En 2023, l’année dernière, pour notre journée « Jean Moulin a du talent », les 4e avaient placé la barre haut. En effet, les talents étaient divers mais la plupart de ceux qui nous sont restés en mémoire étaient des talents musicaux : on se souvient peut être de Roddayna qui avait chanté Suavamente de Soolking et enflammé le public avec son énergie, ou encore du groupe avec Alkimini au ukulele chantant Riptide de Vance Joy ou enfin de la performance de Lucas et Emile sur Hit the road Jack. Il y a eu aussi du piano avec Alexia et Aurel nous ayant pris par surprise avec le thème de JOJO et les talents inédits d’Alexandre nous présentant son bojutsu (chorégraphie avec un bâton de combat) ainsi que le stand up de Gabriel que personne n’avait vu venir.
On est 365 jours après ces représentations mémorables et on est impatient de connaitre les stars de 2024.
D’après mes recherches on aura encore plus de spectacles de musique mais on ne va pas que se contenter de jouer ou danser cette année, les artistes ont vu les choses en grand. J’ai pris connaissance du passage d’Alexia au piano, Raphaël qui fera de la musique live un peu spéciale, Rodayna avec une autre de ses prestations et Diego qui nous mijote quelque chose avec Lady Gaga. Sans oublier les autres représentations de magie, danse, chant variété des autres.
Je trouve que ces représentations sont le meilleur moyen de terminer l’année. On l’a passée à apprendre, se connaitre soi-même, connaitre les autres et découvrir des hobbys, des talents, des vocations que l’on peut montrer au monde. C’est un exercice qui invite au partage et à l’ouverture d’esprit. Si on ne dit pas ou met pas en œuvre clairement nos idées et nos convictions, ce sont les discriminations qui gagnent. Ça peux aussi faire monter l’inspiration chez les plus jeunes qui ont peur d’un monde qui n’accueillerait pas leurs points de vue innovants qui feront avancer la société du future.
J’espère que vous aller apprécier ou juste respecter ces travaux. Amusez-vous !
Vendredi dernier, nous sommes allés, avec les ateliers théâtre, au théâtre 14, pour voir un spectacle intitulé Du rêve que fut ma vie.
Ce spectacle parle de la vie de Camille Claudel, une grande sculptrice du XIXe siècle, à travers ses lettres, la correspondance qu’elle a envoyée à son maitre qui a été son amant, Auguste Rodin, mais aussi à son petit frère Paul, auquel elle était très attachée, ou bien même au ministre pour lui demander du marbre pour sculpter. On suit son parcours depuis son arrivée à Paris, jusqu’au moment où elle a été internée, par sa propre mère, dans un hôpital psychiatrique, considérée comme « folle », juste parce que c’était une femme qui faisait de l’art. En effet, elle sera restée internée pendant 30 ans, et elle aura continué à envoyer des lettres à ses proches, pour leur demander de ne pas l’oublier – ces lettres ne seront malheureusement jamais expédiées.
Ce spectacle était donc présenté par la compagnie « Les anges au plafond », et était interprété par Camille Trouvé, accompagnée d’une contrebassiste Fanny Lasfargues. Le jeu était organisé autour d’installations en papier, et de jeu d’ombres et de lumière, ce qui rendait ce spectacle très artistique et original. La contrebassiste qui se trouvait sur le coté de la scène, jouait son instrument de plein de manières différentes, en tapant avec une baguette sur le coté de celle-ci comme sur une batterie, ce qui rendait ce spectacle très vivant, car les sons changeaient en fonction des humeurs de Camille Claudel dans ses lettres.
J’ai trouvé ce spectacle très émouvant, par l’histoire de Camille Claudel, et par la mise en scène et le jeu de l’actrice, surtout au moment où celle-ci commençait à lire toutes les lettres écrites dans sa « prison », pendant 30 ans, et que la contrebassiste répétait après chacune d’elles : « Lettre non expédiée », je n’ai pas pu m’empêcher de laisser couler une petite larme. L’autre tristesse est que c’était la dernière sortie avec l’atelier théâtre, mais cela a quand même été un très beau parcours de spectateur !
