Cette année encore, les rédacteurs d’On se dit tout affrontent leurs collègues du journal Veni, Vidi, Valmy du collège Valmy dans un défi d’écriture. Jusqu’au 11 avril 14h, votez pour vos articles préférés et nous en ferons une émission de radio. C’est ICI.
Tous les mardis, de 16h à 17h je vais en « devoirs faits-fléchettes ». L’activité est organisée par M. Ferraguti, qui est prof d’EPS. En « devoirs faits », on fait des mathématiques et des fléchettes en même temps ! On fait des multiplications, des divisions, des additions, des soustractions et même de la géométrie en traçant une cible avec la mesure réelle divisée par 2 !
A chaque cours, au début on fait des maths puis on joue aux fléchettes, une équipe contre une autre, avec des arbitres qui calculent les points, puis l’équipe gagnante joue contre l’équipe qui était arbitre. Cela nous permet de faire des mathématiques en nous amusant.
Il y a quelques semaines, le 11 mars, des journalistes du Parisien sont venus nous rencontrer, ils ont assisté à toute la séance et étaient curieux de découvrir cette activité. Nellie, qui a été interviewée, leur a dit que, grâce à cela, elle calcule plus vite. Khaleesi qui jouait déjà au fléchettes, s’est améliorée en calcul mental, elle s’est aussi améliorée aux fléchettes en précision et prend plus de temps pour résoudre des problèmes mathématiques. Amira quant à elle a dit : « Moi, ça ma permis d’avoir plus de méthode et de technique en mathématiques. » Moi je n’avais jamais joué aux fléchettes avant, ça m’a permis de découvrir le sport. En plus de m’améliorer en fléchettes, j’ai aussi pu faire des progrès en mathématiques !
Vendredi soir, nous sommes allés avec les deux groupes de l’atelier théâtre voir un spectacle de Fabrizio Cassol, Alain Platel et Rodriguez Vangama intitulé Coup Fatal au théâtre du Rond Point. C’était une sorte de concert, avec non seulement de la musique, mais aussi de la danse et du chant.
Le point de départ était le style baroque. Mais les créateurs ont décidé d’ajouter plusieurs instruments congolais, comme les calebasses, les balafons, ou les likembés, ce qui donne un mélange de plusieurs genres différents de musique : jazz, rock et baroque, le tout accompagné de danses et chants originaires du Congo.
J’ai bien aimé le résultat car c’était prenant, les artistes faisaient participer le public et ont même dansé avec des spectateurs ! J’ai trouvé qu’ à certains moments, l’on s’ennuyait un peu (le spectacle a une durée presque deux heures) et que le volume était parfois un peu trop fort à mon goût. J’ai été surprise car, sur scène, il n’y avait qu’une seule fille pour 12 garçons et que c’était la première fois que je voyais ceci. Ce jeudi, nous allons recevoir Fabrizio Cassol à la direction musicale et Rodriguez Vangama, le chef d’orchestre.
Les handicapés sont des personnes qui peuvent avoir des difficultés à vivre et à agir en société à cause de déficiences physiques, mentales ou sensorielles. Il existe aussi des handicaps dits invisibles, ce sont des handicaps qui n’apparaissent pas à première vue et qui sont donc difficilement détectables.
Au collège, certains élèves sont en situation de handicap. Aussi, ils ont avec eux, pendant les cours, des personnes qui sont là pour les aider. J’ai interviewé Gislaine, l’une d’entre elles.
Qu’est-ce qui se cache derrière l’acronyme AESH ?
Accompagnant.e des Elèves en Situation de Handicap. Il existe trois catégories d’AESH : des AESH-individuels qui répondent aux besoins d’accompagnement d’un seul élève, des AESH-mutualisés qui s’occupent de plusieurs élèves et enfin des AESH-collectifs qui accompagnent des élèves en Unités Localisés pour l’Inclusion Scolaire (ou ULIS).
Depuis quand existe le métier d’AESH ?
Le statut d’AESH est relativement récent. La loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » affirme le droit pour chaque enfant à une scolarisation en milieu ordinaire, au plus près de son domicile.
Quelles sont les missions d’un.e AESH ?
Ma tâche consiste à accompagner l’élève dans sa vie de collégien et de le conduire à l’autonomie. Je favorise son insertion au sein de l’établissement scolaire, tant sur le plan de l’assimilation des connaissances que sur son insertion sociale auprès de ses camarades. Je l’aide dans son apprentissage sans faire à sa place. Je le stimule, je reformule certaines consignes, je peux, si besoin, l’aider dans la prise de notes. Mon travail consiste aussi à observer l’élève et faire des adaptations en accord avec les professeurs.
