Malala Yousafzai : un modèle de lutte !

Aujourd’hui, près de 9 filles sur 10 dans le monde ont accès à l’école primaire. Une situation qui n’a pas toujours été aussi positive ! Il y a trente ans, 100 millions d’entre elles ne pouvaient ni lire ni écrire une phrase simple. Ce chiffre a été réduit de moitié. Une jeune femme à permis de faire avancer le combat pour l’éducation de toutes, cette femme, c’est Malala Yousafzai.

image : DFID – Ministère britannique du Développement international, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Malala est une militante pakistanaise des droits des femmes, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la vallée du Swat. Lorsque Malala a 11 ans les Talibans arrivent au pouvoir au Pakistan. Les Talibans interdisent absolument tout aux femmes. Aller dans les parcs, sortir avec une personne de sexe masculin qui n’est pas de leur famille, chanter ou lire des vers à voix haute, mais par dessus tout, aller à l’école. Malala ne se laisse pas faire et son père, Ziauddin Yousafzai, la soutient. La BBC (la radio anglaise) qui est au courant de ce qui se passe en Afghanistan demande à des personnes qui vivent là bas, de témoigner de leur quotidien. Ziauddin Yousafzai propose directement à sa fille qui n’a que 11 ans d’écrire des articles et de témoigner. Malala se lance donc dans le journalisme en parlant de sa vie dans sa chère ville de Mingora. Pour éviter d’avoir des ennuis, elle écrit sous un faux nom, celui de Gul Makai, car les Talibans sont connus pour leur violence à l’égard de leurs adversaires et elle craint des représailles.

Courageusement, Malala fait connaitre au monde entier les conditions de vie réelles d’une écolière pakistanaise. Car depuis que les Talibans ont pris le pouvoir, ils ont détruit beaucoup d’écoles et en ont interdit l’accès aux filles. C’est donc la peur au ventre que Malala se rend en classe chaque jour car elle brave cette interdiction. Ses parents, comme elle, sont convaincus que seule l’éducation peut faire reculer l’ignorance et le fanatisme. Quand la guerre se rapproche encore, Malala et ses parents sont obligés de fuir. Ils se réfugient en lieu sûr à la campagne. Malala décide de s’engager publiquement en faveur de l’éducation et en particulier de celle des jeunes filles. Elle en fait une cause mondiale ! On découvre alors que c’est elle qui écrivait à la BBC. Elle devient connue même en dehors du Pakistan : d’importantes personnalités politiques lui rendent hommage pour son combat pour l’éducation des femmes. Cela déplait beaucoup aux chefs des Talibans qui annoncent vouloir la tuer.

Un jour que Malala rentre chez elle en bus après avoir passé des examens, un homme armé et masqué arrête le véhicule. Il monte à bord et hurle : « Qui est Malala ? Dépéchez-vous de répondre sinon je tue tout le monde ! » On la reconnait. Sans plus attendre, l’homme tire sur Malala en utilisant une arme de guerre. Gravement blessée, Malala est immédiatement emportée à l’hopital par hélicoptère puis est dirigée vers l’Angleterre pour y être opérée.

Lentement remise de ses blessures, Malala rentre au Pakistan, plus déterminée que jamais. Lors d’une intervention devant des célébrités, elle affirme :  » Les terroristes pensent qu’après cette attaque, je vais changer mes buts et mes ambitions. Mais rien n’a changé dans ma vie mise à part cette nouvelle devise : la faiblesse, la peur et le désespoir sont morts. La force, la puissance et le courage sont nés ! »

Des célébrités reconnaissent l’importance de son combat, un combat pacifique. Des chefs d’Etat dont le président des Etats-Unis, Barack Obama, des chanteuses et des actrices comme Madonna ou Angelina Jolie parlent d’elle et la cite en exemple. Elle profite de cette célébrité pour faire passer son message. Elle est invitée à venir parler de sa cause aux Nations Unies, à New York, devant des milliers de personnes ! Même s’ils continuent à la menacer, les Talibans ne lui font pas peur. Cela ne doit pas l’empêcher de continuer. Dans son pays, certaines personnes mal intentionnées disent d’elle qu’elle est devenue une espionne financée par les pays hostiles au Pakistan. Inlassablement, elle parcourt différentes régions du monde pour défendre l’accès à l’éducation pour tous, celle des enfants en général.

