Rencontre avec un journaliste de France 3 à l’atelier journal

Jeudi 6 avril, à l’atelier journal, nous avons rencontré Didier Foyer, rédacteur en chef adjoint du journal télévisé le National de France 3 Ile de France.

Il a commencé par nous expliquer en quoi consistait son métier de rédacteur en chef adjoint :

Le matin entre 8h30 et 9h00, au cours d’une conférence de rédaction, il décide avec l’équipe de journalistes des titres qu’il y aura au journal de midi. Aussi, il fait le tri entre les différents titres à mettre, les importants… etc. Monsieur Foyer nous a montré sur son téléphone les trois titres qui avaient été sélectionnés pour le journal de France 3 national, l’édition du midi. Il appelle ça un « conducteur ». Par exemple le premier titre de la une du 6 avril était sur la grêve contre la réforme des retraites et la 11ème journée de manifestation. Lors de leur conférence de rédaction les journalistes ont décidé de faire un focus sur la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. En général, le sujet culture est mis en toute fin du journal.

Voici quelques questions que nous lui avons posées :

Quelles sont les études à faire pour devenir journaliste ?

Il faut avoir un bac +3 puis on doit passer un examen pour rentrer dans une école journalisme. Il y en a plusieurs en France environ 13 ou 14. On y entre sur concours. Si on réussit, on entre dans une de ces écoles qui forment les futurs journalistes pendant 2 ans. A la fin de la formation, on doit savoir tout faire en tant que journaliste puis on peut choisir une spécialité : radio, presse écrite, télévision ou numérique. Quand nous sortons de l’école de journalisme, nous sommes juste pigistes (c’est-à-dire qu’on travaille une journée ou deux pour un média, on écrit un article de temps en temps, mais on a rarement un CDI (contrat à durée indéterminée) tout de suite.

Mais M. Foyer nous a expliqué qu’il n’avait pas fait d’école de journalisme mais qu’il avait commencé à 16 ans à faire de la radio puis qu’en parallèle de ses études de droit, il a continué à animer une émission une heure pas semaine. Il y a tellement pris goût qu’il a continué. Plus tard, il a découvert la télévision car il était présentateur en région. Donc, son expérience prouve que l’on peut aussi devenir journaliste sans faire d’école et être formé sur le terrain.

Est ce que le présentateur du journal TV apprend par coeur son texte ?

Non, il lit son texte sur un prompteur, c’est un écran sur lequel le texte défile. Aussi il a parfois des notes sur un papier qu’il regarde de temps en temps. Parfois, il s’entraine aussi à réciter son texte à haute voix. Un journaliste doit bien porter sa voix et être bavard.

Vous est-il déjà arrivé d’avoir à parler d’une info de dernière minute ?

Oui c’est déjà arrivé, mais comme pour tous les articles, il faut vérifier sa source au moins 3 fois. Par exemple une fois, en 2019, lors de l’incendie de Notre Dame, nous avons eu l’information environ 10 minutes avant le journal. J’ai tout de suite appelé les pompiers (j’ai un carnet d’adresse dans mon téléphone qui est très précieux pour mon métier, j’ai environ 1000 contacts) pour savoir si c’était vrai, mais ensuite, on a quand même vérifié l’information avec plusieurs sources pour être sûrs. Comme nous n’avions pas encore de vidéo, nous avons juste mis une photo et comme ça nous avons quand même pu en parler rapidement dans le journal.

A France 3, il y a 4 journalistes spécialisés dans la vérification d’informations (quelles qu’elles soient), ils s’appellent les révélateurs. C’est la cellule de « fact-checking » de France TV .

Quel conseil donnerez-vous à quelqu’un qui veut devenir journaliste ?

Avoir envie de transmettre, être curieux, lire, découvrir des choses, être polyvalent, écouter, regarder…

Merci beaucoup à M. Foyer pour cette très riche rencontre !

Virgile

Une guerre sans pitié, critique littéraire d’Eléna

Dans le cadre d’un projet lecture dans le cours de français, les élèves de 5eB se sont essayés à l’écriture de critiques littéraires. La sélection de livres proposée par la professeure documentaliste portaient sur plusieurs genres littéraires : album, livres documentaires, théâtre, poésie, romans mais aussi bandes dessinées comme c’est le cas ici.