Quelles sont qualités requises pour être un.e bon.ne AESH ?
Il faut être patient, à l’écoute, savoir faire preuve d’empathie et de pédagogie.
Quelle est la relation que vous avez avec vos élèves ?
Il faut apprendre à se connaître. Ce n’est pas facile pour un élève d’avoir un adulte à ses côtés. Il peut, dans un premier temps, ressentir une gêne mais très rapidement il se rend compte de l’utilité de ma présence. Je garde d’excellentes relations avec mes anciens élèves qui me donnent régulièrement de leurs nouvelles. Ça fait plaisir de savoir qu’ils continuent leur chemin. A mon niveau, je me dis que j’ai un peu contribué à leur envol.
Est-ce que votre travail vous permet de gagner correctement votre vie ?
L’AESH gagne généralement l’équivalent d’un SMIC mensuel (salaire minimum en dessous duquel aucun salarié ne peut être payé) lorsqu’il est à temps complet. Malheureusement de nombreux AESH sont embauchés à temps partiel, ce qui baisse automatiquement leur rémunération mensuelle. Depuis de nombreuses années, nous demandons au gouvernement une revalorisation de nos salaires. Des progrès ont été faits mais ils restent insuffisants.
Est-ce que votre métier vous plait ?
Il est peu rémunéré mais très valorisant. On contribue à l’épanouissement de l’élève dans un moment crucial de sa vie. Grâce à nous, il peut prendre confiance en lui et progresser dans ses apprentissages. C’est une belle satisfaction que peu de travails offrent.
Qu’est ce qui vous a poussé à faire ce métier et pourquoi est-ce que vous le faites ?
J’ai exercé pendant 30 ans le métier de journaliste. J’ai, au cours de mon parcours était sensibilisé au handicap. J’ai eu l’occasion de faire des articles sur des familles qui étaient dans l’attente d’une AESH pour leurs enfants. J’ai vu leur détresse et constaté le manque d’AESH Quand j’ai décidé d’’arrêter la presse, j’ai naturellement postulé pour devenir AESH. Après 6 ans d’exercices, je ne regrette pas mon choix. Je me sens utile.
Un grand merci à Ghislaine d’avoir répondu à nos questions !
Ce samedi 22 mars, nous sommes allés présenter le journal des élèves du collège à des parents et des lecteurs de la bibliothèqueGeorges Brassens.
Nous avons expliqué que nous participons au journal parce que nous aimons : rendre l’actualité plus accessible aux adolescents, partager ce qu’on aime faire, écrire sur nos coups de cœur, les expositions, livres ou encore films que nous avons appréciés. Nous avons également expliqué comment se passe une séance d’atelier et ce qui est, pour nous, le plus compliqué comme de trouver un bon sujet d’article 🤣.
Les personnes présentes (plus d’une quarantaine !) nous ont posé plein de questions et nous y avons répondu chacun à notre tour (nous étions presque une vingtaine présents de la rédaction). Les adultes étaient très curieux et particulièrement intéressés par la façon dont nous nous y prenons pour écrire un article ou pour trouver des photos libres de droits. Dans leurs interrogations, ils se demandaient aussi comment nous faisons pour avoir des sources fiables et si nous pouvons écrire sur tout ce que l’on voulait.
A la sortie, les spectateurs ont rempli un livre d’or avec ce qu’ils avaient pensé de cette rencontre et de notre travail, s’ils aimaient le journal…
J’ai trouvé cette rencontre très bien (●’◡’●), on pouvait s’exprimer librement et il y avait une bonne ambiance ! Merci à la bibliothèque Georges Brassens de son accueil très chaleureux !
Je suis membre du CVC (malheureusement la seule en 5e) et je vais vous présenter ce regroupement, parfois méconnu, qui est le plus souvent à l’initiative des projets comme le carnaval, les jeunes talents, le concours du pull de Noël ou encore celui de poésie …
Déjà, qui sommes-nous et comment sommes-nous élus ?
