Investiture de Donald Trump, le monde est-il en train de s’écrouler?

S’il est à la Maison-Blanche, c’est grâce à Dieu, qui l’a « sauvé » après l’attentat dont il a été la cible pendant sa campagne électorale en juillet dernier. Thanks God ! C’est, en substance, ce qu’a déclaré Donald Trump hier dans son discours d’investiture. Mais ce n’est pas la seule énormité qu’il a prononcée.

Donald Trump / Image Daniel Torok, Public domain, via Wikimedia Commons

« Partout dans le monde, ils [les pays étrangers] vident leurs prisons dans notre pays; ils vident leurs institutions psychiatriques dans notre pays », a-t-il affirmé sans la moindre honte pour justifier l’expulsion à venir des travailleurs immigrés. Un mensonge éhonté !

Autre contrevérité visant à stigmatiser les populations d’origine étrangère : les États-Unis seraient « le seul pays au monde » à accorder la citoyenneté de naissance, alors qu’environ trois douzaines de pays appliquent également ce principe. Trump prétend vouloir « repousser l’horrible invasion du pays »… Nous nous y attendions tous, mais hier, Donald Trump a tout de même énoncé plus de vingt déclarations mensongères dans son discours.

Comme on pouvait aussi s’y attendre, notre climatosceptique préféré a, une fois de plus, répété sa formule fétiche pour promouvoir les énergies fossiles : « Drill, baby, drill » (Fore, bébé, fore). Toujours fidèle à lui-même, notre LGBT-phobe préféré a également déclaré que seuls deux sexes seraient désormais reconnus sur le sol américain : « homme » ou « femme ». Enfin, notre impérialiste favori a confirmé son intention de s’emparer du canal de Panama et de renommer le golfe du Mexique « golfe d’Amérique ».

Après toutes ces déclarations qui donnent froid dans le dos, nous ne nous attendons à rien de bon pour la suite.

Mimile

Les feux de Los Angeles

Depuis le 7 janvier de nombreux feux font rage à Los Angeles et dans ses environs. 24 personnes y ont déjà perdu la vie.

La Californie est coutumière des incendies, ce qui est exceptionnel est que cela arrive en hiver. On vous explique : en 2022 et 2023, la région a vécu une période humide très favorable au développement de la végétation suivie, en 2024, d’une très forte sècheresse. Les tempêtes de sable, conjuguées aux vents chauds du début de 2025, ont provoqué les étincelles qui ont embrasé des arbres déjà très secs et alimenté le développement des feux. Des 4 incendies en cours, le plus étendu a déjà ravagé 10 000 hectares. 150 000 personnes ont dû quitter leurs habitations et 12 000 maisons ou bâtiments divers ont été détruits ou abimés.

Lundi 13 janvier, les services météorologiques qui annonçaient une recrudescence des vents violents n’engageaient pas à l’optimisme.

Evidemment, Donald Trump, n’hésitant pas à utiliser des fake news, a saisi l’opportunité pour s’en prendre au gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, sur sa gestion de l’eau. Celui-ci lui a répondu qu’il n’était pas intéressé par « la politisation d’une catastrophe naturelle ». « Je n’aime pas l’inhumanité de ça » a-t-il dit.

Nohal

Démission de Justin Trudeau, après presque 10 ans au pouvoir

Justin Trudeau / image CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Justin Trudeau, le 1e ministre Canadien a fait, lundi 6 janvier l’annonce de sa démission.

Mais pour quelles raisons a t-il décidé de démissionner?

Lors de ces derniers mois, le parti de Justin Trudeau au pouvoir, le parti Libéral, a traversé une crise. En effet, depuis l’été dernier, 9 ministres ont quitté le pouvoir. Le coup fatal a été donné par la démission surprise de la Première ministre adjointe, Chrystia Freeland, mi-décembre, ainsi que la ministre des Finances. Cette dernière était en désaccord avec Justin Trudeau sur la façon de gérer l’annonce du président élu, Donald Trump, qui a déclaré vouloir augmenter les taxes de douane de 25% pour tous les produits canadiens.

Le premier ministre a vu sa popularité baisser en flèche ces derniers mois. Il est tenu pour responsable de la forte inflation qui frappe le pays ces derniers temps, ainsi que la crise des logements et des services. Son parti a survécu de justesse à de nombreuses motions de censure au parlement et il ne pouvait pas continuer à rester au pouvoir, alors que les sondages penchaient largement en faveur de son rival conservateur (l’équivalent de Les Républicains), Pierre Poilievre, et avait de plus de 20 points de retard dans les sondages.

A quoi faut-il s’attendre pour la suite?

Pour la suite, on peut s’attendre à avoir un Premier ministre conservateur. Pierre Poilievre, qui est sans aucun doute le mieux placé pour succéder à Trudeau.

Quelques heures après l’annonce de sa démission, Donald Trump a déclaré qu’il était dans l’intérêt du Canada de fusionner avec les Etats Unis et ainsi devenir leur « 51e Etat ». Cela fait quelque temps qu’il répand son idée à travers les réseaux sociaux, ce qui agace fortement les Canadiens.

