Mardi 26 mars, Mme Berelowitch est venue sur le temps de notre atelier journal nous parler de son métier de journaliste qu’elle a exercé de nombreuses années avant de devenir rédactrice au magazine d’Arte.
Mme Berelowitch, le 26 mars, lors de son intervention à l’atelier-journal
Au cours de cette intervention, nous avons pu lui poser de nombreuses questions.
Pour commencer, nous lui avons demandé de ce qu’elle préférait dans son métier. Suite a quoi elle nous a répondu qu’elle aimait beaucoup faire entendre les voix des personnes qu’on n’entend pas très souvent et notamment des « gens ordinaires ».
On lui a demandé aussi quelles difficultés elle rencontrait dans son métier et elle nous a dit que, depuis qu’elle avait commencé, le monde des médias avait beaucoup changé. Avant, ce qui était dur c’était de trouver l’information, maintenant, c’est à la fois de la vérifier avec des sources fiables mais aussi de faire le tri dans la masse d’informations dans laquelle on est noyé.
On était curieux de savoir si elle avait rencontré des dangers ou des difficultés dans son métier. Elle nous a dit que, depuis qu’elle était au magazine Arte ce n’était pas du tout dangereux, mais par contre elle nous a dit qu’elle avait été correspondante en Urkraine il y a longtemps et que ce qui était difficile, c’est qu’elle ne parlait pas ukrainien, seulement un peu de russe. Elle trouvait ça très dur de bien faire son métier dans ses conditions !
Ce que j’ai retenu aussi, c’est que pour elle, pour être un bon journaliste, les qualités essentielles sont la curiosité et l’honnêteté.
Elle nous avait aussi apporté quelques exemplaires de son magazine, le magazine Arte, et nous avons pu le feuilleter tranquillement. C’est un magazine qui fait la promotion de ce qui est diffusé sur la chaîne, c’est ce qu’elle nous a expliqué. Du coup, ce qui est difficile c’est de rendre les choses un peu originales, sinon, le lecteur a l’impression de lire toujours la même chose.
Samedi 28 janvier, les élèves de 3e dont nous faisons partie, ont eu la chance d’assister au forum des métiers, organisé par les parents d’élèves du collège Jean Moulin. Celui-ci consistait à faire rencontrer les élèves et des professionnels, des parents d’élèves donc.
La matinée était organisée en 5 parties, durant lesquelles l’élève rencontrait un domaine de métier. Une semaine plus tôt, nous avions dû indiquer sur une feuille quels domaines nous voulions découvrir. Il y avait 12 domaines :
Kenzo : J’ai trouvé ce forum très intéressant. Même s‘il ne m’a pas trop aidé à préciser un choix d’orientation et que presqu’aucun des métiers présentés ne m’inspire pour l’exercer plus tard, c’était très enrichissant, rien que pour notre culture générale. J’en garde un bon souvenir.
Diego : On a rencontré des professionnels et en même temps qu’ils nous faisaient découvrir les différents type de métiers dans chaque domaine, on voyait les profils des intervenants et leur expérience selon leur travail. C’était vachement plus convivial d’échanger avec des personnes à qui poser des questions que de s’informer juste une brochure. On découvre les petits détails et des petits avantages sympas : des rencontres d’autres pays, un peu comme du café gratuit ou des goodies de ton entreprise. Ils nous ont expliqué leur parcours d’études et à quels autres domaines on pourrait se replier si on changeait d’avis : par exemple il y a de très nombreuses possibilités dans l’informatique ou l’apprentissage infini des métiers de l’art.
Bao Nam :Cet événement fut très captivant à mon avis. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur différents métiers lors de ce forum en interrogeant directement les professionnels. Cependant, comme le souligne Kenzo, il est vrai que cela n’aide en rien pour notre orientation future. De plus, je trouve que le choix du samedi comme date, limite le temps libre des élèves pendant le week-end, passant ainsi de deux jours à un jour et demi.
