Lors du forum des métiers, nous avons eu la chance d’obtenir une interview avec l’avocate Hélène Montredon, la comptable Lila Derbene et la directrice de formation Anne-Marie Cona, toutes présentes dans la catégorie Droit/Économie/Gestion-finances/Assurances/Administration/Relations humaines.
Hélène Montredon, Lila Derbene et Anne-Marie Cona
Voici donc les réponses données par les trois intervenantes sur leurs métiers ainsi que le forum des métiers.
Avez-vous déjà participé à un évènement comme celui-ci ?
Hélène : « Pour moi c’est la première fois »
Lila : « Première fois pour moi aussi. »
Anne-Marie : « Pour moi non, car je suis dans le domaine de la formation, j’ai été amenée à faire des forums métiers avec des acteurs locaux pour faire la promotion de métiers et de formations. »
2. Si vous aviez eu la chance de participer à des forums comme celui-ci lors de votre adolescence, est-ce que cela vous aurait aidé à mieux voir le monde du travail ?
Hélène : « Oui, je pense. »
Anne-Marie : « Oui, je pense. J’ai le souvenir d’avoir participé à un forum des métiers lorsque j’étais au lycée et cela m’a marquée. Cependant je n’ai pas osé aller vers les intervenants pour leur poser des questions. C’est vrai que ce format est plus interactif, à cet âge on a une méconnaissance des métiers, il est donc un peu compliqué de voir une présentation effectuée par des personnes qui évoluent dans certains métiers mais ça peut vous ouvrir. »
Lila : « Et puis, il y a des métiers moins connus que l’on peut présenter aux jeunes qui ne les connaissent pas forcément. »
3. Est ce que vous auriez des conseils à nous donner concernant notre orientation ?
Anne-Marie : « Il faut vous lâcher et vous dire « J’ai la capacité de… », il ne faut pas se mettre des barrières. »
Hélène : « Oui… Ne vous limitez pas ! Et faites des maths. Ne vous dites pas « Les maths c’est pas pour moi » car on a besoin de filles qui font des maths. Faites du droit, faites du français, ne vous limitez pas. »
Ornithorynque n°2
Retrouvez nos précédents articles sur le forum, ICI et ICI
La semaine des mathématiques a commencé au collège le lundi 6 mars et s’est finie le jeudi 16. Durant cette semaine, plusieurs activités étaient proposées par les professeurs de mathématiques, aux élèves qui voulaient participer.
Chaque jour une énigme était soumise aux élèves sur PCN. Mardi dernier, il y a eu le « µ Day » où il fallait réciter le plus de décimales de µ (le record, obtenu par une élève de 3e, est 130, celui des 6e est de 126).
Il y a aussi eu le « planisphère géométrique », la « course au nombre », et une sélection de livres sur les mathématiques et les sciences a été proposée au CDI…
Toute ma classe a participé au « planisphère géométrique ». Il s’agissait pour chacun de dessiner un ou plusieurs triangles avec des mesures d’angles données et de les coller sur une grande feuille pour former le planisphère. Tout le monde avait donc en charge un bout de continent. Tous les triangles de la classe mis bout à bout formait le planisphère.
Pour la « course aux nombres », il fallait répondre à trente questions de calcul mental. Comme pour chaque énigme, la réponse était à donner sur une feuille et à remettre dans l’urne au CDI. Des ateliers de jeux de cartes ont aussi été proposés sur la pause du midi.
Je trouve que cette semaine des mathématiques était une bonne initiative : une façon originale de faire des maths !
Capture d’écran du site de la compagnie Les Anges au plafond
Avec les deux groupes de théâtre du collège (38 élèves au total) nous sommes allées voir, vendredi 10 mars, une pièce de théâtre s’intitulant White dogcréée par la compagnie Les Anges au plafond. Ce spectacle est une adaptation du roman de Romain Gary, Chien blanc.
Cette troupe, Les Anges au plafond, est spécialisée dans les marionnettes. Leurs incroyables marionnettes font quasiment la taille d’une vraie personne. Deux acteurs jouent et animent les marionnettes et un technicien qui est visible vient les aider dans la manipulation du décor et des accessoires.