Les membres du CVC sont élus chaque année, 2 par niveaux avec un suppléant chacun, et tous les 6e votent pour les candidats de 6e, les 5e votent pour les 5e qui se présentent… etc. On vote sur Pronote et, bien sûr, on peut voter blanc. Seulement, j’étais la seule à postuler en 5e ! Finalement, il y a eu 3 élus en 3e, donc c’est équitable. On décide d’une grande majorité des projets auxquels vous assistez chaque année (voir exemples plus haut).
Ensuite, comment choisit-t-on les différents projets ?
On essaye de se réunir une fois par mois/2 mois, plus si nécessaire. On vient avec des débuts d’idées et on les propose, on en discute pour changer certaines choses et, si une majorité des membres est pour, on peut faire évoluer cette idée au stade de projet, puis on le réalise ! Parfois, on vote aussi pour refaire des projets réalisés les années précédentes ou certaines choses qu’on doit choisir comme les gagnants du pull de Noël, le règlement de l’espace détente, les prix que les participants des concours pourront obtenir s’ils gagnent… On a aussi sélectionné nos 2 projets préférés parmi plusieurs pour que, derrière, vous votiez pour votre favori. Cette année, les 2 soumis au vote auront été Les jeux sportifs ou La fresque. l’heureux élu était donc Les jeux sportifs.
Nous sommes à votre écoute, à tout moment, pour que vous nous partagiez vos idées !
Le mardi 4 mars 2025, nous nous sommes rendus dans le 1er arrondissement de Paris pour visiter la Sainte Chapelle, avec notre professeure de français, Mme Lepage.
Nous avons tout d’abord exploré la salle des Gens d’armes, réservée au personnel du roi, Louis IX, au XIIIe siècle, au sein de son palais royal. C’est lui qui a fait édifier son palais ainsi que sa chapelle personnelle. La salle haute du palais, réservée au roi, a hélas brûlé. Il empruntait un passage pour se rendre dans sa Chapelle.
Les arcades de la salle basse étaient belles et bien éclairées. Nous avons remarqué les traces des inondations fréquentes dans le passé.
Ensuite, direction la Sainte Chapelle… Vue de l’extérieur, la façade est magnifique ! Les gargouilles protègent les lieux du mal, la rosace et la porte d’entrée évoquent le style gothique. La flèche centrale s’élève vers le ciel religieusement…Waouh ! Que c’est beau !!!
Nous entrons et là…
Que de belles couleurs sur les murs ! Des statues un peu abîmées mais belles ! La plus vieille peinture murale de France !!! Waouh ! Que de beautés !
Nous empruntons des escaliers (33 marches) en colimaçon, très étroit et là… Waouh ! Waouh ! Waouh ! Que de beaux vitraux très hauts et la lumière les mettait bien en valeur ! Ils racontent des histoires anciennes , comme des bandes dessinées pour le peuple qui ne savait pas lire. Les statues des rois étaient en grandeur nature et imposantes !
Maintenant, nous commençons notre atelier vitrail… Chacun réalise son propre vitrail sur une feuille plastifiée, à partir de modèles. Mais chacun a créé son œuvre avec son style ! L’animatrice les a projetés illuminés sur une colonne et cela rendait vraiment bien !
On a appris qu’on était tous capables de créer notre oeuvre, dit Amin. C’était un bon moment de découverte ! selon Emmanuela. L’histoire de la Chapelle est tellement grandiose, pour Amin. La journée a été exceptionnelle ! conclut Jean-Noël.
Les élèves de 5e : Vassili, Kézia, Sanaa, Inès, Emmanuella, Ilyed, Gabin, Amin, Mia, Lou-Axel, Jean-Noël, Julicia et Nathan
Samedi 22 mars, à 14 heures, voilà une date à retenir !
ON SE DIT TOUT sera à la bibliothèque Georges Brassens de 14h30 à 16h00. Mes camarades journalistes seront là pour vous présenter le journal et répondre à vos potentielles questions. Nous vous raconterons en détail le déroulement d’un atelier pour vous donner envie de nous rejoindre. Nous donnons aussi rendez-vous à tous les lecteurs de la bibliothèque de Georges Brassens
Nous vous attendons nombreux, ce sera l’occasion de nous partager vos idées d’articles.
Cet article est le 1000è publié par On se dit tout depuis sa création, en novembre 2019 !
Pendant les vacances, j’ai dû lire Le mystère de Dédale, de Richard Normandon. Ça ne m’a pas trop plu parce que la mythologie ne m’intéresse pas beaucoup mais peut-être aussi parce que c’est un livre j’ai été « obligée » de lire.
