Le pays des sourds, pas oufoufouf !

Dans le cadre de Collège au cinéma, nous sommes allés voir un film documentaire s’intitulant Le pays des sourds, réalisé en 1992 par Nicolas Philibert.

Difficile de vous raconter l’histoire car il n’y en avait pas vraiment. Le film montrait des personnes malentendantes qui racontaient leur enfance. On suit ainsi tout au long du film, plusieurs personnages qui sont sourds profonds depuis leur naissance. On les voit signer, c’est-à-dire qu’ils s’expriment en langue des signes. Un sourd témoigne dans le film que la langue des signes était interdite à l’école. Je suppose que l’objectif du réalisateur est de nous immerger dans le quotidien des sourds et de découvrir leur « pays ».

On pouvait aussi voir des enfants malentendants dans une école où enfants sourds et entendants étaient mélangés. Les professeures leur faisaient faire des exercices dans lesquels les élèves devaient prononcer des sons pour faire avancer un personnage sur un logiciel. Pour entendre, les élèves devaient porter un appareil à l’oreille. Malgré le fait qu’ils soient sourd les profs leur faisaient faire des exercices oraux. Dans leur classe, ce n’était pas très différent de nos classes exceptés le fait qu’il y avait deux professeures.

Personnellement je n’ai pas aimé ce film. Je l’ai trouvé ennuyeux car il n’y avait pas une histoire mais une multitude d’histoires. Je ne me suis pas senti concerné ou touché par le sujet. J’aurais préféré qu’il y ait plus d’action. J’espère que le prochain film de collège au cinéma (il en reste encore deux) ne sera pas un film documentaire, car ce n’est décidément mon truc. Enfin, ce film aurait pu être plus intéressant s’il avait duré moins longtemps ! Cela m’a semblé durer une éternité.

Luca

Jujustu Kaisen, saison 2

Je vais vous parler d’un de mes animes préférés dont la saison 2 vient de sortir : Jujutsu Kaisen !

C’est l’histoire du passé d’un exorciste très puissant, du nom de Gojo, et de son ami Suguru Geto. Tous les deux doivent vaincre plusieurs fléaux, différentes sortes de monstres qui terrorisent la population.

Les fléaux ou les monstres sont classés selon plusieurs grades de difficulté pour les vaincre. On commence avec le grade le plus bas qui est le grade numéro 3, il est très facile à éliminer. Ensuite on passe au grade 2 avec des fléaux un peu plus dangereux. Enfin les fléaux du grade 1 sont très durs à vaincre. En effet, ils peuvent communiquer entre eux et avec les exorcistes, ils ont une puissance énorme. Enfin au sommet de l’échelle, on trouve les grades spéciaux. Eux, ont tous les pouvoirs des grades inférieurs et ils peuvent jeter plusieurs sorts.

Au début de l’anime, au premier épisode, on nous parle du passé de Gojo Satoru. Les exorcistes et les fléaux de grades spéciaux possèdent plusieurs sorts comme Gojo qui possède trois sorts : le rouge, le bleu et le violet. Le sort rouge repousse l’adversaire, tandis que le sort bleu attire l’adversaire alors que son sort le plus puissant, le sort violet (qui est la fusion entre le sort rouge et bleu), forme une boule violette qui écrase tout sur son passage.

Mais le fléau que tous les exorcistes redoutent s’appelle Sukuna. Sukuna est le fléau le plus puissant car ses attaques peuvent découper absolument tout. Presque tous les exorcistes et les fléaux ont une technique spéciale, elle s’appelle l’extension de territoire. Chaque extension de territoire a un effet différent, par exemple, celle de Sukuna découpe tout sur son passage à partir de 300 mètres, celle de Gojo met à l’arrêt le cerveau de son adversaire.

Cet anime est très sympa à regarder car l’histoire est pleine de suspens, on se demande toujours si, malgré les dangers qu’ils traversent, les héros vont réussir leurs missions (parce qu’ils ne gagnent pas toujours). Les combats sont particulièrement bien scénarisés et l’animation leur amène un vrai plus par rapport au manga.

Noah

Young Sheldon, la série à ne pas louper

Young Sheldon est une sitcom américaine, écrite et réalisée par Chuke Lorre et Steven Molaro que je regarde en famille et que je vous recommande.

Cette série est en réalité un « spin-off », c’est-à-dire une série dérivée d’une autre série : The Big Bang Theory. Elle a donc été créée après celle-ci. On y retrouve le personnage de Sheldon, un scientifique surdoué. Ce personnage ayant beaucoup plu au public dans The Big Bang Theory, les studios ont décidé de raconter son enfance dans Young Sheldon. La série a été diffusée pour la première fois le 25 septembre 2017. En ce moment, elle revient à la mode sur Netflix et Tik Tok.