Le 20 avril 2023, l’atelier journal du collège Jean Moulin a reçu une journaliste du nom de Séverine Pierron pour nous parler de son métier.
Séverine Pierron est une journaliste indépendante dite « pigiste« , c’est à dire qu’elle ne travaille pas pour un journal en particulier mais vend ses articles à l’unité, elle travaille en « freelance« . Cette journaliste écrit des articles principalement centrés sur la culture, la société et la technologie depuis déjà 20 ans ! Elle vend en moyenne 3 articles par semaine mais est également salariée et écrit pour le magazine en ligne du centre Pompidou pour avoir un métier plus stable car, en étant pigiste, un défi est ajouté par rapport au métier de journaliste classique. En effet, il faut vendre assez d’articles par semaine et les vendre à un bon prix : le coût du feuillet est à 70 euros minimum, mais notre journaliste, étant plus expérimentée, touche entre 120 et 150 euros par article.
Mais retournons dans le passé et intéressons nous aux études effectuées par Séverine Pierron. Ayant commencé par des études d’anglais, elle rate par la suite de nombreux concours d’entrée de différentes écoles de journalisme. Mais refusant d’abandonner et brûlante de détermination elle passe ensuite un concours pour une école de journalisme bilingue et est finalement acceptée. Elle a ensuite, après l’école, commencé à travailler en freelance comme elle nous l’a expliqué lors de notre rencontre.
Au cours de cette rencontre, Séverine Pierron nous a apporté beaucoup d’informations sur le métier de journaliste, et nous a appris un bon nombre de mots de vocabulaire utilisés dans ce métier.
Elle a évoqué en quoi consiste le métier de journaliste reporter, et sa différence avec le métier de journaliste posté. Le journaliste reporter voyage pour trouver son inspiration, pour faire des études de terrain ou encore du témoignage. Cependant, il ne part pas toujours à l’étranger, et peut parfois seulement changer de quartier ou d’arrondissement de Paris (par exemple). Le journaliste posté (en anglais « au desk ») travaille principalement à distance, sur son ordinateur. Il consulte les réseaux sociaux, pour connaître la tendance actuelle. C’est le cas de notre intervenante.
Savoir chercher la tendance actuelle, se sera notre premier point de vocabulaire, c’est savoir se demander « Qu’est-ce qui change dans notre société? ».
Vers la fin de l’intervention, on a étudié les différents types de journaux et leurs différents composants.
Un ours est une partie du magazine où sont écrit les noms des contribuants au magazine. Ils sont triés par services, comme l’administration ou la rédaction…
Elle nous a ensuite montré sa carte de presse. C’est ce qui lui attribue son statut de journaliste, et qui lui permet de recevoir des avantages dans notre société. Grâce à celle-ci, nous pouvons payer moins d’impôts, et avoir des réductions pour visiter des sites culturels (musées, expositions…). Cette carte permet aussi d’avoir des « bonus » d’ancienneté, lorsque nous sommes pigistes.
Notre intervenante nous a aussi partagé les valeurs de l‘éthique journalistique: « S’engager à respecter des valeurs: respecter les sources, être objectif et savoir faire preuve de neutralité ».
Nous avons ensuite parlé du parcours des articles. Elle nous a fait découvrir l’existence des (anciens) fax: des machines branchées en permanence, qui « crachaient » automatiquement des informations reçues.
Dans le même thème, nous avons aussi vu des exemples de « brèves », qu’on peut lire sur certains sites spéciaux: Agence France Presse ou Reuters. Des brèves sont des infos vérifiées, et envoyées aux rédactions de journaux. Ce ne sont pas des longs articles, mais de petits textes d’infos « pures ».
En conclusion, nous pouvons dire que cette intervention a été très enrichissante et nous a fait découvrir des aspects insoupçonnés du métier de journaliste .
