La Seine pour les JO 2024 : à vos maillots, prêts, partez !!

Défi lancé par la ville de Paris pour les JO 2024 : la Seine va être nettoyée pour que les athlètes qui nagent en eau libre et font le triathlon puissent nager sans attraper de maladies ou de virus.

photo DiscoA340, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Aujourd’hui, la Seine est jugée comme dangereuse pour la baignade car elle est trop polluée. Le défi de la rendre propre pour les JO de 2024 pourrait profiter aussi aux Parisiens et aux touristes qui, dès 2025, devraient pouvoir plonger dans le fleuve ou se rafraîchir l’été. Un (gros) défi qui coûtera plus d’un milliard d’euros !

Mais qu’est-ce qui pollue encore la Seine ?

La qualité de l’eau de la Seine n’est pas encore assez bonne pour que des gens puissent y nager. En effet, les championnats du monde de natation ont dû être annulés l’été dernier. Le problème était qu’il avait trop plu et que les égouts ont débordé, contaminant ainsi le fleuve. Aussi, des cuves sont en construction pour éviter que l’eau de la pluie ne tombe dans les égout de Paris et fasse remonter les excréments.

Quels sont les risques d’une baignade dans la Seine ?

Depuis 1923, la baignade dans le fleuve est officiellement interdite. Mises à part des maladies, comme la gastro entérite ou la leptospirose (maladie transmise par l’urine et les cadavres de rongeurs)… les baigneurs risquent aujourd’hui une amende de 15€ !

Bref, je vous déconseille (encore) de piquer une tête dans la Seine !

Sacha

L’A69 : le symbole d’une difficile transition écologique ?

Récemment, on a beaucoup entendu parler de manifestations contre un projet autoroutier en chantier, celui de l’A69, dans le département du Tarn. Intervenues au même moment que le début du conflit Israélo Hamas de 2023, ces manifestations n’ont été qu’un sujet secondaire dans les médias. Mais pourtant, ô combien cette crise est révélatrice de cette question qui ne fait pas l’unanimité en France : a-t-on encore besoin d’autoroutes ?

Un vieux projet qui ne fait pas l’unanimité

L’idée de relier, dans le sud-ouest de la France, la métropole de Toulouse et la ville de Castres, émerge dans les années 2000. A l’époque, il s’agirait de fluidifier les échanges, notamment via le transport par camion, entre Toulouse et Castres. Par du lobbyisme, ce projet est en fait soufflé par le groupe Pierre Fabre (industrie pharmaceutique), premier employeur dans le département, et qui souhaite favoriser la desserte de ses sites pour les salariés et pour les camions de marchandises.

Dans les années 2010, le processus s’accélère et une enquête publique est ouverte. Ainsi, le groupe pharmaceutique défend l’idée selon laquelle cette autoroute sera bénéfique à l’attractivité du territoire (le Tarn) et « désenclavera » la région.

A savoir : une route nationale existe déjà, et elle relie Castres à la métropole Toulousaine.

En 2018, ce projet est considéré comme « d’utilité publique ». Et il commence réellement à faire parler de lui. Elisabeth Borne, alors ministre de la Transition écologique, lance les appels d’offres : choisir l’entreprise qui construira le projet. Finalement, le groupe de construction et génie civil NGE est choisi, avant que la route nationale ne soit concédée à la société Atosca, filiale du groupe NGE. L’Etat classe cet échange « secret d’affaires », ainsi le document de concession ne sera lu par des élus que récemment.

Le prix pour les futurs usagers fixé par Atosca (NGE) sera d’à peu près 8€ pour un véhicule léger thermique pour un aller simple Castres-Toulouse, on a ainsi pour un aller retour plus de 16€. C’est assez cher, ce sera même l’autoroute la plus chère de France.

Malgré tout, en mars 2023, les travaux commencent…

Le début des travaux et les manifestations

Immédiatement après le début du chantier, les militants écologistes s’activent. Pour eux, l’autoroute est une aberration : artificialisation des terres (suppression de terres agricoles), abattages d’arbres… Les travaux ne suivent pas du tout les objectifs désignés par le Traité de Paris de 2015, signé par la France, pour réduire les émissions carbone ainsi que la pollution.

