C’est une première historique pour un président français ! Le 25 septembre, Nicolas Sarkozy, a en effet été reconnu coupable « d’association de malfaiteurs ». Une association de malfaiteurs est, selon la loi, « tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou délits ». Concrètement, il a été reproché à Nicolas Sarkozy, pour financer sa campagne électorale de 2007, d’avoir tenté avec des complices d’obtenir de l’argent du colonel Kadhafi* qui était, à ce moment là, le dictateur au pouvoir en Lybie. C’est absolument illégal !
Sarkozy a été condamné à 5 ans de prison. Mais, il y a de fortes chances qu’il n’y reste pas aussi longtemps, ses avocats pouvant réclamer sa mise en liberté dès son incarcération. Les conditions de sa détention seront aussi meilleures que celles des autres prisonniers : il sera seul dans sa cellule, il bénéficiera d’une plaque vitrocéramique pour cuisiner, d’un petit frigo, d’une télévision, de sanitaires (toilettes et douche) et d’un téléphone fixe.
Yesmina
*Il faut savoir que ce dictateur était responsable d’un attentat contre un avion dans lequel 54 Français ont perdu la vie.
Maria Corina Machado / image SantanaZ, CC0, via Wikimedia Commons
Donald Trump qui convoitait le Nobel de la paix doit se morfondre : le prix a été décerné, vendredi 10 octobre à Oslo, à Maria Corina Machado, pour ses efforts « en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ». L’année dernière elle avait déjà reçu le prix des Droits de l’homme Vaclav-Havel décerné par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen.
Agée de 58 ans, Maria Corina Machado est une ancienne députée du Venezuela, chef de file de l’opposition au régime en place de Nicolas Maduro. Surnommée la « libératrice » par ses partisans mais se sentant menacée, elle vit dans la clandestinité depuis les élections de juillet 2024. Si elle se bat pour des élections libres et équitables et se présente comme une « centriste », son adhésion en 2020 à la Charte de Madrid, avec le parti d’extrême droite espagnol Vox, « contre le narco-communisme, la gauche et le crime organisé », son soutien en 2023 au président argentin Xavier Milei et ses prises de position ultralibérales en matière d’économie la rangerait plutôt (très) à droite.
Jeudi 9 octobre à Paris, Robert Badinter (ancien avocat, ancien ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand et ancien président du Conseil constitutionnel), est entré au Panthéon, à l’occasion du 44e anniversaire de l’abolition de la peine de mort.
Robert Badinter / photo Denis de Paris, France, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
L’abolition de la peine de mort était un engagement pris par François Mitterrand lors de sa campagne électorale de 1981, alors que la majorité des Français était contre. C’est donc avec un grand courage que Robert Badinter a porté la loi devant l’Assemblée Nationale et que, par la force de ses arguments, il réussit à convaincre une majorité de parlementaires : « Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées ».
Il a aussi porté, en 1982, une loi dépénalisant l’homosexualité.
La cérémonie d’avant-hier, mêlant des lectures de textes de Badinter et de Victor Hugo, était présidée par Emmanuel Macron. Julien Clerc a chanté : L’Assassin assassiné, une chanson écrite en 1980, juste avant l’abolition de la peine de mort et pour laquelle Robert Badinter l’avait alors remercié : « Votre chanson a fait bien plus que 20 conférences et 30 discours ».
Le cercueil présenté au Panthéon contenait quelques objets symboliques chers à l’ancien garde des Sceaux : sa robe d’avocat et trois livres, dont Choses vues de Victor Hugo. Son corps demeurera au cimetière de Bagneux où il repose depuis sa mort en 2024.
Annoncé dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 octobre, un cessez le feu provisoire à Gaza va permettre la venue de personnel humanitaire pour exercer des soins de premiers secours et l’acheminement de ressources alimentaires pour la population gazaouie.
D’après l’accord proposé par Donald Trump et signé par le premier ministre Israëlien, Benyamin Netanyahou, et les représentants du Hamas, les 48 otages (morts ou vivants) qui ont été enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 seront tous libérés au plus tard 72h après le début du cessez le feu. En échange 2000 prisonniers palestiniens vont être libérés par Israël.
Ce cessez le feu ne signifie pas que c’est enfin la paix. C’est, pour un moment, l’arrêt des bombes et des tirs qui ont fait jusqu’à présent plus de 67 000 morts à Gaza. L’armée israélienne devra se retirer de certaines zones mais restera déployée sur certaines parties de la frontière. Beaucoup d’autres choses comme le désarment du Hamas, l’administration de la bande de Gaza, la reconstruction… restent à régler.
