« Je le croise souvent… » (1)

Dans le cadre d’un travail de Français avec Mme Raimbaud sur le roman No et Moi de Delphine de Vigan dans lequel  le personnage principal est une adolescente qui fait la connaissance d’une jeune SDF, nous avons écrit un texte sur une personne que nous croisons souvent mais à qui nous ne parlons jamais.

« Je le croise souvent. Tous les matins et tous les soirs, pour être précise. Il est presque toujours là, assis par terre devant la boulangerie, et il regarde les gens passer. Je me dis que ça doit être dur pour lui qui n’a presque rien à manger de voir les gens sortir en engloutissant leurs croissants et leurs pains au chocolat.

Et pourtant, il sourit. Et ça me redonne du courage. Parce que je me dis que si lui il affronte le froid et la faim depuis des années, s’il a survécu à des hivers glacés et à des nuits pluvieuses sans nulle part où s’abriter, s’il a passé parfois plusieurs jours sans manger en subissant le regard dur des passants qui préfèrent l’ignorer plutôt que de lui offrir une seule des pièces si nombreuses dans leur porte-monnaie, et qu’il trouve toujours la force de sourire, alors moi, bien au chaud dans mon lit confortable, et le ventre encore plein du bon repas que je viens d’avaler, je n’ai pas le droit de m’apitoyer sur mon sort.

Et puis un jour, je me suis dit que ce n’était pas normal. C’est moi qui ai tout, et lui rien, et pourtant c’est lui qui me donne. Il me donne la force de sourire, il me donne envie de rire, et c’est un des plus beaux cadeaux qu’il pouvait me faire. Alors j’ai voulu le remercier, je suis partie plus tôt de chez moi pour être sûre de ne pas arriver en retard en cours. Je voulais juste aller lui parler, lui demander si ça allait. Sur le trajet, j’ai pensé à quelques questions que je pourrais poser. La première était depuis longtemps décidée « Comment vous appelez vous? ».

Mais quand je suis passée devant lui, je ne me suis pas arrêtée. J’avais trop peur qu’il ne me réponde pas. Qu’il s’énerve. Ou alors qu’il me dise qu’il ne sait pas, qu’il ne sait plus, qu’il vit dehors depuis tellement longtemps qu’il ne se rappelle plus. Qu’il s’est perdu.

C’est lui qui affronte le froid et la faim depuis des années, lui qui a survécu à des hivers glacés et à des nuits pluvieuses sans nul part où s’abriter, lui qui a passé parfois plusieurs jours sans manger en subissant le regard dur des passants qui préfèrent l’ignorer plutôt que de lui offrir une seule des pièces si nombreuses dans leur porte-monnaie.

Et c’est moi qui n’ai pas le courage de lui demander son nom ».

Le brocoli

La ménagerie du Jardin des Plantes

Saviez-vous qu’il y a un zoo au Jardin des Plantes ? On l’appelle aussi la Ménagerie du Jardin des Plantes. C’est un des plus ancien zoo du monde, il a été fondé en 1794 !

Moi je ne le savais pas, pourtant il y a plus de 1000 animaux à l’intérieur !

J’y suis allée récemment et j’en suis ressortie avec une impression plutôt mitigée. Les fauves sont isolés, chacun dans sa cage, c’est assez triste pour eux. Les oiseaux, comme les aigles, manque d’espace dans leurs volières, et beaucoup d’animaux semblent s’ennuyer.

Les gens sont libres d’aller au Jardin des Plantes mais ma visite ne m’a pas plu. Et vous, êtes-vous déjà allés à cette ménagerie ? Est-ce que vous êtes d’accord avec moi ?

Louane

Les Saisonniers, un nouveau commerce dans le quartier !

Vous l’aurez peut-être remarqué, cela fait quelques semaines qu’un nouveau magasin a ouvert. En effet, une nouvelle enseigne est apparue dans la rue d’Alésia (il en existait déjà un rue Pernety) : Les Saisonniers.

Petit magasin face aux grandes surfaces telles U ou Carrefour, il a quand même un gros avantage : il est local et bio. Chaque produit vient d’un lieu de production à proximité et est cultivé sans insecticides ou conservateurs (il peut tout de même y avoir des produits venant de fermes en cours de transformation bio).

Mieux que ça ! On y vend aussi des sapins de toute taille venant d’une forêt locale et éco-responsable (et autres produits de fête !). À chaque sapin coupé, un autre est replanté ! Pour en avoir un il faut passer commande et vous l’obtiendrez dans la semaine qui suit (cela prend en général seulement trois jours).

Voici les tailles :

  • Grand : de 150 à 175 cm
  • Moyen : de 125 à 150 cm
  • Petit : jusqu’à 125 cm

Pourquoi choisir local et bio ?