Elle nous a fait comprendre en quoi consiste les tâches et devoirs de ces chercheurs d’informations, qui sont bien différents de Tintin !
Jeudi 6 avril, à l’atelier journal, nous avons rencontré Didier Foyer, rédacteur en chef adjoint du journal télévisé le National de France 3 Ile de France.
Il a commencé par nous expliquer en quoi consistait son métier de rédacteur en chef adjoint :
Le matin entre 8h30 et 9h00, au cours d’une conférence de rédaction, il décide avec l’équipe de journalistes des titres qu’il y aura au journal de midi. Aussi, il fait le tri entre les différents titres à mettre, les importants… etc. Monsieur Foyer nous a montré sur son téléphone les trois titres qui avaient été sélectionnés pour le journal de France 3 national, l’édition du midi. Il appelle ça un « conducteur ». Par exemple le premier titre de la une du 6 avril était sur la grêve contre la réforme des retraites et la 11ème journée de manifestation. Lors de leur conférence de rédaction les journalistes ont décidé de faire un focus sur la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. En général, le sujet culture est mis en toute fin du journal.
Voici quelques questions que nous lui avons posées :
Quelles sont les études à faire pour devenir journaliste ?
Il faut avoir un bac +3 puis on doit passer un examen pour rentrer dans une école journalisme. Il y en a plusieurs en France environ 13 ou 14. On y entre sur concours. Si on réussit, on entre dans une de ces écoles qui forment les futurs journalistes pendant 2 ans. A la fin de la formation, on doit savoir tout faire en tant que journaliste puis on peut choisir une spécialité : radio, presse écrite, télévision ou numérique. Quand nous sortons de l’école de journalisme, nous sommes juste pigistes (c’est-à-dire qu’on travaille une journée ou deux pour un média, on écrit un article de temps en temps, mais on a rarement un CDI (contrat à durée indéterminée) tout de suite.
Mais M. Foyer nous a expliqué qu’il n’avait pas fait d’école de journalisme mais qu’il avait commencé à 16 ans à faire de la radio puis qu’en parallèle de ses études de droit, il a continué à animer une émission une heure pas semaine. Il y a tellement pris goût qu’il a continué. Plus tard, il a découvert la télévision car il était présentateur en région. Donc, son expérience prouve que l’on peut aussi devenir journaliste sans faire d’école et être formé sur le terrain.
Est ce que le présentateur du journal TV apprend par coeur son texte ?
Non, il lit son texte sur un prompteur, c’est un écran sur lequel le texte défile. Aussi il a parfois des notes sur un papier qu’il regarde de temps en temps. Parfois, il s’entraine aussi à réciter son texte à haute voix. Un journaliste doit bien porter sa voix et être bavard.
Vousest-il déjà arrivé d’avoir à parler d’une info de dernière minute ?
Oui c’est déjà arrivé, mais comme pour tous les articles, il faut vérifier sa source au moins 3 fois. Par exemple une fois, en 2019, lors de l’incendie de Notre Dame, nous avons eu l’information environ 10 minutes avant le journal. J’ai tout de suite appelé les pompiers (j’ai un carnet d’adresse dans mon téléphone qui est très précieux pour mon métier, j’ai environ 1000 contacts) pour savoir si c’était vrai, mais ensuite, on a quand même vérifié l’information avec plusieurs sources pour être sûrs. Comme nous n’avions pas encore de vidéo, nous avons juste mis une photo et comme ça nous avons quand même pu en parler rapidement dans le journal.
A France 3, il y a 4 journalistes spécialisés dans la vérification d’informations (quelles qu’elles soient), ils s’appellent les révélateurs. C’est la cellule de « fact-checking » de France TV .
Quel conseil donnerez-vous à quelqu’un qui veut devenir journaliste ?
Avoir envie de transmettre, être curieux, lire, découvrir des choses, être polyvalent, écouter, regarder…
Merci beaucoup à M. Foyer pour cette très riche rencontre !
