Samedi 22 mars, à 14 heures, voilà une date à retenir !
ON SE DIT TOUT sera à la bibliothèque Georges Brassens de 14h30 à 16h00. Mes camarades journalistes seront là pour vous présenter le journal et répondre à vos potentielles questions. Nous vous raconterons en détail le déroulement d’un atelier pour vous donner envie de nous rejoindre. Nous donnons aussi rendez-vous à tous les lecteurs de la bibliothèque de Georges Brassens
Nous vous attendons nombreux, ce sera l’occasion de nous partager vos idées d’articles.
Cet article est le 1000è publié par On se dit tout depuis sa création, en novembre 2019 !
Pendant les vacances, j’ai dû lire Le mystère de Dédale, de Richard Normandon. Ça ne m’a pas trop plu parce que la mythologie ne m’intéresse pas beaucoup mais peut-être aussi parce que c’est un livre j’ai été « obligée » de lire.
Quand on est obligé de lire pour l’école, on se dit qu’on devra ensuite répondre à des questionnaires, que ces questionnaires seront notés, qu’il faudra se souvenir de choses précises dans l’histoire… et donc, on n’arrive pas à se laisser embarquer dans notre lecture et à prendre du plaisir.
Quand on choisit soi-même un livre, on plonge dans le récit avec envie, envie de découvrir l’histoire, de savoir comment elle se poursuit, on ne réfléchit plus, on ne se pose plus de questions, on part à l’aventure !
A l’occasion de mon stage de troisième, j’ai eu la chance d’aller découvrir l’un des monuments les plus mythiques de France : la tour Eiffel.
Je n’aurais jamais eu cette l’idée sans rencontrer par hasard le directeur de la Tour Eiffel, en plein milieu de la campagne, lorsque j’étais chez des amis. Il m’a expliqué que des stages étaient proposés aux élèves de 3e. C’est ainsi que, quelques mois plus tard, je me suis retrouvé au pied de la Dame de fer, la tête rivée vers le haut.
Dans la matinée du premier jour, nous sommes restés dans les bureau de la SETE, qui se situent sur les quais, non loin de la Tour. La SETE (société d’exploitation de la tour Eiffel) est une entreprise publique qui a l’exploitation de la Tour Eiffel depuis 2017. La Tour Eiffel est détenue à 99% par la Ville de Paris et l’entreprise doit donc verser un dividende chaque année à la ville.
Mannequin de Gustave Eiffel exposé au sommet .
Nous avons découvert comment marchait une entreprise comme la SETE, en rencontrant les nombreuses directions qui la font vivre. La direction des affaires juridique s’occupe par exemple de gérer tous les achats qu’effectue l’entreprise, car la SETE ne peut pas utiliser l’argent qu’elle gagne pour faire n’importe quoi. Elle s’occupe aussi de régler les contraventions et les délits. Par exemple, lorsque quelqu’un escalade la tour Eiffel, elle doit porter plainte, mais aussi essayer de supprimer les vidéos sur les réseaux pour éviter de détériorer l’image de la Tour.
A midi, nous nous sommes rendus à 111 mètres, au 2e étage de la Tour, pour manger à la cantine réservée aux employés de la SETE. Pour nous y rendre, nous avons emprunté l’ascenseur de service que le public ne peut pas prendre !
La Tour Eiffel
Nous avons eu la chance d’avoir une visite guidée privée, en partant des Jardins pour nous envoler jusqu’au sommet de la Tour, et admirer une vue à couper le souffle. Nous avons eu droit à de nombreuses anecdotes comme celle de la barbe du mannequin de Gustave Eiffel (qui est exposé au sommet), qui est faite des cheveux de Yannick, un technicien ! Une autre anecdote intéressante : savez-vous quel est le poids qu’exerce la Tour Eiffel sur le parvis ? Le poids d’un homme assis sur une chaise ! Cela est dû à la très bonne répartition des 10 000 tonnes de la Tour sur la surface du parvis à travers ses quatre piliers.
Lors de la journée du jeudi, nous nous sommes mis « dans la peau » des techniciens et agents d’accueil. Lors de la matinée, nous avons passé un moment avec Yann Leloir, un technicien chef d’équipe qui nous a entrainé dans les entrailles du monument. Il nous a emmené dans les machineries des ascenseurs hydrauliques, où se trouvent une quantité inimaginable de tuyaux, machines, fils, pistons… Nous sommes également montés au 5e, un endroit (interdit aux touristes) où il n’y a pas de grilles pour nous gâcher la vue, où nous découvrons les 4 projecteurs de la Tour, ils se relaient pour au final, donner l’illusion qu’il n’y en a qu’un seul.
