
Grand-père ornithorynque va vous raconter l’histoire d’un gros morceau de métal…
Le mercredi 16 novembre, pendant que vous étiez à votre entraînement de tennis, avez-vous pensé à lever les yeux ? Pendant que vous frappâtes votre petite baballe, la fusée la plus puissante jamais créée, appelée SLS, s’envolait vers la lune. (Enfin, je dis ça, mais vous étiez probablement sur votre chemin pour aller à l’école ou au travail car l’étoile filante métallique a été lancée à 7h47, heure de Paris). En fait, vous auriez pu la voir avant car ce projet a connu deux tentatives de décollage ratées durant l’été 2022.
Mais pourquoi renvoyer une fusée sur la lune alors qu’on l’a déjà découverte ?
La mission actuelle nommée Artémis I (d’après la figure mythologique d’Artémis, sœur jumelle d’Apollon et déesse de la Lune et de la chasse, le saviez-vous jeunes ornithorynques?) est en quelque sorte un « test » pour permettre le bon fonctionnement de la future mission Artémis II prévue par La NASA et qui aura pour objet d’installer, en 2024, une base orbitale la « Lunar Gateway ».
Cette station destinée à être placée sur une orbite survolant le pôle Sud de la lune, servira d’après la NASA de « point de départ aux futures missions robotiques et humaines vers la Lune, Mars et d’autres destinations de l’espace lointain. Elle servira de point de rendez-vous pour les astronautes voyageant en orbite lunaire ». Elle pourra accueillir un équipage et les astronautes pourront y mener à bien des expériences technologiques et scientifiques. Artémis I avait donc aussi pour but de tester la résistance du vaisseau Orion, celui qui doit loger, en toute sécurité, les astronautes de la mission Artémis 2. En effet, Artémis II sera une mission plus sérieuse où on enverra des astronautes sur le satellite, dont la première femme à aller sur la lune et la première personne de couleur !
La mission Artémis I n’aura duré que 25 jours et sa capsule Orion devrait amerrir aujourd’hui même dans l’Océan Pacifique. En attendant, nous vous proposons de (re)voir en images quelques une de ses meilleurs moments.
Le duo des ornythorinques