Nous aussi les 5ème A avons la chance de participer au projet « jeune en librairie ». Dans ce cadre Laurent Sachet le libraire de la Chambre verte s’est déplacé jusqu’à notre classe pour nous présenter son métier. Nous avions préparé plein de questions et nous avons pu en une heure seulement en découvrir bien plus sur son métier.
Quel parcours professionnel avant de devenir libraire ?
Quand Laurent Sachet était plus jeune, il n’a pas vraiment fait d’études pour devenir libraire : il a fait des études d’anglais et de littérature. Il pensait peut-être devenir professeur d’histoire-géographie.
Il a commencé à travailler dans une agence de tourisme (pas vraiment de rapport là non plus avec le métier de libraire) mais ce métier l’a vite ennuyé. Alors il a décidé de tenir un magasin de presse et comme la presse ne se vendait pas bien, il s’est mis à vendre également du tabac.
En économisant, il a réussi à acheter « La Chambre Verte » mais, pour devenir libraire, il a quand même dû faire une formation à l’INFL (Institut National de Formation de Libraires).
Chaîne du livre et répartition entre libraire, auteur, éditeur
En ce qui concerne la chaîne du livre et le pourcentage qui revient à l’éditeur, l’auteur(e) et au libraire, Laurent Sachet nous a expliqué comment cela ce passait. Pour un livre, 35 % du prix de celui-ci revient au libraire et 65 % à l’éditeur qui partagera ensuite son gain avec l’auteur.e (le pourcentage qui revient à l’auteur.e varie en fonction du contrat établi).
Par exemple, pour un livre vendu 20 euros, 6 euros reviendront au libraire et 14 euros à l »éditeur et l’auteur.
La journée typed’un libraire
La librairie est ouverte en période normale du mardi au vendredi de 10h à 19h30 et le samedi de 10h30 à 19h30. Lors des périodes de fêtes comme à Noël, la librairie est ouverte plus longtemps.
Sa journée s’organise en différentes tâches : il arrive avant l’ouverture de sa librairie pour faire un peu de ménage, déballer les cartons de livres et les ranger dans les rayons. Puis à l’ouverture, il conseille les clients en fonction de leurs goûts littéraires. Il tient la caisse durant la journée. Parfois, il élabore des vitrines pour mettre en avant certains livres. Sa vitrine du moment est consacrée à Paris avec une sélection de beaux livres sur la capitale.
Avant cela, il a fait d’autres vitrines avec comme thématique la Chine, l’Allemagne, la cuisine, la Saint-Valentin ou encore les pirates.
Avant la fermeture de la librairie, il va dans son bureau pour commander des livres et il s’occupe de la comptabilité de la librairie. Mais ce qu’il préfère reste les vitrines et conseiller les clients. Les tâches qu’ils trouvent ingrate restent la comptabilité, le ménage et déballer les cartons.
Ventes à la librairie
En ce qui concerne les ventes de la librairie, Laurent Sachet nous a expliqué qu’il vendait environ 100 livres par jour mais, évidemment, cela dépend des périodes. Lors des périodes de fête, comme à Noël, il y a beaucoup plus de ventes.
En ce moment les meilleurs ventes sont : Le monde sans fin, la bande dessinée de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici et Le mage du kremlin, le roman de Giuliano da Empoli.
Nous étions curieux de savoir quel était le livre le plus cher de sa librairie. Il s’agit d’un livre d’art japonais (un beau livre comme on dit). J’ai eu la curiosité de voir ensuite à quoi il ressemblait en passant à la librairie (explique Noam). Le livre est très grand, très lourd. A l’intérieur, les reproductions et les dessins sont magnifiques. Mais le livre coûte 700 euros.