Courrez-vite au Théâtre 14 (la dernière est prévue le 15 juin) pour ne pas rater ce spectacle très réussi et surtout très triste et émouvant.
Après le coup de tonnerre de la dissolution de l’Assemblée Nationale par le Président de la République, Emmanuel Macron, qui fait suite à la victoire de Jordan Bardella (RN) aux Européennes, tout le monde s’attend à voir arriver un Premier ministre d’extrême droite à la tête du gouvernement. Face à cela, les forces de gauche ont décidé de s’unir en Front populaire, tout comme leurs aïeux en 1936 qui, eux aussi, se sont constitués en Front pour lutter contre le fascisme. Ce Front peut-il s’imposer comme un barrage face au Rassemblement National et gagner les élections législatives anticipées qui auront lieu du 30 juin au 7 juillet ?
En pleine soirée électorale du dimanche 9 juin, le Président de la République a annoncé, conformément à l’article 12 de notre Constitution, la dissolution de la Chambre des députés (voir ici). Tout tend à faire croire que le RN, grand gagnant des élections Européennes, remportera ce scrutin haut-la-main.
En réaction, les différents cadres des partis de gauche, en direct sur les plateaux télévision, accueillent cette décision positivement. « C’est l’occasion de nous reprendre en main ! » assure le chef des Communistes, Fabien Roussel. En effet, c’est l’occasion de mettre un terme aux politiques macronistes. Malgré tout, face à la perspective d’une victoire du RN, une possible Union est très vite évoquée…
Pendant toute la nuit et la journée du lundi, les forces de gauche, parmi lesquelles le Parti Socialiste, Europe Ecologie Les Verts, le Parti Communiste Français, la France Insoumise, et d’autres partis (Génération-s, Gauche Républicaine et Socialiste), vont négocier un accord. Lundi matin, sur France Inter, le chef socialiste, Olivier Faure, et François Ruffin, député Insoumis, font part de leur volonté de créer un « nouveau Front populaire », avec l’accord de Fabien Roussel (PCF) et Marine Tondelier (EELV). Il ne manque plus que la France Insoumise, qui réfléchit encore.
logo du nouveau « Front populaire » via Wikipédia
A partir de 16h, les quatre partis se réunissent à Paris et concluent à 22h30 un accord et créent officiellement le « Front populaire ». Ils décident donc, dans chaque circonscription, de présenter un candidat unique, comme ce fut le cas en 2022 avec de très bons résultats.
Quel serait le programme de ce Front populaire ?
De nombreux désaccords entre les partis de gauche rendent plus difficile l’Union (voir ici). S’entre-déchirant pendant la campagne européenne, ils vont devoir maintenant trouver un terrain d’entente, et essayer de ne pas reproduire l’échec de la Nupes (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale), qui s’était brisée fin 2023.
Malgré tout, comme le soulignait Olivier Faure (PS), la gauche partage à peu près les mêmes points de vue : taxation des superprofits et des dividendes, impôt sur la fortune, indexation des salaires sur l’inflation, et surtout transition écologique accélérée.
Hier, avant de signer l’accord, chaque parti a fixé ses lignes rouges : pour la France Insoumise la retraite à 60 ans, soutient à la Palestine, pour le Parti Socialiste l’aide indéfectible à l’Ukraine, conservation du projet européen, rejet de la brutalisation du débat… etc.
Le programme n’est pas encore établi mais il est promis de se fixer une feuille de route sur les 100 premiers jours. Il est aussi fixé de réduire le nombre de propositions par rapport au programme de la Nupes en 2022, pour tenir les 3 semaines de campagne.
Si la gauche gagne aux législatives, qui serait le Premier ministre ?
La question du choix du premier ministre a vite été mise sur la table. Ce ne sera surement pas Jean-Luc Mélenchon comme en 2022. Aucun nom n’a été confirmé mais des noms ont été cités par Raphaël Glucksmann (PS-Place Publique) : il évoque un ancien secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.