Le décor est entièrement fait en papier, ainsi que les marionnettes (même si on a appris qu’ils avaient des petits secrets de fabrication pour les rendre plus solides). Les personnages de Romain Gary et sa femme Jean Seberg sont très bien représentés en marionnettes. Pour les animer, les acteurs mettent leurs pieds dans les chaussures du personnage et ils animent le reste du corps ainsi que la tête avec leurs mains. Les acteurs jouent parfois le personnage en tant qu’acteur ou animent la marionnette du personnage, à tour de rôle. Et parfois le personnage peut aussi se dédoubler et parler à sa marionnette.
Heureusement que Michelle Ermolenko est venue au collège le matin même pour nous expliquer le contexte historique et les personnages de la pièce, sinon nous n’aurions pas pu tout comprendre et l’histoire serait restée énigmatique.
A la fin, les comédiens ainsi que le musicien (car il y avait un batteur sur scène tout le temps du spectacle) sont venus nous parler du spectacle et répondre à nos questions. On appelle ça « un bord de plateau ».
Nous avons adoré le spectacle ainsi que la rencontre ! Nous avons appris plein de chose sur l’histoire des Etats-Unis et sur la vie incroyable de Romain Gary. Un seul regret : nous aurions aimé voir les marionnettes de plus près car elles étaient vraiment intrigantes et fascinantes. Le spectacle se joue encore au Théâtre 14 jusqu’au 25 mars : allez-y !
– un ancien élève de Jean Moulin qui a fait l’école Boulle, maintenant devenu fondeur. C’est un métier qui consiste à manier le bronze et à faire du soclage, le fait de rattacher des œuvres d’art à des socles
-un conservateur du patrimoine culturel
-un couple travaillant dans l’édition (chez l’éditeur Hachette).
Exemple de soclage (bois+métal ) de Patrick Lonza
Trystan (le fondeur) est la première personne à parler.
Il nous raconte qu’il savait, dès la troisième, dans quel domaine il voulait s’orienter. Il nous a également avoué qu’on se moquait de lui parce qu’il voulait s’orienter vers un métier où on manie le métal. Il souhaitait aussi nous transmettre un message : les filles sont aussi indispensables dans ce métier que les hommes et il lui est insupportable de constater du sexisme sur son lieu de travail.
Nous avons ensuite écouté M. De Stall (le conservateur du patrimoine).
Il a essayé de nous convaincre que nous sommes sûrs d’atteindre notre but si on fait les efforts nécessaires, malgré les difficultés qu’on peut rencontrer durant notre scolarité. Par exemple, il était nul en orthographe à notre âge et a dû repasser le concours pour devenir conservateur mais il ne s’est pas découragé. D’après lui, le plus important est d’apprendre de ses erreurs car il y a, dans la vie, plus d’échecs que de réussites.
Nous avons ensuite écouté Charlotte, la comédienne, et ça a sûrement été mon intervention préférée. Charlotte nous a parlé de domaines qui nous touchaient plus particulièrement. Par exemple, son intervention contenait des thèmes en rapport avec notre orientation et elle affirme qu’on ne choisit pas forcément son métier mais « qu’on tombe souvent dessus ». C’est en quelque sorte le métier qui nous choisit.
Charlotte nous a beaucoup parlé de l’utilité de son métier dans la vie de tous les jours, car il contient selon elle des éléments essentiels pour être heureux dans la vie comme savoir prendre sur soi (car cela se rapproche de jouer un rôle). Elle nous raconte qu’elle n’a pas toujours voulu faire du théâtre et qu’elle s’était d’abord orientée vers un tout autre domaine.
Au contraire, Christian a toujours souhaité travailler dans l’édition pour suivre les traces d’un ami, qui a lui-même emprunté ce chemin. Il a, dans un premier temps, travaillé chez Hachette pour les anciennes collections de guides touristiques (Le Guide Bleu d’Hachette Livre), puis pour des collections plus récentes également pour Hachette Livre.
En conclusion, tous ces intervenants avaient des recommandations et des mises en garde pour nous guider dans nos futurs choix d’orientation mais tous souhaitent notre réussite et nous encouragent pour cela. Ce stand, art et social, nous a fait découvrir une sorte de nouveau monde et des métiers auxquels on ne pense pas tout de suite en visualisant les métiers artistiques.
C’est le but du forum des métiers, et c’est une chance que nous ayons pu en bénéficier.