Le héros de la série est un jeune garçon de 9 ans qui a intégré le lycée car il est extrêmement intelligent, et même plus : c’est un véritable surdoué. Mais s’il est très fort scolairement, il a par contre, de grosses difficultés à communiquer avec les autres et il se retrouve dans l’incapacité de se faire des amis. Pourtant il essaye, car sa mère est très inquiète pour lui et veut absolument qu’il s’intègre. Mais Sheldon enchaîne les gaffes au lycée.

Je recommande cette série d’abord parce qu’elle est super drôle ! Tous les personnages mais surtout les situations dans lesquelles ils se mettent sont très amusantes. Sheldon est toujours en décalage avec les autres et pour essayer de s’intégrer, finit toujours par se mettre dans des situations impossibles. Mais la série nous fait aussi réfléchir sur la différence. Comment s’intégrer quand on est comme Sheldon ?

Camilla

The Queen’s gambit

The Queens gambit (Le Jeu de la Dame) est une mini-série, sortie en 2020, qui parle d’une jeune fille qui devient une prodige des échecs. Sans recopier un ancien article (Le jeu de la Dame, de Ludmilla), je voulais quand même parler de mes impressions sur cette série.

Cette série m’a énormément plu car elle n’est pas très longue (pas comme Strange Things !!). L’histoire est très prenante parce que c’est comme si on était à la place de Harmon, la protagoniste principale. Après être devenue mondialement célèbre, elle tombe en dépression et on ne sait pas vraiment si elle va s’en sortir ce qui ajoute beaucoup de suspense dans l’histoire. Je trouve aussi que la façon dont les scènes sont filmées est super. Par exemple, lors des tournois les expressions sur les visages des joueurs sont filmées de très près (cette manière de filmer s’appelle le très gros plan), donc, même si on ne voit pas l’échiquier, on comprend dans quelle situation les joueurs se trouvent. Les acteurs sont incroyables surtout Anya Taylor Joy qui joue le rôle principal, elle doit jouer énormément d’émotions très variées. Cette artiste a été nommée, grâce à cette série, meilleure actrice féminine au Festival de Canne 2017. Par la suite, elle deviendra très célèbre et jouera dans de nombreux films.

Il faut savoir qu’il y a encore quelques années, très peu de femmes jouaient aux échecs et, dans l’histoire, quand une femme comme Harmon gagne contre de nombreux hommes, cela la rend mondialement célèbre en peu de temps. Lors de sa première compétition, les hommes qui font les sélections sont très surpris qu’une femme se présente et ils la mettent même au premier tour avec l’autre seule femme de la sélection. Cette série est une série féministe car Harmon et une femme qui détruit et bat tous les plus grands joueurs de l’histoire.

Les échecs sont la spécialité des Russes et lorsque Harmon, qui est Américaine, va en Russie pour les championnats du monde, on sent une grande rivalité entre ces deux pays. Il y a même une association contre le communisme qui veux lui financer son voyage car les Américains n’aiment pas du tout les communistes !

Cette série est non seulement super mais elle apprend aussi comment jouer au échecs avec les nombreuses ouvertures variées comme la sicilienne, la défense française, le gambit de la dame (contrairement à son nom, ce gambit ne consiste pas à sacrifier sa reine mais à sacrifier le pin devant la reine) ou encore la défense karo-kann…

Je vous conseille vraiment de regarder cette super série!!

Emile

Le garçon et le héron

Hayao Miyazaki est le plus connu des animateurs et cofondateurs du studio Ghibli. Il vient de sortir Le Garçon et le Héron, son dernier chef d’œuvre.

C’est l’histoire d’une enfance impactée par la guerre, celle de Mahito (homme de vérité en japonais) forcé de quitter Tokyo, quelques années après la mort de sa mère pour aller dans la maison de campagne de sa belle-mère.

Le garçon devenu calme et triste à cause de ces évènements, ne semble pas aimer avoir une « nouvelle mère ». Il va donc rejeter sa colère sur un héron gris qui l’embête depuis son arrivée.

On voit tout le travail du studio dans les animations et toutes les émotions représentées me sont arrivées comme si je les ressentais moi-même. Vous devez avoir une grande imagination et ne pas être trop rationnel pour vraiment apprécier l’œuvre. À la fin je suis resté pensif comme si je venais de sortir d’un rêve.

Diego

P.S Diego à conservé sans faire exprès un popcorn du film

La mort de Matthew Perry

Matthew Perry, en 2007 / photo David Shankbone, CC PAR 2.0, via Wikimedia Commons

Le 28 octobre, Matthew Perry (interprétant Chandler Bing dans la série phénomène Friends) est décédé dans son jacuzzi. Il avait 54 ans.