Un autre nom circule : celui de François Ruffin, le très populaire député insoumis de la Somme très engagé pour le pouvoir d’achat et la retraite à 60 ans. C’est lui qui, le premier, a appelé à un Front populaire. Malgré tout, il prépare aussi sa campagne des présidentielles de 2027, donc il ne se frottera peut-être pas au danger que représente le poste de chef du gouvernement pour sa popularité…
En tout cas, ce Front populaire est porteur d’espoir pour les électeurs de gauche. Pour la première fois de l’Histoire de la Vème République, un gouvernement de gauche radicale pourrait se former ! C’est un moment historique que nous vivons.
Dissolution de l’Assemblée nationale : le coup de poker de Macron (Le Parisien), Elections européennes : après le « coup de tonnerre », le « coup de poker » d’Emmanuel Macron (Le Monde), Guillaume Tabard : «La dissolution, le coup de poker d’un Emmanuel Macron apprenti sorcier» (Le Figaro), « Coup de poker », « anticonformisme » : l’Allemagne réagit à l’annonce de dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron (France Info), Dissolution : le coup de poker politique d’Emmanuel Macron peut-il réussir ? (Ouest France)…
« Coup de poker », c’est donc ainsi qu’est qualifiée par un gand nombre de médias, la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron à la suite des élections européennes du 9 juin.
En effet, alors que venait d’être annoncé le score historique à 30% du Rassemblement National, avec à sa tête Jordan Bardella et Marine Le Pen, Emmanuel Macron annonçait à son tour, lors d’une allocution solennelle, la dissolution de l’Assemblée nationale. Autant la victoire de Bardella ne nous a pas surpris, autant l’annonce présidentielle a pris de cours aussi bien les commentateurs politiques que les gens « normaux ».
A quel jeu se prête donc le président ?
On peut bien se poser la question. Au vu des résultats du RN auquel s’ajoutent ceux de Reconquête, parti d’Eric Zemour, les élections législatives de fin juin, début juillet risquent d’offrir la majorité à l’extrême droite, ce qui pourrait amener un homme de cet horizon au poste de Premier ministre, en l’occurrence, Jordan Bardella.
Macron a-t-il fait le pari que le RN au pouvoir va faire preuve d’incompétence et que les Français se rendront compte que cela ne rime à rien de voter pour eux ? A-t-il fait aussi le pari que le RN, n’ayant qu’une majorité relative et non pas absolue, n’arriverait pas à gouverner ? Ce calcul est fort aléatoire car personne ne sait pour le moment quelle alliance va se nouer entre le RN et Les Républicains. Si celle-ci est dénoncée par Renaud Muselier (Président du Conseil régional en PACA), Valérie Pécresse (Présidente du Conseil régional en Ile-de France et ex-candidate LR à la présidentielle), Laurent Wauquiez (Président du Conseil régional en Auvergne-Rhône-Alpes) et l’ensemble des sénateurs LR, elle semble tout à fait « souhaitable » par le patron du parti, Eric Ciotti. De quel côté les électeurs LR vont-ils eux-mêmes pencher ?
Emmanuel Macron tablait-il sur la division de la gauche (et donc, un vote « utile » pour ses représentants) ? Mauvais calcul : dans la soirée du 10 juin, Le Parti socialiste, La France insoumise, Europe Ecologie les Verts, Place publique et Génération.s, parvenaient à un accord visant à présenter des candidats uniques dans chaque circonscription (article à suivre).
Qui seront les perdants ?
Accueil des migrants encore plus restreint, droits des LGBT+ et des femmes remis en question, écologie en danger, éducation sur des principes rétrogrades, liberté d’expression et de la presse attaquée, soutien à l’Ukraine ré-interrogé… La liste des régressions qui pourraient arriver en cas de victoire de l’extrême droite est longue, et les premiers touchés, ce seront nous, les gens « normaux » qui croyons au progrès et à la fraternité.