Fritzi est un film que je suis allée voir, vendredi 17 février, avec ma classe d’allemand au studio des Ursulines.
Ce film d’animation parle d’une petite fille qui s’appelle Fritzi. C’est une allemande qui a vécu lorsque qu’il y avait le mur de Berlin. En ce temps là, l’Allemagne était en quelque sorte « découpée » en deux : l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest.
Fritzi a une amie qui s’appelle Sophie, elle fuit l’Allemagne de l’Est pour aller en Allemagne de l’Ouest pour vivre avec sa grand-mère. Sophie et sa maman disent qu’elles partent en vacances car elles cachent qu’elles vont se réfugier en Allemagne de l’Ouest et ce n’est que plus tard que Fritzi l’apprend.
En partant Sophie laisse son chien Sputnik à Fritzi. Avec Sputnik et un nouvel ami, Fritzi va aider à la libération de l’Allemagne.
Maintenant, un peu d’histoire si vous ne savez ce qu’a été le mur de Berlin et comment tout cela a débuté.
Les différentes zones d’occupation de l’Allemagne / source Wikipédia
Nous sommes en 1945, après la 2e guerre mondiale, l’Allemagne a perdu. On négocie les conditions pour l’Allemagne : elle n’a plus le droit de former des jeunes gens au combat, d’avoir une armée, elle doit payer de nombreux impôts, des réparations. L’ Allemagne est en plus occupée par les principaux alliés qui ont gagné la guerre : les Etats-Unis au Sud, la Grande-Bretagne à l’Ouest et au Nord, la France au Sud-Ouest et l’URSS à l’Est.
Berlin, la capitale, située en zone d’occupation russe, est elle-même divisée en quatre secteurs, américain, anglais, français et russe.
Cependant, au bout d’un moment, la mésentente sur l’avenir de l’Allemagne entre, d’un côté la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et de l’autre l’URSS, conduit à la partition du pays. 1949, voit la formation de la République Démocratique allemande (RDA) à l’Est, et de la République Fédérale Allemande (RFA) à l’Ouest.
L’Allemagne de l’Est n’a pas un système démocratique et son économie ne se porte pas bien, donc beaucoup de gens la quittent pour aller en Allemagne de l’Ouest. En 1961, l’Allemagne de l’Est ferme la frontière entre les deux pays et, dans la nuit du 12 au 13 août, construit un mur autour de Berlin Ouest. Ce mur est très surveillé pour que personne ne puisse plus passer, il est donc très dangereux d’essayer de traverser et ceux qui s’y risquent, risquent la mort.
Pendant plus de 30 ans, ce mur qui sera le symbole de la « Guerre Froide », va diviser la capitale en deux, et va être placé sous très haute surveillance.
En ce qui concerne le film dont je vous parle, ce mur va jouer un rôle important dans l’histoire. En effet, Fritzi va tenter de le franchir pour rendre Sputnik à Sophie pendant une classe verte qui se déroule tout près du mur, quelle belle occasion pour Fritzi de tenter l’impossible !
Va t-elle réussir ? Va t-elle être confrontée à de nouveaux ennuis ?
Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce film. J’espère que vous le regarderez à votre tour et qu’il vous plaira tout autant qu’à moi.
Jeudi 16 février, le collège Jean Moulin organisait Mardi gras. Le but était simple, il fallait se déguiser selon les thèmes de cette année : séries, films, Hollywood ou chic, puis défiler dans la cour. Le défilé avait lieu de 13 heures à 14 heures, sur un tapis rouge. On pouvait se déguiser selon les thèmes cités plus haut mais attention, les fausses armes, les masques et tout accessoire recouvrant entièrement le visage, ainsi que tous les déguisements trop encombrants étaient interdits.
Nous, nous étions contentes de l’initiative. C’est amusant de pouvoir se déguiser, ça change du quotidien. Si on regardait dans la cour, on remarquait pas mal de déguisements réussis. Nous avons repéré notamment un Pikachu, Mercredi Adams (avec des tresses magnifiques), un Mexicain et beaucoup de gens chics, très bien habillés.
Il y avait aussi un concours organisé à partir du défilé. La classe qui aura le plus participé, qui sera le plus déguisée, gagnera un prix. Mais mystère… On ne sait pas encore quoi.