L’évènement le plus médiatisé est sans doute la grève de la faim de Thomas Brail, habitant du Tarn et militant écologiste, qui s’est suspendu dans les arbres afin d’en empêcher l’abattage.

D’immense manifestations ont eu lieu en octobre avec des rassemblement de plusieurs milliers de personnes venant de toute l’Europe pour protester contre ce projet. L’objectif affiché par les militants : prendre possession de lieux stratégiques gênant la progression des chantiers, sans faire un Saintes-Solines II (Saintes-Solines a été le théâtre d’affrontements entre des militants écologistes opposés à la constructions de méga-réserves d’eau, et les forces de l’ordre dont le bilan a été de plusieurs blessés, et de quelques personnes dans le coma).

Malgré tout, les forces de l’ordre devront user de la violence pour repousser les militants, sans cette fois-ci faire de blessés. Ceci dit, certains éléments radicaux ont saccagé deux entreprises prestataires du projet autoroutiers, comme dans une usine de maçonnerie.

Depuis, le projet a été suspendu, mais pas annulé pour autant.

Alors, pour ou contre ?

Les arguments défendus par certains élus locaux, comme le député (Renaissance) de la 3e circonscription du Tarn Jean Terlier, ainsi que la présidente de la région (PS) Carole Delga mettent en avant l’attractivité que donnera l’autoroute à la région :

Ce sont 80 000 personnes qui habitent l’agglomération Castres-Mazamet, qui sont aujourd’hui enclavées, qui souffrent d’attractivité, qui sont comme beaucoup en France des déserts médicaux […]. Donc on a besoin de redonner de l’attractivité c’est une question de survie économique d’un territoire. Aujourd’hui si on veut conserver nos jeunes, qu’ils y travaillent [dans la région], si on veut conserver nos entreprises, si on veut avoir accès aux soins, aux services publics, on a besoin de ce désenclavement. C’est pas par coquetterie que ce projet, il a été décidé, on a une déclaration d’utilité publique qui a été déclarée en 2018 […]. Ce sont 900 élus qui ont signé en faveur de ce projet autoroutier, ça veut dire aussi des choses, et des personnes qui habitent dans ces territoires [qui sont favorable au projet].

Jean Terlier, député (Renaissance) de la 3e circonscription du Tarn, sur le 28 mn d’Arte

De l’autre côté on a une diversité d’opposants : des vétérans de Saintes-Solines, divers militants écologistes, quelques élus, mais surtout des scientifiques qui ont signé des pétitions contre ce projet entre autres polluant, antisocial, mais surtout destructeur d’arbres :

C’est quand même un gros projet d’autoroute qui coûte très cher, même si c’est beaucoup d’argent privé, […] à un moment, un moment très particulier, qui est un moment de confrontation aux effets dévastateur du dérèglement climatique, qui est un moment de prise de conscience de des effets ravageurs des sécheresses, de la question de l’eau, et donc ce projet, s’il est construit, s’il va jusqu’au bout, il est à la fois destructeur d’espaces naturels, d’écosystèmes, aggravateurs du dérèglement climatique. [Cela] pose des questions d’injustice, compte tenu du coût que cela coûtera d’emprunter cette route, donc pour toutes ces raisons c’est un projet qui appartient à un autre temps, et c’est pour ça je pense qu’il cristallise autant aujourd’hui de contestation, c’est qu’il devient le symbole d’un moment de société face à un enjeu de que fait-on, comment, nous adapter au dérèglement climatique. […] Quelle est la préconisation de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, qui est très consensuelle et très partagée ? C’est réduire la vitesse sur les routes, et notamment […] sur les autoroutes à 110 km/h. Imaginons, ce qu’on peut souhaiter au nom de la transition écologique, qu’on passe en France à une vitesse maximale de 110 km/h, ce qui semble tout assez raisonnable et permet quand même d’aller très vite. A quoi cela servirait il d’avoir construit une autoroute ? La question c’est pas à simplement à combien on roule sur une autoroute mais c’est construire, aujourd’hui, en 2023, une autoroute sur laquelle on pourra peut-être pas rouler à plus de 110 km/h ? […] Ca n’aura pas d’utilité.

Jadeline Garde, journaliste au pôle écologie de Médiapart, sur le 28 mn d’Arte

Personnellement, je me rangerais plutôt du côté des opposants à ce projet, car il ne respecte pas les principes du développement durable.

