Tous les articles écrits dans le cadre de la Battle 2024 ont, durant une semaine, été soumis à un double vote : celui du public, et celui d’un « jury pro »*.
Bravo à tou.te.s les participant.e.s et un grand merci à tou.te.s les votant.e.s !
*le jury : Louise Katz, journaliste et présidente de Jeunes Pages, François Sergent, journaliste indépendant, ex-directeur adjoint de la rédaction du quotidien Libération, Sitapha Badji, journaliste à l’AS Quotidien et correspondant de RFI à Dakar, et Soukien Kameni-Wondeu, ex-rédacteur jeune du journal Tanger Public
Mardi 26 mars, Mme Berelowitch est venue sur le temps de notre atelier journal nous parler de son métier de journaliste qu’elle a exercé de nombreuses années avant de devenir rédactrice au magazine d’Arte.
Mme Berelowitch, le 26 mars, lors de son intervention à l’atelier-journal
Au cours de cette intervention, nous avons pu lui poser de nombreuses questions.
Pour commencer, nous lui avons demandé de ce qu’elle préférait dans son métier. Suite a quoi elle nous a répondu qu’elle aimait beaucoup faire entendre les voix des personnes qu’on n’entend pas très souvent et notamment des « gens ordinaires ».
On lui a demandé aussi quelles difficultés elle rencontrait dans son métier et elle nous a dit que, depuis qu’elle avait commencé, le monde des médias avait beaucoup changé. Avant, ce qui était dur c’était de trouver l’information, maintenant, c’est à la fois de la vérifier avec des sources fiables mais aussi de faire le tri dans la masse d’informations dans laquelle on est noyé.
On était curieux de savoir si elle avait rencontré des dangers ou des difficultés dans son métier. Elle nous a dit que, depuis qu’elle était au magazine Arte ce n’était pas du tout dangereux, mais par contre elle nous a dit qu’elle avait été correspondante en Urkraine il y a longtemps et que ce qui était difficile, c’est qu’elle ne parlait pas ukrainien, seulement un peu de russe. Elle trouvait ça très dur de bien faire son métier dans ses conditions !
Ce que j’ai retenu aussi, c’est que pour elle, pour être un bon journaliste, les qualités essentielles sont la curiosité et l’honnêteté.
Elle nous avait aussi apporté quelques exemplaires de son magazine, le magazine Arte, et nous avons pu le feuilleter tranquillement. C’est un magazine qui fait la promotion de ce qui est diffusé sur la chaîne, c’est ce qu’elle nous a expliqué. Du coup, ce qui est difficile c’est de rendre les choses un peu originales, sinon, le lecteur a l’impression de lire toujours la même chose.
Cette année encore, la rédaction de On se dit tout affronte ses collègues du collège Valmy à Paris et du lycée Lamine Gueye à Dakar dans une battle journalistique.
Retrouvez tous nos articles ICI et, jusqu’au 5 avril minuit, votez pour ceux que vous préférez, nous en ferons une émission de radio.
Le mardi 9 janvier, nous avons fait une conférence de rédaction à l’atelier journal. Une conférence de rédaction, c’est une réunion de tous les rédacteurs d’un journal qui vise à exposer à l’ensemble des participants les sujets envisagés pour la prochaine publication, à déterminer sous quel angle seront traités ces sujets, à choisir celui qui fera la « une » en fonction de l’urgence de l’actualité… etc.
Pour nous, ça a été un peu spécial : il s’agissait de faire le point après un 1er trimestre de travail et d’avoir l’occasion de partager entre nous quelques trucs et astuces pour nous améliorer.
Nous avons donc démarré par un récapitulatif de tous les articles écrits depuis le début de l’année. 72 articles ont été publiés qui ont récoltés 2600 vues, soit plus d’un article par jour (pas mal non ?). Nous avons 6 rubriques dans notre journal dont voici les statistiques :
26 articles pour la rubrique CULTURE
19 articles d’ACTUALITE
17 articles de SPORT
4 articles sur le COLLEGE
3 articles pour la rubrique SOCIETE
3 articles sur la SCIENCE
Nous avons aussi discuté de comment vérifier une information sur Internet. On partage avec vous, cela peut être utile à tout le monde : pour récapituler tout ce que nous avons évoqué, vous pouvez vous reporter à l’affiche ci-dessous, par ailleurs affichée au CDI.
Enfin, nous avons fait un tour de table pour que chacun puisse faire part des différentes difficultés rencontrées : trouver un sujet intéressant, taper suffisamment vite sur le clavier d’ordinateur, formuler ses idées correctement, écrire un article rapidement car c’est de l’actualité chaude (qui traite d’un évènement qui s’est déroulé dernièrement, au contraire de l’actualité froide, qui traite de sujets « lisibles » à tout moment), traiter les sujets de guerre car c’est difficile à comprendre… Eh oui, tout n’est pas toujours « facile » pour nous à la rédaction, même si, nous l’espérons, en nous lisant vous ne vous en rendez pas compte !
