En ce moment, au CDI, on peut participer à un jeu concours sur la fabrication du livre. On doit remplir un questionnaire en s’aidant d’une exposition présente au CDI. Si notre questionnaire est tout juste on peut remporter un livre.
Cette exposition est réalisé par les Editions Gallimard, on y découvre comment on écrit, on illustre et comment on édite un livre.
Pour répondre au questionnaire il y a neuf panneaux d’affichage et deux livres à consulter pour les plus curieux.
Il faut répondre à des questions comme : « Que veut dire ISBN ? »; « Qu’est-ce que la typographie ? »; « Qu’appelle-t-on un chemin de fer ? »; « Quelles sont les quatre couleurs de la quadrichromie ? » et plein d’autres questions… plus ou moins difficiles.
Dans le cadre d’un travail de Français avec Mme Raimbaud sur le roman No et Moi de Delphine de Vigan dans lequel le personnage principal est une adolescente qui fait la connaissance d’une jeune SDF, nous avons écrit un texte sur une personne que nous croisons souvent mais à qui nous ne parlons jamais.
Je le croise souvent.
Devant la boulangerie près du collège, ou sur les marches de l’église pas loin de la station St-Jacques. Il sourit toujours et chaque passant lui rend son sourire. Je lui dis bonjour et il murmure un « salut » presque inaudible. C’est tout. De temps en temps, je vois des personnes venir lui parler et lui donner du pain ou une pièce. Pas moi, je ne saurais pas quoi dire et puis, je n’ai jamais rien sur moi. Pourtant il ne doit attendre que ça, que quelqu’un vienne lui parler. Il est seul, sans personne avec qui discuter.
Mais il sourit.
Il n’a personne mais il sourit. Ses épaules se courbent sous le poids de sa misère mais il sourit. Déjà âgé, ses rêves d’enfance se sont brisés mais il sourit.
Je ne le comprends pas.
Sans domicile fixe, il ne semble pas craindre la morsure du froid d’hiver, chose que tout le monde redoute. Ses yeux gardent leur lueur malgré la dureté du béton sur lequel il s’assoit. Sa vieille casquette, posée sur ses courts cheveux grisonnants, surplombe ses deux oreilles qui n’attendent que le doux son d’une salutation.
Aimable personne à la vie si injuste, souriant mendiant aux vêtements usés, sociable monsieur qui reste solitaire, voilà ce qu’il laisse voir à travers son visage.
Dans le cadre d’un travail de Français avec Mme Raimbaud sur le roman No et Moi de Delphine de Vigan dans lequel le personnage principal est une adolescente qui fait la connaissance d’une jeune SDF, nous avons écrit un texte sur une personne que nous croisons souvent mais à qui nous ne parlons jamais.
« Je le croise souvent à chaque fois que je traverse l’avenue du Général Leclerc pour aller au collège. Il est assis sur son carton, je le regarde ou lui dit tout au plus un bonjour. Je le vois parfois parler avec des gens, probablement des amis. A chaque fois que nos regards se croisent, il me sourit, je lui souris à mon tour. Je le vois souvent tête baissée, le regard perdu, cherchant quelque chose. Il est toujours assis sur son carton. Il inspire la confiance et semble calme et apaisé. Il porte souvent un bonnet et une veste en tissu. Je ne vois pas les chaussures car il est assis en tailleur. Il a l’air calme, dans son nuage. Parfois j’ai l’impression qu’il voyage dans son esprit et que cela lui permet de passer le temps. Peut-être que c’est là qu’il vit, dans son esprit. Cette personne est sûrement quelqu’un de très agréable et calme. Il n’est pas, du moins je le pense, du genre à s’énerver ou à s’agiter. Il mène sa vie paisiblement sans rien demander à personne. Je pense que j’irai lui parler ».
Dans le cadre d’un travail de Français avec Mme Raimbaud sur le roman No et Moi de Delphine de Vigan dans lequel le personnage principal est une adolescente qui fait la connaissance d’une jeune SDF, nous avons écrit un texte sur une personne que nous croisons souvent mais à qui nous ne parlons jamais.
« Je le croise tous les jours, quand je vais au collège, tous les matins et tous les soirs. Le conducteur du bus 92. Je lui dis bonjour ou bonsoir en entrant dans le bus mais jamais plus. Il est toujours habillé en uniforme vert et bleu (ce sont surement les couleurs de la R.A.T.P.). Il a des cheveux foncés et lisses. C’est un très bon conducteur, il ne s’arrête jamais subitement et prend très bien les virages. Le conducteur est toujours calme et serein dans ses mouvements, ce qui le rend très appréciable à huit heures du matin.