Les oiseaux ne se retournent pas a été publié en 2020. C’est la première bande dessinée de Nadia Nakhlé. C’est l’éditeur Delcourt dans la collection Mirages qui a publié son roman graphique. Plus tard, elle en fera une autre, « Zazar Bizar« , en 2021.

​​Voici l’histoire de son premier ouvrage : 

Amel Saêna, orpheline de 12 ans, est forcée de quitter sa ville natale dans un pays du Moyen-Orient, avec tous les autres habitants, à cause d’une guerre atroce qui vient d’éclater. Elle s’enfuit avec la famille Hudhad, des voisins, à laquelle ses grand-parents l’ont confiée. Hélas, rien ne se passe comme prévu : Amel perd, sous sa fausse identité, cette famille chargée de l’accompagner jusqu’à la frontière et se retrouve à l’abri dans un camps de réfugiés, mais seule. Plus tard, elle se liera d’amitié avec Bacem, un joueur de oud qui ne veut plus faire la guerre. Grâce à lui, elle échappera à l’enfer.

Ce livre m’a beaucoup plu par son réalisme car cette guerre et l’exil des habitants du pays attaqué m’a fait penser à la tristesse des Ukrainiens confrontés à l’attaque russe. Ce livre est bouleversant car il nous raconte l’enfer que vit une  jeune fille pour échapper au malheur qu’est la guerre .

J’attribue la note de 4/5 à ce livre car il est très poétique grâce aux différentes poésies et aussi grâce aux dessins de Nadia Nakhlé : ils sont très élégants avec l’utilisation du fusain, ils sont aussi très nets et précis dans les mouvements. Toutefois, ce qui m’a un peu dérangé est le manque d’informations sur certains personnages notamment la famille Hudhad et les grand-parents d’Amel car on ne sait pas ce qui leur est arrivé.

​Je recommande ce livre à ceux qui aiment les histoires émouvantes et réalistes . 

​Voici quelques citations pour vous donner envie de plonger dans cette bande dessinée :

« Pourquoi , moi , j’ai eu la chance de survivre.

Pourquoi pas toi ? Pourquoi pas elle. Pourquoi pas eux . » p.118

​ »Les oiseaux ne se retournent pas , ils reviennent . » p.217

Eléna

La semaine de la presse

La semaine de la presse et des médias s’est déroulée la semaine du 27 mars au 1e avril. Elle a comme objectif d’aider les élèves à comprendre l’univers des médias.

Jeudi 31 mars, pendant l’atelier journal habituel, Anne, Mme Josserand et Elianne ont organisé une séance un peu spéciale pour cette semaine spéciale. On avait plein de journaux, les quotidiens nationaux : le Monde, Libération, Le Figaro, La Croix et L’Humanité, un quotidien régional, le Parisien, et des journaux hebdomadaires, Charlie Hebdo et le Canard enchainé (on a appris que ces journaux sont des journaux satiriques avec beaucoup de caricatures et des dessins de presse) et un journal gratuit que l’on trouve dans le métro, 20 minutes, à notre disposition.

Il fallait sélectionner un article que l’on trouvait intéressant, le coller sur une grande feuille, mettre un commentaire en dessous pour donner un nouveau titre et surligner les passages qui nous semblaient importants. On a fait plusieurs rubriques : Société, Sport, International… avec des sujets sur Netanyahou, la réforme des retraites ou Mike Maignan.

Cette séance nous a aidé à comprendre comment travaillent ou écrivent les vrais journalistes. Les articles seront affichés au CDI et j’espère que vous viendrez les voir.

Emile

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Notre voyage au Pays de Galles – Jours 4 & 5 et retour

Jeudi

Cette fois, après le réveil routinier de 7h, pas de voyage mais un rapide transfert de la banlieue de Cardiff jusqu’au centre-ville, pour visiter la capitale du Pays de Galles.

Nous nous séparons par classe et nous visitons le château de Cardiff, ses belles salles de l’époque victorienne et ses fortifications normandes.

Puis super visite guidée du Principality Stadium, le stade situé en plein centre-ville qui accueille les matchs de rugby (notamment certains matchs des Six Nations), mais aussi d’autres évènements sportifs (Champions League) et des concerts. Nous découvrons les suites luxueuses ainsi que les places de la famille royale d’Angleterre. Nous visitons les vestiaires ou se sont assis les plus grandes stars du monde (Ronaldo, Madonna, Beyonce…) ainsi que la salle des conférences de presse !