Du côté israëlien, le cessez le feu a été acueilli avec un grand soulagement par les familles d’otages et leurs soutiens. Du côté palestinien, on éprouve de la joie mêlée à la tristesse des deuils. Déjà, même s’ils ne vont y retrouver que des ruines, des milliers de réfugiés sont en marche vers le nord de la bande de Gaza.
Les Etats-Unis sont-ils en train de devenir un état fasciste ? Cette question, revenue en force avec l’investiture de Donald Trump, n’est pas si simple à traiter. Le terme peut-il convenir ? Pour y répondre, il faut envisager plusieurs angles et évènements.
Make America Great again (MAGA)
A l’origine du slogan, Ronald Reagan, qui avait déclaré en 1980, « Let’s Make America Great Again ». En 2015, Donald Trump descendait de l’escalier mécanique doré de la tour Trump, à New York. Il se déclarait candidat et reprenait la formule à son compte : « Malheureusement, le rêve américain est mort… Je vais rendre à l’Amérique sa grandeur. » Dans les deux cas, on se réfère au fantasme d’un âge d’or américain, menacé par un ennemi de l’intérieur, aujourd’hui le wokisme ou les LGBT pour Trump. Pour l’historien américain Eric Rauchway, c’est un peu comme si Trump avait déclaré : “America über alles”, soit une adaptation du tristement célèbre mot d’ordre de l’Allemagne hitlérienne.
Une conception ethnique du peuple
Une des premières mesures de Trump pour « protéger » les américains « de souche », a été de vouloir supprimer le droit du sol. Ces propos sur les étrangers qui habitent aux USA, notamment sur les Latino-Américains, qu’ils ne s’était pas gêné de critiquer même avant sa prise de pouvoir, laissent deviner sa conception de la supériorité raciale des Américains blancs. D’après lui, les Haïtiens mangeaient les animaux de compagnie des habitants (on en a même fait une chanson), les étrangers sans papiers « empoisonnent le sang du pays » et sont assimilés à des violeurs et des assassins. C’est donc logiquement qu’il souhaite les expulser et qu’il n’a rien contre les rafles.
Contestation de « l’Etat de droit »
Pour comprendre ce point, il faut d’abord savoir ce qu’est l’Etat de droit. L’Etat de droit est une idée juridique et politique assez simple, qui pose que le droit est supérieur au pouvoir politique et donc, que ceux qui l’exercent sont soumis à des lois. Même le président hein !!!!!!! Or, notre cher président américain, Donald Trump, conteste toutes les décisions de justice qui sont contraires aux lois qu’il cherche à faire passer. Il va même jusqu’à exiger la destitution de certains juges !!!!!!!!
Maintenant le premier point décrit, passons au deuxième. Un décret est une loi que le gouvernement applique directement, sans que l’assemblée nationale la vote. La loi est juste signée par le premier ministre ou par le président de la république. C’est donc à l’aide de nombreux décrets, que le président américain gouverne et met en place de nombreuses lois. Par exemple, lors de son premier jour en tant que 47e président des Etats Unis, Trump a fait passer un décret pour gracier et annuler les peines de tout les assaillants du Capitole (qui sont de son parti politique), qui l’avaient envahi après la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles en décembre 2020. C’est donc à l’aide de nombreux décrets que le président américain gouverne un pays où le Congrès ne sert plus à grand chose. Or, la Constitution américaine met une limite à ces droits, et si la Constitution n’est pas d’accord avec le décret, le décret est refusé et le président doit respecter cette loi. Mais tout cela ne plait pas à Donald, qui conteste le fait que les lois soient les mêmes pour tous, et il conteste donc le fonctionnement de l’état de droit… bizarre tout ça.
Saluts nazis et soutien aux extrêmes droites
Trump est entouré de collaborateurs pour le moins « limites ». Après son investiture, le 21 janvier 2025, Elon Musk qui a largement financé sa campagne, fait un discours devant les militants républicains. A la fin de son allocution, il fait par deux fois un geste qui peut être interprété comme un salut nazi même si certains voudraient l’ assimiler à un « salut romain » bien antérieur salut nazi. Si vous y voyez un salut nazi, c’est que vous êtes de gauche ! C’est en somme la défense d’Elon Musk face aux nombreuses critiques. La communauté néonazie du monde entier est cependant unanime et les militants d’extrême droite américains s’en sont même félicités. Andrew Torba, le fondateur de Gab, une plateforme regroupant antisémistes et suprémacistes blancs, s’est réjoui que « des choses incroyables arrivent déjà ». « Nous sommes de retour ! », a jubilé l’administrateur d’une chaîne Telegram néonazie. Elon Musk qui multiplie depuis des années les références antisémites a aussi récemment apporté son soutien à l’extrême droite allemande, rejoint en cela par J.D Vance, le Vice-président américain et Marco Rubio, le chef de la diplomatie étatusunienne.
