Vendredi soir, nous sommes allés avec les deux groupes de l’atelier théâtre voir un spectacle de Fabrizio Cassol, Alain Platel et Rodriguez Vangama intitulé Coup Fatal au théâtre du Rond Point. C’était une sorte de concert, avec non seulement de la musique, mais aussi de la danse et du chant.
Le point de départ était le style baroque. Mais les créateurs ont décidé d’ajouter plusieurs instruments congolais, comme les calebasses, les balafons, ou les likembés, ce qui donne un mélange de plusieurs genres différents de musique : jazz, rock et baroque, le tout accompagné de danses et chants originaires du Congo.
J’ai bien aimé le résultat car c’était prenant, les artistes faisaient participer le public et ont même dansé avec des spectateurs ! J’ai trouvé qu’ à certains moments, l’on s’ennuyait un peu (le spectacle a une durée presque deux heures) et que le volume était parfois un peu trop fort à mon goût. J’ai été surprise car, sur scène, il n’y avait qu’une seule fille pour 12 garçons et que c’était la première fois que je voyais ceci. Ce jeudi, nous allons recevoir Fabrizio Cassol à la direction musicale et Rodriguez Vangama, le chef d’orchestre.
Vendredi soir, le 31 janvier, nous sommes allés voir avec tous les élèves de l’atelier théâtre, un spectacle intitulé L’Exercice du super héros, créé par la compagnie La nébuleuse de septembre. C’était au théâtre Dunois, un théâtre qui propose beaucoup de spectacles jeune public.
La pièce raconte l’histoire de Patrick, lycéen de 17 ans, contraint et forcé de faire du théâtre car, pendant un an, un metteur en scène et un chorégraphe viennent monter un spectacle dans sa classe. Le premier exercice proposé à l’atelier, c’est d’écrire une lettre pour se présenter. Patrick y explique qu’il est « obligé d’être là, sinon la CPE lui mettra un zéro », mais ce qu’il aime c’est la boxe. Malgré ce départ difficile, Patrick et ses camarades vont quand même s’investir grâce à la persuasion et l’investissement des intervenants… même s’ils traversent beaucoup de péripéties… On revit avec les deux interprètes qui sont sur scène, l’un est comédien, l’autre chorégraphe, les différents moments des ateliers, parfois joyeux, parfois difficiles. Ils nous embarquent dans leurs histoires. Au début de la pièce, les deux interprètes nous racontent comment eux, à dix-sept ans ils étaient.
J’ai beaucoup aimé ce spectacle car j’ai été emportée par l’histoire. Je n’ai jamais décroché. Et j’ai pu, à de nombreuses reprises m’identifier aux adolescents montrés et surtout à Patrick, même si ici, Patrick est un garçon et qu’il est plus âgé que moi. Il est en effet au lycée dans une filière professionnelle. Ce spectacle m’a invitée à comprendre comment les adultes voient les adolescents de maintenant, et aussi comment les adolescents perçoivent les adultes puisque les deux interprètes réussissent parfaitement à se mettre dans la peau de leurs personnages.
A la fin du spectacle, nous avons pu échanger avec le comédien Sébastien Nivault qui a répondu à nos interrogations. Nous voulions savoir notamment quelle était la part de fiction et de réalité mais là-dessus le comédien ne nous en a pas dit plus pour laisser notre imagination interpréter l’histoire chacun à notre manière.
Malheureusement les représentations se sont finies le 1er février, mais on espère pour vous que le spectacle se rejouera ailleurs. Je vous le recommande vivement.
Ce dimanche 25 janvier 2025, j’ai assisté au spectacle de danse contemporaine Ulysse, écrit par Jean-Claude Gallotta et adapté par Josette Baïz, de la compagnie Grenade, basée à Aix-en-Provence.
Cette pièce, créée par Jean-Claude Gallotta en 1982, comptait Josette Baïz parmi ses premières interprètes. Aujourd’hui, elle a repris ce spectacle pour le réinterpréter avec de jeunes danseurs de sa compagnie, Grenade, qu’elle a fondée en 1989.
Le spectacle se composait de nombreux tableaux très sobres, souvent dominés par le blanc, qui évoquaient des épisodes de l’Odyssée d’Ulysse et sa quête de Pénélope. Certaines scènes étaient très explicites, tandis que d’autres, plus abstraites, laissaient au spectateur la liberté d’interpréter et d’imaginer ce qu’il souhaitait.
