Sortie au théâtre de la Cité Internationale

Nous sommes allés jeudi dernier, avec le club théâtre, à la Cité Internationale pour… manger des huîtres ! En effet, nous sommes allés voir Le beau Temps, une pièce de Cécile Feuillet, de la compagnie Marée Basse. La pièce racontait des chroniques d’ostréiculteurs, les gens qui s’occupent de la culture des huîtres.

Mais, faisons une petit flashback, quelques heures avant la représentation. Nous avons eu la chance de recevoir la metteuse en scène, accompagnée de la chargée de production de la compagnie, Maelle Prévot. Elles nous ont présenté le spectacle (on se serait perdus sans elles). Elles nous ont expliqué comment marchait la Marée mais surtout comment Cécile Feuillet s’était retrouvée à écrire ce spectacle. Pendant le covid, elle est partie travailler, sauf qu’elle n’avait pas de diplôme. Elle s’est donc tournée vers l’ostréiculture, la culture des huîtres et a vite sympathisé avec une famille dans le domaine ostréicole. Elle en a profité pour l’interviewer et l’enregistrer. Avec tous ses enregistrements qui duraient plus de 10 heures, elle a écrit son spectacle.

La pièce est donc un mélange de documentaire, de reportage mais surtout de fiction car de nombreux éléments surréalistes apparaissent tout au long de la représentation (des huîtres qui parlent et qui dansent ou encore un énorme poisson lanterne qui parle). Nous avons été subjugués par la capacité des scénographes à créer un décor très minimaliste, avec deux caisses en bois, mais qui se transforment en de nombreux éléments : un bateau, une voiture, une cabane et des parcs à huîtres.

Le sol était recouvert de bâches en plastique qui, lorsque elles étaient éclairées, créait une impression de vase et d’eau. De la fumée était parfois soufflée pour ajouter un effet brumeux.

Nos impressions :

Tintin : Ce spectacle n’était pas vraiment ma tasse de thé, car il racontait des scènes de vie mises bout à bout, et non pas une histoire continue. Mais les comédiens étaient très bons, et cela faisait plaisir de voir des acteurs qui se donnent à fond sur scène et qui s’amusent en jouant. J’ai, de plus, adoré le papi qui allait pisser tout le temps. Le clown a apporté un effet comique, et a pu rapprocher cette pièce des pièces de boulevard, que j’adore.

Mimile : J’ai, au contraire, vraiment apprécié cette pièce pour son originalité. J’ai été surpris et entrainé dans l’histoire de cette famille atypique. Malgré la noirceur de certaines scènes, comme l’évocation du suicide, cela était contrebalancé par des éléments comiques qui m’ont beaucoup plu.

Dépêchez vous ! Il ne vous reste plus que quelques jours pour aller voir ce spectacle impressionnant et original.

Tintin et Mimile

Théâtre de la Cité Internationale, jusqu’au 30 novembre :
https://www.theatredelacite.com/programme/le-beau-temps

Voyage en Normandie avec le club Histoire

Notre voyage a commencé le jeudi 7 novembre, à 6 heures, où nous avons pris le car pour la Normandie. Première étape, Falaise, une petite ville où nous avons visité un musée, le Mémorial de Falaise, Les Civils dans la Guerre. Nous avons suivi un guide qui nous a expliqué à travers des vidéos et des documents historiques, le quotidien des civils sous l’Occupation, ainsi que l’enfer des bombardements et la Libération.

Nous nous sommes ensuite rendus à Arromanches-les-Bains, un des lieux historiques du débarquement de Normandie. Nous avons ici visité un autre musée sur la bataille de Normandie et le débarquement. En effet, Arromanches est situé au bord de la mer, en face de Gold Beach, une des 5 grandes plages du débarquement. Cette plage est restée célèbre notamment grâce à la construction du port artificiel de Mulberry B, un port construit par les alliés pour pouvoir acheminer des troupes et du matériel facilement après le débarquement. Ce port préfabriqué était composé de 15 grands blocs de béton armé ainsi que 18 vieux navires que les Britanniques ont coulé sur place. Le tout formait une digue pour atténuer la houle. Pour débarquer du matériel, les Alliés ont ramené des plateformes ainsi que des routes flottantes. Au total, sur cette plage, plus de 500 000 hommes et 88 000 véhicules ont débarqué.

Vendredi matin, nous nous sommes rendus à Bayeux pour visiter le musée mémorial de la bataille de Normandie, qui résume un peu tout ce que nous avons vu dans les précédents musées. Nous avons notamment découvert de nombreux vestiges historiques : costumes, armes, et même des tanks ou des canons anti-aériens.