La suite du projet
Dans le cadre de notre projet « jeune en librairie », la prochaine étape sera de découvrir la librairie. Nous irons la visiter en petits groupes au mois d’avril. Et nous aurons la chance d’avoir chacun un chèque-lire d’une valeur de 25 euro pour pouvoir acheter des livres.
Et la crème de la crème, nous aurons la chance de rencontrer un auteur qui viendra au collège ! Cet auteur s’appelle Laurent Contamin et il écrit surtout du théâtre et de la poésie.
Noam, Héloïse, Clémentine, Camille J, Amadou et Nouh
Pour (re)lire l’article de nos camarades de 5eC qui ont aussi rencontré Laurent Saché, c’est ICI
Dans le cadre du projet Jeunes en librairie auquel notre classe participe cette année, nous avons reçu mardi 31 janvier Laurent Sachet, le propriétaire de la librairie « la Chambre Verte » qui se trouve à proximité du collège
Pourquoi la chambre verte ?
Laurent Sachet a nommé sa librairie « la Chambre verte » car il adore un réalisateur de film qui s’appelle François Truffaut, qui a réalisé un film du même nom que la librairie.
Il nous a expliqué comment sa librairie était organisée. Il travaille avec sa femme. Mais en fonction de la fréquentation, il peut employer jusqu’à deux personnes supplémentaires en CDD (contrat à durée déterminé). C’est le cas par exemple, en période de fête, pour Noël.
Alors que lui s’occupe du rayon adulte (la fiction et les documentaires), sa femme est plutôt spécialisée dans la littérature de jeunesse.
Sa librairie n’est pas une librairie spécialisée dans un genre en particulier, elle est plutôt générale. Par contre, on n’y trouve pas de manga car, selon lui, il n’y aurait pas assez de place dans ses rayonnages.
Laurent Sachet organise des vitrines pour embellir sa librairie. Ces vitrines ont des thèmes par exemple : Pirate, Mythologie, Cuisine, Reine d’Angleterre. Pour le thème des pirates, notre ancienne classe de 6ème avait même contribué à cette vitrine en exposant ses travaux sur les romans de piraterie.
Lors de sa venue dans notre classe, Laurent Sachet nous a apporté un exemplaire du Dictionnaire amoureux de la Coupe du monde, écrit par Vincent Duluc car il allait recevoir cet auteur en dédicace pour cet ouvrage.
Avant d’acheter la Chambre Verte, M. Sachet travaillait dans un magasin de presse. Mais comme il ne gagnait pas beaucoup d’argent avec la presse (en effet, les gens achètent de moins en moins de journaux papier), il a commencé à vendre du tabac dans son magasin, ce qui rapportait un peu plus. Quand il a enfin eu assez d’argent, il a pu acheter la Chambre Verte.
La concurrence avec Amazon
Le libraire nous a expliqué ses difficultés par rapport à cette grande enseigne concurrente. Par exemple, il n’arrive pas à égaler les délais de livraison d’Amazon. Il peut tout à fait commander des livres mais il aura parfois des délais de livraison plus grands.
Et évidemment, son choix de livres est plus restreint parce qu’il est limité par la taille de sa librairie. Il n’a donc sur place qu’une sélection de livres moins étendue qu’Amazon.
Mais heureusement, le prix unique du livre* fixé par la loi de Jack Lang évite une fuite en avant encore plus importante…
Nous avons été curieux de savoir quels étaient ses romans, ses lectures préférées. Son auteur préféré reste Marcel Proust avec Sa recherche du temps perdu mais il lit beaucoup évidemment, pour les besoins de la librairie : environ 20 livres par mois pour lui et sa femme. 40 livres au total. Comme ils ne sont que deux, c’est difficile de lire plus.
Fréquentation de la librairie
En général ce sont plutôt les personnes âgées et les collégiens de Jean Moulin qui fréquentent la librairie. La fréquentation varie aussi en fonction des jours de fêtes. Comme par exemple : Noël, Pâques, etc.