Les machineries des ascenseurs hydrauliques
L’après-midi, nous avons découvert le travail d’agent d’accueil en passant 1 heure avec eux à l’entrée où nous avons scanné des billets ; l’heure suivante au deuxième étage, où ils font des annonces pour diriger les touristes vers le sommet, et la dernière heure sur le parvis, où nous avons demandé « do you need help » aux touristes que nous voyions pour les aiguiller vers les bonnes directions.
J’ai eu beaucoup de chance d’effectuer ce stage dans des conditions aussi exceptionnelles, avec des personnes bienveillantes qui aimaient visiblement nous transmettre leurs connaissances. En sortant de ce stage, je savais que je n’allais plus jamais regarder de la même manière la Dame de Fer.
Vendredi soir, le 31 janvier, nous sommes allés voir avec tous les élèves de l’atelier théâtre, un spectacle intitulé L’Exercice du super héros, créé par la compagnie La nébuleuse de septembre. C’était au théâtre Dunois, un théâtre qui propose beaucoup de spectacles jeune public.
La pièce raconte l’histoire de Patrick, lycéen de 17 ans, contraint et forcé de faire du théâtre car, pendant un an, un metteur en scène et un chorégraphe viennent monter un spectacle dans sa classe. Le premier exercice proposé à l’atelier, c’est d’écrire une lettre pour se présenter. Patrick y explique qu’il est « obligé d’être là, sinon la CPE lui mettra un zéro », mais ce qu’il aime c’est la boxe. Malgré ce départ difficile, Patrick et ses camarades vont quand même s’investir grâce à la persuasion et l’investissement des intervenants… même s’ils traversent beaucoup de péripéties… On revit avec les deux interprètes qui sont sur scène, l’un est comédien, l’autre chorégraphe, les différents moments des ateliers, parfois joyeux, parfois difficiles. Ils nous embarquent dans leurs histoires. Au début de la pièce, les deux interprètes nous racontent comment eux, à dix-sept ans ils étaient.
J’ai beaucoup aimé ce spectacle car j’ai été emportée par l’histoire. Je n’ai jamais décroché. Et j’ai pu, à de nombreuses reprises m’identifier aux adolescents montrés et surtout à Patrick, même si ici, Patrick est un garçon et qu’il est plus âgé que moi. Il est en effet au lycée dans une filière professionnelle. Ce spectacle m’a invitée à comprendre comment les adultes voient les adolescents de maintenant, et aussi comment les adolescents perçoivent les adultes puisque les deux interprètes réussissent parfaitement à se mettre dans la peau de leurs personnages.
A la fin du spectacle, nous avons pu échanger avec le comédien Sébastien Nivault qui a répondu à nos interrogations. Nous voulions savoir notamment quelle était la part de fiction et de réalité mais là-dessus le comédien ne nous en a pas dit plus pour laisser notre imagination interpréter l’histoire chacun à notre manière.
Malheureusement les représentations se sont finies le 1er février, mais on espère pour vous que le spectacle se rejouera ailleurs. Je vous le recommande vivement.
En ce moment, au CDI, et jusqu’aux vacances de février il y a un défi !
Il s’agit de petites télécabines de ski installées dans le CDI dans le coin de lecture, comme un téléphérique car elles sont suspendues. Dans chaque cabine, il y a une photos d’un auteur ou une autrice célèbre.
Le but du défi est donc de retrouver ces 20 auteurs et autrices célèbres. Bien sûr des indices sont donnés progressivement. Il y en a déjà deux séries qui ont été publiées dans l’actualité sur Paris Classe Numérique pour annoncer le concours. Si vous réussissez à retrouver les 20 auteurs et autrices cachés sur les cabines, vous pouvez gagner des livres en récompense.
Je trouve que c’est très bien fait et en plus, on peut utiliser les ordinateurs pour s’aider, ça nous apprend aussi beaucoup de noms d’auteurs et d’autrices .
Allez-y vite, il ne vous reste que deux semaines avant la fin de ce défi !!!!!
Avant les vacances, nous avons eu la chance de pouvoir assister à l’intervention de deux associations pour nous sensibiliser au sort des réfugiés, l’association Arc essentiel qui a pour but de former et guider les réfugié.e.s LGBTQ+ pour s’intégrer dans la société française, et Le Haut Commissariat des Nations unies, un programme de l’Organisation des Nations Unies fait pour aider les réfugiés.
Les intervenants nous ont d’abord expliqué ce qu’était un réfugié, c’est donc quelqu’un qui a dû fuir son pays afin d’échapper à un danger, comme une guerre ou une catastrophe climatique. Il y a plusieurs types de réfugiés :
Les réfugiés internationaux qui sortent des frontières de leur pays pour se rendre dans un pays plus sûr,
Les réfugiés internes qui fuient mais en restant dans les frontières de leur pays,
Les demandeurs d’asile, qui ont fui leur pays mais qui attendent qu’on leur donne le droit de séjour dans le pays où ils se sont rendus,
Les apatrides, qui n’ont aucune nationalité et qui ne sont donc protégés par aucun pays.
