Elon Musk : ce grand fou !

L’homme d’affaire Elon Musk, milliardaire américain, a été nommé ministre de « l’efficacité gouvernementale » par Donald Trump. Retour sur sa vie et ses affaires.

Elon Musk / photo Marco Verch via CCNULL

Elon Musk nait le 28 juin 1971 en Afrique du Sud. Il déménagera au Canada puis aux États-Unis pour ses études.

Il cofonde sa première entreprise, Zip 2, en 1995 avec son frère Kimbal Musk puis, en 1999, Zip2 est rachetée par Compaq. De sa première entreprise à aujourd’hui, Musk a fondé et possédé plus de 15 entreprises dont Tesla, SpaceX ou encore X, anciennement Twitter. Il est à la tête aujourd’hui de la plus grande fortune de l’histoire avec 440 milliards de dollars. Cette ascension est remarquable car en 2012, il ne possédait que (!) 2 milliards de dollars.

Il faut savoir qu’Elon Musk est pro-nucléaire, affirmant que « l’énergie nucléaire a toute sa place dans des pays bénéficiant d’un environnement naturel stable ». Il est également nataliste (il croit que la baisse de natalité entrainerait l’effondrement de la civilisation), LGBTphobe et mysogine. Il a donc tout pour plaire!

Cerise sur le gâteau, lors de l’investiture de Donald Trump, certaines personnes affirment qu’Elon Musk a fait un salut nazi. Mais lui se défend en disant qu’il saluait simplement la foule et que les interprétations étaient hors contexte.

Tout ça fait froid dans le dos !

Raphael

Pour aller plus loin sur la polémique autour du geste d’Elon Musk, l’analyse du journal Le Nouvel Obs

Cessez le feu entre le Hamas et Israël

Le dimanche 19 janvier, un accord de cessez-le-feu a été signé entre le Hamas et le gouvernement israélien.

Gaza / Agence palestinienne de presse et d’information (Wafa) en contrat avec APAimages, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

La guerre a commencé il y a un an et demi, le 7 octobre 2023. Cet accord qui suspend les combats pendant 6 semaines, permettra enfin la libération d’otages israéliens retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Déjà, trois otages israéliennes ont été libérées par le Hamas contre 90 détenus palestiens (des femmes et des adolescents).

Une autre bonne nouvelle est la livraison, par le Qatar, de plus de 1,25 million litres de carburant par jour vers la bande de Gaza pendant les dix premiers jours de la trêve (soit un total de 12,5 millions de litres), pour répondre aux besoins de ce territoire palestinien qui compte 2,4 millions d’habitants. Cette livraison permettra l’arrivée de l’électricité pour les hôpitaux et les abris.

Après la déclaration de la trêve, un immense défi d’aide humanitaire est lancé pour soutenir la reconstruction de la bande de Gaza. Les organisations d’aide d’urgence appellent à une paix durable pour répondre aux besoins colossaux d’une population dévastée.

Nohal

Investiture de Donald Trump, le monde est-il en train de s’écrouler?

S’il est à la Maison-Blanche, c’est grâce à Dieu, qui l’a « sauvé » après l’attentat dont il a été la cible pendant sa campagne électorale en juillet dernier. Thanks God ! C’est, en substance, ce qu’a déclaré Donald Trump hier dans son discours d’investiture. Mais ce n’est pas la seule énormité qu’il a prononcée.

Donald Trump / Image Daniel Torok, Public domain, via Wikimedia Commons

« Partout dans le monde, ils [les pays étrangers] vident leurs prisons dans notre pays; ils vident leurs institutions psychiatriques dans notre pays », a-t-il affirmé sans la moindre honte pour justifier l’expulsion à venir des travailleurs immigrés. Un mensonge éhonté !

Autre contrevérité visant à stigmatiser les populations d’origine étrangère : les États-Unis seraient « le seul pays au monde » à accorder la citoyenneté de naissance, alors qu’environ trois douzaines de pays appliquent également ce principe. Trump prétend vouloir « repousser l’horrible invasion du pays »… Nous nous y attendions tous, mais hier, Donald Trump a tout de même énoncé plus de vingt déclarations mensongères dans son discours.

Comme on pouvait aussi s’y attendre, notre climatosceptique préféré a, une fois de plus, répété sa formule fétiche pour promouvoir les énergies fossiles : « Drill, baby, drill » (Fore, bébé, fore). Toujours fidèle à lui-même, notre LGBT-phobe préféré a également déclaré que seuls deux sexes seraient désormais reconnus sur le sol américain : « homme » ou « femme ». Enfin, notre impérialiste favori a confirmé son intention de s’emparer du canal de Panama et de renommer le golfe du Mexique « golfe d’Amérique ».