L’après-midi, initiation au cricket : nous découvrons puis pratiquons ce sport datant du Moyen-Age. Nous visitons aussi le stade de cricket et la salle des médias.

Enfin, (dernier) retour dans les familles où nous préparons nos bagages.

Vendredi

Nous partons vers Portsmouth pour y passer l’après midi. Après un voyage de 3h, nous nous posons dans un restaurant. Fish and Chips pour tout le monde !

Après s’être bien restaurés, nous visitons le HMS Victory, situé à côté du Musée de la Royal Navy, l’authentique navire de l’amiral Nelson à la bataille de Trafalgar ! Puis, un dernier moment shopping et on file dans le car pour prendre le bateau.

Comme il a du retard, nous patientons dans le car et nous quittons finalement les côtes vers 23h pour une traversée qui s’avère difficile pour les personnes ayant le mal de mer, car il y a une tempête et la mer est très agitée. Mais, grâce à quelques camarades solidaires (que je remercie), nous pouvons supporter la traversée et personne n’est mort lorsqu’on arrive à Ouistreham à 6h (heure française) le lendemain.

Samedi

Nous retrouvons la France, la sensation de rouler à droite, de tourner dans le bon sens dans les rond-point… Après 3h de route, nous retrouvons aussi Paris, son animation, ses bouchons (on est habitués), et ses…poubelles☹️. Malgré tout, nous retrouvons nos parents bien fatigués mais avec plein de bons souvenirs !

Kenzo

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*Erratum : dans le jour 2, la mine faisait bien 90m de profondeur, et non pas 40m. Désolé pour cette erreur.

PS : un grand merci aux professeurs qui nous ont accompagnés au long de ce voyage. Un grand merci à Pascal, notre chauffeur (qu’il ne faut pas oublier), qui nous conduisit sur tous nos lieux de visite. On pense à monsieur Essel, qui a effectué son dernier voyage linguistique.

Le printemps des poètes

Printemps des poètes 2023_3

Le printemps des poètes est de retour ! Comme chaque année, pendant 16 jours, du 11 au 27 mars cette année, on fête le Printemps des poètes.

Chaque année, il y a un thème différent, cette année c’est Frontières qui a été retenu, l’année dernière c’était L’éphémère.

Le Printemps des poètes sert à célébrer le printemps en poésie. Tous les élèves, de la maternelle au lycée, sont concernés et cela vise à sensibiliser les élèves à la poésie et à encourager la lecture des poèmes comme pratique culturelle.

L’année dernière j’ai eu la chance de participer au printemps des poètes avec ma classe : on a écrit des haïkus (poèmes japonais d’une seule strophe constitué de trois vers) qu’on a illustrés avec le professeur de dessin puis que l’on a récités aux autres classe, et nous avons, bien sûr, découvert beaucoup de haïkus en lecture.

Printemps des poètes 2023_5

Grâce à Mme Josserand, le CDI est décoré avec des guirlandes composées de grues en origamis, des affiches du thème de cette année, mais surtout plein de poèmes et des poèmes illustrés.

Printemps des poètes 2023_4

Il y a aussi des pioches à poèmes (on peut piocher un petit poème surprise), des livres de poésie du CDI et sur les tables nous pouvons lire des poèmes sur le thème « Frontières » et d’autres poèmes plus connus.

Pour plus d’informations vous pouvez aller voir ce site https://www.printempsdespoetes.com/Edition2023

J’aime beaucoup le projet du Printemps des poètes car cela permet de découvrir de nouveaux poèmes, de nouveaux poètes…

Pour les futurs poètes, la RATP organise justement un concours de poésie auquel je participe chaque année. Les 100 meilleurs poètes ont un petit cadeau et ils sont convoqués dans une salle pour découvrir qui sont les 10 premiers de chaque catégorie qui remporte un cadeau en plus. Moi j’ai toujours fini dans les 100 premiers mais jamais dans les dix premiers. Si vous voulez, je peux vous donner à lire mes poèmes des années précédentes.

Camille

Notre voyage au Pays de Galles – Jour 3

Mercredi

Aujourd’hui nous avons pris le car vers 8h, direction Bristol, ses monuments, mais surtout son histoire liées à la traite négrière.

Après un réveil à 7h, nous récupérons tout le monde pour un transfert d’une heure jusqu’à Bristol. Bristol est située dans l’Est de l’Angleterre, quasiment en Cornouailles. C’est une ville anglaise, contrairement à Cardiff qui est au Pays de Galles.