Ce spectacle m’a beaucoup plu et m’a permis de découvrir la danse contemporaine, un style que je ne connaissais pas. J’ai été impressionné par le talent incroyable des interprètes, âgés de seulement 8 à 13 ans. Leur synchronisation était remarquable, et la simplicité des costumes, entièrement blancs, apportait une touche supplémentaire d’élégance. Je tiens à féliciter tous les danseurs, qui m’ont émerveillé, et en particulier mon cousin, qui a dansé de manière magnifique.
La retraite de la danseuse approche… Agée de maintenant 42 ans, alors que la retraite d’une danseuse est normalement à 40 ans… La dernière fois où elle dansera sur scène sera peut-être demain… Ou pas !!! Un article pour vous projeter dans l’univers de la danse classique, à lire même sans être passionné.e. Une danseuse exceptionnelle dont je vais vous raconter le jour où elle fut nommée étoile.
Dorothée dans Don Quichotte / Malixia, Public domain, via Wikimedia Commons
Le 19 novembre 2007 au soir, la scène de l’Opéra de Paris est vide. Sur le plateau, il n’y a que les danseurs et les danseuses dans leur costume. Pour cause de grève de certains techniciens le décor n’a pas été monté. Le spectacle se déroule à merveille avec uniquement les danseurs et les danseuses pour interpréter Casse-Noisettes. Ils arrivent à faire « vivre » et transmettre l’émotion par leur seule prouesse chorégraphique et leur grâce. Dorothée Gilbert interprète ce soir-là le rôle de Clara, c’est bien sûr le premier rôle, qui lui va à merveille.
A la fin de la représentation, le directeur de l’Opéra prend la parole et Dorothée réalise : oui ! C’est bien d’elle dont on parle !!! Son rêve depuis ses dix ans, le voici réalisé : elle vient d’être nommée danseuse étoile par son directeur.
La carrière de Dorothée Gilbert décolle avec cette nomination… En effet, elle obtient très vite beaucoup de succès pour ses ballets dansés à la perfection comme Giselle ou Don Quichotte. J’ai eu la chance de la voir danser en vrai, j’avais seulement six ans mais j’en garde un souvenir mémorable. Ses gestes étaient amples et elle était capable par son interprétation de m’émouvoir. C’était à l’Opéra, elle dansait dans Don Quichotte et j’y étais allée grâce à mon école de danse qui nous emmène chaque année voir un ballet. Par la suite, j’ai continué de la regarder danser à la télé dans des émissions consacrées à la danse et j’ai aussi lu son autobiographie, Etoiles, que je vous conseille grandement. Depuis, de nombreux documentaires sont sortis sur le parcours de la danseuse et ses ballets sont en rediffusion sur la chaine de télévision « Arte ». Cette danseuse est captivante, voilà pourquoi j’ai choisi d’écrire un article sur elle.
Vendredi dernier, nous sommes allés, avec les ateliers théâtre, au théâtre 14, pour voir un spectacle intitulé Du rêve que fut ma vie.
Ce spectacle parle de la vie de Camille Claudel, une grande sculptrice du XIXe siècle, à travers ses lettres, la correspondance qu’elle a envoyée à son maitre qui a été son amant, Auguste Rodin, mais aussi à son petit frère Paul, auquel elle était très attachée, ou bien même au ministre pour lui demander du marbre pour sculpter. On suit son parcours depuis son arrivée à Paris, jusqu’au moment où elle a été internée, par sa propre mère, dans un hôpital psychiatrique, considérée comme « folle », juste parce que c’était une femme qui faisait de l’art. En effet, elle sera restée internée pendant 30 ans, et elle aura continué à envoyer des lettres à ses proches, pour leur demander de ne pas l’oublier – ces lettres ne seront malheureusement jamais expédiées.
Ce spectacle était donc présenté par la compagnie « Les anges au plafond », et était interprété par Camille Trouvé, accompagnée d’une contrebassiste Fanny Lasfargues. Le jeu était organisé autour d’installations en papier, et de jeu d’ombres et de lumière, ce qui rendait ce spectacle très artistique et original. La contrebassiste qui se trouvait sur le coté de la scène, jouait son instrument de plein de manières différentes, en tapant avec une baguette sur le coté de celle-ci comme sur une batterie, ce qui rendait ce spectacle très vivant, car les sons changeaient en fonction des humeurs de Camille Claudel dans ses lettres.