Jeudi 25 avril, une étude scientifique a été publiée, concernant la situation des colonies de manchots empereurs dans l’Antarctique. Cette étude est assez désastreuse. En effet, on y apprend qu’en 2023, « des niveaux de mortalité élevés, voire totaux » ont touché 14 de ces 66 colonies.
Ce fait est dû au réchauffement climatique. En effet, « l’été austral » pendant lequel la banquise fond naturellement, démarre de plus en plus tôt. Sur une surface de glace réduite, les manchots sont obligés d’aller à l’eau et donc les jeunes, qui n’ont pas encore les plumes adaptées, ont froid et finissent par se noyer. C’est ainsi que la population des manchots diminue. D’après un article du journal Libération, 2024 est « la 2e pire année de mortalité chez des poussins, depuis le début des observations en 2018. »
Même si certaines colonies de manchots réussissent à trouver refuge sur des icebergs, ce n’est qu’une solution temporaire.
Il faut faire limiter le réchauffement climatique, il y a urgence : il a déjà commencé à changer notre vie ainsi que celle des animaux. Faites un effort !
Après deux ans à l’atelier journal, voici mon expérience personnelle.
Tous les mardi, de 13 à 14 heures, je suis venu écrire dans ce blog. Pendant deux ans, j’ai surtout écrit des articles portant sur des films, des BD, des séries ou des romans. Je me suis aventuré quelques fois dans l’écriture de sujets d’actualité, mais devoir écrire un article et faire des recherches en une heure seulement est compliqué car si l’on entame un article et qu’on le poursuit la semaine suivante, l’actualité a changé !
Ce qui me plait dans écrire des articles destinés à la rubrique « Culture », c’est de donner mon avis sur des livres, films et séries, dans le but de donner envie aux lecteurs de ce journal de les visionner ou de les lire.
Ce que j’apprécie également beaucoup est le fait d’écrire à côté de ses amis. L’un modifie votre article dans votre dos, l’autre éteint votre PC… Mais on finit toujours par clore son travail à la fin de l’heure.
Ce qui m’a donné envie de venir ici c’est, premièrement, la grande diversité de sujets possibles, ici aucun sujet ne sera jamais interdit. Deuxièmement, je trouve important le fait de donner l’opportunité aux élèves de s’exprimer et d’écrire sur des sujets qui leur plaisent. Troisièmement, phénomène que je n’ai découvert qu’après m’être inscrit, le sentiment de satisfaction après avoir publié un article sur lequel vous avez travaillé dur, dont le sujet vous plaît et dans lequel vous trouvez que vous vous êtes bien exprimé. Ça n’arrive pas toujours mais quand c’est le cas, c’est magique !
Il n’est pas rare de ne pas trouver d’inspiration, de ne pas savoir formuler une phrase et de regarder l’heure avancer, devant votre article. Alors il faut penser différement.
Mon expérience prend fin, et après de très nombreux articles, je peux en être fier d’un, encore une fois.
Saviez vous que les gorilles peuvent ressentir des émotions telles que la tristesse, l’affection ou encore la joie et les communiquer si on réussit à leur apprendre une façon de le faire ? Koko, la gorille dont je vais vous parler, est un bel exemple de ces capacités et aptitudes.
Koko est une femelle gorille à qui des scientifiques ont appris à communiquer avec les humains grâce à la langue des signes américaine. Elle est née le 4 juillet 1971 dans le zoo de San Francisco. Elle fut transportée à Woodside, en Californie, pour être éduquée par l’éthologue Penny Petterson. Elle a étudié Koko jusqu’à lui apprendre environ 1000 signes.
Koko aurait aimé pouvoir materner, malheureusement elle fit une fausse couche. Penny a, elle aussi, fait une fausse couche. Koko a exprimé de la tristesse pour elle. Elle a aidé la scientifique durant sa phase de dépression car elle avait, elle aussi a vécu cet évènement traumatisant. Koko a même adopté un chaton et l’a protégé comme l’aurait fait une chatte.
Koko décède à l’âge de 46 ans, le 19 juin 2018 a Woodside pendant son sommeil.