Quand on est obligé de lire pour l’école, on se dit qu’on devra ensuite répondre à des questionnaires, que ces questionnaires seront notés, qu’il faudra se souvenir de choses précises dans l’histoire… et donc, on n’arrive pas à se laisser embarquer dans notre lecture et à prendre du plaisir.
Quand on choisit soi-même un livre, on plonge dans le récit avec envie, envie de découvrir l’histoire, de savoir comment elle se poursuit, on ne réfléchit plus, on ne se pose plus de questions, on part à l’aventure !
A l’occasion de mon stage de troisième, j’ai eu la chance d’aller découvrir l’un des monuments les plus mythiques de France : la tour Eiffel.
Je n’aurais jamais eu cette l’idée sans rencontrer par hasard le directeur de la Tour Eiffel, en plein milieu de la campagne, lorsque j’étais chez des amis. Il m’a expliqué que des stages étaient proposés aux élèves de 3e. C’est ainsi que, quelques mois plus tard, je me suis retrouvé au pied de la Dame de fer, la tête rivée vers le haut.
Dans la matinée du premier jour, nous sommes restés dans les bureau de la SETE, qui se situent sur les quais, non loin de la Tour. La SETE (société d’exploitation de la tour Eiffel) est une entreprise publique qui a l’exploitation de la Tour Eiffel depuis 2017. La Tour Eiffel est détenue à 99% par la Ville de Paris et l’entreprise doit donc verser un dividende chaque année à la ville.
Mannequin de Gustave Eiffel exposé au sommet .
Nous avons découvert comment marchait une entreprise comme la SETE, en rencontrant les nombreuses directions qui la font vivre. La direction des affaires juridique s’occupe par exemple de gérer tous les achats qu’effectue l’entreprise, car la SETE ne peut pas utiliser l’argent qu’elle gagne pour faire n’importe quoi. Elle s’occupe aussi de régler les contraventions et les délits. Par exemple, lorsque quelqu’un escalade la tour Eiffel, elle doit porter plainte, mais aussi essayer de supprimer les vidéos sur les réseaux pour éviter de détériorer l’image de la Tour.
A midi, nous nous sommes rendus à 111 mètres, au 2e étage de la Tour, pour manger à la cantine réservée aux employés de la SETE. Pour nous y rendre, nous avons emprunté l’ascenseur de service que le public ne peut pas prendre !
La Tour Eiffel
Nous avons eu la chance d’avoir une visite guidée privée, en partant des Jardins pour nous envoler jusqu’au sommet de la Tour, et admirer une vue à couper le souffle. Nous avons eu droit à de nombreuses anecdotes comme celle de la barbe du mannequin de Gustave Eiffel (qui est exposé au sommet), qui est faite des cheveux de Yannick, un technicien ! Une autre anecdote intéressante : savez-vous quel est le poids qu’exerce la Tour Eiffel sur le parvis ? Le poids d’un homme assis sur une chaise ! Cela est dû à la très bonne répartition des 10 000 tonnes de la Tour sur la surface du parvis à travers ses quatre piliers.
Lors de la journée du jeudi, nous nous sommes mis « dans la peau » des techniciens et agents d’accueil. Lors de la matinée, nous avons passé un moment avec Yann Leloir, un technicien chef d’équipe qui nous a entrainé dans les entrailles du monument. Il nous a emmené dans les machineries des ascenseurs hydrauliques, où se trouvent une quantité inimaginable de tuyaux, machines, fils, pistons… Nous sommes également montés au 5e, un endroit (interdit aux touristes) où il n’y a pas de grilles pour nous gâcher la vue, où nous découvrons les 4 projecteurs de la Tour, ils se relaient pour au final, donner l’illusion qu’il n’y en a qu’un seul.
Les machineries des ascenseurs hydrauliques
L’après-midi, nous avons découvert le travail d’agent d’accueil en passant 1 heure avec eux à l’entrée où nous avons scanné des billets ; l’heure suivante au deuxième étage, où ils font des annonces pour diriger les touristes vers le sommet, et la dernière heure sur le parvis, où nous avons demandé « do you need help » aux touristes que nous voyions pour les aiguiller vers les bonnes directions.
J’ai eu beaucoup de chance d’effectuer ce stage dans des conditions aussi exceptionnelles, avec des personnes bienveillantes qui aimaient visiblement nous transmettre leurs connaissances. En sortant de ce stage, je savais que je n’allais plus jamais regarder de la même manière la Dame de Fer.