Le facteur du développement durable

En 1987, un Organisme de l’ONU publie un rapport (le rapport Brundtland), définissant le développement durable : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Il comporte 3 points : une dimension économique (permettre la croissance économique et le développement des pays et régions), sociale (en respectant les droits humains et en luttant contre la précarité), et écologique (en respectant l’environnement et en préservant les ressources naturelles).

Voici le cercle du développement durable. Il y a 3 idées qui s’associent.

Notre pays applique et essaie d’appliquer ces idées (si vous voulez en savoir plus : ici). Et ce développement est indispensable pour améliorer notre monde. Or, le projet d’autoroute A69 va à l’encontre de ces idéaux :

1 – l’aspect environnemental

  • la construction de l’autoroute détruira plus de 300 hectares d’espaces naturels et agricoles. Les conséquences ? Moins d’absorption de CO2 = bilan carbone plus lourd, moins de production agricole = + de dépendance alimentaire aux autres pays
  • Une fois construite, l’autoroute aura son lot d’entreprises industrielles qui pourront s’installer à proximité, et qui bien sûr peuvent dans certains cas polluer : les locaux s’inquiètent de ces industries toxiques pour l’environnement mais aussi et surtout pour les enfants.
  • Elle ramènera aussi son lot de Macdonald… etc. Donc plus de travailleurs, plus de déplacements, plus de pollution… et artificialisation de terres supplémentaires.
  • Enfin, comme il y aura plus de voitures et plus de vitesse permise, il y aura nettement plus de pollution et d’émission de gaz à effet de serre.

2 – l’aspect social

  • Idée principale : le péage de l’autoroute, alors privatisée, sera très cher : on parle de 15 à 17 € pour un aller Castres-Toulouse. Ce sera littéralement l’autoroute la plus chère de France. En plus du prix de l’essence, le citoyen « lambda » devra payer, et en plus très cher, alors que la route nationale déjà existante était gratuite. Plutôt que de développer l’attractivité des territoires, c’est surtout des citoyens qui ne pourront plus prendre la voie la plus rapide pour aller à Toulouse, et devront faire d’interminables détours sans payer trop cher. Et ce prix pour quoi ? 15 à 20 minutes de gagnées sur 1h de trajet !
  • Enfin, l’Etat, à qui appartenait la RN, a perdu une route au profit d’un groupe privé qui comme on l’a dit plus haut, peut imposer son prix. Et tout ça sans contrepartie financière. Un cadeau donc, et cette route, que les Français ont payé avec leurs impôts, future A69, appartient désormais à un groupe privé. Pourquoi un tel cadeau ? Les raisons sont obscures et le gouvernement ne veut pas trop communiquer sur ce sujet. Tant que ça ne sera pas clair, on peut imaginer toutes sortes de choses…

Pour toutes ces raisons, il faut (à mes yeux) lutter contre ce projet, car c’est devenu le symbole d’une très timide volonté de transition écologique de la part de l’Etat alors que l’urgence est maintenant. Mais tout cela pose une question : a-t-on encore besoin d’autoroutes pour un développement économique, social et écologique ?

Des autoroutes et transports à repenser

La France possède un réseau autoroutier unique en Europe construit pendant les Trentes Glorieuses (1945-1975). Mais avec les logiques actuelles de développement durable, sont elles indispensables ?

Pour l’agglomération de Castres, c’est un problème économique : ce territoire manque d’attractivité, et ses élus le déplorent, comme cité plus haut. Plutôt que de construire une autoroute dont la majorité ne veut pas, on pourrait peut être penser à désenclaver ce territoire en respectant les principes du développement durable afin d’en faire un exemple pour toutes les régions françaises. A commencer par réfléchir aux transports : si l’objectif est de fluidifier les échanges entre une métropole (Toulouse) et un bassin enclavé (Castres), pourquoi ne pas le faire dans le respect des hommes et de la nature ?

Le ferroviaire : une solution ?

Depuis quelques temps, on s’intéresse à la solution du train. Longtemps, ça a été un transport révolutionnaire : c’est, entre autres, un élément principal de la révolution industrielle. Puis, on l’a abandonné progressivement : comme il marchait au charbon, justement, on est vite passé, à la fin du XXe siècle, à un train électrique. Aujourd’hui, on développe de plus en plus (et pas qu’en France) de LGV (Lignes Grande Vitesse). On peut notamment citer les nouvelles Routes de la Soie qui utilisent beaucoup les LGV pour traverser l’Eurasie et accélérer les échanges entre l’UE et la Chine.

