
Le dessin de presse du jour





Voilà, ce sont nos derniers textes écrits en atelier Poésie/Science avec l’auteur Laurent Contamin. Mais tout n’est pas encore fini : nous en enregistrerons bientôt une sélection qui sera diffusée sur Radio Clype, et avec le comédien Geoffroy Guerrier , nous préparons un film qui sera tourné en juin. A bientôt !
Le vent souffle dans les feuilles.
Lentement la brume se dissipe, laisse place au soleil matinal.
Petit museau pointe au dehors du terrier. CRAC! La patte du renard casse la branche. Crac… Cette fois c’est une souris…
Plus un geste.
Plus un bruit.
Plus un souffle… Le renard fléchit… Sort les dents… Et bondit ! Cri perçant!
Souris dans la gueule il rentre.
Le bout de sa queue rousse disparaît dans le terrier.
La forêt reprend son calme, comme s’il ne s’était rien passé.
Battement d’ailes. L’oiseau s’envole. Haut. Plus haut. Plus loin. Un point noir dans le ciel bleu. Un point qui revient, qui repart. Qui n’a pas de départ pas d’arrivé.
Il va où bon lui semble, il va où il veut aller, rien ne peut l’empêcher, car c’est un oiseau: le signe de la liberté.
Juliette A
Les feuilles jaunes, rouges, marron s’enchaînent dans leur ronde monotone.
C’est l’automne.
Un animal passe, une belette, les yeux vifs et scintillants, elle part dans le froid en courant.
TCHOC ! Un bogue heurte le sol et s’ouvre, laissant apparaître un marron, sphérique, lisse sous le doigt.
Une brise fraîche emporte le tas de feuilles mortes.
Cachant le petit mais puissant rayon de soleil, elles revivent une seconde fois.
Justine
Les arbres en fleurs. Des fleurs roses et blanches, les abeilles butinent déjà après le long hiver.
Un parfum enivrant, introuvable en magasin, le parfum de la vie.
Deux pigeons roucoulent, dissimulés derrière les feuilles vertes.
Et bientôt, les fleurs seront des fruits.
Les oiseaux chantonnent, sifflent tranquillement.
Ils montent vers le ciel dégagé et essayent d’atteindre la grande étoile d’or de la journée.
Justine


ils s’enracinent dans la nuit
remplie du vertige de la vie
quand se perdent les ombres.
j’entends le cri d’un oiseau
venu du ciel pour se poser
là où les arbres s’emmêlent.
ils nous écoutent
j’en suis sûre,
quand vient l’aurore,
et le vent.
une espèce menacée.
Juliette H.
L’obscurité de la nuit se dissipe
Laissant place aux rayons du soleil brillant sur la neige
Des traces de pattes sont déjà marquées sur cette couche glaciale
Il est venu
Il est venu pendant que je dormais
Bercé par le bruit de l’eau de la cascade qui s’échoue sur les roches
Allongé sur le sol, j’admire l’immensité des arbres qui m’entourent
Un écureuil passe par-ci, un autre par-là
Je ne bouge toujours pas
La forêt n’a pas besoin de moi
Elle continue à vivre, comme si elle m’ignorait
Je sens l’odeur de l’écorce mouillée
J’entends l’arbre creux me dire de repartir
Je ferme les yeux.
Gabriel
Six heures pile
La neige tient au sol
Le crépuscule s’installe lentement et envahit la forêt de son noir inquiétant.
Sur un arbre imposant
Trois lettres de cinquante ans :
MMM
Elles portent à elles seules, de leur tracé irrégulier,
L’histoire d’un grand amour
D’un amour interdit
Dangereux
Et pourtant présent
Depuis cinquante ans
Et pour l’éternité
Trois simples lettres :
MMM
L-A
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ombre
et lumière
à travers les branches des arbres
où nous nous sommes perdus
les bruits silencieux m’enveloppent
les feuilles dorées se brisent et s’envolent
le temps s’arrête, passe
et puis nous casse
alors je ferme les yeux
tout disparaît.
Juliette H.
Je m’assois dans le creux d’une branche
Je suis différent à présent
Tel un oiseau qui jouit de sa liberté
Et surplombe le monde
Un parterre de feuilles gît en bas
Orange
Jaune
Rouge parfois
Un oiseau a pris ma place
Il sautille sur le sol
Et s’en va
Une branche se casse
Attirée par la terre où vivent des milliers d’insectes
J’entends un lapereau s’approcher
Il lève la tête
Je me perds dans son regard
Je vais trop loin
Mon règne s’achève
Gabriel
Six heures pile,
La neige tient au sol,
Elle étouffe de son épais manteau blanc
L’odeur de la mousse.
Tout est calme,
Comme toujours à l’orée de cette forêt.
A l’horizon, l’aube pointe son nez,
Et vient petit à petit chasser
Les quelques centimètres de nuit restant,
Reposés
Endormis.
Soudain, le rire d’un enfant
Qui perce allègrement le sage repos de la forêt.
Deux adolescentes,
Main dans la main,
Débarquent en courant
Et incrustent leurs pieds dans la neige immaculée.
Un couteau,
Sorti de la poche d’une des deux,
Et d’un geste habile,
En quelques secondes,
Trois lettres :
MMM
«Manon aime Mathilde»
S’écrie l’une.
«Mathilde aime Manon»
Répond l’autre.
Et elles partent
Affronter ce monde cruel qui est le leur
C’est ici que je mettrais pause à notre histoire…
L-A
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Le lundi 18 janvier, à l’atelier Poésie et Science nous avons lu un livre qui s’appelle Eau écrit par la poétesse Albane Gellé. J’ai bien aimé ce recueil car il parlait de toutes les « formes de l’eau » (les vagues, les nuages, la glace…) et de ses trésors. Il y a une page qui m’a marqué, des mots pour être plus précis : « trésors sans prix et pas à vendre ». Car sans l’eau, il n’y aurait plus de vie sur terre. L’eau nous désaltère, l’eau désaltère les animaux et les plantes. Sans l’eau, on serrait tous au ciel ou en enfer. Qu’importe, tant que l’eau est là tout va bien. Albane Gellée nous fait comprendre qu’elle est précieuse et qu’il faut la protéger. J’ai beaucoup aimé ce livre et je vous le conseille, vous pouvez aller au CDI car il y est.
Le lundi 8 février, c’était une séance d’écriture avec Laurent Contamin qui est poète et souvent il écrit des pièces de théâtre. Et nous aussi, nous avons écrit sur l’eau comme Albane Gellé. Nous avons commencé par écrire des mots qui avait un rapport avec l’eau, en les disposant sur toute notre feuille. Ex: plage, rochers, dune, mer… Puis nous avons relié ces mots en traçant comme un petit ruisseau qui descendait sur toute la page et qui passait et entourait seulement certains mots. Avec ces mots sélectionnés par notre ruisseau, nous avons écrit des phrases à la manière d’Albane Gellé pour faire des poèmes sur l’eau. Moi j’ai écrit un poème sur la mer. Pour nous aider à écrire, Laurent nous dit toujours de faire marcher nos cinq sens et d’imaginer le paysage où l’on se trouve.
Vous retrouverez mon poème et ceux des autres dans « On se dit tout », ils sont publiés tous les samedis.
Yannis






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