Par la suite, Mamoutou, un réfugié malien, est venu témoigner de son incroyable parcours, qui nous a tous émus.
Pour finir, nous devions faire un dessin de presse en rapport avec ce que les associations nous ont expliqué, en racontant ou en dénonçant les conditions de vie et le parcours difficile des réfugiés.
L’intervention de ces deux associations était très enrichissante pour nous tous, nous avons tous appris beaucoup de choses. Ils nous ont beaucoup sensibilisé, et nous ont aidé a comprendre ce que les réfugiés vivaient tous les jours.
Paris d’en lire est un projet organisé par trois collèges, Louise Michel, Jean Moulin et Valmy, pour un prix littéraire décerné par les 5e et 4e.
Le but de ce concours est de faire découvrir plusieurs livres aux participants au fil de l’année et qu’ils votent pour leur livre préféré en juin.
Les livres concernés sont : #ToutlemondedétesteLouise, Les Olympes, Le Cœur bavard, Quand la nuit tombe, Le printemps de Sakura, Génération point levé, Comme si nous, Nina, et Naître fille, soit 9 livres au total de différents genres littéraires : romans, BD, théâtre, documentaire, et albums. Les auteurs de Comme si nous, Simon Grangeat, et de Quand la nuit tombe, Marion Achard, vont peut-être venir se présenter et parler de leur livre et de leur métier d’auteur.ices au collège Jean Moulin en avril et en mai.
La classe de 5eB a fait différents travaux pour présenter les livres en commençant par un marque page, puis une critique littéraire et nous allons bientôt faire une présentation à l’oral pour un « speed booking » devant une classe de CM2 de l’école Prisse d’Avennes.
Le projet donne envie de lire plus de livres… Les ouvrages sélectionnés ont chacun des histoires fortes et différentes ce qui fait découvrir des univers variés. Jusqu’ici, j’ai lu Comme si nous, la pièce de théâtre qui raconte une histoire du point de vue des enfants puisqu’il s’agit d’une chorale d’enfants qui s’échappe pour s’inventer une nouvelle vie. J’ai poursuivi avec #tout le monde déteste Louise qui parle de cyberharcèlement, où Louise qui reçoit un téléphone portable pour son anniversaire n’arrive pas à « gérer » et se retrouve dans une très mauvaise posture. Je viens de terminer Quand la nuit tombe, Lisou. Cette bande dessinée historique situe son action pendant la seconde guerre mondiale où Lisou doit fuir les Allemands avec ses parents et sa sœur parce qu’ils sont juifs. Il existe un tome 2 de cette BD qui va sortir fin janvier et j’ai hâte de le lire. Pour ce second tome, on suivra le point de vue de Mylaine, la sœur de Lisou, qui est plus âgée et qui a été déportée en camp de concentration. Aussi, l’histoire donnera peut-être plus d’informations, étant donné que, dans le premier tome, on protégeait Lisou pour l’épargner des réalités trop dures car elle était trop petite.
Pour le moment, mon coup de coeur est Quand la nuit tombe, Lisou, mais j’ai très envie de lire l’album sur Nina Simone car le sujet m’attire ou encore Les Olympes car j’ai eu l’occasion de lire la première nouvelle sur la nageuse qui a traversé la Manche et que j’adore le sport !
Ce lundi 13 janvier, Nina, marionnettiste, nous a présenté les bases de son métier et nous a initié aux marionnettes. Après nous avoir briefé rapidement, elle nous a expliqué comment déplacer les marionnettes et comment les manipuler.
Il existe de nombreux types de marionnettes, comme les marionnettes de table, à gaine, à gant, à fils, portées et habitées… Cette fois-ci, elle est venue avec des marionnettes spécialement conçues par son collectif pour animer des ateliers. Ce type de marionnettes sont des marionnettes sur table, car elles se jouent… sur une table. Le corps de la marionnette est composé de jean, rempli de haricots, pour créer du poids. La tête, très expressive, est reliée à un bâton, qui s’appelle un contrôle, pour pouvoir la manipuler. La tête, se compose d’une boule de polystyrène et les bras sont attachés par des boutons pression, pour pouvoir les détacher.
Nous avons ensuite pu jouer et expérimenter les marionnettes, seule ou en duo, en exprimant des émotions, et en jouant des petits morceaux de notre texte. Il fallait faire très attention à ne pas cacher la marionnette avec nos mains lorsqu’on la mettait en mouvement et il fallait impérativement la regarder pour ne pas captiver le regard du public pas sur l’acteur mais bien sur la marionnette. Nous devions apprendre à faire ressortir nos émotions à travers toute la marionnette et ne pas la laisser immobile lorsqu’on parlait. De plus, il fallait toujours donner le regard de la marionnette au public, contrairement au jeu du vrai acteur.