Aujourd’hui, le TGV est très avantageux car il ne consomme exclusivement que de l’électricité et, étant donné qu’en France notre énergie provient à 80% du nucléaire (qui a une empreinte carbone quasi nulle), le TGV est vraiment un transport « propre ». Ses inconvénients : un fort coût de fabrication puis d’utilisation qui le rendent très difficile d’accès ainsi que les perturbations sonores occasionnées dont les habitants à proximité des LGV se plaignent souvent. On peut notamment penser au projet LGV Lyon-Turin passant par les Alpes dans la vallée de la Maurienne qui, comme l’A69 est sujet à de vives oppositions.

N’empêche, il est rapide, fiable, et surtout non polluant. A mes yeux c’est une solution pour le futur, à condition d’innover pour réduire tous les inconvénients cités plus haut. De plus la France possède une expertise dans ce domaine : il faut donc l’exploiter.

En conclusion

En conclusion, l’A69 est un projet d’autoroute devenu le symbole d’une difficile (ou timide ?) transition écologique. En effet, il est sujet à de vives protestations et, selon moi, invite à réfléchir à nos modes de transports ainsi que, plus globalement, à notre développement.

Kenzo

Plus de paillettes dans nos vies !

GiFontenelle, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Catastrophe ! Fini les thèmes d’anniversaire « dinosaures et paillettes », il est temps de trouver des nouveaux thèmes pour faire la fête !

Depuis le 16 octobre, les paillettes libres ne sont plus sur le marché en Europe. La Commission Européenne en a interdit la vente le 25 septembre dernier, pour le bien de la planète et des océans. Les microplastiques des paillettes sont une grande cause de la pollution, on peut même en retrouver dans l’eau qu’on boit. Les microplastiques de ces paillettes mais aussi de certains produits de beauté contenant des microbilles plastiques ont donc déjà été interdits à la vente. En revanche, pour beaucoup d’autres produits, les entreprises ont encore quelques années devant elles pour faire évoluer ceux-ci. Par exemple, les gels et les produits de « peeling » ont encore quatre années devant eux avant d’être interdits. Et un an de plus pour les détergents et les produits d’entretien.

En Allemagne mais en France aussi, depuis l’interdiction, certaines personnes se sont précipitées dans les magasins pour refaire leur stock !

Heureusement pour les fans des paillettes, on va retrouver dans nos marchés des paillettes biodégradables ! Certaines sont déjà en vente et celles-ci ne feront aucun mal à l’environnement.

Savannah et Apolline

Source : https://www.liberation.fr/environnement/pollution/les-paillettes-bientot-interdites-par-la-commission-europeenne-pour-lutter-contre-les-microplastiques-20231010_ZVNCOTRNBJF5HCHXED6MFXJVYY/

Les conséquences de la sécheresse menacent l’hexagone

Canaux asséchés dans la zone marécageuse de l’estuaire de la Charente (rive droite) à Saint-Laurent-de-la-Prée en août 2022 / photo Peccadille, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Cet été 2023, la température aura augmentée de 1,08°C à 1,32°C en moyenne, des sécheresses se sont déjà déclarées et se produiront encore durant cette période.

Dans l’ensemble du pays

La température a augmenté depuis deux semaine dans l’hexagone, selon info-secheresse.fr. Les nappes phréatiques se vident dans le sud-est et au centre de la France. Selon TF1, 37 départements sont déjà visés par des restrictions d’eau, 14 sont en état de « crise ».

Dans les régions

L’accès à l’eau et sa redistribution de l’eau donnent déjà lieu, à différents endroits du pays, à des conflits. Médiapart cite ainsi le cas de la Provence-Alpes-Côte d’Azur « la région veut étendre massivement l’irrigation [pour l’agriculture]. Un projet qui va exacerber les tensions, selon plusieurs scientifiques et écologistes » alors que « le « château d’eau » des Alpes est ébranlé par le dérèglement climatique ». Elle cite aussi le cas du Lot-et-Garonne où « les agriculteurs essayent d’avoir de l’eau jusqu’à même faire une « guerre de l’eau » sur le lac artificiel de Caussade » et elle cite également le cas la préfecture du Puy-de-Dôme qui « a instauré pour deux mois des limitations à l’usage de l’eau potable par les habitants dans une trentaine de communes », tandis que le géant de l’eau en bouteille, Volvic, semble être épargnée par ces mesures.