Jack Stauber est un artiste phare de la musique contemporaine, même si vous n’avez jamais entendu ce nom. Il est indépendant et a une communauté soudée avec laquelle il reste en contact.
On qualifie son style de Pop hypnagogique, une musique rappelant les sons nostalgiques des années 2000 : les musiques psychédéliques de Bjork, la pop et ses débuts avec les VHS et le noise, un style de musique cacophonique et dissonante.
Je trouve que pas assez de personnes reconnaissent Jack Stauber comme un TRES grand artiste ou le connaisse tout court, alors que il s’est créé un univers magnifique en pâte a modeler et yeux globuleux. En effet, on le distingue par son esthétique dérangeante et mignonne, joyeuse et sombre.
Ses travaux les plus appréciés sont les micropops : des petits morceaux avec une morale nébuleuse et de petites animations faites en pâte a modeler et complètement folles. Je vais vous faire part de mon ressenti et vous expliquer de mon mieux certaines de mes œuvres préférées.
Baby hotline – La première musique qui m’a fait devenir addict à Jack. Elle est très aimée par la communauté car elle est juste magnifique. Elle rentre dans la tête et nous y fait résonner les sons stéréo catchy qui en font le charme. Elle a été sujette à des memes remarquant que la chanson raconte l’histoire tragique d’une femme suicidaire et que, pendant ce temps, on danse dessus.
Lima Bean man – Elle me fait pleurer par sa beauté !!!!!! Elle est quand même tres simple : c’est l’histoire d’une petite fille qui écoute un bonhomme caché dans son placard chanter à propos de sa femme qu’il espère n’être pas morte. Cette chanson procure un sentiment enfantin d’émerveillement et d’incompréhension. On a, des fois, envie de ne rien comprendre pour s’amuser, c’est pour ça que la petite fille l’aime bien entendre chanter : elle s’amuse et ne veut pas savoir pourquoi il y a un bonhomme triste dans son placard.
Nurpo – OOOOUUAAAAIIIIIIS Nurpo !!!! C’est un personnage qui ressemble à un poulet plumé sans bec et une tête ronde. Comme pour Lima Bean man, je ne veux pas savoir pourquoi il existe car il est trop mignon et joyeux. Apparemment, il dit des choses magnifiques mais ne parle qu’aux sourds et mange les pièces qui tombent dans nos canapés. Pour moi, ici Jack veux décrire le capitalisme. C’est mignon de voire Nurpo courir, il dépense et gagne de la dopamine, il ne parle qu’aux personnes qui s’en fichent et dit ce que tout le monde veut et a perdu : des petites pièces.
Pepermint – C’est une chanson qui a fait son tour d’internet, elle raconte une petite dispute à propos d’un bonbon à la menthe trop épicé. C’est ce sentiment familier, expliqué avec des dessins sur paint qui ont fait la légende da Jack. Il n’est que là pour s’amuser et ses fans ne veulent que chercher des théories compliquées à propos de ses morales .
Jack est récemment devenu connu grâce à ses mini-films sur la chaine de Adult Swim :
OPAL – Une sombre histoire d’une jeune fille s’aventurant dans une maison qui l’interpelle au loin où elle rencontrera les membres de sa famille complètement addicts à leur apparence, cigarettes et médicaments. Elle essaye de fuir cette famille terrifiante… mais n’y arrive pas .
SHOP a pop Opera – Une histoire joyeuse qui raconte l’aventure de Jeff au supermarché. Il va rencontrer des personnes et des défis, tout en ayant des épiphanies musicales.
Ecoutez Jack Staubeur, il a une mentalité simple et divertissante dont certaines personnes auraient besoin pour égayer leur journée. Je suis resté profondément marqué par son art.
A l’occasion des 80 ans du Débarquement en Normandie le 6 juin 1944, cette mini-série d’article se propose de porter un regard critique à l’égard du Débarquement mais aussi des récupérations politiques et idéologique qu’il a subi.