D’abord pour une raison écologique bien évidemment : en effet, les trajets étant plus courts, les gaz à effet de serre rejetés seront moins importants. Le bio limite aussi l’utilisation de produits toxiques, nocifs pour les insectes, ainsi que les OGM et pesticides de synthèse.

Ensuite, pour le salaire des agriculteurs qui ne sont parfois pas payé alors que leur travail est primordial pour la société. Certes les grandes surfaces deviennent de plus en plus respectueuses des agriculteurs mais il reste tout de même des exceptions. Quitte à acheter de la nourriture, autant payer un ou deux euros de plus pour être sûr de savoir ce qu’on mange et où notre argent va !

Enfin, cela permet une baisse du gaspillage. Les Saisonniers vendent également des fruits que les producteurs importants trouvent laids et non présentables. Saviez-vous qu’une patate doit avoir une taille précise pour être vendue !? Chaque produit qui ne correspond à priori pas aux attentes du client est souvent jeté (pire, de la javel est déversée dessus pour empêcher les gens de fouiller dans les poubelles et se nourrir gratuitement).

Voici leur compte Facebook : https://www.facebook.com/LesSaisonniersParis/

Et un autre site qui parle d’eux : https://www.giepariscommerces.fr/les-saisonniers-super-marche-paysan-paris-14/

Justine

Le street-art du tunnel des Tuileries

Cet été, la ville de Paris a autorisé des artistes de street-art à venir taguer dans le tunnel des Tuileries qui se situe sur les quais de la Seine et aboutit près du Louvre. Depuis 2016, ce tunnel est interdit aux voitures, scooters… Aujourd’hui, il est exclusivement réservé aux piétons, vélos, trottinettes…

Cette « expo » hors-norme a été inaugurée le 24 juillet dernier et a pour but de décorer un petit peu Paris avant les JO 2024. Sur à peu près 1 km, des immenses fresques de 40 m chacune sont peintes par des artistes plus ou moins connus.

Personnellement, mon œuvre préférée se situe au début/fin du tunnel (cela dépend où l’on y entre !) et réalisée par Hydrane. Une dizaine d’autres artistes du monde entier se partagent ce coté du tunnel, l’autre côté est rempli de plus petits tags, généralement des écritures.

Je vous conseille d’y aller, cette expo peut plaire à tout le monde et si par hasard vous passez dans le quartier, ça ne vous coûterait rien d’y passer, c’est gratuit !

A.B

Exposition : l’art urbain

Récemment, je suis allée voir une exposition à l’Hôtel de Ville de Paris. Cette exposition s’appelle Capitale(s) 60 ans d’art urbain.

Elle donne à voir ce qu’est l’art urbain. C’est un mouvement artistique qui regroupe toute sorte d’arts : graffitis, pochoirs, stickers, dessins, peintures, mosaïques, installations de sculptures… L’art occupe de très petits espaces ou au contraire des espaces immenses, visibles de tous. On peut en trouver un peu partout en France mais le plus souvent dans les espaces publics des grandes villes.

Normalement, le street art (autre façon de désigner l’art urbain, l’art de la rue) est interdit par la loi. Cet art est considéré comme un acte de vandalisme. Si l’on veut faire du street art sans se faire prendre par les policiers, il faut demander la permission aux autorités.

Dans cette exposition, ce qui m’ a plu c’est de découvrir les œuvres des artistes, « leurs blases » c’est à dire leurs pseudo, les noms avec lesquels ils signent leurs œuvres. J’ai aussi découvert les techniques, leurs outils, bombes de couleur, poska, pochoirs, petites mosaïques, craies… Je trouve que certains graffitis ne sont pas toujours trop beaux, trop gros ou trop effacés ou pas assez lisibles… Par contre, j’adore le travail d’André, Mistic, Mosko que j’ai découvert. J’aime aussi beaucoup les mosaïques de Space Invader que je connaissais déjà puisque je les cherche dans Paris et dans d’autres villes. J’ai pour ça une application et je peux les flasher, ce qui me donne des points. C’est très ludique. Bref, si vous voulez voir du street art, je vous conseille fortement cette exposition qui a lieu jusqu’au 11 février 2023. Et en plus c’est gratuit, mais pensez à réserver !

Pour plus d’info : le site de l’expo.

Jeanne B.

La galerie Dior

La galerie Dior se trouve à côté des Champs Elysée, au 30 avenue Montaigne dans le 8ème arrondissement, dans les anciens ateliers de cette grande marque de luxe de haute couture et de prêt à porter.

En ce moment, on peut y voir une exposition qui montre les créations du grand créateur français de mode mondialement connu : Christian Dior !

Ce grand couturier fait ses début en 1946 et ses vêtement font à l’époque fureur ! La marque n’est pas accessible à tout le monde, mais on fait aujourd’hui encore des défilés de mode ou des grandes stars et icones sont invitées et des ambassadeurs de la marque sont choisis.