Pour conclure, je pense que les gens devraient tous dire bonjour ou bonsoir à tous les conducteurs de bus car leur métier n’est pas toujours facile malgré leur importance dans notre vie de tous les jours. »
Dans le cadre d’un travail de Français avec Mme Raimbaud sur le roman No et Moi de Delphine de Vigan dans lequel le personnage principal est une adolescente qui fait la connaissance d’une jeune SDF, nous avons écrit un texte sur une personne que nous croisons souvent mais à qui nous ne parlons jamais.
« Je la croise souvent. Elle est là, comme d’habitude, devant la bibliothèque à quelques mètres de moi. La faible lueur des réverbères l’éclaire. Sa couverture, salie et usée par le temps, enveloppe son petit corps frêle. Je vois qu’elle a froid ; elle tremble. Elle a un tic : celui de s’arracher les bouts de peau morte autour des ongles. C’est l’une des seules choses que je sais de cette femme que je croise pourtant tous les jours en allant au collège. J’ai l’impression de passer à côté de quelque chose. Je sais que deux pas et quelques mots suffiraient mais je n’ose pas. C’est comme s’il y avait une ligne, une limite invisible entre nous que je n’arrive pas à franchir. Elle lève la tête; ses cheveux châtains retombent sur ses épaules. Elle me regarde droit dans les yeux. Les siens sont bleus. J’ai du mal à ne pas détourner mon regard. Je ne comprends pas bien pourquoi mais je pense que je suis gênée, honteuse. J’aimerais comprendre comment elle a fini comme ça. J’essaie de m’imaginer sa vie, une vie où la nourriture ne se jette pas, où prendre une douche est une chance (et non pas une corvée qui nous empêche de nous lever 15 minutes plus tard), où toutes ses affaires sont contenues dans un ou deux sacs. Une vie où l’on est presque toujours seul, entouré et ignoré de centaines de personnes que l’on croise tous les jours et qui se plaignent d’avoir trop de travail, trop de responsabilités, trop de « trucs à faire », trop de toutes ces choses que l’on voudrait tant avoir.
Je crois que j’ai maintenant compris la raison pour laquelle je suis mal à l’aise quand je croise son regard. Finalement, elle me sourit. Son sourire est réconfortant. Je lui souris en retour en lui disant « bonjour ». Elle hoche gentiment la tête et je poursuis mon chemin, comme tous les matins. Qui sait, j’arriverais peut-être à lui parler demain ».
Dans le cadre d’un travail de Français avec Mme Raimbaud sur le roman No et Moi de Delphine de Vigan dans lequel le personnage principal est une adolescente qui fait la connaissance d’une jeune SDF, nous avons écrit un texte sur une personne que nous croisons souvent mais à qui nous ne parlons jamais.
« Je le croise souvent. Tous les matins et tous les soirs, pour être précise. Il est presque toujours là, assis par terre devant la boulangerie, et il regarde les gens passer. Je me dis que ça doit être dur pour lui qui n’a presque rien à manger de voir les gens sortir en engloutissant leurs croissants et leurs pains au chocolat.
Et pourtant, il sourit. Et ça me redonne du courage. Parce que je me dis que si lui il affronte le froid et la faim depuis des années, s’il a survécu à des hivers glacés et à des nuits pluvieuses sans nulle part où s’abriter, s’il a passé parfois plusieurs jours sans manger en subissant le regard dur des passants qui préfèrent l’ignorer plutôt que de lui offrir une seule des pièces si nombreuses dans leur porte-monnaie, et qu’il trouve toujours la force de sourire, alors moi, bien au chaud dans mon lit confortable, et le ventre encore plein du bon repas que je viens d’avaler, je n’ai pas le droit de m’apitoyer sur mon sort.
Et puis un jour, je me suis dit que ce n’était pas normal. C’est moi qui ai tout, et lui rien, et pourtant c’est lui qui me donne. Il me donne la force de sourire, il me donne envie de rire, et c’est un des plus beaux cadeaux qu’il pouvait me faire. Alors j’ai voulu le remercier, je suis partie plus tôt de chez moi pour être sûre de ne pas arriver en retard en cours. Je voulais juste aller lui parler, lui demander si ça allait. Sur le trajet, j’ai pensé à quelques questions que je pourrais poser. La première était depuis longtemps décidée « Comment vous appelez vous? ».