7h36 : je me rappelle que je vais participer à un évènement qui pourrait potentiellement avoir un impact sur mon orientation professionnelle et je suis rassurée (c’est un mensonge…).
Le samedi 21 janvier, de 8h30 à 12h30, les élèves de troisième ont eu l’occasion d’interagir avec des professionnels de différents domaines pour aider leur choix d’orientation. Cet évènement était organisé par les parents d’élèves du collège Jean Moulin.
Ce jour là, tous les troisièmes étaient invités à assister à une conférence sur l’orientation après le lycée.
La conférence
Toutes les classes sont réparties en deux groupes distincts, le premier groupe assiste à la conférence à 9h, le second à 9h30. Cette intervention est menée par deux professionnels, qui l’ont organisée autour de deux points importants :
Le premier : le choix du métier
Vincent Bergère explique l’importance de se poser des questions dès notre plus jeune âge, car c’est de cette manière qu’on devient curieux et ouvert d’esprit au monde qui nous entoure.
Pour trouver un métier qui nous convienne, il faut d’abord se connaître soit même : savoir ce qu’on veut faire et surtout ce qu’on ne ferait pour rien au monde. Il faut aussi connaître ses points forts et ses points faibles. De plus, c’est essentiel de savoir ce qu’on a envie d’améliorer, car c’est le seul moyen de s’épanouir dans son lieu de travail.
D’après lui, un français sur deux n’est pas satisfait par son métier !
Le deuxième : les influences et freins que l’on peut rencontrer durant notre orientation
C’est Isabelle Jammes, la spécialiste dans les centres de formation et d’enseignement après le bac, qui prend en charge ce second point.
Elle nous explique brièvement que, dans de nombreux cas, la catégorie sociale de nos parents influence nos envies professionnelles : des familles plus riches, où tout le monde fait de longues études, donnent à leurs enfants l’impression qu’il est impossible d’imaginer s’orienter vers une voix pro. Et inversement, les enfants issus de familles pauvres ne s’imaginent pas pouvoir suivre des études longues et complexes.
L’enseignante insiste lourdement sur les répercussions de l’inégalité hommes/femmes : ces dernières n’osent pas poursuivre de longues études et, d’après les statistiques, choisissent plus souvent des études de lettres et ne prennent pas l’option des mathématiques.
Notre conclusion au sujet de cette conférence :
Le discours était riche en informations et les adultes essayaient d’animer et de nous faire participer un maximum.
Les intervenants de la Conférence: Vincent Bergère et Isabelle Jammes
Le forum nous proposait donc différents domaines à découvrir dans différentes salles du collège. Chaque élève avait un planning personnalisé en fonction des choix qu’il avait faits auparavant.
Voici certaines photos que nous avons pu obtenir sans inclure celles des personnes que nous avons interviewées car nous allons publier d’autres futurs articles qui leur seront dédiés.
En partant de la gauche : Matthieu Viala, Renaud Carpy….
Leurs métiers : Ingénieur et fondateur d’une start-up tech/Pilote de ligne chez Air France/Créateur d’une société de rénovation/Graphiste 3D au studio « Illumination »
Domaine : Relation client/artisanat/culture
La seule intervenante dans ce domaine !
Les instruments ramenés par la professionnelle
Son métier : Coiffeuse
Ci dessous, les domaines proposés pendant le forum des métiers :
Pour que vous ne restiez pas sur votre faim, nous nous retrouvons pour un prochain épisode dans lequel nous vous décrirons les différents stands lors desquels nous avons interviewé les professionnels.
Vendredi dernier, avec la classe d’allemand de 5e, nous sommes allés visiter l’exposition Kokoschka au Musée d’art Moderne.
Qui est Oskar Kokoschka?
Oskar Kokoschka est un peintre expressionniste autrichien, mais aussi un poète et dramaturge. Il est né en 1886 et il est mort en 1980, il aura vécu 94 ans. En 1905, il suit une école d’Art appliqué à Vienne où il est l’élève de Gustave Klimt. En 1937, les Nazis organisent une expositions d’art « dégénéré » où ils exposent 8 de ses oeuvres.
Dans l’exposition, nous pouvons voir les différents tableaux qu’il a peints au court de sa vie, de nombreux portraits de personnes qui lui font des commandes mais aussi des paysages notamment un très beau paysage des Dolomites (voir tableau ci-dessous).
