Un éléphant responsable de 17 morts et plusieurs blessés en Inde, que se passe t-il ?

En début d’année, dans plusieurs petits villages d’Inde, la traque d’un jeune éléphant mâle de 7 ans a beaucoup fait parler. Il était responsable de la mort de 17 personnes en neuf jours seulement. Il a depuis été arrêté et relâché sans être euthanasié. Mais pour nous l’éléphant n’est pas le vrai danger… On vous explique !

L’Inde contient la plus grande population d’éléphants sauvages d’Asie, plus de 26 000 spécimens, soit la moitié de la population mondiale. Pourtant leur espace naturel se réduit de jour en jour, alors que celui des humains s’agrandit à cause de l’urbanisation, de l’agriculture et de la déforestation, menaçant son habitat naturel. En conséquence, la rencontre entre les humains et les éléphants est inévitable, les groupes d’éléphants se rapprochent de plus en plus des villages. Un tel rapprochement physique engendre forcément des violences quotidiennes.

Les hommes causent donc leur propre mort en réduisant l’espace de vie des éléphants, ce qui force ces derniers à empiéter sur leur « territoire ». Nous pensons que les hommes devraient arrêter de contraindre l’espace de vie des éléphants. Ainsi il y aurait moins de morts, moins de blessés. Il faudrait créer des espaces dédiés pour cette espèce protégée et sacrée en Inde. Finalement n’est-ce pas l’homme qui est le plus dangereux des deux ?

William et Carl

Une avancée sur la maladie de Charcot…

La maladie de Charcot, également appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative. Elle atteint progressivement les neurones, elle peut ensuite provoquer une paralysie. On nous annonce aujourd’hui une découverte, qui pourrait bien faire évoluer les choses…

Les neurones touchés par la maladie de Charcot sont les neurones « moteurs », chargés d’envoyer les informations et les ordres de mouvement du cerveau jusqu’aux muscles. Les cellules nerveuses dégénèrent progressivement puis meurent. Les muscles volontaires ne sont alors plus commandés par le cerveau.

Le 5 février, des chercheurs du CNRS en collaboration avec l’Université de Harvard ont repéré le signal de l’anomalie qui pousse les cellules à fabriquer de fausses protéines qui sont toxiques pour les neurones. Ils ont réussi à le neutraliser grâce à une petite modification du code génétique qui stoppe la production de ces protéines. Cette modification génétique a été testée sur des souris et des cellules humaines et leur a permis d’éviter la maladie et de redonner une longévité normale aux cellules malades.

C’est bien car les recherches avancent, des solutions sont en cours, mais la découverte n’est valable que sur la maladie génétique, qui concerne 10% des cas. La maladie reste incurable pour 90% des cas qui sont sporadiques c’est à dire sans cause identifiée.

Louise et Elisa

La neige baisse dans les stations de moyenne montagne, choisissez bien votre station de ski

La neige tomba très fort mercredi 7 janvier à Paris, accompagnée d’une vague de froid sur toute la France, mais attention ! il ne faut pas confondre la météo (qui concerne des évènements à court terme) et le climat (qui concerne des périodes beaucoup plus longues) ! Globalement, les chutes de neige ont fortement baissé en Europe, et depuis cinquante ans, les massifs montagneux français ont déjà perdu près d’un mois d’enneigement : il s’agit de l’une des manifestations du réchauffement climatique.

La situation est particulièrement préoccupante dans les stations de « moyenne montagne » (situées en 1000 et 2000 mètres d’altitude). La station de ski « Mont-Saxonnex » en Haute Savoie redoute sa fermeture par manque de neige, tandis que celles de Mourtis et l’Alpes du Grand Serre en Isère ont déjà fermé leurs portes. Sans neige, impossible de générer des revenus économiques, donc plus d’argent pour améliorer les pistes ou payer les saisonniers. À ce rythme, les stations en moyenne montagne finiront toutes à l’abandon.

Ce que les stations proposent :

Même s’il y a beaucoup de neige en France et dans les pays du nord, le réchauffement climatique est là. Il sera toujours là, tant que nous polluerons la planète et que nous produirons du gaz à effet de serre (CO²). C’est pourquoi nous devons faire attention à notre empreinte carbone.
Pour qu’il reste de l’argent dans les stations, d’autres alternatives doivent être proposées, comme le vélo électrique en montagne. On pourrait aussi penser aux canons à neige : fausse bonne idée, cela coûte trop cher pour les petites stations, consomme trop d’électricité et pollue. Malheureusement, si on ne fait rien contre le réchauffement climatique, il n’y aura plus de neige même dans les hautes montagnes et nous n’aurons plus le choix, on finira par faire du vélo aussi bien en été qu’en hiver.