J’ai trouvé ce spectacle très émouvant, par l’histoire de Camille Claudel, et par la mise en scène et le jeu de l’actrice, surtout au moment où celle-ci commençait à lire toutes les lettres écrites dans sa « prison », pendant 30 ans, et que la contrebassiste répétait après chacune d’elles : « Lettre non expédiée », je n’ai pas pu m’empêcher de laisser couler une petite larme. L’autre tristesse est que c’était la dernière sortie avec l’atelier théâtre, mais cela a quand même été un très beau parcours de spectateur !
Courrez-vite au Théâtre 14 (la dernière est prévue le 15 juin) pour ne pas rater ce spectacle très réussi et surtout très triste et émouvant.
Le jeudi 2 mai, nous sommes allés avec notre prof de Français au théâtre du Lucernaire, voir une pièce de Marivaux : Le Jeu de l’amour et du hasard.
Silvia, doit se marier à Dorante, le mari qu’on lui a choisi. Pour mieux le connaitre et sonder sa sincérité, elle décide d’échanger son rôle avec celui de sa servante Lisette. Mais ce qu’elle ignore, c’est que Dorante a eu recours au même stratagème avec son valet Arlequin. La pièce tourne donc autour de quiproquos, de malentendus, avec 2 autres personnages : le père de Silvia, Orgon, et son frère Mario qui organisent le jeu d’amour et de hasard des 2 amants.
La mise en scène était très réussie, avec de nombreux décors et accessoires. On voit bien que le metteur en scène, Frédéric Cherboeuf, voulait vraiment faire rire le public, car chaque scène était hilarante. Les personnages comiques étaient Mario, le frère de Silvia, qui endossait le rôle d’un frère alcoolique, dans une robe de chambre de fourrure, et Arlequin, le valet de Dorante, qui jouait son rôle de maitre de façon improbable (en étant mal élevé et excité en permanence), fortement réprimandé par son véritable maitre (lui-même déguisé en valet). Sinon, les autres acteurs étaient aussi très bons, avec Orgon, le père pacificateur, mais aussi Lisette, la servante mal dans sa peau qui, finalement, habillée comme une maitresse, tombe amoureuse de l’autre valet habillé en maitre.
Ce qui était aussi très réussi dans cette pièce était l’utilisation de la musique : les acteurs choisissaient des musiques (sur un vieux Jukebox), en fonction de leurs humeurs, et parfois utilisaient un micro pour chanter ou dire des discours. Quand on m’a dit que la pièce avait duré 1h et demi, j’ai été surpris ! En effet, tout était très rythmée, on ne s’ennuyait jamais car les scènes s’enchainaient très bien, de façon fluide et dynamique. La proximité des acteurs avec le public, renforçait le coté vivant de la pièce.
Pour ma part, je trouve que cette pièce est un très bon exemple pour tout collégien étudiant le théâtre ou le pratiquant, car son sujet est avant tout l’amour et l’insurrection de la jeunesse. La mise en scène, plutôt moderne, rend le théâtre de Marivaux accessible à tout le monde, mais particulièrement aux jeunes. Cependant, je suis sûr que toute personne, jeune ou vielle, adorera ce spectacle et sortira du théâtre le sourire aux lèvres.
N’hésitez pas à aller voir ce spectacle, mais dépêchez vous, il ne vous reste plus que jusqu’au 2 juin !
Le vendredi 15 mars nous sommes allés, avec l’atelier-théâtre, voir la pièce Personne n’est ensemble sauf moi, de Cléa Petrolesi au théâtre Dunois. Cette pièce parle de quatre jeunes adultes ayant pour point commun un handicap invisible.
Un « handicapé invisible », c’est une personne qui porte un handicap sans que cela puisse se voir au premier coup d’œil (comme les autistes, les malades de la sclérose en plaque, les malentendants, les dyslexiques, etc.).
Les acteurs n’étaient pas seulement des acteurs professionnels : il y avait aussi des porteurs de handicaps invisibles qui n’étaient pas du métier et, ce qui est impressionnant, c’est que l’on ne voyait pas du tout la différence entre les deux !
Le titre de cette pièce vient du cri de ralliement prononcé par une actrice alors que personne sur scène ne réussit à répéter avec elle.