Nous avons ensuite arpenté le cimetière anglais de Bayeux, où sont enterrés plus de 4500 soldats britanniques mais également d’autres nationalités (canadiens, australiens). Sur les tombes, des gravures sont représentées, montrant la nationalité ainsi que le corps militaire auquel appartenait le soldat (cavalerie, infanterie, aviation…)

Pour terminer notre séjour, nous sommes allés… Aux Etats-Unis !! Non, pas vraiment aux Etats-Unis, mais nous étions sur le sol américain, au cimetière de Colleville-sur-Mer. Surplombant Omaha Beach, ce cimetière de 70 hectares abrite quasiment 10 000 tombes de soldats américains, morts lors de la Bataille de Normandie. Il y a dans ce cimetière, trois titulaires de la Medal of Honor (c’est la plus haute distinction militaire des Etats-Unis), dont notamment le général Théodore Roosevelt Junior le fils aîné du président Roosevelt.

Emile

Notre promenade urbaine avec Alexis Desplat, architecte

Dans le cadre d’un partenariat avec le CAUE Centre de l’Architecture Urbaine Environnement et pour faire écho au programme de 5e « La ville et les jardins », un groupe d’élèves de 5e a eu la chance de faire une visite de la Cité Universitaire avec un architecte. Ils vous racontent…

Le mardi 15 octobre 2024, nous sommes partis en direction de la Cité Universitaire Internationale, créée en 1922, en traversant le Parc Montsouris.

On a observé le plan du site, et Alexis nous a demandé de choisir un numéro et de relever à quel bâtiment il correspondait : 9 H… La Maison de l’Egypte, 9 G… La Maison de la Corée.

Puis, au cours de notre circuit, nous devions deviner à quel pays appartenait les bâtiments, en observant les matériaux (briques, tuiles, pierres, fenêtres en renfoncement, balcons inversés…). L’un des bâtiments ressemblait au château de Fontainebleau. La Maison de l’Argentine et d’autres bâtiments d’Amérique Latine étaient construits avec une architecture espagnole. Certains jardins étaient très réguliers, de type « à la française », avec des haies bien taillées. La maison de l’Angleterre avait un petit air du château de Poudlard, dans le livre Harry Potter.

Nous avons bien aimé la sortie, « C’était incroyable ! »  dit Julicia. « On a partagé un agréable moment en nous baladant dans cette université » affirme Kézia. « C’était très instructif ! » déclare Jean-Noël et « Amusant aussi ! » dit Gabin.

Nous remercions Alexis pour cette visite et Mesdames Lepage et Josserand !!!!

Les élèves de 5e : Vassili, Kézia, Sanaa, Inès, Emmanuella, Ilyed, Gabin, Amin, Mia, Lou-Axel, Jean-Noël, Julicia et Nathan.

Notre expérience à l’atelier journal

Petit bilan de fin d’année…

J’ai intégré l’atelier journal en janvier, car il est possible de commencer en milieu d’année. C’est ma sœur qui m’en avait parlé car elle écrivait dans On se dit tout l’année dernière. Le journal existe depuis octobre 2019. Il a donc publié plus de 900 articles (904 exactement, soit, enmoyenne plus de 180 articles par an) depuis sa création.

J’aime bien le journal car cela m’apprend à écrire sur l’ordinateur et à moins faire de fautes d’orthographe, mais ce qui me motive surtout, c’est que l’on est libre de choisir le thème de nos articles. J’ai adoré écrire deux articles en particulier, Koko et Minecraft, que je vous invite à lire (lisez quand même tous les articles du journal😠).

Notre rencontre avec Mme Berelowitch, journaliste

En plus d’écrire, nous avons fait une conférence de rédaction au mois de janvier (malheureusement, faute de temps, nous n’en avons pas fait une deuxième et au troisième trimestre) et nous avons aussi accueilli une journaliste d’ARTE magazine à l’occasion de la semaine de la presse.

Bref, je vous assure que le temps passé au journal n’est pas perdu. D’ailleurs, on ne voit pas passer le temps. Venez nombreux l’année prochaine (il y a intérêt😠) !

Nathan


J’ai pu écrire plusieurs articles à l’atelier journal, en solo ou avec des amies. J’ai bien aimé cette expérience car j’aime bien écrire sur un clavier (j’écris aussi à la maison). On se dit tout est un bon journal en ligne pour s’informer de ce qui se passe dans le monde, en Europe, en France, Paris, dans le 14e arrondissement et surtout au collège. N’oublions pas que c’est un journal écrit par les élèves du collège ! J’espère que l’année prochaine je pourrai revenir si mon emploi du temps me le permet.

