mardis, nous avons l’occasion de participer aux « devoirs faits/bridge », un atelier animé par Mme Pichon-Varin (professeure de mathématiques) et des membres de la Fédération Française de Bridge (FFB).

Le bridge se joue avec un jeu de 52 cartes. C’est un jeu complexe, qui ressemble un peu à la bataille, mais qui demande beaucoup plus de concentration. À chaque séance, nous nous installons par tables de quatre, puis nous réalisons ensemble des exercices d’entraînement et découvrons de nouvelles règles. Nous jouons ensuite des donnes (parties de bridge) pour mettre en pratique les stratégies apprises.

Parfois, nous avons l’occasion de participer à des compétitions organisées par la FFB. Par exemple, le 29 mars, nous avons participé à l’une d’elles et nous avons obtenu la deuxième et la quatrième place sur six duos engagés. Avec nous, il y avait aussi les membres de la FFB qui accompagnent Mme Pichon-Varin. À la fin, un goûter bien garni a permis à tout le monde de se retrouver, d’échanger avec d’autres jeunes joueurs de bridge, et de découvrir ce que les autres écoles avaient appris au cours de l’année.

Nous avons également recueilli l’avis de plusieurs participants. Olivia nous confie : « J’aime bien cet atelier, on apprend beaucoup de choses, ça nous aide pour les maths, et on découvre un nouveau jeu de cartes». Adèle, quant à elle, explique : « C’est bien, on apprend plein de choses et on s’amuse. »

Nous aimons beaucoup cet atelier : c’est une excellente occasion de progresser en calcul tout en découvrant une autre manière de faire des mathématiques.

Sonia et Louisa

Rencontre avec les artistes de « Coup fatal » au CDI

Le jeudi 3 avril, l’atelier théâtre s’est réuni au CDI pour accueillir Fabrizio Cassol, compositeur et saxophoniste (même s’il ne joue pas dans le spectacle), et Rodriguez Vangama, compositeur et guitariste interprète du spectacle Coup fatal, que nous sommes allés voir au Théâtre du Rond-Point le 28 mars. Ils étaient accompagnés par Alexe Cano, responsable des publics au Théâtre du Rond-Point.

Ils ont commencé par nous expliquer la genèse du spectacle. Coup fatal a été créé en 2010, après quatre années de travail. Le spectacle a rencontré un grand succès lors de sa première tournée, entre 2014 et 2016, avec 149 représentations en tout. Rodriguez Vangama nous a raconté : « On voulait refaire le spectacle dix ans plus tard. Pour cette reprise, il y a eu beaucoup de changements, avec six nouveaux interprètes, dont une danseuse : Jolie. À la création, il n’y avait aucune femme dans le spectacle. » Il a ajouté que Coco Diaz, le chanteur lyrique, est le seul interprète qui ne vient pas de la République Démocratique du Congo, car il est Sud-Africain.

Pendant cet échange, nous avons aussi appris beaucoup de choses sur la situation actuelle de la RDC. Par exemple, certaines régions de l’Est du pays sont encore en guerre, et le Congo est très convoité pour ses ressources naturelles précieuses comme le cobalt, les diamants ou encore l’uranium, essentiels à la fabrication des smartphones.

Le seul élément de scénographie du spectacle, les rideaux, est d’ailleurs très symbolique : ils sont fabriqués à partir de 36 000 douilles de cartouches. « Pour nous, cela représente un peu l’histoire du Congo. On rend hommage, en quelque sorte, à 36 000 personnes », a expliqué Rodriguez Vangama.

Très élégamment habillé ce jour-là, Rodriguez Vangama nous a aussi longuement parlé de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes) et des sapeurs, dont il fait partie. « C’est un peu comme une religion », nous explique-t-il. « Mais religion au sens de relier les personnes entre elles », précise Fabrizio Cassol. Les sapeurs s’habillent avec des vêtements de grands couturiers (Versace…) souvent très colorés. Ils participent parfois à des « battles » d’élégance dans les rues, même sous 35°C à Kinshasa. À la fin du spectacle, nous avons eu une petite démonstration de cette culture, avec des tenues originales comme une jupe et un parapluie confectionnés à partir de cravates.

Nous avons aussi posé des questions sur les instruments. Nous étions intrigués par la guitare à double manche de Rodriguez Vangama. Il nous a expliqué qu’elle rassemble en un seul instrument une guitare et une basse. Fabrizio Cassol nous a raconté que l’idée du concert est née d’une commande : il s’agissait au départ de jouer de la musique baroque à Kinshasa, mais aucun musicien local ne connaissait ce style. Monsieur Navarro, professeur de musique qui assistait à la rencontre, a précisé que la musique baroque est une musique occidentale datant du XVIIᵉ siècle. « Il a donc fallu adapter cette musique aux instruments traditionnels d’ici, comme les limkebe, les calebasses ou le balafon », a poursuivi Fabrizio Cassol. Peu à peu, ils ont ajouté des danses, des chants et des scènes théâtrales parodiques pour créer un spectacle vivant et métissé. « On voulait faire découvrir notre musique au public, et on aimait bien ce mélange », a-t-il conclu.

Nous avons beaucoup aimé cette rencontre : elle nous a permis de découvrir de grands compositeurs-interprètes sous un autre angle, dans leur vie quotidienne. Nous avons été particulièrement surpris quand Rodriguez Vangama nous a révélé qu’il composait aussi pour des artistes comme Damso !

Adèle et Olivia