En 2014, elle est choisie pour recevoir le très prestigieux prix Nobel de la paix, avec un autre lauréat indien. Elle est la plus jeune à recevoir ce prix qui récompense son message d’espoir, son courage et sa force. Déterminée, elle va plus que jamais continuer à défendre cette idée toute simple sur l’ éducation, garante d’avenir pour ceux qui en profitent : riches ou pauvres, filles ou garçons. Toujours haïe par les extrémistes pakistanais qui refusent la présence des filles à l’école, elle est soutenue mondialement et reste déterminée à répandre son message coute que coute.

Pour en savoir autant sur Malala, j’ai pu lire son histoire dans Il était une fois 15 femmes fabuleuses, racontée par les époux Von Grüt, illustrée par Bodil Jane, Sabina Radeva et Iglika Kodjakova, publiée aux éditions Larousse et aussi Moi, Malala qui est raconté par Malala Yousazai ! Je vous conseille leur lecture car son histoire est passionnante !

Amira

Le traitement des femmes en Afghanistan

Depuis que les Talibans ont repris le contrôle de l’Afghanistan en 2021, la population subit une répression extrême et de graves violations des droits humains. Les femmes sont les premières victimes de ce régime. La Commission internationale de juristes (CIJ) et Amnesty International qualifient les traitements qui leur sont infligés de crimes contre l’humanité.

Femmes en burqa avec leurs enfants à Hérat, en Afghanistan via Wikimedia Commons

Selon une enquête menée en 2024 par Amu TV, une chaîne afghane, 118 filles âgées de 6 à 10 ans ont été vendues pour des mariages forcés depuis 2021. Le pays traverse une grave crise économique et ces mariages peuvent rapporter jusqu’à 2 770 euros aux familles qui vendent leurs enfants.

Les femmes n’ont plus le droit de sortir sans être accompagnées d’un homme. Tout déplacement en transport sur plus de 72 kilomètres leur est également interdit sans présence masculine. Elles n’ont plus accès aux hammams, aux salles de sport, et certaines pratiques comme le chant, la lecture ou la récitation de vers à voix haute leur sont interdites. Après l’âge de 12 ans, l’accès à l’éducation leur est fermé : les écoles sont réservées uniquement aux garçons.

Les femmes perdent aussi progressivement leur indépendance financière. Près de 4 500 d’entre elles ont été licenciées du secteur de l’éducation, et tous les salons de beauté ont été fermés, touchant près de 60 000 entreprises détenues par des femmes, selon l’ONU.

La santé des femmes est également gravement menacée. Privées d’accès aux soins, elles n’ont plus le droit d’être soignées et ne bénéficient plus d’assistance médicale lors de l’accouchement.

Face à cette situation, les mauvais traitements infligés aux femmes en Afghanistan sont tout simplement inacceptables.

Amira

La manifestation du 8 mars pour les droits des femmes

Le samedi 8 mars ont eu lieu des manifestations pour les droits des femmes dans de nombreuses villes comme Paris, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand ou Grenoble.

image Anouk

Celle de Paris a commencé à 14h à la place de la République et s’est terminée à Nation. Et j’y étais en famille ! Il y avait tellement de monde, au départ sur la place, qu’on était très serré.es et que nous n’avons pu démarrer qu’avec 1h de retard. Selon les organisateur.ices, nous étions 120 000 participant.es et, selon la Préfecture de Police, nous n’étions que 47 000 – je pense que c’est très sous-estimé.

Il y avait une majorité de femmes, de tous les âges, mais il y avait tout de même beaucoup d’hommes, également de tous les âges. Sur les pancartes on voyait beaucoup de slogans concernant l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes, le consentement, le patriarcat… Game ovaires, Patriarcaca… Donald Trump, avec son super sexisme et ses menaces contre l’avortement, était une des cibles particulières des manifestant.es.