Justin Trudeau a essayé de survivre le plus longtemps possible, réussissant à grappiller quelques mois, mais son destin l’a rattrapé et le mécontentement du peuple canadien l’a contraint à démissionner.

Mimile

La crise politique en Allemagne

Olaf Scholz / image © Union européenne, 2024, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

Chez nos voisins d’outre-Rhin, la situation politique est aussi désastreuse qu’en France. Des élections législatives anticipées auront lieu le 23 février, 7 mois avant la date initialement prévue. Ces élections font suite à la question de confiance posée, le 11 décembre, par le chancelier Olaf Scholz aux députés allemands qui lui ont donné une réponse négative le 16 décembre.

Dans une situation pareille, le président est obligé de dissoudre le parlement et d’organiser de prochaines élections pour élire un nouveau chancelier qui, lui, reconstituera le parlement. Le président Franck-Walter Steinmer a donc dissous le Bundestag (le parlement allemand) le 27 décembre dernier et a prévu les élections à venir.

L’ancien chancelier n’est pas donné vainqueur selon les sondages avec seulement 15 à 17% des intentions de vote. Ceux-ci donnent plutôt la coalition conservatrice CDU/CSU gagnante des législatives avec 30 à 33% des intentions de vote. Ce qui est à redouter lors de ces élections est la montée de l’extrême droite qui obtient quand même, toujours selon les sondages, 19,5% des intentions de vote.

Arthur V.

Charlie Hebdo toujours debout 10 ans après

Petit rappel, la liberté d’expression « permet à tout citoyen d’exprimer ses opinions sans risquer d’être inquiété par une autorité publique ».

Il y a 10 ans, le 7 janvier 2015, les frères Saïd et Chérif Kouachi, pénétraient dans les locaux de Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert dans le 11e arrondissement, et y assassinaient 12 personnes dont 8 membres de sa rédaction, les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, la chroniqueuse Elsa Cayat, l’économiste Bernard Maris et le correcteur Mustapha Ourrad.

Les frères Kouachi prétendaient ainsi venger l’honneur du prophète Mahomet dont le journal satirique avait publié des caricatures.

10 ans après, Charlie Hebdo est toujours debout et continue à publier des dessins de presse dont certains peuvent toujours éventuellement choquer certaines personnes. Mais la liberté d’expression a-t-elle des limites ? Les caricatures sont dessinées pour démontrer et/ou dénoncer des choses avec humour, et parfois une exagération qui peut en choquer certains. Mais personne n’est obligé de les regarder. La liberté d’expression est faite pour que chacun puisse s’exprimer comme il le veut et elle est toujours à défendre.

Camilia, Olivia

La patinoire du Grand Palais : une expérience à ne pas rater !

Pendant les vacances de Noël, nous avons eu la chance de tester la patinoire du Grand Palais.

Pour commencer, pour y accéder, il faut réserver les billets en ligne bien à l’avance… Ensuite, on fait quand même bien une heure de queue dans le froid glaçant de l’hiver… Mais après, on finit par entrer dans une belle aventure.

Une fois qu’on a réussi à pénétrer dans le Grand Palais, on doit s’équiper de patins à glace. On fait alors encore un peu de queue, quelques minutes seulement cette fois-ci, pour essayer et choisir des patins à notre taille.

Une fois équipé, il y a deux entrées car la patinoire est séparée en deux, un petit espace pour les débutants et le reste pour les plus expérimentés. Et enfin, munis de gants et de patins, on peut se lancer.

Nous trois, on a essayé les deux patinoires. Dans la patinoire des débutants sont fournis des petits chariots pour apprendre et trouver son équilibre.

Mais le mieux, c’est quand même la grande patinoire. Elle est immense, elle fait plus de 3000 mètres carrés. Au milieu de celle-ci, il y a une boule facette qui fait de jolis reflets. La verrière du Grand Palais apporte de la lumière et crée un décor magnifique ! C’est vraiment magique. Et le soir, un DJ anime la patinoire et elle se transforme en une sorte de discothèque. Il y a aussi un grand appareil photo qui, lorsqu’on passe devant, nous projette en très gros sur un grand écran.

Attention tout de même, cette expérience incroyable n’est pas sans risque. On a pu voir une dame partir aux urgences parce qu’elle s’était cassée la cheville et bien d’autres personnes tombées sur les fesses…

Même s’il y a des inconvénients cette patinoire est super géniale, on vous la recommande ! Dépêchez vous cependant parce qu’elle ferme demain le 8 janvier 2025 ! Ou alors vous pourrez tenter l’aventure l’année prochaine.

Jeanne, Billie, Amira

Jean-Marie Le Pen est mort

Image OLYMPUS DIGITAL Cstaffpresi_esj, CC BY-SA 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0, via Wikimedia Commons

Nous apprenons, ce mardi 7 janvier, la mort de Jean-Marie Le Pen à l’âge de 96 ans. Cet homme politique français (père de Marine Le Pen), qui a commencé sa carrière en 1956 en se faisant élire député, a fondé, en 1972, le parti d’extrême droite Front National, aujourd’hui Rassemblement National. Lors de la présidentielle de 1974, il n’obtient cependant que 0,75% des voix.