D’ailleurs, pour les vacances au ski, nous vous conseillons plutôt les hautes montagnes car désormais c’est là où il y aura plus de neige. C’est mieux pour le ski !

Ilyas et Safwane

Marie Tharp, pionnière de la géologie vous raconte son histoire !

Aujourd’hui, nous allons vous parler de Marie Tharp, femme pionnière dans le monde de la cartographie et la géologie. Nous vous la ferons découvrir dans une interview exclusive, en plongeant dans son passé plein de rebondissements…

Marie Tharp en 1968 / Crédit : Archives visuelles Emilio Segrè de l’AIP, don de Bill Woodward, collection USNS Kane, CC0, via Wikimedia Commons

Nous voici donc le 7 juillet 1994, en plein cœur des Etats-Unis pour une rencontre avec cette merveilleuse dame.

Quand avez-vous découvert la géologie ?

Lorsque j’étais encore trop petite pour aller à l’école, mon père William m’a emmené à son travail. Il était géomètre et travaillait pour le département de l’agriculture des Etats-Unis. C’est comme ça que je me suis initiée à la cartographie et à la géologie.

A quoi ont mené vos recherches dans le domaine scientifique ?

Mes recherches dans le domaine scientifique ont permis l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques. C’est-à-dire l’étude de la structure terrestre et de ses déformations (volcans, tremblement de terre, etc).

Où avez-vous travaillé le plus longtemps ?

J’ai travaillé pendant 31 ans à l’Université de Columbia en temps qu’assistante de William Morris Ewning mais j’ai contribué à d’autres projets comme la découverte des fonds marins même si je n’étais pas la bienvenue dans l’équipe composée essentiellement d’hommes.

Que pensez-vous de la place de la femme dans la société dans laquelle vous vivez ?

Nous vivons dans une société où les femmes n’ont leur place qu’à la maison. Je pense qu’il est plus difficile de se faire accepter en tant que femme scientifique qu’en tant que mère au foyer. Il y a beaucoup de progrès à faire car l’égalité homme-femme n’est pas prête d’être établie.

Qu’est-ce qui vous a le plus découragé, à quels obstacles avez-vous été confrontée ?

Dans ma carrière, j’ai été victime de misogynie, notamment de la part de mes collègues, mais ce n’est pas ça qui m’a découragé. Bien au contraire. J’ai tout de même réussi à participer à l’expédition qui me tenait le plus à cœur, partir sur un bateau pour explorer les fonds marins, alors même que l’on trouvait toutes les excuses possibles et inimaginables pour m’empêcher d’en faire partie.

Quelle est votre plus grande découverte scientifique ?

En 1977 avec Bruce Heezen, un de mes collègues, nous avons publié une carte complète des fonds océaniques, une prouesse pour l’époque. Un an plus tard, je reçois la plus haute distinction de la National Geography Society, la « Hulbard medal » pour l’ensemble de mon travail.

Avez-vous des passions, des hobbies, en dehors de la science ?

Non, j’étais vraiment concentrée dans mon travail. La science a occupé tout mon temps et toute mon énergie. Pour moi, la géologie est comme un héritage car mon père était géomètre.

Le fait d’avoir des parents professeurs et un père cartographe vous a t il aidé dans vos études ?

Déjà toute petite, pour moi, mon destin était tracé même si je me suis tournée vers la musique et l’anglais pour mes diplômes. Mes parents savaient que la science me passionnait. Sans mon père, je n’aurais peut-être jamais connu la géologie.

Un grand merci à vous d’avoir répondu à toutes nos questions et d’avoir partagé tout votre parcours exceptionnel avec nous.

Olivia et Johaïna

Débat pour la protection des loups en France 🐺

L’État annonce que pour 2026, il sera plus facile de tuer les loups. Des bergers ou même des habitants ne sont pas tous d’accord pour que les loups🐺 soient aussi nombreux en France alors qu’il y en a seulement 1082 !