La pièce est vivante, par exemple à un moment les acteurs invitent le public à partager avec eux les insultes que chacun aurait pu recevoir parce qu’il est comme ci ou comme ça. Les dialogues semblent spontanés, les voix des acteurs sont rythmées par leur handicap, ils nous parlent franchement sans que l’on puisse détourner le regard ou trouver un prétexte pour ne pas écouter leur belle vie.
On est souvent en contact avec ce genre de personnes qui sourient bizarrement pour rien, qui semblent être obsédées par leurs lacets, qui se mettent à faire des tours sur elles-mêmes, mais on manque de sagesse pour en comprendre la profondeur. On préfère plus leur demander si ça va en rigolant. La pièce les montrent comme des gens cool et nous sort de notre dimension de normalité.
L’ambiance est accueillante, la basse de Noé Dollé nous fait vraiment entrer dans un autre univers. Le décor est très simple : un amphithéâtre de trois marches, blanc, où les acteurs bougent librement et le travail deLilou Magali Robert sur la choréographie est magnifique et drôle. On ne voit pas qu’un nouveau monde, on voit, à travers les yeux des acteurs, un lieu plein de contradictions et de règles bizarres.
Parmi les choses qui m’ont le plus marqué, il y a les tenues : elles était belles mais de la vie de tous les jour. Cléa Petrolesi nous a dit que la costumière, Elisabeth Cerqueira, a posé une pile de vêtements dans laquelle les acteurs se sont servis.
Quelques citations profondes pour finir et pour le fun: « En fait, les cochons d’Inde, c’est des cochons d’Amérique ! », ou « On ne va jamais si loin que quand on ne sait pas où on va. »
Dans le cadre du cours d’anglais, nous (la 5eC), sommes allés voir la pièce de théâtre Beauty and the beast, the musical. C’était juste avant les vacances de février au théâtre du Café de la gare. Le spectacle était joué en anglais par seulement 2 acteurs.
La pièce raconte l’histoire de Little and Big qui ont rendez-vous dans le plus grand studio de radio de New-York. Mais ils n’arrivent pas le bon jour et découvrent le studio d’enregistrement vide avec la porte ouverte. Ils décident de faire leur show mais, par erreur, Big lance l’enregistrement, leur prestation est donc diffusée. Dans leur show, Little et Big revisitent, version horreur La belle et la bête et, version western, Les trois petit cochons. A la fin le patron de la chaine les appelle pour leur dire qu’ils sont embauchés et qu’il faut qu’ils reviennent la semaine suivante.
Pour ma part, j’ai bien aimé le spectacle sauf le passage sur Les trois petits cochons, à mon gout moins drôle que le reste de la pièce car le conte y était moins « réinventé » que celui de La Belle et la bête. Et je n’ai pas été dérangé par le fait que les dialogues soient en anglais car le jeu aidait à la compréhension.
Avec l’atelier théâtre, le jeudi 8 févier, nous sommes allés voir aux Bouffes du nord, la pièce de théâtre intitulée : »la mouche » adaptée de la nouvelle de Georges Langelaan, jouée et mise en scène par Valérie Lesort et le célèbre Christian Hecq.
Cela raconte l’histoire d’un vieux garçon, Robert, interprété par Christian Hecq qui vit avec sa mère, interprétée par Christine Murillo. Robert a inventé, dans son garage qui lui sert de chambre, une machine à téléporter. Il expérimente plusieurs téléportations plus ou moins réussies, d’abord sur des objets (un nain de jardin) puis sur des êtres vivants : un lapin, son petit chien Charlie… Il finit par proposer une téléportation à Marie-Pierre, sa voisine vieille fille, interprétée par Valérie Lesort. Malheureusement, celle-ci tourne mal et Marie-Pierre disparaît, perdue dans les limbes… Robert décide alors d’aller la chercher en tentant la téléportation sur lui-même mais cette fois-ci, il fusionne avec une mouche…
La pièce était très bien jouée mais aussi très réaliste (un peu trop à notre goût d’ailleurs). En effet, la transformation de Robert était si bien faite, les déguisements si réels, renforcés par les éclairages et la musique, que nous avons eu à plusieurs reprises la chair de poule.