Vous le savez déjà, la fin de l’année scolaire approche à grands pas. Comme le dirait un célèbre professeur d’histoire de Jean Moulin : » Bonne nouvelle, les vacances sont proches, mauvaise nouvelle, on y est pas encore ! «
Malheureusement pour moi, qui dit fin de l’année, dit passage au lycée, fin de ma vie collégienne et donc, pour mon plus grand désespoir, fin de l’atelier-journal.
C’est ainsi, qu’après quatre ans de bons et loyaux services, déjà là à la création du journal, je vais devoir laisser derrière moi tout le plaisir pris à écrire dans On se dit tout ! Catastrophe ! Cela me fend le cœur, soyez-en certains ! C’est ainsi que pour la dernière séance de l’atelier, j’ai décidé de résumer quatre ans de mon existence, en parlant de l’expérience acquise au long de ces années, des aventures extraordinaires, et des rencontres enrichissantes et que je n’oublierai jamais.
L’atelier-journal fut créé au début de l’année scolaire 2019-2020. On nomma le journal On se dit tout, idée donnée par Jeanne B ! Le premier article porta, il me semble, sur Carlos Ghosn, écrit par Jolan T. Par la suite, l’équipe des journalistes du collège a évolué et de nouvelles personnes nous ont rejoint. L’équipe aujourd’hui rassemble une trentaine de rédacteurs et, en comptant les contributions d’élèves, il y en a une soixantaine. Les noms de tous les rédacteurs et leurs devoirs sont juste ici. Pour aider les rédacteurs, les relire, valider les articles et les publier, Anne Marenco et Mme Josserand, professeure documentaliste de Jean Moulin, nous aident à chaque séance. Nous sommes aussi parfois aidées par des personnes en service civique comme Christie l’an dernier, ou Eliane cette année ! Une aide précieuse pour tout le monde, même les plus expérimentés.
En effet, au bout de deux, trois, quatre ans, on acquiert beaucoup d’expérience et plus d’efficacité ! On tape plus vite au clavier, on se renseigne plus facilement, on formule mieux ses phrases. La différence est flagrante ! Mais On se dit tout n’est pas qu’une histoire de travail. On y rencontre beaucoup de monde avec qui on sympathise, on peut faire des articles à deux, voire trois (mieux vaut éviter). Tout au long de l’année, plusieurs journalistes sont intervenus pour expliquer leur métier, leur parcours, etc. La Battle, permet d’affronter d’autres élèves comme ceux du journal Veni, Vidi, Valmy, ou les journalistes du lycée Lamine Guèye à Dakar, puis d’en rencontrer une partie dans le studio d’enregistrement de Radio Clype, où nous lisons nos articles et débattons sur différents sujets. En plus de l’évènement de la Battle et de l’enregistrement à Radio Clype, nous avons aussi eu la chance l’an dernier, d’aller avec Mme Josserand et Timothée H à l’Hôtel de Ville car On se dit tout avait été nommé lauréat dans la catégorie journal Web Collège au concours Kaléido’scoop.
Participer à l’atelier-journal, c’est aussi ouvrir son regard sur le monde. Bien sûr, il y a d’autres façons de le faire, mais écrire sur l’actualité implique de se renseigner dessus (logique). Ainsi, en quatre ans, on a vu défiler divers sujets : la pandémie du Covid-19, les élections présidentielles, les crises en Iran, la mort de Masha Amini, les huit milliards de personnes sur Terre, la guerre en Ukraine depuis près d’un an, le dérèglement climatique qui ne fait que s’aggraver, divers livres, expositions, films, artistes… etc. ainsi que tous les strips de nos artistes ! C’est fou, tout ce qu’il y a eu (l’humain n’est pas fichu d’avoir une vie tranquille) !
dessin Justine
Je crois que j’arrive maintenant à la fin de mon article. Merci beaucoup à Anne Marenco, Mme Josserand, Eliane, Christie et tous les gens que j’aurais pu oublier !! Bonnes vacances à tous, profitez bien ! Ce n’est qu’un au revoir ! Snif.
Cette année, je me suis inscrite à l’atelier journal du collège, animé par Mme Josserand, Anne Marenco et Eliane (de l’association Jeunes Pages).
Cet atelier se déroulait tous les jeudis pendant la pause du midi.
J’ai bien aimé cette expérience car j’y ai appris beaucoup de choses : nous avons fait une séance où nous avons comparé différents types de quotidiens, nous avons fait une rencontre avec un rédacteur en chef adjoint à France 3 et bien sur nous avons écrit des articles !
J’ai eu plus de facilité à écrire des articles sur des spectacles et des films que j’avais vus. J’ai aussi écrit un article sur les insectes, sujet que j’avais trouvé dans un journal mais pour celui là, j’ai eu besoin d’un peu d’aide !
Je pense que ce journal est important car il permet de partager des informations, d’être informé sur l’actualité du collège, du quartier et même du monde ! De partager aussi des sorties et choses sympas à faire pendant le week-end !
Je vous recommande cet atelier si vous voulez écrire et partager des informations avec d’autres personnes.
Après une année à avoir participé à l’atelier journal, je vais vous décrire ce qu’on y fait et mon expérience.