Après toutes ces déclarations qui donnent froid dans le dos, nous ne nous attendons à rien de bon pour la suite.

Mimile

Les feux de Los Angeles

Depuis le 7 janvier de nombreux feux font rage à Los Angeles et dans ses environs. 24 personnes y ont déjà perdu la vie.

La Californie est coutumière des incendies, ce qui est exceptionnel est que cela arrive en hiver. On vous explique : en 2022 et 2023, la région a vécu une période humide très favorable au développement de la végétation suivie, en 2024, d’une très forte sècheresse. Les tempêtes de sable, conjuguées aux vents chauds du début de 2025, ont provoqué les étincelles qui ont embrasé des arbres déjà très secs et alimenté le développement des feux. Des 4 incendies en cours, le plus étendu a déjà ravagé 10 000 hectares. 150 000 personnes ont dû quitter leurs habitations et 12 000 maisons ou bâtiments divers ont été détruits ou abimés.

Lundi 13 janvier, les services météorologiques qui annonçaient une recrudescence des vents violents n’engageaient pas à l’optimisme.

Evidemment, Donald Trump, n’hésitant pas à utiliser des fake news, a saisi l’opportunité pour s’en prendre au gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, sur sa gestion de l’eau. Celui-ci lui a répondu qu’il n’était pas intéressé par « la politisation d’une catastrophe naturelle ». « Je n’aime pas l’inhumanité de ça » a-t-il dit.

Nohal

Bachar al-Assad, le « Boucher de Damas »

Dimanche 8 Décembre, en Syrie, un groupe de rebelles nommé HTS a fait tomber le dictateur syrien Bachar al-Assad après 24 ans de pouvoir sans partage. Retour sur sa vie et son règne.

Bachar al Assad est le fils de Hafez al Assad, lui-même dictateur. Le régime de ce dernier a été marqué par la répression de toute opposition politique. Bachar n’était pas destiné à prendre la relève de son père mais, après la mort de son frère, Bassel, en 1994, il accède au pouvoir à la mort de son père, le 17 juillet 2000. Malgré l’espoir de la population que le régime de Bachar soit plus progressiste, il s’est révélé au moins aussi violent et répressif que celui de son paternel.

Lors des révoltes du printemps arabe en 2011, dès les premières manifestations (pacifiques) contre le régime, Bachar al Assad va ordonner une répression systématique des manifestants, n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur la foule. C’est ce qui va marquer le début de la guerre civile. Le 21 août 2013 à Ghoutta, Bachar va utiliser des armes chimiques contre sa propre population en ordonnant des bombardements au gaz sarin qui font plus de 1 200 morts, dont une majorité d’enfants, et plus de 10 000 intoxiqués. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ce sont 162 000 personnes qui auraient été tuées en 10 ans de guerre. Durant cette même guerre, 13 millions de personnes fuient la Syrie pour se réfugier principalement en Turquie mais aussi en Europe, notamment en Allemagne.

Le contrôle de Bachar sur la Syrie ne s’exerce cependant plus que sur les 2/3 du territoire, il bénéficie du soutien militaire de la Russie et de l’Iran mais sa propre armée est totalement corrompue et, pour une large part, ses revenus proviennent d’un gigantesque trafic de captagon, une drogue de synthèse. Vis à vis de sa population, c’est plus que jamais le règne de la terreur qui lui a valu son surnom de « Boucher de Damas ».

Bachar a fui en Russie. Les prisons du pouvoir ont été ouvertes. Depuis 2011, plus de 15 000 personnes y seraient mortes sous la torture et 100 000 y auraient disparu sans que leurs proches n’aient pu obtenir des nouvelles.

Est-ce que Bachar al Assad sera, un jour, rattrapé par la Cour pénale internationale ou vivra-t-il paisiblement jusqu’à la fin de ses jours en Russie ? Eh bien, nous souhaitons qu’il doive, un jour, répondre de ses crimes devant la justice.

Raphaël

Donald Trump, un climatosceptique au pouvoir

Après nos articles sur les conséquences de l’élection de Donald Trump à la Maison blanche sur la guerre en Ukraine et les droits des femmes, aujourd’hui nous couvrons celles sur l’écologie.

Donald Trump et son ministre de l’énergie, Chris Wright / images via Wikimedia commons

« Drill, baby ! Drill ! » (Fore, bébé fore !) a déclaré Donald Trump pendant sa campagne. Selon le « New York Times », il prévoie de favoriser l’exploitation des ressources pétrolière et gazière afin de renforcer l’Independence des États-Unis.