Juliette


Je suis arrivée assez tard dans l’année et je n’ai pu faire que deux articles. Mais si je n’ai pas de cours dans mon emploi du temps le mardi à 13 h, je m’inscrirai sûrement l’année prochaine !

Lisa


Et si vous êtes abonnés à On se dit tout, pouvez vous SVP en parler dans votre entourage ? 😊

Le spectacle des ateliers théâtre

Si vous n’étiez pas là jeudi soir, vous avez raté quelque chose !! En effet un incroyable spectacle de théâtre s’est déroulé comme l’année dernière.

Cette année, les 2 ateliers théâtre (5e/6e et 4e/3e), ont présenté le travail qu’ils ont fait tout au long de leur année avec Mme Josserand, que nous remercions énormément de s’engager pour nous pour nous amuser tout au long de notre année scolaire. Cette année, nous avons aussi accueilli une classe de 4e qui a présenté des sketchs sur l’écologie, dirigés par Mme Adonaï, et aussi et comme chaque année la chorale de M. Navarro.

Les 6e/5e ont, cette année, présenté une variation sur Le petit Chaperons rouge, mais vous aurez plus de détails en cliquant sur le lien. Le groupe des 4e/3e ont, quant à eux, présenté des extraits de pièces d’auteurs contemporains sur le thème de l’Ogre et la Fée parce que nous introduisons notre spectacle sur un poème de Victor Hugo portant le même nom.

L’Ogrelet (de Suzanne Lebeau), parle d’un petit ogre qui part à l’école pour la première fois et qui semble très attiré par la couleur du sang, rouge. Sa mère (qui étaient jouée par plusieurs élèves dans notre mise en scène, on appelle cela un chœur) est très inquiète pour son petit Ogrelet et fait tout pour que tout se passe bien et qu’il ne se mette pas à manger de la chair des autres enfants.

Cendrillon (de Joel Pommerat), une version remixée du conte classique de Cendrillon, qui met en scène une fée complètement surexcitée mais surtout nulle en magie, avec une Cendrillon adolescente, très en colère, avec un caractère fermé et dur.

Le spectacle était très réussi, il y avait très peu d’erreurs d’entrées et sorties ou de texte. Cela était dû aux nombreuses répétitions que nous avons pu faire mais aussi grâce à l’entraide qui était très présente, que ce soit dans les coulisses pour se passer les costumes dont nous avions besoin, ou sur la scène, lors des changements de décors.

C’était pour moi un plaisir de jouer sur une presque vraie scène (le réfectoire du collège), devant de nombreuses personnes. C’est une expérience formidable : en effet, faire des répétitions ne suffit pas à devenir un bon comédien, il faut voir ce que ça donne sur le « terrain », donc avec le trac, et surtout devant un public de plus de 150 personnes, en perruque et en tutu bleu, dont des amis et ses parents !

En tout cas, c’est sûr, je reviendrai à l’atelier théâtre l’année prochaine, pour revivre tous ces moments inoubliables.

Mimile

Jean Moulin a du talent

Réédition d’un spectacle ancestral depuis 2023 !

En 2023, l’année dernière, pour notre journée « Jean Moulin a du talent », les 4e avaient placé la barre haut. En effet, les talents étaient divers mais la plupart de ceux qui nous sont restés en mémoire étaient des talents musicaux : on se souvient peut être de Roddayna qui avait chanté Suavamente de Soolking et enflammé le public avec son énergie, ou encore du groupe avec Alkimini au ukulele chantant Riptide de Vance Joy ou enfin de la performance de Lucas et Emile sur Hit the road Jack. Il y a eu aussi du piano avec Alexia et Aurel nous ayant pris par surprise avec le thème de JOJO et les talents inédits d’Alexandre nous présentant son bojutsu (chorégraphie avec un bâton de combat) ainsi que le stand up de Gabriel que personne n’avait vu venir.

On est 365 jours après ces représentations mémorables et on est impatient de connaitre les stars de 2024.

D’après mes recherches on aura encore plus de spectacles de musique mais on ne va pas que se contenter de jouer ou danser cette année, les artistes ont vu les choses en grand. J’ai pris connaissance du passage d’Alexia au piano, Raphaël qui fera de la musique live un peu spéciale, Rodayna avec une autre de ses prestations et Diego qui nous mijote quelque chose avec Lady Gaga. Sans oublier les autres représentations de magie, danse, chant variété des autres.