Monument aux morts du commando Kieffer / photo Falcon photography via Flickr
A l’occasion des 80 ans du Débarquement en Normandie le 6 juin 1944, des commémorations sont organisées ce jeudi. Vous avez sûrement vu passer dans les médias l’information des commémorations et d’innombrables dossiers spéciaux sur le Débarquement. Ici, Je ne vais pas vous faire le déroulé de la cérémonie ni celui du Débarquement mais évoquer l’évincement de la France libre du Débarquement par les anglo-américains : une véritable humiliation que De Gaulle ne digèrera jamais.
On peut affirmer que les Français libres du général de Gaulle ont quasiment été inexistants lors du Débarquement. Tout ce que l’on retient, ce sont les 177 soldats du commando Kieffer, qui débarquèrent à Sword Beach sous commandement britannique. Ceux-là sont particulièrement connus et vantés par la propagande française.
Mais le Débarquement, cela on le sait moins, a eu surtout un goût amer pour la France. Cette France libre qui, même si elle combattait aux côtés des Alliés, était sous-estimée. Ce mépris vient bien sûr de la défaite de 1940, et le passage de la France « officielle » de Vichy du côté Allemand. Et ce malgré les exploits tricolores de Bir Hakeim (printemps 1942) ou d’Italie (hiver-printemps 1944). Les Britanniques et les Américians ne les voyaient ainsi pas capables de mener un débarquement, il était donc inutile pour eux de se rajouter une contrainte de coordination en faisant participer des Français au Débarquement. En revanche, ils voyaient les Forces françaises libres utiles sur les fronts méditerranéens, afin de relever des unités anglo-saxonnes pour le Débarquement. Cette situation est très bien résumée par De Gaulle : « Par commodité, [les Anglo-Saxons] cherchaient à utiliser les Forces françaises pour les buts qu’eux-mêmes avaient fixés, comme si ces forces leur appartenaient« .
De plus, De Gaulle n’est pas vraiment populaire : Churchill et surtout Roosevelt voient en lui qu’un « trublion ambitieux » et ce dernier « représente tout ce que Roosevelt n’aime pas dans la France : soif de grandeur, ego surdimensionné et donneur de leçon« , selon le magazine Guerres & Histoire. Bref, le démocrate américain et De Gaulle se détestent, même si ce sentiment est plus modéré chez Churchill dont l’opinion publique ne comprend pas le mépris pour les frères d’armes de 1940.
En conséquence, le Général n’a pas été prévenu des préparatifs du Débarquement et n’a pas eu son mot à dire. Ce n’est que deux jours avant le D-Day qu’il a été prévenu d’un débarquement et je vous laisse imaginer sa colère ! C’est une véritable humiliation. Un jour après, il est convoqué dans le QG de Churchill et les deux hommes vont avoir une discussion orageuse. De plus, est évoqué le sujet épineux de la France d’après-guerre, sujet de conflit entre De Gaulle et Roosevelt : alors que le premier défend une France souveraine, et non pas une colonie US à la charge d’une administration yankee, l’autre espère bien influencer la politique tricolore : il a déjà imprimé des francs, factices selon De Gaulle.
Même la fameuse 2e Division Blindée du Général Leclerc, dont on dit qu’elle fera le Débarquement, n’a débarqué que… le 1er aout 1944, à Utah Beach, donc bien après les combats amphibies !
Toute sa vie, De Gaulle gardera cette opinion que le Débarquement de Normandie du 6 juin 1944 n’a été qu’une affaire d’Anglo-Américains : même le commando Kieffer était intégré à une chaîne de commandement 100% britannique…
Le débarquement de Provence, un débarquement plus français ?
C’est pour cela que De Gaulle, redevenu entre temps chef de l’Etat, a refusé de participer aux commémoration des 20 ans (1964), jugeant là encore que c’était une affaire d’Anglo-Américains. D’ailleurs, 2 ans plus tard, pour bien montrer que la France n’était pas qu’un simple Etat à la botte des States, il se retirera de l’OTAN, preuve encore de sa distance avec ses anciens alliés.