Lors du forum des métiers, nous avons eu la chance d’obtenir une interview avec l’avocate Hélène Montredon, la comptable Lila Derbene et la directrice de formation Anne-Marie Cona, toutes présentes dans la catégorie Droit/Économie/Gestion-finances/Assurances/Administration/Relations humaines.
Hélène Montredon, Lila Derbene et Anne-Marie Cona
Voici donc les réponses données par les trois intervenantes sur leurs métiers ainsi que le forum des métiers.
Avez-vous déjà participé à un évènement comme celui-ci ?
Hélène : « Pour moi c’est la première fois »
Lila : « Première fois pour moi aussi. »
Anne-Marie : « Pour moi non, car je suis dans le domaine de la formation, j’ai été amenée à faire des forums métiers avec des acteurs locaux pour faire la promotion de métiers et de formations. »
2. Si vous aviez eu la chance de participer à des forums comme celui-ci lors de votre adolescence, est-ce que cela vous aurait aidé à mieux voir le monde du travail ?
Hélène : « Oui, je pense. »
Anne-Marie : « Oui, je pense. J’ai le souvenir d’avoir participé à un forum des métiers lorsque j’étais au lycée et cela m’a marquée. Cependant je n’ai pas osé aller vers les intervenants pour leur poser des questions. C’est vrai que ce format est plus interactif, à cet âge on a une méconnaissance des métiers, il est donc un peu compliqué de voir une présentation effectuée par des personnes qui évoluent dans certains métiers mais ça peut vous ouvrir. »
Lila : « Et puis, il y a des métiers moins connus que l’on peut présenter aux jeunes qui ne les connaissent pas forcément. »
3. Est ce que vous auriez des conseils à nous donner concernant notre orientation ?
Anne-Marie : « Il faut vous lâcher et vous dire « J’ai la capacité de… », il ne faut pas se mettre des barrières. »
Hélène : « Oui… Ne vous limitez pas ! Et faites des maths. Ne vous dites pas « Les maths c’est pas pour moi » car on a besoin de filles qui font des maths. Faites du droit, faites du français, ne vous limitez pas. »
Ornithorynque n°2
Retrouvez nos précédents articles sur le forum, ICI et ICI
– un ancien élève de Jean Moulin qui a fait l’école Boulle, maintenant devenu fondeur. C’est un métier qui consiste à manier le bronze et à faire du soclage, le fait de rattacher des œuvres d’art à des socles
-un conservateur du patrimoine culturel
-un couple travaillant dans l’édition (chez l’éditeur Hachette).
Exemple de soclage (bois+métal ) de Patrick Lonza
Trystan (le fondeur) est la première personne à parler.
Il nous raconte qu’il savait, dès la troisième, dans quel domaine il voulait s’orienter. Il nous a également avoué qu’on se moquait de lui parce qu’il voulait s’orienter vers un métier où on manie le métal. Il souhaitait aussi nous transmettre un message : les filles sont aussi indispensables dans ce métier que les hommes et il lui est insupportable de constater du sexisme sur son lieu de travail.
Nous avons ensuite écouté M. De Stall (le conservateur du patrimoine).
Il a essayé de nous convaincre que nous sommes sûrs d’atteindre notre but si on fait les efforts nécessaires, malgré les difficultés qu’on peut rencontrer durant notre scolarité. Par exemple, il était nul en orthographe à notre âge et a dû repasser le concours pour devenir conservateur mais il ne s’est pas découragé. D’après lui, le plus important est d’apprendre de ses erreurs car il y a, dans la vie, plus d’échecs que de réussites.
Nous avons ensuite écouté Charlotte, la comédienne, et ça a sûrement été mon intervention préférée. Charlotte nous a parlé de domaines qui nous touchaient plus particulièrement. Par exemple, son intervention contenait des thèmes en rapport avec notre orientation et elle affirme qu’on ne choisit pas forcément son métier mais « qu’on tombe souvent dessus ». C’est en quelque sorte le métier qui nous choisit.