Déjà, on prépare des articles sur l’actualité, sur de nouveaux films ou de nouveaux livres qui nous on plus ou qui vont sortir, sur des musés… On écrit des articles pour le plaisir d’écrire et on a la liberté de choisir son sujet. C’est un très bon moyen d’évoluer dans la production écrite. Moi, par exemple, j’aime beaucoup écrire. Participer à l’atelier journal me permet de rester informée sur l’actualité, ce qui n’est pas mon point fort. Je fais donc un effort pour suivre les nouvelles. Mais c’est aussi l’opportunité de pouvoir écrire sur des choses que j’aime ou que j’adore.
Avoir fait partie de l’atelier cette année m’a énormément plu. J’ai écrit quelques articles et je crois que mon préféré est Harry Potter à Paris (je suis une grande fan de Harry Potter), le dernier que j’ai écrit (avant-dernier si on compte celui-ci) mais j’ai aussi beaucoup aimé écrire Fritzi.
L’ambiance à l’atelier journal est très agréable et c’est assez calme. Je crois que je vais me réinscrire l’année prochaine car cette activité me va très bien et est géniale. J’espère que si vous aimez écrire et être informés sur l’actualité vous allez vous inscrire à l’atelier et que ça vous plaira.
Le 20 avril 2023, l’atelier journal du collège Jean Moulin a reçu une journaliste du nom de Séverine Pierron pour nous parler de son métier.
Séverine Pierron est une journaliste indépendante dite « pigiste« , c’est à dire qu’elle ne travaille pas pour un journal en particulier mais vend ses articles à l’unité, elle travaille en « freelance« . Cette journaliste écrit des articles principalement centrés sur la culture, la société et la technologie depuis déjà 20 ans ! Elle vend en moyenne 3 articles par semaine mais est également salariée et écrit pour le magazine en ligne du centre Pompidou pour avoir un métier plus stable car, en étant pigiste, un défi est ajouté par rapport au métier de journaliste classique. En effet, il faut vendre assez d’articles par semaine et les vendre à un bon prix : le coût du feuillet est à 70 euros minimum, mais notre journaliste, étant plus expérimentée, touche entre 120 et 150 euros par article.
Mais retournons dans le passé et intéressons nous aux études effectuées par Séverine Pierron. Ayant commencé par des études d’anglais, elle rate par la suite de nombreux concours d’entrée de différentes écoles de journalisme. Mais refusant d’abandonner et brûlante de détermination elle passe ensuite un concours pour une école de journalisme bilingue et est finalement acceptée. Elle a ensuite, après l’école, commencé à travailler en freelance comme elle nous l’a expliqué lors de notre rencontre.
Au cours de cette rencontre, Séverine Pierron nous a apporté beaucoup d’informations sur le métier de journaliste, et nous a appris un bon nombre de mots de vocabulaire utilisés dans ce métier.
Elle a évoqué en quoi consiste le métier de journaliste reporter, et sa différence avec le métier de journaliste posté. Le journaliste reporter voyage pour trouver son inspiration, pour faire des études de terrain ou encore du témoignage. Cependant, il ne part pas toujours à l’étranger, et peut parfois seulement changer de quartier ou d’arrondissement de Paris (par exemple). Le journaliste posté (en anglais « au desk ») travaille principalement à distance, sur son ordinateur. Il consulte les réseaux sociaux, pour connaître la tendance actuelle. C’est le cas de notre intervenante.
Savoir chercher la tendance actuelle, se sera notre premier point de vocabulaire, c’est savoir se demander « Qu’est-ce qui change dans notre société? ».
Vers la fin de l’intervention, on a étudié les différents types de journaux et leurs différents composants.
Un ours est une partie du magazine où sont écrit les noms des contribuants au magazine. Ils sont triés par services, comme l’administration ou la rédaction…
Elle nous a ensuite montré sa carte de presse. C’est ce qui lui attribue son statut de journaliste, et qui lui permet de recevoir des avantages dans notre société. Grâce à celle-ci, nous pouvons payer moins d’impôts, et avoir des réductions pour visiter des sites culturels (musées, expositions…). Cette carte permet aussi d’avoir des « bonus » d’ancienneté, lorsque nous sommes pigistes.
Notre intervenante nous a aussi partagé les valeurs de l‘éthique journalistique: « S’engager à respecter des valeurs: respecter les sources, être objectif et savoir faire preuve de neutralité ».
Nous avons ensuite parlé du parcours des articles. Elle nous a fait découvrir l’existence des (anciens) fax: des machines branchées en permanence, qui « crachaient » automatiquement des informations reçues.
Dans le même thème, nous avons aussi vu des exemples de « brèves », qu’on peut lire sur certains sites spéciaux: Agence France Presse ou Reuters. Des brèves sont des infos vérifiées, et envoyées aux rédactions de journaux. Ce ne sont pas des longs articles, mais de petits textes d’infos « pures ».
En conclusion, nous pouvons dire que cette intervention a été très enrichissante et nous a fait découvrir des aspects insoupçonnés du métier de journaliste .
Elle nous a fait comprendre en quoi consiste les tâches et devoirs de ces chercheurs d’informations, qui sont bien différents de Tintin !