Nous arrivons sur place et nous sommes accueillis par des guides qui nous emmènent faire un tour dans la ville en expliquant l’histoire de chaque monument.

Puis déjeuner à 12h : sandwich et chips pour la plupart. Nous nous rendons sur les docks du port de la ville et nous bénéficions d’un temps libre.

La plupart s’installent dans un café et sirotent leur soda ou chocolat chaud. On flâne aussi sur les docks, sur les anciens chemin de fer…

Puis visite du M Shed, littéralement Musée Entrepôt, pour un sujet plus sérieux : la traite des noirs, durant l’époque classique (17e et 18e siècle).

Puis nous disposons à nouveau de temps libre pour du shopping dans un centre commercial cette fois. Nous achetons des souvenirs pour les familles, ou prenons un goûter…

Et retour dans les familles…

La suite au prochain épisode…

Kenzo

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A la découverte du métier de libraire avec Laurent Sachet

Nous aussi les 5ème A avons la chance de participer au projet « jeune en librairie ». Dans ce cadre Laurent Sachet le libraire de la Chambre verte s’est déplacé jusqu’à notre classe pour nous présenter son métier. Nous avions préparé plein de questions et nous avons pu en une heure seulement en découvrir bien plus sur son métier.

Quel parcours professionnel avant de devenir libraire ?

Quand Laurent Sachet était plus jeune, il n’a pas vraiment fait d’études pour devenir libraire : il a fait des études d’anglais et de littérature. Il pensait peut-être devenir professeur d’histoire-géographie.

Il a commencé à travailler dans une agence de tourisme (pas vraiment de rapport là non plus avec le métier de libraire) mais ce métier l’a vite ennuyé. Alors il a décidé de tenir un magasin de presse et comme la presse ne se vendait pas bien, il s’est mis à vendre également du tabac.

En économisant, il a réussi à acheter « La Chambre Verte » mais, pour devenir libraire, il a quand même dû faire une formation à l’INFL (Institut National de Formation de Libraires).

Chaîne du livre et répartition entre libraire, auteur, éditeur

En ce qui concerne la chaîne du livre et le pourcentage qui revient à l’éditeur, l’auteur(e) et au libraire, Laurent Sachet nous a expliqué comment cela ce passait. Pour un livre, 35 % du prix de celui-ci revient au libraire et 65 % à l’éditeur qui partagera ensuite son gain avec l’auteur.e (le pourcentage qui revient à l’auteur.e varie en fonction du contrat établi).

Par exemple, pour un livre vendu 20 euros, 6 euros reviendront au libraire et 14 euros à l »éditeur et l’auteur.

La journée type d’un libraire

La librairie est ouverte en période normale du mardi au vendredi de 10h à 19h30 et le samedi de 10h30 à 19h30. Lors des périodes de fêtes comme à Noël, la librairie est ouverte plus longtemps.

Sa journée s’organise en différentes tâches : il arrive avant l’ouverture de sa librairie pour faire un peu de ménage, déballer les cartons de livres et les ranger dans les rayons. Puis à l’ouverture, il conseille les clients en fonction de leurs goûts littéraires. Il tient la caisse durant la journée. Parfois, il élabore des vitrines pour mettre en avant certains livres. Sa vitrine du moment est consacrée à Paris avec une sélection de beaux livres sur la capitale.

Avant cela, il a fait d’autres vitrines avec comme thématique la Chine, l’Allemagne, la cuisine, la Saint-Valentin ou encore les pirates.

Avant la fermeture de la librairie, il va dans son bureau pour commander des livres et il s’occupe de la comptabilité de la librairie. Mais ce qu’il préfère reste les vitrines et conseiller les clients. Les tâches qu’ils trouvent ingrate restent la comptabilité, le ménage et déballer les cartons.

Ventes à la librairie

En ce qui concerne les ventes de la librairie, Laurent Sachet nous a expliqué qu’il vendait environ 100 livres par jour mais, évidemment, cela dépend des périodes. Lors des périodes de fête, comme à Noël, il y a beaucoup plus de ventes.

En ce moment les meilleurs ventes sont : Le monde sans fin, la bande dessinée de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici et Le mage du kremlin, le roman de Giuliano da Empoli.