Charlotte nous a beaucoup parlé de l’utilité de son métier dans la vie de tous les jours, car il contient selon elle des éléments essentiels pour être heureux dans la vie comme savoir prendre sur soi (car cela se rapproche de jouer un rôle). Elle nous raconte qu’elle n’a pas toujours voulu faire du théâtre et qu’elle s’était d’abord orientée vers un tout autre domaine.
Au contraire, Christian a toujours souhaité travailler dans l’édition pour suivre les traces d’un ami, qui a lui-même emprunté ce chemin. Il a, dans un premier temps, travaillé chez Hachette pour les anciennes collections de guides touristiques (Le Guide Bleu d’Hachette Livre), puis pour des collections plus récentes également pour Hachette Livre.
En conclusion, tous ces intervenants avaient des recommandations et des mises en garde pour nous guider dans nos futurs choix d’orientation mais tous souhaitent notre réussite et nous encouragent pour cela. Ce stand, art et social, nous a fait découvrir une sorte de nouveau monde et des métiers auxquels on ne pense pas tout de suite en visualisant les métiers artistiques.
C’est le but du forum des métiers, et c’est une chance que nous ayons pu en bénéficier.
Il y a déjà deux semaines, j’ai vu une pièce de théâtre nommée 7 minutes, de Stefano Massini, mise en scène par Maëlle Poésy, au théâtre du Vieux Colombier (à la Comédie française). Cette pièce géniale (dont la dernière représentation était ce lundi 18 octobre 2021) raconte l’histoire d’un comité de onze femmes représentant 200 ouvrières d’une usine de textile. Alors que de plus en plus d’usines ferment, on leur propose de perdre sept minutes de leur temps de pause alors qu’elles n’en ont déjà que quinze. C’est le seul moyen de sauver l’entreprise et leur emploi. Un grand débat s’instaure tout le long de la pièce. D’abord dix femmes pour et une contre, les votes se stabilisent à cinq contre cinq… Alors que la dernière à voter prend sa décision, les lumières s’éteignent nous laissant dans un suspens complet !
Photo : Véronique Vella, Françoise Gillard, Anna Cervinka, Elise Lhomeau, Elissa Alloula, Séphora Pondi, Lisa Toromanian et Claude Mathieu de la Comédie-Française lors de l’interprétation de la pièce « 7 Minutes » de Stefano Massini et mise en scène par Maëlle Poésie, le 12 septembre 2021 au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris.
Samedi 16 octobre, avec mon groupe du « Parcours Spectateur » organisé par la mairie de Paris, nous avons eu l’honneur d’accueillir parmi nous une des comédiennes de 7 minutes et de l’interviewer sur son parcours et la pièce.
Sephora Pondi
Sephora Pondi, possédant un immense talent n’a pourtant commencé à s’intéresser au théâtre qu’à l’âge de 16 ans. Connaissant déjà Maëlle Poésy qui l’encourageait dans cette voie, elle prend des cours de théâtre dans son lycée où elle joue du Molière ou du Shakespeare sans hésitation.
Elle voyage beaucoup au long de sa carrière (comme à Marseille où elle passe un an) et accepte de jouer pour une petite compagnie de théâtre, le métier d’artiste étant précaire.
Sephora fait aussi du cinéma et est apparue dans des films qui ne sont pas encore sortis. Bien qu’on puisse penser que les métiers d’actrice de théâtre ou de cinéma sont similaires, ce n’est pas le cas. Dans le cinéma, on a le droit à l’erreur et on joue les scènes sans ordre chronologique contrairement au théâtre où l’on doit faire de son mieux à chaque instant.