Mais quand je suis passée devant lui, je ne me suis pas arrêtée. J’avais trop peur qu’il ne me réponde pas. Qu’il s’énerve. Ou alors qu’il me dise qu’il ne sait pas, qu’il ne sait plus, qu’il vit dehors depuis tellement longtemps qu’il ne se rappelle plus. Qu’il s’est perdu.
C’est lui qui affronte le froid et la faim depuis des années, lui qui a survécu à des hivers glacés et à des nuits pluvieuses sans nul part où s’abriter, lui qui a passé parfois plusieurs jours sans manger en subissant le regard dur des passants qui préfèrent l’ignorer plutôt que de lui offrir une seule des pièces si nombreuses dans leur porte-monnaie.
Et c’est moi qui n’ai pas le courage de lui demander son nom ».
Ce vendredi 16 décembre, le C.V.C (conseil de vie collégienne) organise le concours du pull ou bonnet de Noël le plus moche ou plutôt le « ugly sweater christmas day ». Le but est de venir habillé avec une tenue de Noël (juste pour le haut) la plus moche, la plus originale mais surtout la plus « fun ».
Celui ou celle qui sera habillé de la tenue la plus originale sera récompensé et gagnera un cadeau. Les customisations sont acceptées, voir recommandées. Vous avez le droit d’acheter un pull ou un bonnet en magasin mais ce qui serait encore plus « fun », ce serait que vous le fassiez vous même avec des anciens pulls en les customisant.
A votre avis quels seront le ou les cadeaux ? Des rumeurs circulent disant que ce serait des petits portes-clés, des chocolats ou encore des bonbons.
Alors à vos bonnets, guirlandes, boules, lutins, rennes, ou encore sapin de Noël ! On prendra des photos !
Comme chaque année, les mordus du mangas ont fait leur retour au collège !
Marjorie, de la bibliothèque Georges Brassens est venue le vendredi 14 octobre au CDI pour nous présenter les deux sélections.
La sélection de cette année est très variée avec 4 mangas pour la séléction 12-15 ans : Blue lock, Shangri-la frontier, Kaiju n°8 et Tails tale et 5 mangas pour la séléction 7-11 ans : Fukuneko, Comet girl, Un été à Tsurumaki, Yuzu et Appare ranman.
Vous pouvez venir au CDI ou aller à la bibliothèque Georges Brassens pour les lire. Quand vous les aurez lus, vous pourrez voter au CDI pour vos préférés et si vous avez lus tous les mangas de votre sélection vous pourrez remplir un questionnaire.
Pour moi qui ai 10 ans, je trouve que dans ma sélection le meilleur est Appare ranman. Dans l’autre sélection le meilleur manga pour moi est Shangri-la frontier. Qu’est-ce que vous en pensez vous ?
Vous pouvez voter jusqu’au 10 décembre, alors n’attendez pas trop ! Et si vous remplissez le questionnaire, vous pourrez aussi gagner un manga ! Alors n’attendez plus pour participer !
Cela fait quelques semaines déjà que la 3eC de notre collège a sauté de joie à l’annonce qu’avait faite M. Essel. « Vous êtes vernis », voilà ce que notre professeur d’histoire nous a dit une fois que nous fûmes installés. Et quelle nouvelle ! Figurez vous que Jean Moulin avait été choisi parmi trois établissements pour participer au projet CDG !
Pour résumer ce projet : chaque année, la mairie de Paris choisit trois établissements parisiens (un lycée général, un lycée professionnel et un collège) pour instruire la jeunesse parisienne à propos de la marine, de Charles de Gaulle et autres cérémonies officielles auxquelles les différentes écoles participeront ! Il faut savoir que la mairie de Paris est la marraine du porte-avion Charles de Gaulle.
C’est ainsi que trois jours plus tard, ma classe (choisie parmi toutes celles du collège) et celles des deux lycées se sont retrouvées au pied de l’Arc de Triomphe pour participer à la cérémonie du ravivage de la flamme sur la tombe du Soldat inconnu !
Pour le petit point histoire :la tombe du soldat inconnu est un lieu où un soldat (nul ne connaît son identité) est enterré et représente tous les soldats morts pour la France lors de la guerre 14-18.
Sous une légère pluie (mais protégés par l’immense monument) nous nous sommes alignés, droits comme des piquets, le regard empli de fierté, puis avons assisté à la cérémonie. Des membres de l’équipage du porte-avion Charles de Gaulle ont rendu hommage aux soldats français de la Première Guerre mondiale et un élève de notre classe a actionné le système à gaz qui allume la flamme. Nous avons ensuite discuté avec les marins (le but de ce projet est aussi d’échanger avec les marins du porte-avion CDG) et sommes rentrées vers 18h00 !