L’état des nappes phréatiques après un hiver faible en précipitations

L’été à venir semble devoir être particulièrement critique surtout, selon TF1, « après un hiver marqué par un niveau excessivement faible de précipitations et malgré un retour de la pluie au printemps« . Cette situation est extrêmement grave car plus de 2 tiers de notre consommation d’eau vient des nappes phréatiques et 1 tiers de l’eau de ces nappes est utilisé par le secteur agricole.

Bao

Sources :

Image libre de droits de : https://pixabay.com/fr/photos/la-s%C3%A9cheresse-7806690/

Article de Bao Nam

——-

Protégeons les insectes

Le frelon orienta (Vespa orientalis) est un important pollinisateur de la Scille maritime (Drimia maritima), qui fleurit en automne en Israël / Gideon Pisanty (Gidip) גדעון פיזנטי, CC BY 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0, via Wikimedia Commons

Je m’intéresse beaucoup au sujet des insectes et j’ai vu dans le journal Libération du mercredi 12 avril 2023 qu’il y avait un article sur ce sujet. C’était une interview du biologiste britannique Dave Goulson qui a publié un livre, Terre silencieuse, dans lequel il explique que nous ne pourrions pas survivre sans les insectes.

Voici les 4 points que j’ai trouvé les plus importants de son interview :

– la première chose, c’est que beaucoup de plantes dépendent de la pollinisation des insectes, la façon dont les plantes se reproduisent. Les insectes, on connaît bien les abeilles par exemple, sont d’excellents polinisateurs ! Il explique : « Les trois quarts des cultures que nous faisons pousser dans le monde ne donneraient pas de bonnes récoltes sans les pollinisateurs ».

-ensuite, il défend l’idée que les humains ne pourraient pas survivre sans les insectes. « Ce serait la catastrophe » dit-il. En effet, ils arrivent au tout début de la chaîne alimentaire et servent à nourrir beaucoup d’autres espèces.

– il insiste sur le fait que ce sont les hommes qui sont responsables de cette disparition. Ils ont en effet utilisé beaucoup de pesticides responsables de leur mort. Ils ont aussi détruit les habitats naturels des insectes en construisant beaucoup.

– enfin, très important pour moi, il dit qu’il ne pense pas que tout soit perdu et qu’il n’est pas encore trop tard, enfin « il n’espère pas ». Ouf, un peu d’espoir ! Pour que les insectes puissent continuer à vivre, il conseille de « tous agir, d’urgence ». Il propose de planter sur nos balcons des fleurs pour les pollinisateurs et surtout de les faire pousser sans pesticide. Il conseille aussi de réduire le gaspillage alimentaire, de consommer moins de viande et d’acheter des produits bio.

Ella

Un nouveau compost dans le quartier

Un nouveau compost a été créé dans le quartier ! Il est situé devant l’école élémentaire Prisse d’Avennes dans la rue de Prisse d’Avennes. Nous pouvons nous y inscrire puis on nous donne un sceau pour y mettre nos épluchures et aller les jeter dans le compost. Pour ouvrir la boite de compostage il faut un badge qu’on donne une fois inscrit.

Bernard Dejean, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un compost, c’est un processus naturel qui transforme certains déchets en super engrais. Dans un compost on ne met que les déchets biodégradables qui sont le papier, le carton, les déchets de cuisine comme les épluchures de fruits et légumes.

Carine Petit (la maire du 14e) a inauguré ce compost mais il y en a plusieurs autres dans le 14e arrondissement que vous pouvez retrouver ICI.

Comment s’inscrire pour pouvoir utiliser le compost ?

Pour s’inscrire il faut se rendre sur la page des Alchimistes (la société qui collecte les bio dechets). Dans le 14e arrondissement c’est l’association les Hypers Voisins qui organise tous ces composts.

Comment nous jetons nos dechets dans ces composts ?

A la maison nous collectons les déchets alimentaires, quand le sceau est plein nous allons le déposer grâce a notre badge dans le compost.