Sephora est entrée à la Comédie française il y a un peu plus d’un mois, d’abord pour remplacer une des comédiennes de 7 minutes ayant « déserté » ce métier suite au confinement 2020. Oui, vous avez bien compris, cette pièce est censée être jouée depuis bien plus d’un an et notre actrice est arrivée en juillet. Sephora a donc dû s’insérer dans la pièce parmi les comédiennes de la Comédie française prêtes depuis un an et celles qui ont passé des auditions pour remplacer d’autres comédiennes disparues, ce qui ne se remarque d’ailleurs pas du tout. Chaque comédienne était aussi présente que les autres.
Nous avons aussi parlé des costumes de la pièce qui étaient en réalité des habits du quotidien et ne semblaient pas travaillés ce qui entrait assez bien dans le thème « industrie ». Ils sont lavés chaque soir, après chaque représentation, et sont donc bien des costumes « officiels ». Une robe a même était faite sur mesure.
Sephora Pondi nous a confié s’entraîner en dansant sur la scène pendant une heure environ afin d’évacuer tout le stress d’avant une représentation et n’être pas aussi présente sur scène qu’elle semble l’être. En effet, elle est elle-même spectatrice et ne cesse de penser à la qualité de la pièce. Ses pensées s’entrechoquent entre les « yes » et les « zut », mais c’est bien un cri de victoire que nous avons entendu venant des coulisses de la scène !
Je tiens à remercier Sephora Pondi pour qui j’ai une immense admiration.
La semaine du goût c’est l’occasion pour les enfants des maternelles d’être aidés par des chefs cuisiniers. Cette année, mon petit frère a eu la chance d’être aidé par la chef Camille Maury participante de Top Chef 2019 dans la brigade bleue de Philippe Etchebest, cuisinier renommé et meilleur ouvrier de France. J’en ai profité pour l’interviewer.
Interview de Camille Maury !!!
Être cuisinière est votre rêve depuis que vous êtes toute petite ?
J’ai cette passion de la cuisine depuis que je suis très jeune et ça a toujours été mon rêve qui est accompli aujourd’hui pour mon plus grand bonheur.
Comment avez-vous appris la cuisine ? Avec qui ? Comment avez-vous pris goût à la cuisine ?
J’ai appris la cuisine grâce à ma grand-mère qui est passionnée de la cuisine chaleureuse et familiale. A l’âge de 10 ans j’ai commencé à mettre les pieds dans cette passion et je ne me suis jamais arrêtée depuis. J’ai ensuite poursuivi mon rêve dans une école hôtelière où j’ai complété mes compétence avec 5 ans d’études.
Après avoir participé à Top Chef 2019, quelles ont été vos intentions ?
Après top chef 2019 j’ai repris mon travail au RITZ Paris et j’ai eu à cœur d’entreprendre plein de projets pour apprendre aux autres à apprécier cette passion qui est aujourd’hui mon métier. Sans précipiter les choses car je suis encore jeune.
Pourquoi vous inscrire à la semaine du goût ?Pourquoi aider des enfants à cuisiner ?
J’ai participé à la semaine du goût dans l’ambition de pouvoir transmettre les bonnes choses et les bons goûts aux plus jeunes. Je trouve important d’être sensibilisé très jeune aux goûts que tous les produits peuvent nous apporter.
Est-ce que vous cuisinez des plats de pays étrangers ?
Je ne dirais pas que je cuisine des plats étrangers. Mais j’essaie d’incorporer des produits qui donnent des consonances étrangères aux plats, qui apportent de nouvelles saveurs et pour découvrir plein d’autres techniques culinaires.
Travaillez-vous aujourd’hui dans votre propre restaurant ? Si non, envisagez-vous d’avoir le vôtre ?
Non je ne travaille pas pour mon propre restaurant, je renforce mes connaissances dans des établissement prestigieux pour apporter plus à ma cuisine. Le rêve ultime de ma vie serait d’avoir mon propre restaurant pour pouvoir faire déguster ma propre cuisine à des milliers de personnes et pouvoir m’exprimer culinairement parlant.