Deux évènements ont ensuite suivis, un à l’Hôtel de Ville où nous avons visité la Salle des Fêtes et deux autres salons impressionnants tout en admirant les magnifiques peintures qui ornaient les murs du monument ; et un à la Sorbonne, où nous avons regardé un super reportage sur l’Ecole des jeunes mousses et où des élèves de cette école ainsi que les directeur, directeur adjoint, professeure et autres ont répondu à nos questions. Nous avons donc appris plus en détail le chemin parcouru par les jeunes voulant devenir mousses : séparation familiale, sentiment d’être perdu, se faire sans cesse crier dessus, les épreuves sur le terrain dans des conditions rudes, la rigueur nécessaire, l’appréhension d’avoir son diplôme ou non et enfin le choix de continuer ou tout abandonner. S’engager n’est pas une décision facile…
Enfin, le dernier évènement que nous avons fait jusqu’à ce jour fût le mercredi 9 novembre de 6h00 à 21h45 ! Le 9 novembre car il s’agissait d’honorer les 52 ans de la mort de Charles de Gaulle !
Réveil à 5h00 du mat’, marchant comme un zombie on se prépare, rdv 6h10 devant le collège, on évite de se rendormir devant son bol de lait… Et c’est parti ! La 4 jusqu’à Châtelet on change et on prend la 1 pendant deux minutes et nous voilà devant les cars que nous allons prendre pendant environ… 3h30 ! Enfin arrivés nous avons monté la pente menant au mémorial sous une douche glaciale et nous nous sommes ensuite alignés devant l’immense Croix de Lorraine (symbole de la Résistance) pour assister à la cérémonie. Franchement, il n’y a pas grand chose à raconter car… personne n’a rien vu ! Ha ha ! Vraiment malin : les plus grands étaient devant les plus petits ! Nous sommes donc restés une heure dans le froid, sous la pluie (il était interdit d’avoir une capuche ou un parapluie), pouvant apercevoir Anne Hidalgo (qui était présente) en se penchant légèrement vers la droite… Il y eut tout de même un peu d’action lorsqu’une lycéenne s’évanouit juste derrière moi (elle va bien, rassurez-vous).
» La cérémonie était difficile car il pleuvait et nous ne voyions rien mais j’ai eu la chance de changer de place vers la fin et ai pu voir ce qui se passait. J’ai été admirative de l’orchestre qui a joué la Marseillaise et d’autres chansons dont une comptine : les musiciensétaient tous coordonnées dans tous leurs mouvement !« Marie, élève de 3C
Nous avons pu échanger rapidement avec Mme la Maire (certains ont même obtenu un selfie) et avons aussi fait une photo avec une parfaite inconnue qui s’est en fait révélée être la représentante de Rachida Dati (pour la plus grande déception des élèves préférant la gauche).
Après une pause midi bien méritée, nous avons assisté à une conférence (pas très objective) sur la vie de Charles de Gaulle et avons visité un musée sur les années 60.
On reprend le car mais pendant quatre heures cette fois puis le métro mais… mauvaise surprise ! Vavin devient le terminus ! On rentre donc à pied jusqu’au collège dans la bonne humeur malgré la fatigue !
Aujourd’hui nous allons vous parler de la laïcité à l’école car nous en avons parlé avec notre professeur d’Histoire/Géographie en cours d’EMC (Education Morale et Civique).
La laïcité à l’école repose sur un principe de liberté : liberté de croire ou de ne pas croire. Ainsi la religion ne doit pas être enseignée à l’école. Ce principe de laïcité implique aussi de ne pas porter de signes religieux à l’école. On peut croire en ce qu’on veut mais on ne doit pas faire de prosélytisme (essayer de convertir les gens) et on n’affiche pas non plus sa religion avec un signe distinctif.
Si les enfants arrivent à l’école avec un signe ou une tenue religieuse, la loi prévoit de parler avec l’élève, si l’élève n’en tient pas compte, il/elle devra passer en conseil de discipline.
La laïcité prévoit aussi qu’aucun élève n’a le droit de prétexter sa religion pour faire ou ne pas faire quelque chose. Par exemple, un élève ne peut pas dire qu’il ne peut pas faire une évaluation sous prétexte que sa religion le lui interdit.
Une charte a été créée pour rappeler ces règles. Il y en a une dans le carnet de correspondance des collégiens de Jean Moulin.