D’abord, à cause des circonstances étranges de sa mort, on a cru que Matthew Perry avait été assassiné. Mais aucune preuve de meurtre n’a été trouvée, pas même d’empreintes digitales sur le corps. On s’est alors dirigé vers l’hypothèse du suicide. Mais la piste a été écartée également.

La mort a également pu être causée par une overdose, car Matthew Perry s’injectait plusieurs doses de drogue : l’acteur était en proie à une addiction aux médicaments et à l’alcool. Il essaya de s’en sortir en faisant de nombreuses cures et s’engagea alors à aider les autres victimes d’addiction en transformant sa résidence à Malibu en centre de désintoxication. Ses mémoires sont sorties le 10 novembre, dans lesquelles il raconte sa lutte contre la drogue. « Quand je mourrai, je ne veux pas que Friends soit la première chose mentionnée », avait dit Matthew Perry au podcasteur Tom Power quelques temps avant sa mort. Il voulait qu’on se rappelle de lui pour son combat contre la toxicomanie.

Bon, maintenant qu’on a réalisé son souhait, on peut parler de Friends ! 🙂

C’est en 1994 que Matthew Perry est sélectionné pour le rôle de Chandler Bing dans la série, aux côtés de Jennifer Anitson (Rachel Green), Lisa Kudrow (Phoebe Buffay), David Schwimmer (Ross Geller), Courtenay Cox (Monica Geller) et Matt LeBlanc (Joey Tribbiani). Tous restent amis pour la vie, même après les dix ans de tournage de leur série.

Chandler Bing est un personnage maladroit et blagueur, ce qui n’est parfois pas très bien acueilli par ses amis. A un moment, il parie pour leur faire plaisir qu’il ne se moquera plus de personne pendant toute une semaine – défi auquel il échoue. Ce personnage est attachant bien qu’un peu trop !

Valentine

Je tiens à remercier Camilla (fan de Friends) pour m’avoir aidée à rédiger cet article.

Une année difficile, le nouveau film de Eric Toledano et Olivier Nakache

En ce moment, au cinéma, on peut voir le nouveau film d’ Eric Toledano et Olivier Nakache, des réalisateurs dont j’ai aimé absolument tous les films (Le Sens de la fête, Hors normes, Nos Jours heureux, etc).

Une année difficile est une comédie racontant l’histoire de deux personnages surendettés, Albert (interprété par Pio Marmaï) et Bruno (interprété par Jonathan Cohen) qui, à l’issue d’un entretien de conseils pour économiser de l’argent, croisent la route d’activistes écologistes non-violents qui les invitent à boire des bières gratuites. Au départ, Albert et Bruno veulent juste boire et manger sans avoir à débourser un sou. Mais lorsqu’Albert croise la route de Cactus/Noémie Merlant (dans cette association, ils ont tous des surnoms), il en tombe amoureux. Albert et Bruno s’engagent alors avec les activistes, Albert pour continuer à être avec Catus et Bruno pour essayer de gagner un peu d’argent et de manger gratuitement.

Avant d’aller voir le film, j’avais vu la bande annonce et je ne m’attendais pas du tout à une oeuvre de cet accabit : on ne sait jamais à l’avance ce qui va se passer, on découvre l’histoire sans pouvoir jamais prédire la suite. Le scénario est génial, entre l’amitié d’Albert et Bruno, l’amour d’Albert pour Cactus, les actions toutes plus farfelues les unes que les autres des activistes écolos et la contrainte des dettes à rembourser des deux héros et les acteurs sont extrêmement drôles (en particulier Jonathan Cohen). J’ai adoré.

A.B

Le procès Goldman, un film de procès original

En ce moment, au cinéma, vous pouvez voir Le Procès Goldman, de Cédric Kahn, d’après une histoire vraie. (Rien à voir avec le film, mais oui, Pierre Goldman dont il est ici question, est de la même famille que Jean-Jacques Goldman : c’est son demi frère).