Beaucoup de monde chantait. C’était très joyeux, il y avait une bonne ambiance. C’était agréable de penser qu’on était pas seul.es à se révolter, à vouloir plus de droits, plus de justice !

Anouk

Femmes en rébellion contre Trump

Capture d’écran Tiktok

Après l’élection de Trump et ses multiples propos sexistes, de nombreuses femmes américaines sont mécontentes et s’inquiètent de l’avenir de leurs droits. En effet, cette élection encourage les prises de paroles et les positions les plus misogynes. « Your body my choice » (Ton corps, mon choix) est devenu le credo de tous les masculinistes.

Un certain nombre d’américaines se regroupe donc dans des mouvements féministes pour proposer des actions radicales de protestation : 1° Non aux rencontres amoureuses avec des hommes, 2° Non au sexe avec les hommes, 3° Non au mariage avec les hommes, 4° Non à la reproduction avec des hommes.

Sur internet, ce mouvement qui s’intitule « 4B »* prend de plus en plus d’ampleur et, depuis le 5 novembre, « 4B » est un des mots les plus recherchés sur Google aux Etats-Unis.

Marie-Isabelle

Le mouvement 4B aux Etats-Unis s’inspire d’un mouvement féministe sud-coréen. La signification de ces 4B auxquels ces féministes s’opposent est :

  • bisekseu (비섹스) : relations sexuelles
  • bichulsan (비출산) : enfant
  • biyeonae (비연애) : relation amoureuse
  • bihon ((비혼) : mariage

Ahou Daryaei, deux ans après la mort de Masha Amini, les actes de résistance continuent…

Captures d’écran de la video qui circule et a déjà des millions de vues sur le net

Son nom est Ahou Daryaei, et son action militante est déjà en train d’inonder les réseaux sociaux.

Elle a fait preuve d’un courage inouï, samedi dernier, à Téhéran sur le campus de son université, après avoir été arrêtée par la milice Basij (une force paramilitaire utilisée par le gouvernement pour faire régner brutalement la loi et l’ordre) car elle ne portait pas le voile, obligatoire dans les universités à Téhéran. En signe de protestation, elle s’est alors mise en sous vêtements, s’est assise sur un muret puis a commencé à déambuler sous les regards de tous. Elle a été brutalement arrêtée quelques minutes plus tard.

Ce que nous savons d’elle, c’est qu’elle a 30 ans, qu’elle étudie la littérature française à l’université Azad et qu’elle aurait 2 enfants. D’après les autorités iraniennes, considérée comme folle, elle a été emmenée dans un hôpital psychiatrique.

Cette arrestation a lieu deux ans après la mort de Masha Amini, tuée par la police des moeurs iranienne pour ne pas avoir porté « correctement » son voile en septembre 2022, et qui avait entrainé une grande vague de manifestations, portée par le slogan : Femme, Vie, Liberté.

Mimile

La bataille gagnée : l’IVG dans la Constitution !

Photo Jeanne Menjoulet via Flickr

Hier, le 4 mars, les députés et les sénateurs se sont réunis à Versailles pour voter l’inscription dans la Constitution de la « liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».

Ce fut un vote transpartisan (tous partis confondus) : 780 voix ont été pour et 72 contre, pour 50 abstentions. Ce jour est désormais historique.

L’avortement était déjà autorisé en France, depuis la loi de Simone Veil en 1975, mais l’inscription dans la Constitution fait qu’aucun retour en arrière n’est possible, plus personne ne pourra contester ce droit.

C’est une grande victoire pour les députées, d’abord de gauche, puis de la majorité présidentielle, qui ont porté ce texte avec ardeur suite à l’interdiction de l’IVG dans certains Etats des USA.

C’est une grande victoire pour les militantes féministes et les générations de femmes qui se sont battues pour pouvoir disposer librement de leurs corps. De nombreuses femmes sont mortes autrefois pour avoir dû avorter clandestinement dans des conditions misérables. En tout cas, la France peut être fière : c’est le premier pays du monde inscrivant l’IVG dans sa Constitution !

Valentine C.