Les mots « climat », « écologie » et « environnement », n’apparaissent pas dans son programme. Il s’est déjà exprimé sur le sujet du réchauffement climatique et, selon lui, ce serait un mensonge. Il a promis, en 2019, qu’il sortirait de l’accord de la COP 21 qui a eu lieu en 2015 signé par 196 pays, dont font partie les USA. Cet accord a pour but de limiter l’augmentation de température à +1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, d’ici 2025.

Donald Trump a choisi comme ministre de l’Energie Chris Wright, un climatosceptique, PDG d’une entreprise d’extraction d’hydrocarbure. Il a déclaré en janvier 2023 sur sa chaine YouTube : « Il n’y a pas de crise climatique » et « Le terme de pollution par le carbone est scandaleux ». Son entreprise Liberty Energy qu’il a fondé en 2011 utilise la fraction hydraulique, une méthode très polluante pour extraire des hydrocarbures.

Joseph

Bousculade mortelle lors d’un match de football en Guinée

Dimanche dernier, à Nzérékoré, la 2e plus grande ville de Guinée, un match de finale entre le club local de la ville et celui de Labé s’est déroulé lors d’un tournoi organisé en l’honneur du général Mamadi Doumbouya, afin de le soutenir pour son éventuelle candidature aux prochaines élections présidentielles. Ce dernier est arrivé au pouvoir en septembre 2021 par un coup d’état et s’est autoproclamé président.

Ce match se déroule dans un stade encore en travaux et plein à craquer. Certains le regarde même du haut du mur d’enceinte. La rencontre se passe bien jusque la 83e minute où un penalty est sifflé en faveur de l’équipe locale. Les joueurs de l’équipe adverse commencent alors à contester et les supporters envahissent le terrain. Le match tourne en catastrophe : les forces de l’ordre envoient des grenades lacrymogène et la foule se rue dehors. Chacun cherche à sauver sa peau, quitte à piétiner son voisin ou à escalader des murs de 3 mètres de haut. Dans ce mouvement de foule, de nombreuses personnes perdent la vie, au moins 56 morts sont à déplorer, si ce n’est pas plus.

Mimile

Lors de la COP29, un accord trouvé bien inférieur aux espoirs des pays en développement

Image de DEAN CALMA via Flickr

Ce dimanche 24 novembre, au dénouement de la COP29 (29e Conferences of the Parties) qui avait pour objectif principal de trouver les moyens d’aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique, un accord de 300 milliards de dollars a été conclu entre les pays du Nord global et du Sud global. Cet accord ne plait à tout le monde.

Dans un premier temps, ce sont 300 milliards de dollars annuels à partir de 2035 qui ont été convenus au lieu des 500 minimum demandés par les pays en développement. Cette somme est comprise dans un objectif plus global (mais non contraignant) visant à atteindre 1300 milliards. Si on prend en compte l’inflation, cet accord est moins ambitieux que celui qui avait été conclu sur le même sujet lors de la COP15 à Copenhague… en 2009 !

Ensuite, pour l’obtention de ces sommes par les pays en développement, il est question d’une « mise a disposition de fonds publics et privés ». Les ONG redoutent qu’une part de ces fonds ne prenne la forme de prêts et ne crée de l’endettement pour ces pays.

Rafaël

Femmes en rébellion contre Trump

Capture d’écran Tiktok

Après l’élection de Trump et ses multiples propos sexistes, de nombreuses femmes américaines sont mécontentes et s’inquiètent de l’avenir de leurs droits. En effet, cette élection encourage les prises de paroles et les positions les plus misogynes. « Your body my choice » (Ton corps, mon choix) est devenu le credo de tous les masculinistes.

Un certain nombre d’américaines se regroupe donc dans des mouvements féministes pour proposer des actions radicales de protestation : 1° Non aux rencontres amoureuses avec des hommes, 2° Non au sexe avec les hommes, 3° Non au mariage avec les hommes, 4° Non à la reproduction avec des hommes.

Sur internet, ce mouvement qui s’intitule « 4B »* prend de plus en plus d’ampleur et, depuis le 5 novembre, « 4B » est un des mots les plus recherchés sur Google aux Etats-Unis.

