Odorat

L’odeur repoussante, putride, me monte au nez. En totale contradiction avec celles, délicieuses, des gâteaux que je viens de manger. La rue est immonde. Ça ne change pas énormément de d’habitude mais là, quand même, c’est pas joli-joli. Ma mère vient de trouver des seringues, par terre. Elle prend des photos, « ça fera un souvenir ». Autant le manque de pollution ou les immenses rues vides m’impressionnent, autant les cochonneries qu’on trouve de plus en plus me dégoûtent. La rue dont l’horreur de drogue est habituellement puissante, est déserte et froide. Une chaude odeur de cuisson vient me chatouiller et danse dans l’appartement. Mon père cuisine. La bonne odeur dedans, la mauvaise dehors. Le beau temps dehors, nous dedans.

Azadée

Suite du « Feuilleton des sens » d’Azadée, rédactrice à Veni, Vidi, Valmy, le journal des collégiens de Valmy

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