Une super BD féministe : Mythes et Meufs

Je vais vous présenter une BD de mythologie et de contes… qui parle de FEMMES et qui montre que, elles aussi, ont marqué l’histoire.

Mythes et Meufs parle de personnages mythologiques féminins très connus comme les Amazones, Méduse, Cybèle, Pénélope, Daphné. Mais on y trouve aussi des héroïnes de contes : Le Petit Chaperon Rouge, La Petite sirène, Karabas, Blanche-Neige et la méchante reine. On découvre encore des personnages historiques : Jeanne d’Arc, Marie Curie (dans le tome 2) mais aussi des héroïnes de cinéma ou de dessins animés : Sadness, Pocahontas… La bande dessinée documentaire ne se contente donc pas seulement de mythologie pure et dure.

Jusqu’ici, ces histoires, ces mythes, ces contes étaient racontés par les hommes. On avait donc un regard très masculin et souvent patriarcal des choses. C’est pourquoi les héroïnes de ces mythes étaient décrites jusque là comme de petits personnages caricaturaux, souvent faibles, qui se jetaient aux pieds des hommes, les suivaient partout… Cette fois-ci, c’est par le regard et l’écriture d’une femme, Blanche Sabbah qu’on nous raconte ces histoires. Et c’est ce qui rend la bande dessinée originale mais surtout géniale à mon goût. Il faut préciser aussi que c’est une bande dessinée documentaire, c’est-à-dire qu’après chaque petite bd, on a une ou deux pages documentaires qui réexpliquent le mythe façon féministe.

Moi j’ai trouvé ce livre super cool car j’aime cette lecture féministe. Je trouve en effet que le monde a besoin des femmes et pas que pour faire la cuisine, le ménage ou pour porter les bébés mais aussi pour le faire tourner. Je trouve que l’histoire avec un grand H a très souvent oublié les femmes et j’aime le fait que la littérature s’intéresse à des grandes femmes qui ont marqué l’Histoire. D’ailleurs Blanche Sabbah vient de sortir une nouvelle BD sur ce sujet : Histoire de France au féminin.

Je vous conseille aussi le numéro deux de Mythes et Meufs sorti en septembre 2023 et disponible au CDI.

Juliette

La lutte pour les droits de la femme à travers une bande dessinée

Essai de critique littéraire sur la bande dessinée : Histoire(s) de femmes, 150 de lutte pour leur liberté et leurs droits, un travail réalisé dans le cadre d’un projet lecture avec M. Saguet, professeur de français et Mme Josserand, professeure documentaliste.

Bande dessinée publiée en 2019 par la maison d’édition Larousse, elle est écrite par Marta Breen et illustrée par Jenny Jordahl.

​Ce n’est pas la première fois que l’autrice traite de ce sujet, elle avait déjà sorti en 2018 un livre intitulé Women in battle.

​Le bande dessinée parle de l’histoire des femmes et des épreuves qu’elles ont eu à parcourir pour qu’elles aient plus de droits. L’histoire montre le problème dans sa globalité et non en l’abordant de façon restreinte en ne traitant qu’un angle comme par exemple la misogynie, l’avortement… L’autrice soulève beaucoup de tabous et sensibilise sur beaucoup de sujets en faisant de la prévention. Ce livre montre aussi que chaque petite action nous fait avancer dans cette lutte et nous rapproche de nos objectifs, même si parfois cela peut éveiller la colère de beaucoup de personnes et créer beaucoup de drames. Il est important de s’unir pour que les choses changent.

​Ce livre m’a beaucoup plu car il est très inclusif : c’est-à-dire que le problème est pris à l’échelle mondiale et non en se référant seulement à une partie de la population. Il mérite beaucoup plus de visibilité car l’histoire est captivante et intéressante. Le livre nous montre que si nous nous unissons tous, on peut aller très loin. Il fait réfléchir et a un intérêt documentaire.

​Je recommande ce livre pour ceux qui aiment les histoires vraies et les documentaires 

L’extrait qui m’a beaucoup touché est quand Margaret Sanger* a dit « Aucune femme ne peut se sentir libre si elle n’a pas le contrôle de son propre corps ».