Je trouve que ces représentations sont le meilleur moyen de terminer l’année. On l’a passée à apprendre, se connaitre soi-même, connaitre les autres et découvrir des hobbys, des talents, des vocations que l’on peut montrer au monde. C’est un exercice qui invite au partage et à l’ouverture d’esprit. Si on ne dit pas ou met pas en œuvre clairement nos idées et nos convictions, ce sont les discriminations qui gagnent. Ça peux aussi faire monter l’inspiration chez les plus jeunes qui ont peur d’un monde qui n’accueillerait pas leurs points de vue innovants qui feront avancer la société du future.

J’espère que vous aller apprécier ou juste respecter ces travaux. Amusez-vous !

Diego*

Du rêve que fût ma vie

Vendredi dernier, nous sommes allés, avec les ateliers théâtre, au théâtre 14, pour voir un spectacle intitulé Du rêve que fut ma vie.

Ce spectacle parle de la vie de Camille Claudel, une grande sculptrice du XIXe siècle, à travers ses lettres, la correspondance qu’elle a envoyée à son maitre qui a été son amant, Auguste Rodin, mais aussi à son petit frère Paul, auquel elle était très attachée, ou bien même au ministre pour lui demander du marbre pour sculpter. On suit son parcours depuis son arrivée à Paris, jusqu’au moment où elle a été internée, par sa propre mère, dans un hôpital psychiatrique, considérée comme « folle », juste parce que c’était une femme qui faisait de l’art. En effet, elle sera restée internée pendant 30 ans, et elle aura continué à envoyer des lettres à ses proches, pour leur demander de ne pas l’oublier – ces lettres ne seront malheureusement jamais expédiées.

Ce spectacle était donc présenté par la compagnie « Les anges au plafond », et était interprété par Camille Trouvé, accompagnée d’une contrebassiste Fanny Lasfargues. Le jeu était organisé autour d’installations en papier, et de jeu d’ombres et de lumière, ce qui rendait ce spectacle très artistique et original. La contrebassiste qui se trouvait sur le coté de la scène, jouait son instrument de plein de manières différentes, en tapant avec une baguette sur le coté de celle-ci comme sur une batterie, ce qui rendait ce spectacle très vivant, car les sons changeaient en fonction des humeurs de Camille Claudel dans ses lettres.

J’ai trouvé ce spectacle très émouvant, par l’histoire de Camille Claudel, et par la mise en scène et le jeu de l’actrice, surtout au moment où celle-ci commençait à lire toutes les lettres écrites dans sa « prison », pendant 30 ans, et que la contrebassiste répétait après chacune d’elles : « Lettre non expédiée », je n’ai pas pu m’empêcher de laisser couler une petite larme. L’autre tristesse est que c’était la dernière sortie avec l’atelier théâtre, mais cela a quand même été un très beau parcours de spectateur !

Courrez-vite au Théâtre 14 (la dernière est prévue le 15 juin) pour ne pas rater ce spectacle très réussi et surtout très triste et émouvant.

Mimile

2 ans à l’atelier journal

Après deux ans à l’atelier journal, voici mon expérience personnelle.

Tous les mardi, de 13 à 14 heures, je suis venu écrire dans ce blog. Pendant deux ans, j’ai surtout écrit des articles portant sur des films, des BD, des séries ou des romans. Je me suis aventuré quelques fois dans l’écriture de sujets d’actualité, mais devoir écrire un article et faire des recherches en une heure seulement est compliqué car si l’on entame un article et qu’on le poursuit la semaine suivante, l’actualité a changé !

Ce qui me plait dans écrire des articles destinés à la rubrique « Culture », c’est de donner mon avis sur des livres, films et séries, dans le but de donner envie aux lecteurs de ce journal de les visionner ou de les lire.

Ce que j’apprécie également beaucoup est le fait d’écrire à côté de ses amis. L’un modifie votre article dans votre dos, l’autre éteint votre PC… Mais on finit toujours par clore son travail à la fin de l’heure.

Ce qui m’a donné envie de venir ici c’est, premièrement, la grande diversité de sujets possibles, ici aucun sujet ne sera jamais interdit. Deuxièmement, je trouve important le fait de donner l’opportunité aux élèves de s’exprimer et d’écrire sur des sujets qui leur plaisent. Troisièmement, phénomène que je n’ai découvert qu’après m’être inscrit, le sentiment de satisfaction après avoir publié un article sur lequel vous avez travaillé dur, dont le sujet vous plaît et dans lequel vous trouvez que vous vous êtes bien exprimé. Ça n’arrive pas toujours mais quand c’est le cas, c’est magique !

Il n’est pas rare de ne pas trouver d’inspiration, de ne pas savoir formuler une phrase et de regarder l’heure avancer, devant votre article. Alors il faut penser différement.

Mon expérience prend fin, et après de très nombreux articles, je peux en être fier d’un, encore une fois.

A.B