Au contraire, lui préfère de loin le Débarquement de Provence (15 aout 1944), opération amphibie menée essentiellement par des troupes se battant sous le drapeau français, et surtout commandée par un Français, le Général Lattre de Tassigny. Il a permis de libérer le Sud-Est, la vallée du Rhône et la Bourgogne et permit de rallier les Alliés dans le Nord de la France, apportant ainsi des troupes françaises au contingent allié.
Après avoir dit tout ça, notre chef d’Etat devrait il se rendre aux commémorations ? Devrait il s’inscrire dans la lignée du Général De Gaulle ? C’est à lui de décider, même s’il est du genre à faire beaucoup de cadeaux aux Américains…
Rappelons cette phrase de De Gaulle : « Le Débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Il étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! […] Et vous voudriez que j’aille commémorer ce débarquement qui était le prélude à une seconde occupation du pays ?« .
A l’occasion des 80 ans du Débarquement en Normandie le 6 juin 1944, cette mini-série d’articles se propose de porter un regard critique à l’égard du Débarquement mais aussi des récupérations politiques et idéologique qu’il a subi.
A l’occasion des 80 ans du Débarquement en Normandie le 6 juin 1944, des commémorations sont organisées ce jeudi. Vous avez sûrement vu passer dans les médias l’information des commémorations et d’innombrables dossiers spéciaux sur le Débarquement. Ici, Je ne vais pas vous faire le déroulé de la cérémonie ni celui du Débarquement mais évoquer comment le Débarquement a pu être récupéré dans la propagande/communication après la Seconde Guerre Mondiale, notamment par l’Oncle Sam.
Rappelons le, ce n’est pas la première commémoration organisée en l’honneur du Jour J. Pour la première année d’Overlord, en 1945, on pouvait y voir plusieurs personnalités britanniques. Déjà, le D-Day était vanté pour être le commencement de la Libération de la France. Plus tard, d’autres grandes commémorations ont eu lieu, comme en 1964, ou en 1984.
America first contre le IIIe Reich ?
Malheureusement, comme toujours, l’évènement historique est récupéré par les politiciens pour des raisons idéologiques et de propagande. Rappelons que, juste après la Seconde Guerre Mondiale, a lieu la Guerre Froide, qui a opposé les anciens Alliés de la Seconde Guerre Mondiale : le bloc occidental dominé par les Etats-Unis et le bloc « communiste » dirigé par l’URSS.
Dans ce contexte, le Débarquement de Normandie apparaît pour les Anglo-Saxons et particulièrement les USA comme un évènement historique à exploiter dans la propagande. En effet, si le Reich a finalement pu être abattu, c’est avant tout grâce au monstre de guerre soviétique, qui a déployé le plus d’hommes et subi les plus lourdes pertes. Il faut donc pour Washington prouver que les Américains sont, eux aussi, des gagnants de cette guerre, qu’ils ont libéré l’Europe… Voire même plus : que l’Oncle Sam est LE gagnant de la Seconde Guerre Mondiale.
Même après la Guerre Froide, la mémoire du Débarquement est toujours utile pour Washington : en 1994, pour montrer sa position de « gendarme du monde », en 2004 pour calmer le jeu après l’invasion de l’Irak à laquelle la France s’est opposée, en 2014 alors que Poutine menait des « opérations spéciales » en Ukraine…
Ainsi le Débarquement est récupéré par les Etats-Unis, ce qui se fait au détriment des autres nations qui ont participé à ce débarquement, comme le Royaume-Uni et l’Empire britannique en général. Ce dernier a quand même fourni l’essentiel de l’effectif : 94 000 soldats de Sa Majesté ont ainsi débarqué le 6 juin 1944, contre 60 000 Américains. De plus, dans la légende de ce Débarquement, ces soldats sont présentés comme moins braves que les « courageux GIs US », alors que, encore une fois, ce sont eux qui ont débarqué avec le plus de succès !
Plus généralement, ce sont les forces de 15 nations qui ont participé au débarquement : alors revisitez les images de Il faut sauver le soldat Ryan sur la boucherie d’Omaha Beach : le débarquement, ce n’est pas que ça.