Il a aussi réalisé un très bel autoportrait où il montre, de son doigt, la blessure qu’il s’est faite au court de la 2e guerre mondiale.
Kokoschka met en valeur les mains et le visage dans la plupart de ses tableaux. L’un d’eux montre les accords de Munich où nous pouvons voir les caricatures d’Hitler et de Mussolini.
Cette exposition était très intéressante, nous étions accompagnés d’un guide qui a pu nous expliquer en détail plusieurs des œuvres de Kokoschka et nous avons appris plein de choses. J’ai trouvé que les œuvres étaient magnifiques avec un style particulier qui donnait vie aux personnages. Dépêchez-vous, vous avez encore jusqu’au 12 février pour vous rendre au musée d’Art moderne !
Voulez vous savoir ce que l’on fait à l’atelier théâtre ? Oui ? Alors lisez bien cet article !
Pour bien commencer, à l’atelier on fait un échauffement que nous propose la génialissime prof Mme Josserand, généralement on peut faire un petit jeu pour placer sa voix et se donner de l’énergie. On peut aussi dire une phrase de son texte avec une intention : « comme si c’était la fin du monde », « comme si on insultait quelqu’un », « comme si on avait fait une bêtise », « en chuchotant »…
Bon passons aux choses sérieuses ! Après l’échauffement, nous nous lançons généralement dans les pièces de théâtre distribuées.
Pour le moment, on a travaillé Ouiquenne, un poème de René de Obaldia, extrait de son recueil Innocentines. Mais aussi En famille un texte de Jacques Prévert et dernièrement un texte de Sylvain Levey… mais je ne vous dis pas le titre pour vous ménager la surprise.
Moi ce que j’aime bien dans l’atelier, c’est qu’on fonctionne vraiment tous ensemble, un peu comme dans une vraie troupe de théâtre. On a tous un rôle à jouer mais on peut participer aussi sur les scènes en tant que régisseur (moi j’amène une partie du décor) ou en tant que présentateur (c’est moi qui vais présenter les scènes mais là je commence à trop vous en dire….).
Allez je vous donne un petit truc qu’on fait pour pouvoir affronter le public et bien regarder en face : on regarde un champignon lumineux placé sur les étagères hautes du CDI, qu’on appelle « le secret ». C’est donc « le regard secret » et je compte sur vous pour le garder aussi, « ce secret ».
Ce que je peux vous révéler pour le moment, c’est qu’il y aura sûrement (on l’espère en tout cas) une représentation au collège en fin d’année ! On espère que vous y serez !
Dans le cadre d’un travail en français, les élèves de 5eB ont écrit une lettre à l’adulte qu’ils seront. Pourquoi cette proposition ? Elle est inspirée de l’ouvrage Cher.e moi, Lettres à l’ado que j’étais, lettres à l’adulte que je serai, récemment publié aux éditons du Seuil, que les élèves de 5eB ont eu la chance de découvrir au Salon du livre de Montreuil en décembre dernier. Ce recueil réunit des lettres d’auteurs ayant participé à des ateliers d’écriture organisés par le Labo des histoires avec des adolescent.e.s qui ont écrit à l’adulte qu’ils vont devenir, ainsi que des lettres de personnalités invitées qui se sont également prêtées à l’exercice. Vous pouvez lire le compte-rendu détaillé de la rencontre au salon de Montreuil ICI.
Bonjour moi. Là, tu dois avoir 45 ans et moi j’en ai 12. J’espère que tu as déjà 1 millions d’euros et une voiture qui vole. Es-tu seule ? Tes enfants sont partis ? Rassure-moi. Tu as trois enfants ? Ismael, Inaya et Ibrahim ? Et le travail, ça se passe comment ? Tu n’en as pas marre de te réveiller, de manger et de rentrer dormir tous les jours ? Où est passé ton envie de travailler dans l’immobilier ? Tu as de l’argent et tu ne sais pas quoi en faire ? Je ne sais pas moi, crée une entreprise, pars en vacances, ou change de ville et de pays. Alors oui tu as changé, tu as vieilli, tu as des rides mais ce n’est pas une raison pour tout laisser tomber. Tu avais des rêves non ? Tu les as oubliés ? J’espère que je me trompe.