​Reine

*Margaret Sanger : Margaret Higgins Sanger est une militante américaine qui lutta pour la contraception et la liberté d’expression, ce qui l’amena à fonder l’American Birth Control League, qui devient le planning familial américain sous le nom de Planned Parenthood. (Wikipedia)

8 mars, journée internationale des droits des femmes

Le mercredi 8 mars était la journée des droits des femmes.

Pour nous cette journée est importante car les femmes n’ont toujours pas les mêmes droits que les hommes.

Collages féministes à Rouen, 19 septembre 2020 / AwkwardChester, via Wikimedia Commons

Par exemple, les tâches domestiques (faire la lessive, cuisiner, s’occuper des enfants, plier le linge…), même si elles sont partagées à l’intérieur d’un foyer, sont plus effectuées par les femmes que les hommes (3h43 par jour pour les unes contre 2h15 pour les autres selon l’Insee). Et on a remarqué que souvent, pour que les hommes participent à ces tâches, il faut le leur demander : ils ne le font pas naturellement !

Du côté des salaires, les femmes gagnent 16% de moins que les hommes à qualification égale et elles peuvent être handicapées dans le déroulement de leur carrière par les périodes de congés maternité.

On vous a parlé des principales inégalités qui existent toujours en France mais dans le monde on peut en trouver d’autres. On pense aux femmes en Iran qui se battent pour ne pas dépendre des hommes en ce qui concerne leurs droits comme celui par exemple de se déplacer librement sans être accompagnées par un homme (frère, père ou mari) ou pour avoir le droit de ne pas forcément couvrir leurs cheveux. On pense aussi aux femmes aux Etats-Unis qui se battent pour garder le droit d’avorter. On pense également aux femmes en Afghanistan à qui l’on interdit d’aller à l’école…

Tout cela est finalement horrible et insupportable à vivre et peut-être que de plus en plus de gens s’en rendront compte. Il y a encore des tas de choses à améliorer !

Alaïs et Camille

Simone, le voyage du siècle

Simone Veil était une grande femme !

Le film réalisé par Olivier Dahan sorti en octobre, a pour titre Le Voyage du siècle car la vie de Simone Veil a été longue et pleine d’aventures.

Née en 1927 et morte en 2017, elle a traversé le siècle et vécu la déportation car elle était juive. A 16 ans, en effet, elle se fait arrêter par les allemands. Elle monte dans un train qui l’emmène vers un camps de concentration appelé Auschwitz. A son arrivée, elle n’a plus d’identité, elle n’est plus qu’un numéro tatoué à vie sur son bras. Elle ment sur son âge pour échapper à la mort et elle est déplacée avec sa mère et sa sœur dans un autre camp de travail forcé, à Bobrek. A la libération du camp, les SS les obligent à fuir dans une très longue marche forcée, sans eau et sans nourriture. Elle surnomme cette marche « la marche de la mort ». Sa mère meurt du typhus. Simone ressort à 17 ans avec sa sœur, sauvée de justesse de la maladie. Plusieurs année après, traumatisée par les camps de concentration, elle ne supporte toujours pas de dormir dans son lit, elle préfère dormir par terre.

Elle rencontre un homme avec qui elle aura trois enfants. Simone veut devenir avocate mais son mari est réticent. Pourtant elle s’obstine et elle deviendra magistrate. Sa sœur qu’elle aimait tant meurt d’un accident de voiture. En 1974 elle est Ministre de la santé. Simone fait voter une loi très importante pour les femmes autorisant l’IVG (intervention volontaire de grossesse). Cette loi porte d’ailleurs son nom. Elle est très critiquée à l’époque mais elle ne renonce pas.

Ce film raconte le parcours d’une vie. C’est un film émouvant qui montre la force de cette femme, Simone Veil, malgré les épreuves très dures qu’elle a traversées.

J’ai adoré ! Malgré des scènes dures à regarder sur la déportation et aussi sur son rôle de magistrate quand elle travaille dans les prisons d’Algérie et de France. A la fin du film j’ai beaucoup pleuré.

Lou