Jean-Marie Le Pen a défendu l’Algérie française où il a été militaire et accusé d’avoir fait usage de la torture. Il est connu pour ses multiples sorties révisionnistes qualifiant, entre autres, les chambres à gaz de « détail de l’histoire », ses sorties racistes et antisémites (avec son discours sur « l’inégalité des races »), qui lui ont valu plusieurs condamnations judiciaires.

C’est sur un programme proposant la « préférence nationale » et l’expulsion immédiate de tous les immigrés en situation irrégulière qu’il parvient, en 2002, à se hisser au deuxième tour de la présidentielle avec 16,86% des voix.

Malgré ce « succès », Jean-Marie le Pen sera poussé vers la sortie par sa fille, Marine, dont la stratégie sera de « dédiaboliser » le Front National. Il en sera d’ailleurs exclu en 2018.

Raphaël

Bachar al-Assad, le « Boucher de Damas »

Dimanche 8 Décembre, en Syrie, un groupe de rebelles nommé HTS a fait tomber le dictateur syrien Bachar al-Assad après 24 ans de pouvoir sans partage. Retour sur sa vie et son règne.

Bachar al Assad est le fils de Hafez al Assad, lui-même dictateur. Le régime de ce dernier a été marqué par la répression de toute opposition politique. Bachar n’était pas destiné à prendre la relève de son père mais, après la mort de son frère, Bassel, en 1994, il accède au pouvoir à la mort de son père, le 17 juillet 2000. Malgré l’espoir de la population que le régime de Bachar soit plus progressiste, il s’est révélé au moins aussi violent et répressif que celui de son paternel.

Lors des révoltes du printemps arabe en 2011, dès les premières manifestations (pacifiques) contre le régime, Bachar al Assad va ordonner une répression systématique des manifestants, n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur la foule. C’est ce qui va marquer le début de la guerre civile. Le 21 août 2013 à Ghoutta, Bachar va utiliser des armes chimiques contre sa propre population en ordonnant des bombardements au gaz sarin qui font plus de 1 200 morts, dont une majorité d’enfants, et plus de 10 000 intoxiqués. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ce sont 162 000 personnes qui auraient été tuées en 10 ans de guerre. Durant cette même guerre, 13 millions de personnes fuient la Syrie pour se réfugier principalement en Turquie mais aussi en Europe, notamment en Allemagne.

Le contrôle de Bachar sur la Syrie ne s’exerce cependant plus que sur les 2/3 du territoire, il bénéficie du soutien militaire de la Russie et de l’Iran mais sa propre armée est totalement corrompue et, pour une large part, ses revenus proviennent d’un gigantesque trafic de captagon, une drogue de synthèse. Vis à vis de sa population, c’est plus que jamais le règne de la terreur qui lui a valu son surnom de « Boucher de Damas ».

Bachar a fui en Russie. Les prisons du pouvoir ont été ouvertes. Depuis 2011, plus de 15 000 personnes y seraient mortes sous la torture et 100 000 y auraient disparu sans que leurs proches n’aient pu obtenir des nouvelles.

Est-ce que Bachar al Assad sera, un jour, rattrapé par la Cour pénale internationale ou vivra-t-il paisiblement jusqu’à la fin de ses jours en Russie ? Eh bien, nous souhaitons qu’il doive, un jour, répondre de ses crimes devant la justice.

Raphaël

Qu’est-ce que la Cour Pénale Internationale ?

Le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu et le chef du Hamas Mohammed Deif, sont poursuivis par la CPI (Cour Pénale Internationale), car ils sont suspectés d’avoir commis des crimes de guerre. Depuis le 7 octobre 2023, ce sont 44 000 Palestiniens qui ont été tués suite aux opérations de l’armée israélienne, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza (jugés fiables par l’ONU).

La Cour Pénale Internationale a été créée en 1998 par le Statut de Rome. Mais la CPI a commencé à traiter des crimes de guerre en 2002. Elle se situe au Pays-Bas, dans la ville de La Haye. Les 18 juges qui la composent sont élus pour 9 ans. Il y a 123 pays qui reconnaissent la CPI. Mais certains états, comme la Russie, Israël et les Etats-Unis ne reconnaissent pas son autorité.

Elle enquête sur les conflits les plus violents au monde, comme en République démocratique du Congo où il y a eu un génocide qui a fait 6 millions de morts, entre 1998 et 2002. Ainsi, même lors des combats, il y a des règles à respecter et c’est le rôle de la CPI de juger les soldats et les responsables militaires et politiques qui ne les respectent pas. Par exemple, il est interdit de s’attaquer à la population civile, le personnel médical ne doit pas être attaqué car les soldats ont le droit d’être soignés. La maltraitance des prisonniers et l’utilisation d’armes de guerre comme les armes chimiques et la bombe nucléaire sont elles aussi interdites.

Ces lois sont inscrites dans la Convention de Genève, signée par presque tous les pays du monde.

Ania