Nous étions curieux de savoir quel était le livre le plus cher de sa librairie. Il s’agit d’un livre d’art japonais (un beau livre comme on dit). J’ai eu la curiosité de voir ensuite à quoi il ressemblait en passant à la librairie (explique Noam). Le livre est très grand, très lourd. A l’intérieur, les reproductions et les dessins sont magnifiques. Mais le livre coûte 700 euros.

La suite du projet

Dans le cadre de notre projet « jeune en librairie », la prochaine étape sera de découvrir la librairie. Nous irons la visiter en petits groupes au mois d’avril. Et nous aurons la chance d’avoir chacun un chèque-lire d’une valeur de 25 euro pour pouvoir acheter des livres.

Et la crème de la crème, nous aurons la chance de rencontrer un auteur qui viendra au collège ! Cet auteur s’appelle Laurent Contamin et il écrit surtout du théâtre et de la poésie.

Noam, Héloïse, Clémentine, Camille J, Amadou et Nouh

Pour (re)lire l’article de nos camarades de 5eC qui ont aussi rencontré Laurent Saché, c’est ICI

Notre voyage à Cardiff – Jours 1 et 2

Lundi matin (très tôt, quasiment dimanche soir), encadrés des professeurs d’Histoire Géographie M. Essel et Mme Ruz, ainsi que Mme Luce et Mme Godard, nous sommes partis vers Cardiff, au Pays de Galles pour y séjourner près d’une semaine. Hébergés dans des familles d’accueil galloises, nous partirons à la découverte de Cardiff et ses environs, notamment son patrimoine historique. Petit résumé du premier jour avec photos.

Jour 1, lundi

3h15 : notre car part vers le port de Ouistreham pour un transfert d’environ 3h. Dans le car, les plus accros sont sur leurs smartphones mais beaucoup dorment encore.

6h : Notre car arrive à la gare maritime où nous patientons pour le passage des douanes en passant, pour la plupart et encore une fois, sur l’objet devenu essentiel à notre vie : le téléphone (eh oui, encore !).

9h : Le ferry que nous prenons quitte le port et nous prenons notre petit déjeuner à bord. Nous passons à l’heure anglaise (donc il est 8h).

11h (heure anglaise) : Notre bateau passe dans les eaux anglaises (et il commence à pleuvoir).

13h : Nous arrivons à Portsmouth et passons les douanes. Suite à une urgence médicale, le départ pour Cardiff est retardé.

19h30 : Les premiers chanceux vont à la rencontre des familles d’accueil, suivis des moins chanceux vers 20h.

Après il y a eu plusieurs expériences : pizzas pour les uns, incompréhensions et quiproquos avec les familles pour les autres.

Et puis dodo. Le lendemain réveil à 7h !

Jour 2, mardi

Après avoir récupéré tout le monde, nous nous enfonçons dans les terres et nous visitons une mine transformée en musée, the Big Pit mine Museum.

A l’intérieur, on nous habille avec tous les équipements de sécurité : casque, lampe, masque à gaz (on ne sait jamais). Et nous nous enfonçons à 40m sous terre… sans téléphones pour des raisons de sécurité (il n’y aura donc pas de photo).

Puis, nous mangeons et prenons le car pour the Museum of Welsh Life.
Après 1h de transport, nous arrivons sous le rare soleil gallois dans un musée en plein air de reconstitution historique. Anciennes échoppes, maisons celtes, cottages traditionnels, moulins, château…

Puis (encore !) le car, pendant 1h30. Retour dans les familles et dodo.

La suite au prochaine épisode…

Kenzo

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Visite du libraire de La Chambre verte en 5eC

Dans le cadre du projet Jeunes en librairie auquel notre classe participe cette année, nous avons reçu mardi 31 janvier Laurent Sachet, le propriétaire de la librairie « la Chambre Verte » qui se trouve à proximité du collège

Pourquoi la chambre verte ?

Laurent Sachet a nommé sa librairie « la Chambre verte » car il adore un réalisateur de film qui s’appelle François Truffaut, qui a réalisé un film du même nom que la librairie.

Il nous a expliqué comment sa librairie était organisée. Il travaille avec sa femme. Mais en fonction de la fréquentation, il peut employer jusqu’à deux personnes supplémentaires en CDD (contrat à durée déterminé). C’est le cas par exemple, en période de fête, pour Noël.

Alors que lui s’occupe du rayon adulte (la fiction et les documentaires), sa femme est plutôt spécialisée dans la littérature de jeunesse.