Les vêtements évoluent et la mode change mais Christian Dior ne suis pas forcement la mode. Il dessine des robes de gala ou des tailleurs mais aussi des robes tellement extravagantes que personne ne pourrait les porter même pour le tapis rouge. Elles ressemblent à des œuvres d’art plutôt qu’à des vêtements de prêt à porter. Après lui, les directeurs artistiques changent et les créations aussi mais elles sont toutes aussi élégantes.

De mon point de vue, la galerie Dior est vraiment un lieu à visiter. La collection qu’il propose est d’une beauté révolutionnaire :  cintrée, poitrine haute le couturier remet l’élégance et la féminité au goût du jour. Et j’ai particulièrement aimé découvrir l’histoire du parfum Miss Dior, créé par Christian Dior en hommage à sa sœur qui était résistante pendant la deuxième guerre mondiale.

Chloé

L’extinction des panneaux lumineux la nuit

Parfois, lorsqu’il y a trop d’éclairage en ville, on ne peut plus observer les étoiles : les astronomes appellent cela la « pollution visuelle ».

Mais c’est avant tout pour faire des économies d’énergie qu’à partir du 1er décembre prochain, les panneaux lumineux de la capitale s’éteindront entre 23h45 et 6 heures. La mairie de Paris demande à ce que les stations de métro, les RER, les gares, les abris bus s’éteignent aussi. Et dès le 1er novembre, la ville veut que tous les commerces mettent fin à l’éclairage de leurs enseignes et écrans sous peine de verbalisation et de sanctions administratives.

Oui, c’est gâcher de l’énergie que les panneaux lumineux et les écrans soit allumés la nuit alors que les magasins sont fermés. Donc on remercie la mairie de Paris !

Camille et Jeanne

Dimanche, avenue Général Leclerc

Comme on vous l’a dit dans un précédent article, dimanche dernier a eu lieu dans le quartier, la commémoration des 75 ans de la mort du Général Leclerc. J’y étais !

Il y avait des gens habillés comme à l’époque de la libération de Paris, des chars qui participaient au défilé entre la statue du général et la place Denfert Rochereau, une traction-avant.

Place Denfert Rochereau, des musiciens ont animé un bal. Les badauds pouvaient visiter les chars et la RATP avait prêté un bus de l’époque dans lequel les gens avaient le droit de monter. Des stands proposaient des « criquets » (un petit instrument en métal qui imite le chant des criquets). Les soldats communiquaient les uns avec les autres avec cet instrument : celui qui appelait faisait un « clic », celui qui répondait faisait deux « clics ». Dans une tente, un court-métrage était projeté sur le Général Leclerc. On pouvait aussi essayer des masques à gaz, des casques britanniques et français et des chapeaux de marins et d’aviateurs.

Les festivités ont duré toute l’après-midi et ont attiré énormément de monde.

Lou

75 ans de la mort du général Leclerc

Pour les 75 ans de la mort du général Leclerc, un évènement festif va être organisé sur l’avenue qui porte son nom, le dimanche 9 octobre. Des défilés de véhicules historiques, des animations ainsi qu’un bal et une guinguette seront organisés, de la Porte d’Orléans jusqu’à la place Denfert-Rochereau.

Affiche de l’évènement

Pour rappel, le général Leclerc (ou maréchal), né Philippe de Hauteclocque, est un militaire français servant dans la cavalerie (les chars) ayant joué un grand rôle dans la libération française en 1944. Capitaine en 1940, lors de la débâcle française, il rejoint les forces libres du général De Gaulle en Angleterre et reçoit le commandement des opérations en Afrique équatoriale pour rejoindre le Maghreb alors français. Il combat en Tunisie et débarque en Normandie le D-Day, dirigeant la 2e division blindée des FFL (Forces Françaises Libres). On lui laisse l’honneur de libérer Paris et il devient un héros de la libération.

Les festivités se clôtureront par des animations place Denfert-Rochereau et un orchestre de police.

Kenzo

Le musée des égouts

Portrait d’Eugène Belgrand

Ce week-end, nous sommes allés visiter le musée des égouts. On a appris que les égouts ont été conçus au 19ᵉ siècle par Eugène Belgrand. Pendant la visite, on nous explique comment fonctionne les égouts : on nous montre à quoi servent les machines utilisées pour nettoyer et faire marcher les égouts.

L’odeur n’est pas agréable (il est d’ailleurs conseillé à l’achat des billets de ramener quelque chose pour se boucher le nez).

On a appris que l’espérance de vie des égoutiers est très faible : ils meurent environ vers 60 ans. De plus, quand l’eau n’est pas assainie (épuration des eaux usées), ce n’est pas bien de la boire, car on peut développer des maladies très graves.

Luca et le Coucou à lunettes