En 2025 la population des loups est stable, soit 69 de plus en un an. L’OFB (Office français de la biodiversité) se satisfait de cette situation. En 1930 les loups ont disparu et ils sont réapparus progressivement depuis 1992, ils sont arrivés naturellement par les Alpes depuis l’Italie. En 1999, le nombre de loups en France est estimé à 25.

La cohabitation entre les éleveurs et les loups est compliquée parce que les loups mangent le bétail. Les éleveurs veulent les abattre pour que les loups ne tuent pas, mangent ou encore blessent les moutons, les brebis. Mais d’autres personnes ne veulent pas les tuer car les loups sont une espèce protégée et même une espèce menacée.

Aujourd’hui, en France, il est interdit de tuer les loups au-delà du quota donné par l’État, qui est de 19% de la population estimée de loups en France. L’État a donné ce droit pour répondre à la colère des éleveurs mais il ne faut pas tous les tuer car c’est une espèce protégée et qu’il faut avoir un équilibre. 

Tessa

L’exoplanète K2-18b, une autre forme de vie possible ?

En avril dernier, des chercheurs annoncent avoir utilisé les données d’un télescope spatial pour détecter un gaz appelé « sulfure de diméthyle » dans l’atmosphère d’une exoplanète appelée K2-18b. La découverte a rapidement été présentée comme le plus grand signe de présence de vie en dehors de notre système solaire.

ESA/Hubble, CC BY 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by/4.0, via Wikimedia Commons

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une exoplanète ?

Une exoplanète est une planète située en dehors du système solaire. Aujourd’hui, il existe plus de 5307 exoplanètes confirmées, et le nombre va sans doute continuer d’augmenter grâce aux progrès de la technologie.

Et K2-18b ?

La planète K2-18b a été découverte en 2015 par le télescope spatial Hubble. Elle tourne autour de l’étoile naine K2-18, d’où son nom. Elle est située à environ 125 années lumière de la Terre. Les scientifiques pensent que cette planète abrite peut-être la vie car elle se situe dans la zone habitable de son étoile (la distance suffisante entre l’étoile et sa planète pour rendre l’eau liquide). K2-18b représente à peu près 8 fois la masse de la Terre et est donc classée comme super-Terre. Deux études scientifiques différentes concluent qu’il y aurait de l’eau à l’état gazeux dans son atmosphère.

L’étoile de cette planète est une naine rouge, une étoile plus petite et moins lumineuse que le Soleil, K2-18b se situe donc à une distance moins importante (environ sept fois moins) que celle de la Terre au Soleil mais se situe néanmoins dans sa zone habitable. Les scientifiques estiment que sa température ambiante irait de -73°C à +46°C, ce qui la rendrait compatible avec la présence d’eau, mais rien n’est encore sûr.

K2-18b est donc une exoplanète qui pourrait peut-être abriter la vie, mais il y a encore des doutes. Même si elle s’avérait habitable, rien ne prouve la présence de vie et nous ne pouvons pas aller le vérifier et encore moins y habiter !

Giulia et Sonia

Découverte d’un squelette d’une nouvelle espèce de dinosaure

Le mercredi 15 octobre, des scientifiques argentins ont annoncé la découverte d’un squelette presque complet d’une nouvelle espèce de dinosaure à 3.000 mètres d’altitude dans la cordillère des Andes. Cette espèce a vécu il y a environ 230 millions d’années, ce qui en fait l’une des plus anciennes du monde !!!

Reconstitution de Huayracursor jaguensis / image via Wikimedia commons

Baptisée Huayracursor jaguensis, l’espèce a vécu à la fin du Trias, période géologique à laquelle sont apparus les premiers dinosaures et les ancêtres des mammifères. Huayracursor jaguensis est un dinosaure à long cou et c’est un herbivore.

Les chercheurs nous ont informés que, pour cette espèce, un individu adulte mesurait environ deux mètres et pesait environ 18 kilos donc… pas beaucoup pour sa taille.

Tessa

La fête de la science

La fête de la Science est un évènement national où les musées, laboratoires de recherche, universités… ouvrent leurs portes au public. Cette année, les samedis 4 et 11 et les dimanches 5 et 12 octobre sont concernés. A Paris, ce week-end, 13 lieux ouvrent leurs portes.