Romane

Rapport du GIEC, rien n’est perdu !

Ce lundi 20 mars, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a publié un nouveau rapport suite à huit années de travaux et de recherches. Ce rapport, dans une période comme la nôtre, était très attendu car, on ne peut le nier, la situation climatique (qui est bien sûr due aux actions humaines) laisse à désirer…

Quelques chiffres

Si on résume les faits en chiffres, ce ne sont que 18 pays qui ont réussi à réduire leur consommation énergétique pendant plus de dix ans et ce faible résultat entrainerait une hausse de la température de 2,5°C voire plus en 2100 ! Les conséquences sont déjà visibles et se poursuivront dans les années à venir : on estime que 3,3 à 3,6 milliards d’habitants sont vulnérables au changement climatique. On retient par exemple les insulaires qui ne savent pas comment lutter contre la montée des eaux ou les nombreuses victimes des cyclones. La difficulté pour se nourrir et boire ainsi que la transmission de maladies (et j’en passe) seront de plus en plus grandes. Le comble est que les populations les plus pauvres et qui ont le moins participé au dérèglement climatique sont les premières touchées.

Des records

La Terre a battu plusieurs records : le taux de dioxyde de carbone n’a jamais été aussi haut depuis deux millions d’années, idem pour le méthane depuis 800 000 ans ! La hausse du mercure sur les 50 dernières années n’a jamais été aussi rapide depuis 2000 ans (au moins) et, en 2019, ce sont 59 milliards de tonnes de gaz à effet de serre qui ont été libérées à cause de la déforestation et des énergies fossiles !

Réchauffement climatique : ce qu'il faut retenir du nouveau rapport du  Giec, qui alerte sur les mesures "insuffisantes" prises à ce jour

source franceinfo

Le graphique est en anglais mais pas de panique, tout est visuel (c’est pas bien compliqué de comprendre que quand ça commence à être rouge on est mal…). On voit donc l’évolution de la température par rapport aux années 1900. C’est à partir des années 40 que ça commence en douceur (+0,25 °C) puis de 1980 à 2000 environ, ça s’intensifie un peu… On commence même à atteindre le +1°C… Et en 2020, ça ne s’arrange pas, c’est le début de la fin ! On est dans les +1,5° voire les +1,75°C ! C’est comme la fièvre, quand vous êtes à 39°C, ce ne sont que deux degrés en plus mais ce n’est pas hyper agréable…

Cinq scénarios

Bref, à partir de 2020, cinq scénarios sont possibles. On commence par le pire : si on continue à augmenter nos émissions de gaz à effet de serre et à polluer, en 2060 (on sera à la moitié de notre vie pour les jeunes collégiens !), on atteindrait trois degrés en plus, et au siècle suivant on est probablement pas en super forme… Le deuxième scénario (tout aussi rassurant…) ressemble au premier mais décalé d’une dizaine d’années. Enfin, avec le troisième, en 2100, les +2,75°C sont atteints. C’est pas génial, ça ne fait pas très envie et le dérèglement continuerait après 2100…

Positive attitude

Maintenant, positive attitude, on parle du scénario low qui serait pas trop trop mal (si on maintient un bon rythme écolo). En effet on voit qu’en 2100, la température serait à peu près stabilisée depuis 2050 à +1,75°C et pourrait redescendre. Et le dernier serait vraiment idéal (bien qu’il semble irréalisable) : on baisserait tellement notre production de gaz à effet de serre que, après avoir atteint un pic de 1,75°C en plus, la température pourrait avoir diminué de 0,5°C en 2100.

Bon, maintenant il ne reste plus qu’à agir, mais pas de panique : le GIEC nous a préparé un  » guide de survie pour l’humanité  » dans lequel chaque point a été négocié avec les représentants des pays membres (195 en tout). Voici quelques grands points pour qu’un des deux scénarios  » idéaux  » soit réalisé :

  • utiliser au minimum les énergies fossiles lorsque les centrales ne sont pas accompagnées de systèmes pour capter et stocker le dioxyde de carbone
  • favoriser au maximum la plantation d’arbres et de plantes vertes
  • utiliser des voitures électriques (électricité bas carbone)
  • changer son alimentation (limiter la viande car les élevages polluent)
  • protéger les terres et les océans
  • augmenter l’investissement dans le climat au niveau économique
  • atteindre la neutralité carbone avant 2040

Le plus important est d’y croire, la Terre a survécu à deux guerres mondiales et deux bombes nucléaires, pourquoi n’arriverions-nous pas à faire des efforts ?