Nous avons eu la chance de rencontrer à la fin du spectacle presque tous les comédiens de la pièce, à l’exception de Christian Hecq qui enlevait encore ses nombreux accessoires. De voir les comédiens et d’échanger tranquillement avec eux nous a un peu apaisé. On voyait aussi le décor de bien plus près. On a aussi appris par Valérie Lesort qu’elle était plasticienne et marionnettiste et qu’elle avait pensé et conçu une grosse partie des décors, déguisements, effets spéciaux. Que cela les avait beaucoup amusé de « bricoler » tous ces matériaux.
On vous recommande chaudement le spectacle mais, âmes sensibles, attention !
Ce vendredi 17 novembre, je suis allée voir avec l’atelier théâtre du collège, la pièce Euphrate au théâtre de la Cité Internationale.
C’est un seul-en-scène, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul acteur sur scène. Ce dernier est une dernière : Nil Bosca. Dans cette pièce qu’elle a écrite elle-même, Nil incarne Euphrate, une jeune fille franco-turque à la recherche de son futur métier, mais également tous les autres personnages de son histoire, en changeant d’expressions, d’accents, de démarches et de costumes.
« Ce n’est pas vraiment une pièce autobiographique, mais plus une auto-fiction […] Euphrate est une sorte d’alter-ego », a dit Nil Bosca lors de notre rencontre avec elle après son spectacle.
Effectivement, « Euphrate » reflète la vie de Nil Bosca, qui, comme son personnage, cherche désespérément son métier à 17 ans. Euphrate va alors chez une conseillère d’orientation qui lui conseille d’aller en Turquie, le pays de son père, et de « fouiller son passé pour trouver son futur ».
Lors de son voyage, Euphrate va au musée d’Istanbul où elle « rencontre » (en photographie) la première actrice musulmane de Turquie au début du XXème siècle : Afife Jale. Cette femme l’inspire beaucoup.
En rentrant en France, Euphrate enchaîne les filières, les boulots, elle devient finalement psychologue après plusieurs années d’études pour se rendre compte qu’elle n’est pas faite pour ça… A 25 ans, Euphrate a la rage et, pour une fois, suis les techniques de pseudo-méditation de sa conseillère d’orientation et décide qu’elle va devenir professeure de théâtre, inspirée par Afife Jale.
Je trouve très impressionnant les changements de personnages de Nil Bosca. Sur scène, aucun décor : juste une table, une chaise et un portant pour changer de costumes. Ses changements d’expressions sont si rapides que l’on suit très facilement, contrairement à ce que je pensais quand on m’a dit que Nil allait jouer tous les personnages ! J’ai vraiment été impressionnée.
En bref, débrouillez-vous comme vous voulez, mais allez voir cette pièce sans plus attendre !
Valentine
Euphrate, mes impressions
Suite à la sortie de l’atelier théâtre pour aller voir le spectacle Euphrate, je voulais vous parler de mes impressions sur ce seul en scène. Nil Bosca l’actrice qui joue Euphrate, le personnage principal est une actrice incroyable.
La particularité de ce spectacle est qu’une même actrice joue plusieurs personnages. Ainsi elle interprète à la fois son père, la conseillère d’orientation, ses cousins, l’actrice Afife Jale et, bien entendu, son double Euphrate… Pour changer de personnage, elle n’a pas besoin de partir en coulisse pour changer de costume mais il suffit qu’elle change son accent, sa manière de parler, son attitude, sa gestuelle, en se mettant par exemple dans une position particulière pour que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’un autre personnage. Parfois seulement, elle se sert d’un accessoire, comme un foulard sur sa tête pour interpréter Afife Jale mais c’est surtout son interprétation qui permet le changement de personnage. Le public n’est jamais perdu. En tant que jeune acteur, je me rends compte que c’est vraiment difficile de réussir pendant plus d’une heure à faire des dizaines de transition de personnage. Et j’ai été impressionné par cette prouesse.
Le spectacle joue aussi beaucoup sur les lumières et la musique. Les musiques correspondent beaucoup à l’état dans lequel Euphrate se trouve. Par exemple lors de ses examens, on entend un extrait du célèbre Roméo et Juliette de Prokofiev. L’éclairage est aussi très important pour donner une ambiance. Par exemple, au début avant que le spectacle ne commence, on ne voit aucune lumière sauf la lumière de son téléphone. C’est très impressionnant comment Nil Bosca arrive à jouer avec ces lumières.
Ce spectacle m’a aussi plu car, sur la scène, il n’y a qu’une table, une chaise et un portant pour exposer les costumes et c’est incroyable tout ce qu’elle a pu faire avec aussi peu de choses.