Sa librairie n’est pas une librairie spécialisée dans un genre en particulier, elle est plutôt générale. Par contre, on n’y trouve pas de manga car, selon lui, il n’y aurait pas assez de place dans ses rayonnages.

Laurent Sachet organise des vitrines pour embellir sa librairie. Ces vitrines ont des thèmes par exemple : Pirate, Mythologie, Cuisine, Reine d’Angleterre. Pour le thème des pirates, notre ancienne classe de 6ème avait même contribué à cette vitrine en exposant ses travaux sur les romans de piraterie.

Lors de sa venue dans notre classe, Laurent Sachet nous a apporté un exemplaire du Dictionnaire amoureux de la Coupe du monde, écrit par Vincent Duluc car il allait recevoir cet auteur en dédicace pour cet ouvrage.

Avant d’acheter la Chambre Verte, M. Sachet travaillait dans un magasin de presse. Mais comme il ne gagnait pas beaucoup d’argent avec la presse (en effet, les gens achètent de moins en moins de journaux papier), il a commencé à vendre du tabac dans son magasin, ce qui rapportait un peu plus. Quand il a enfin eu assez d’argent, il a pu acheter la Chambre Verte.

La concurrence avec Amazon

Le libraire nous a expliqué ses difficultés par rapport à cette grande enseigne concurrente. Par exemple, il n’arrive pas à égaler les délais de livraison d’Amazon. Il peut tout à fait commander des livres mais il aura parfois des délais de livraison plus grands.

Et évidemment, son choix de livres est plus restreint parce qu’il est limité par la taille de sa librairie. Il n’a donc sur place qu’une sélection de livres moins étendue qu’Amazon.

Mais heureusement, le prix unique du livre* fixé par la loi de Jack Lang évite une fuite en avant encore plus importante…

Nous avons été curieux de savoir quels étaient ses romans, ses lectures préférées. Son auteur préféré reste Marcel Proust avec Sa recherche du temps perdu mais il lit beaucoup évidemment, pour les besoins de la librairie : environ 20 livres par mois pour lui et sa femme. 40 livres au total. Comme ils ne sont que deux, c’est difficile de lire plus.

Fréquentation de la librairie

En général ce sont plutôt les personnes âgées et les collégiens de Jean Moulin qui fréquentent la librairie. La fréquentation varie aussi en fonction des jours de fêtes. Comme par exemple : Noël, Pâques, etc.

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Maria, Kinza, Lina, Maïly, Oscar et Sacha

Un atelier théâtre pas comme les autres

Les masques de la comédie et de la tragédie sur une mosaïque romaine / Capitoline Museums, Public domain, via Wikimedia Commons

Lundi 13 mars, dans le cadre de l’atelier théâtre, des étudiants de Licence professionnelle « Encadrement d’ateliers théâtre » de l’Université de Paris III, sont venus animer et regarder l’atelier pour apprendre à prendre en charge un atelier théâtre. Il y avait 20 étudiants au total mais seulement deux ont mené l’atelier. Pendant ce temps, les 18 autres étudiants prenaient des notes et regardaient.

Pour ce premier atelier, c’était Gabriel et Olympe qui ont mené l’atelier. Ils ont commencé par se présenter puis nous avons fait un échauffement qui se déroulait en deux parties : une partie qui consistait à s’échauffer le corps (par exemple inspirer en se faisant très grand puis souffler en se relâchant) et l’autre partie qui consistait à s’échauffer la voix (par exemple réciter les voyelles rapidement en faisant un grand sourire). Nous avons fait plusieurs jeux théâtraux pour qu’ils puissent apprendre nos prénoms (par exemple se mettre en cercle puis s’avancer d’un pas en disant son nom et en l’associant à un geste).

Puis nous avons fait des exercices pour travailler les émotions (par exemple imiter une mère qui est dans la jungle et qui tout à coup reçoit une mygale dans le cou et cela la fait beaucoup rire). Et nous avons fini sur une petite mise en scène sur le début d’un texte que nous avons déjà beaucoup travaillé avec Mme Josserand : En famille de Jacques Prévert.

J’ai beaucoup aimé la manière dont Gabriel et Olympe ont animé l’atelier car c’était nouveau par rapport à ce que l’on fait d’habitude. Avec Mme Josserand, depuis plusieurs séances, nous travaillons plus sur nos textes. Nous détaillons la mise en scène : les déplacements, l’intonation, les changements de décor et de personnages.

Camille