La fête de la Science permet aux curieux de découvrir des endroits qui n’ouvrent habituellement pas leurs portes au public, comme l’institut Curie, mais certains musées organisent des visites guidées et des ateliers pour tous les âges. Le week-end dernier, le musée des Arts et Métiers a même ouvert ses portes 72 heures de suite ! C’est un peu comme les journées du patrimoine pour la science.

Le week-end dernier, je suis allée à l’institut Curie et à l’ENS (Ecole Normale Supérieure). A l’institut Curie, j’ai découvert que les chercheurs pouvaient reproduire des organes (cerveaux, cœur, estomac…) à l’aide de cellules (de peau par exemple) qui, grâce à un traitement, redevenaient des cellules souches (qui peuvent donner des cellules de n’importe quel organe). Il fallait ensuite leur faire suivre un autre traitement pour donner des cellules de l’organe que les chercheurs souhaitaient étudier. Les cellules se reproduisaient jusqu’à former un organe. Grâce à ce concept, les chercheurs peuvent essayer de comprendre certaines maladies et y chercher un remède. Le tout expliqué suffisamment simplement pour que des enfants puissent comprendre cette technique. A l’ENS, plusieurs ateliers conçus pour chaque tranche d’âge expliquaient des principes de maths, SVT, physique, chimie… Malheureusement je n’ai pas pu rester très longtemps.

Si cet évènement vous intéresse, dépêchez vous car c’est le dernier week-end. Vous pouvez retrouver le programme de ce week-end ICI.

Sonia

Déserts, une exposition au Muséum national d’histoire naturelle !

L’exposition « Déserts » a ouvert ses portes au Muséum d’histoire naturelle le 2 avril. Ne vous en faites pas vous avez encore beaucoup de temps pour aller la voir si elle vous intéresse car elle se prolonge jusqu’au 30 novembre 2025. Nous allons vous parler de cette exposition car nous sommes toute les deux allées la voir et que nous l’avons trouvée très intéressante.

Au début de cette exposition, on nous défini un désert, et on nous explique, grâce à des affiches et des schémas, qu’il y en existe de plusieurs types. Puis, grâce à des mini ventilateurs, on peut voir, en fonction des vents, comment se comporte le sable pour former les dunes dans les déserts sablonneux. On nous montre également les différents sables présents dans tous les déserts à sables du monde.

Ensuite, on nous présente certains animaux qui vivent dans les déserts et comment ils ont fait pour s’adapter à leur milieu naturel aux conditions extrêmes. Par exemple, les ours polaires avec leurs fourrures pour les protéger du froid. On nous parle ensuite des humains, de leurs différents équipements et de leur façon de s’adapter à ces conditions difficiles : températures extrêmes, aridité et vents violents. On nous montre également le plan d’une oasis ou les tenues utilisées actuellement dans les déserts. Enfin, des témoignages de personnes ayant effectué un voyage dans les déserts ont été enregistrés et sont diffusés de sorte à ce que l’on puisse les entendre dans la dernière salle.

Cette exposition est intéressante et nous fait découvrir des lieux dont nous ne parlons pas souvent. Cela nous fait aussi découvrir la définition exacte d’un désert, les différents animaux qui y vivent et comment est-ce qu’on obtient la forme des dunes grâce aux vents. Nous voyons les différents déserts du monde et leurs climats respectifs. N’hésitez pas à aller la voir car elle peut vous apprendre beaucoup de choses !

Sonia et Adèle

La disparition des habitats des ours polaire !🐻‍❄️

Photo d’un ours blanc Andreas Weith via Animalia

L’ours polaire, un animal qui vit sur la banquise, est aujourd’hui menacé à cause du réchauffement climatique, qui fait fondre la glace, son habitat naturel. Il ne resterait plus qu’environ 26 000 ours polaires dans le monde, selon le site du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest du Canada. Il est probable que presque toute la population disparaisse d’ici 2100.

La banquise perd 13,4 % de sa surface tous les 10 ans et le taux de fonte des glaces a augmenté de 65 % en 30 ans. Les ours polaires sont donc particulièrement menacés par le réchauffement climatique. La banquise est essentielle pour eux : c’est là qu’ils chassent et qu’ils dorment.

Avec la disparition progressive de la glace, certains ours polaires sont contraints de quitter leur milieu naturel. On les retrouve de plus en plus souvent près des habitats humains.

Nellie et Tessa