Pierre Goldman, militant d’extrême gauche et voyou, est l’auteur de plusieurs vols à main armée. Il les reconnait tous, sauf un, celui de la pharmacie du boulevard Richard Lenoir. Il est accusé d’avoir, le 19 décembre 1969 voulu voler plusieurs milliers de francs dans une pharmacie, d’avoir assassiné les deux pharmaciennes, et d’avoir blessé deux hommes. Malgré ses protestations d’innocence, Pierre Goldman est condamné à vie en première instance. Mais ce jugement est cassé en 1975.
Le film, est donc l’histoire, en 1976, de son 2e procès. Durant ce procès, presque toute la salle d’audience est avec lui et les spectateurs n’hésitent pas à se lever en criant : « Goldman innocent ! Goldman innocent ! ». S’il a tant de soutien c’est que, au début de sa détention, avant la révision de son procès, il a écrit une autobiographie, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France, dans laquelle il revient sur l’injustice dont il dit être victime et critique les méthodes de la police française et le racisme de la société. C’est ainsi qu’il est devenu assez populaire en dehors de la prison…

J’ai adoré ce film. Je l’ai adoré car la reproduction du procès est, d’après moi, très bien faite (les « vrais » procès ne sont pas filmés donc on doit les imaginer) mais aussi car la mise en scène est assez particulière, on se croirait presque au théâtre : c’est un huis clos. Par ailleurs, le réalisateur joue beaucoup avec les gros plans. Les acteurs (Arieh Worthalter dans le rôle de Goldman et Arthur Harari dans celui de Maître Kiejman, son avocat) et les dialogues sont géniaux, heureusement car c’est quelque chose de très important, surtout dans un film de procès où la parole est très fondamentale. Ici, Goldman n’aime pas vraiment son avocat, ne lui obéit pas toujours, et n’a aucune complicité avec lui. Mais l’avocat est bon. Il résiste à l’énervement face aux multiples interventions de Goldman et le défend très bien. Cela fait que durant tout le film, on se cramponne à son siège, tellement il y a de tension. Comme tous les films de procès, j’ai adoré.

A.B

Sous contrôle, une série assez drôle

Il n’y a pas longtemps, j’ai vu, sur ARTE, le début d’une nouvelle série très drôle, Sous contrôle.

Sous contrôle est une série humoristique racontant l’histoire d’une femme, membre d’une association humanitaire, hyper engagée. Un jour, après une interview à la Maison de la radio, elle reçoit un appel du président de la République qui lui propose de devenir ministre des Affaires étrangères, le dernier ministre ayant démissionné. Aussitôt, elle se retrouve dans une voiture, direction le Quai d’Orsay. Au moment où elle devient ministre, cinq otages, deux Français, un Allemand, un Italien et un Slovène, sont capturés au Sahel par une bande de terroristes amateurs. Se déclenche donc une série de négociations avec les terroristes et avec les ministres des autres pays concernés, dans lesquelles elle jouera un rôle important, mais qui n’aboutiront pas forcément.

Cette série est très drôle car la ministre, comme la bande de terroristes, est une débutante dans le domaine. J’ai également bien aimé cette série car je trouve le personnage de l’héroïne super : drôle, qui ne lâche rien, qui est persuadée de tout contrôler, notamment quand elle fait des promesses à la fille d’un otage ou à sa propre fille. Et en plus, Léa Drucker est parfaite dans ce rôle.

C’est une série assez courte (six épisodes de 30min) que l’on peut regarder sur ARTE. Je vous la recommande fortement, c’est drôle (je sais, c’est la troisième fois j’utilise l’adjectif en 6 lignes !), c’est rapide, c’est cool.

A.B

Le film Acide, un scénario possible

Le film Acide, sorti en septembre, est un film dramatique qui parle d’une catastrophe climatique : la pluie est devenue acide. L’histoire est très prenante et on ne s’ennuie jamais.

Ce film parle d’une jeune fille qui est allée à un stage de cheval mais un orage éclate et ses parents s’inquiètent car la pluie est devenue acide et y être exposée peut être très dangereux pour notre santé. Ils partent alors à sa recherche et ainsi commence tout un périple à travers la France pour échapper à cette pluie. La famille devra rester unie pour combattre cette catastrophe climatique.

On parle de ce type de film comme d’un « thriller », un film ou un récit qui provoque de fortes sensations. C’est aussi un film qu’on appelle un film d’anticipation qui, en quelque sorte, « prédit l’avenir » (comme Wall-E le film d’animation que vous connaissez sûrement).

Guillaume Canet, qui joue le rôle du père est très connu notamment pour avoir joué Astérix dans Astérix (l’empire du milieu), film qu’il a aussi réalisé. Il est particulièrement convaincant ici, dans le rôle d’un père déterminé à protéger sa famille. A l’heure ou l’on se pose des questions sur l’avenir de la planète, ce film m’a vraiment plu car il fait réfléchir au futur, à quoi le climat pourra ressembler. Sans en spoiler le dénouement, ce film donne quand même une vision horrifique de l’avenir, la fin est très triste… Mais après 1h40 de stress et d’anxiété on ne pouvait pas s’attendre à une fin très joyeuse.

Emile