Marie-Isabelle

Le mouvement 4B aux Etats-Unis s’inspire d’un mouvement féministe sud-coréen. La signification de ces 4B auxquels ces féministes s’opposent est :

  • bisekseu (비섹스) : relations sexuelles
  • bichulsan (비출산) : enfant
  • biyeonae (비연애) : relation amoureuse
  • bihon ((비혼) : mariage

Conflit Israélo-Palestinien, état des lieux

Alors que les bombardements au Liban et à Gaza continuent, que la situation sanitaire et humanitaire dans la Bande de Gaza est désastreuse, les négociations vers un futur cessez le feu semblent plus que jamais compromises.

Dans les ruines de Gaza / Photo de l’album Women’s Voices from Gaza – September 2024 de Suleiman Hajji via Flickr

Une guerre qui semble interminable

En envahissant la bande de Gaza, le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou faisait part de ses premiers objectifs : détruire le Hamas et le chasser de la bande de Gaza, cela passant par la mort du cerveau du massacre du 7 octobre, Yahya Sinwar. Le premier objectif était jugé inatteignable par tous les spécialistes étant donné la complexité des tunnels de cette organisation et la répartition des différents chefs, localisés partout dans le monde (le « vrai » chef politique du Hamas, par exemple, vit au Qatar, en exil depuis de nombreuses années). Après la mort de Yahya Sinwar, nombreux pensaient au retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, mais cela n’est pas si simple que ça. En effet, les chefs morts sont remplacés par d’autres, et des dirigeants du Hamas sont encore en vie.

Ce qui est sur, c’est que les conditions de vie des Gazaouis n’ont fait que se détériorer et ne sont pas près de s’améliorer… En effet, sans cesse sous la menace des bombardements israéliens et de leurs raids y compris dans les camps de réfugiés, ils ne sont jamais surs de rester en vie et de ne pas mourir. Selon les chiffres du Hamas, plus de 43 000 gazaouis sont morts et plus de 100 000 autres se sont retrouvés blessés par l’armée israélienne et ses bombardements. L’UNICEF fait état d’un enfant tué ou blessé toutes les 10 minutes.

Arguant du fait que des soldats et chefs du Hamas se cachent au milieu des civils, les Israéliens trouvent légitime de tirer et bombarder tout ce qui bouge et qui peut soigner (plus de 3/4 des structures médicales sont hors service et celles qui restent marchent très difficilement, étant donné la difficulté d’acheminement des médicaments dans la bande de Gaza).

Une guerre qui touche tous les Palestiniens

On a souvent tendance à l’oublier, mais la Palestine ne se limite pas seulement à la bande de Gaza. La Cisjordanie en fait aussi partie, malgré le fait que le territoire israélien sépare ces deux bouts de terre. Alors que les habitants de la Cisjordanie subissaient déjà de nombreuses violences des colons et de certains soldats israéliens avant l’invasion de la bande de Gaza, cela n’a fait que s’accentuer, alors que le Hamas n’opère que très peu militairement dans cette partie du territoire. Subissant de plus en plus de violence de la part des Israéliens, 732 Cisjordaniens sont morts et 5 500 se sont fait blesser.

Une armée qui limite les actions humanitaires

L’aide matérielle et alimentaire arrive au compte goute à Gaza et les actions humanitaires sont insuffisantes et interrompues par des tirs tout le temps. En effet, alors que les différents pays s’organisent pour envoyer de l’aide, elle n’arrive pas à entrer dans l’enclave car tous les accès sont contrôlés par Israël qui en laisse passer une infime part. Les pays ont essayé, avec le concours de l’Egypte, de parachuter des colis, mais cela n’a malheureusement pas marché. Cela tuait des civils s’ils arrivaient au sol et les civils se noyaient s’ils arrivaient dans l’eau. De plus, les actions des ONG sur le terrain pour essayer de soulager le système médical gazaoui sont, elles aussi, très limitées par l’armée qui interdit l’accès à certaines zones. Le personnel soignant local diminue de jour en jour, mourant sous les coups de feu israéliens. Les hôpitaux surchargés manquent de médicaments vitaux et de moyens humains pour opérer correctement, malgré des efforts de toute part pour résoudre ce problème.

Un cessez-le-feu sans cesse repoussé

Alors que les discussions pour un cessez le feu se poursuivaient, de nombreux évènements sont venus les perturber. Le 5 novembre, Benyamin Netanyahou a limogé Yoav Gallant, son ministre de la Défense qui considérait que désormais un accord avec le Hamas au sujet de la libération des otages israéliens retenus à Gaza devrait être prioritaire par rapport à la poursuite de la guerre. D’autre part, entre l’élection de Donald Trump, encore plus pro-Israélien que Joe Biden et le retrait du Qatar en tant que médiateur, cela n’augure rien de bon pour les conditions de vie des Gazaouis.

Tintin