Pour moi, je préfère jouer sans marionnettes, car je n’y suis pas très habitué, mais je pense que l’adaptation n’est pas si difficile avec un peu de travail. Toutefois, devoir toujours mettre en mouvement sa marionnette et toujours la regarder n’est pas évident. Je préfère quand même me cacher derrière un personnage et jouer directement pour exprimer mon plein potentiel plutôt que de passer par un intermédiaire pour le faire.
Cette intervention était superbe et assez atypique. En effet, cette initiation, qui nous sort de notre zone de confort, est une autre façon de découvrir le théâtre et de jouer des textes. Pour couronner le tout, Nina était très gentille et nous a présenté et très bien expliqué son métier. Nous la remercions tous.
Mercredi 13 Novembre 2024, nous avons rencontré Yoann Benezra un athlète de première division lors de son échauffement avec l’équipe d’Asnières. Il préparait son combat contre Ouzoumag Magkayev pour la judo pro League. Nous avons réussi à l’interviewer. Voici le récit de notre rencontre.
L’ambiance de la salle d’échauffement est tendue. Les deux équipes sont présentes. Chaque visage est fermé par la concentration et la pression de la rencontre. En effet, il y a un enjeu important : la qualification pour le quart de finale. Yoann est assis sur le tatami, parlant avec son coach de son futur combat. Stratégie et tactique sont au cœur de la discussion.
Yoann est un judoka de 23 ans, qui a commencé le judo à 4 ans sur les conseils de son père pour canaliser son énergie. Sa motivation et son investissement lui permettent aujourd’hui d’être au plus haut niveau national. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est recruté par Asnières judo 92 pour cette troisième phase éliminatoire. Pour atteindre ses objectifs, Yoann réalise de nombreux sacrifices : « des sacrifices, il faut en faire quand on fait du sport à haut niveau ». Effectivement, Yoann se prive de sorties avec ses proches et d’autres plaisirs du quotidien. Il doit aussi surveiller de très près son alimentation pour se maintenir en -90kg.
Mais cela en vaut la peine parce que, même s’il ne réussit pas encore à vivre de son sport, il vit pleinement son rêve tout en continuant ses études à côté.
Malgré sa timidité que nous avons perçue lors de cette interview et le stress précédant le combat, Yoann a bien voulu nous accorder de son temps pour répondre à nos questions et nous le remercions ici chaleureusement.
La judo pro league est une compétition opposant Asnières Judo 92 au Judo Hauts de France. Nous, élèves de la classe judo du collège, avons eu la chance d’assister à la troisième rencontre des phase éliminatoires le 13 novembre 2024 à l’Arena Teddy Rinner.
Cette compétition est un format inédit de combats en équipes car elle a une composition très particulière : 5 filles, 5 garçons alors que les équipes ne sont habituellement pas mixtes.
Dès le premier combat (moins de 52 kilos femmes) opposant Alyssia Poulange (pour Asnières) à Moussati Inaya (pour les Hauts de France), la combattante d’Asnières gagne son combat en moins de 10 secondes en expédiant son adversaire sur le dos. On appelle cette façon de gagner un point : un ippon, ce qui veut dire « la mort subite de l’adversaire ». Cette première performance incroyable donne de l’énergie à l’équipe mais surtout le ton de la rencontre. Dans les gradins, les encouragements commencent à s’imposer. Abderrahmane Boushita (d’Asnières) poursuit cette lancée en infligeant lui aussi à son adversaire un splendide ippon avant la moitié du combat.
A la mi temps, nous avons eu le plaisir d’assister à une démonstration de break dance et nous avons eu la bonne surprise de pouvoir obtenir un autographe de Maxime Gaël Ngayap Hambou, médaillé de bronze olympique des deniers JO de Paris 2024.
Mais ce soir là, le fair-play n’était pas au rendez-vous de toutes les rencontres. En effet, pendant le dernier combat, après la mi-temps, Luka Lomidze a pris un shido, une faute légère. Ce dernier a failli perdre son sang froid mais l’arbitre et les coachs ont su apaiser l’atmosphère qui était tendue.
Finalement, pour la plupart d’entre nous, cela faisait un an que nous n’avions pas assisté à la Judo Pro League. Nous étions très heureux d’être ici pour soutenir l’équipe de notre professeure d’EPS et de judo. C’est une chance pour nous, membres de l’option judo d’assister à ces combats professionnels. Cela nous permet de nous perfectionner dans la compréhension des règles. On rêverait de vivre une expérience pareille !