L’appel de la forêt (2)

ils s’enracinent dans la nuit

remplie du vertige de la vie

quand se perdent les ombres.

j’entends le cri d’un oiseau

venu du ciel pour se poser

là où les arbres s’emmêlent.

ils nous écoutent

j’en suis sûre,

quand vient l’aurore,

et le vent.

une espèce menacée.

Juliette H.


L’obscurité de la nuit se dissipe

Laissant place aux rayons du soleil brillant sur la neige

Des traces de pattes sont déjà marquées sur cette couche glaciale

Il est venu

Il est venu pendant que je dormais

Bercé par le bruit de l’eau de la cascade qui s’échoue sur les roches

Allongé sur le sol, j’admire l’immensité des arbres qui m’entourent

Un écureuil passe par-ci, un autre par-là

Je ne bouge toujours pas

La forêt n’a pas besoin de moi

Elle continue à vivre, comme si elle m’ignorait

Je sens l’odeur de l’écorce mouillée

J’entends l’arbre creux me dire de repartir

Je ferme les yeux.

Gabriel


Six heures pile

La neige tient au sol

Le crépuscule s’installe lentement et envahit la forêt de son noir inquiétant.

Sur un arbre imposant

Trois lettres de cinquante ans :

MMM

Elles portent à elles seules, de leur tracé irrégulier,

L’histoire d’un grand amour

D’un amour interdit

Dangereux

Et pourtant présent

Depuis cinquante ans

Et pour l’éternité

Trois simples lettres :

MMM

L-A


Retrouvez-nous tous les samedis pour lire nos textes écrits avec Laurent Contamin en atelier Poésie / Science

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