Justine

Biodiversité, l’extinction grandeur nature

On parle beaucoup de la lutte contre les émissions de CO2, mais le maintien de la biodiversité dépend aussi d’autres facteurs comme la déforestation, la destruction des zones humides, la pollution des océans… Or cette biodiversité est essentielle à notre survie sur la planète.

Le WWF (World Wildlife Fund ou Fonds Mondial pour la Nature) est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde.

Son rapport « Planète Vivante », sorti le 13/10/2022, une analyse scientifique réalisée tous les deux ans sur la santé de notre planète et l’impact de l’activité humaine, révèle une baisse dévastatrice de 69% des populations d’animaux sauvages vertébrés en moins de cinquante ans.

À cette occasion, le WWF France présente ses recommandations :

  • accélérer la transition énergétique des territoires vers un 100% d’énergies renouvelables en 2050.
  • entraîner les territoires dans une politique zéro déchet)  
  • inciter les gouvernements à inverser la tendance lors de la Convention sur la diversité biologique COP15.

En ce moment, une des espèces les plus menacée est le tigre du Bengale (ou Panthera tigris tigris). Combien en reste-t-il ? Environ 3000 à 4500 individus.

Mais en France même, le lynx boréal, le bouquetin des Alpes, les chauves-souris Grande Noctule ou Rhinolophe de Méhely, le vison d’Europe, le grand hamster… sont en grande difficulté.

Arrêtons ensemble de détruire les habitats des animaux, et pas seulement dans la jungle ou la forêt Amazonienne mais aussi chez nous !

Paul-Arthur

L’extinction des panneaux lumineux la nuit

Parfois, lorsqu’il y a trop d’éclairage en ville, on ne peut plus observer les étoiles : les astronomes appellent cela la « pollution visuelle ».

Mais c’est avant tout pour faire des économies d’énergie qu’à partir du 1er décembre prochain, les panneaux lumineux de la capitale s’éteindront entre 23h45 et 6 heures. La mairie de Paris demande à ce que les stations de métro, les RER, les gares, les abris bus s’éteignent aussi. Et dès le 1er novembre, la ville veut que tous les commerces mettent fin à l’éclairage de leurs enseignes et écrans sous peine de verbalisation et de sanctions administratives.

Oui, c’est gâcher de l’énergie que les panneaux lumineux et les écrans soit allumés la nuit alors que les magasins sont fermés. Donc on remercie la mairie de Paris !

Camille et Jeanne

Le Monde sans fin, énergie et changement climatique

Energies renouvelables, non-renouvelables, tout le monde connaît. Renouvelable = bien, et non-renouvelable = mal. C’est la formule qui est gravée dans la tête d’un enfant après la rapide synthèse de primaire. Il y a aussi : nucléaire=radioactivité=Tchernobyl. Peut-être certains de vos amis vous ont-ils déjà déjà dit des théories contre le nucléaire : « Il faut fermer les centrales, et mettre des panneaux solaires et des éoliennes. » Bien. Vos réactions peuvent être diverses, mais il peut être difficile de discuter sur ces sujets sans connaître concrètement les proportions et les pourcentages.

C’est pour cela que je vous conseille fortement, sans détour ni allusion, ce livre que tout le monde devrait avoir lu en France. Je vous présente Le monde sans fin, un partenariat entre le dessinateur Blain (Quai d’Orsay) et le renommé ingénieur, enseignant et conférencier Jancovici. Ce dernier est titulaire de nombreux grades, a fréquenté les plus grandes écoles et ses conférences sont unanimement addictives. Cette bande-dessinée est un chef d’œuvre de vulgarisation scientifique, compréhensible de tous. Elle offre une vision objective et très détaillée du monde de l’énergie, aujourd’hui tournant autour du pétrole.

Ce livre est indispensable pour avoir une vision critique de la situation, et arrêter de dire : « C’est facile, on a qu’à remplacer les énergies non-renouvelables par des éoliennes ». C’est un véritable conseil : achetez ce livre. Maintenant.

Balthazar