Hier, le 8 mai, la fumée blanche est sortie de la chapelle Sixtine, annonçant l’élection du nouveau pape, Robert Francis Prevost, maintenant connu sous le nom de Léon XIV. Il est né le 14 septembre 1955 à Chicago, il est donc le premier pape américain de l’histoire. Le 30 septembre 2023, il était nommé cardinal par le pape François.
La première parole qu’il a prononcé dans son discours au public était un message de paix, on peut donc penser qu’il suivra les pas du pape François. C’est surement une grande fierté pour les Américains, comme l’a annoncé le président des Etats Unis, Donald Trump, sur son réseau social X, mais Léon n’est pas un soutien de Trump et de sa politique contre laquelle il s’est déjà exprimé à plusieurs reprises quand il était cardinal. C’est un pape de 69 ans, il va donc surement être pape pendant assez longtemps.
Pour nous, c’est un moment historique, car c’est la première fois qu’on assiste à l’élection d’un nouveau pape.
Les syndicats des travailleurs de la SNCF, CGT Cheminots et SUD rail, ont déposé un avis de grève du 6 mai 10 mai. Les conducteurs et les contrôleurs demandent un nouveau logiciel de planning car leur logiciel « change sans arrêt sans prévenir et au dernier moment » et une hausse de salaire de 100€ par mois.
Il y aura moins de trains qui circuleront cette semaine. Les perturbations concerneront les trains régionaux (TER) et les transiliens en Ile de France. Les RER B, C et D ainsi que les lignes N, V, H et U sont concernées par la grève. En Normandie, en Nouvelle Aquitaine et dans les Hauts de France la circulation des TER sera perturbée. Pour les TGV des annulations sont à prévoir.
Le 5 Novembre, lors de l’investiture de Donald Trump, un certain J.D Vance a été nommé Vice-Président des États-Unis. Depuis, il s’est fait particulièrement remarquer lors de la rencontre Trump-Zelensky à la Maison blanche, il a pu exprimer à diverses reprises tout son mépris pour l’Europe et il a été le dernier visiteur officiel du Pape avant sa mort. Mais qui est-il ?
J.D Vance se fait connaitre au grand public avec son livre autobiographique Hillbilly Elegie, sorti en 2016, qui est devenu un best-seller et a eu une adaptation cinématographique sortie en 2020. Ce livre est une analyse du milieu dans lequel il a grandi, une petite ville de l’Ohio rurale et profonde, Middletown, où une population majoritairement blanche fait face à la pauvreté causée pas la désindustrialisation. Dans cet ouvrage, il décrit sa famille comme brisée par la drogue et l’alcoolisme.
C’est cette enfance qui a forgé ses opinions politiques et qui l’a mené à combattre pour ses thèmes de prédilection : la lutte contre la drogue, contre l’avortement et pro-famille. Sa vision politique touche une classe ouvrière blanche proche de son milieu familial, souvent conservatrice et ultrareligieuse. J.D Vance s’est lui-même converti au catholicisme en 2019.
Bien que républicain, il est au début anti-Trump, qu’il traite même de « Hitler américain ». « Le soutien apporté à Trump se fonde sur du racisme, de la xénophobie« , « Je ne voterai pas pour Donald Trump, car il attribue des problèmes complexes à des boucs émissaires » avait déclaré l’actuel Vice-président des Etats-Unis en 2016 sur CNN. Pourtant, lorsqu’il se lancera dans la politique en 2022 pour les élections sénatoriales de l’Ohio, il rejoindra le camp trumpiste par opportunisme, car son électorat est celui qu’il recherche (en 2017, une majorité des électeurs de la classe ouvrière blanche qui n’a pas fait d’études universitaires a voté Donald Trump).
Le pape François lors de son voyage en Corée / image via Wikimedia Commons
Le pape François est mort le lundi 21 avril à l’âge de 88 ans au Vatican. Il a exercé son métier pendant près de 12 ans.
Il est connu pour avoir pris un certain nombre de positions progessistes sur des sujets essentiels de notre époque. Une des grandes préoccupation du pape François a été l’accueil des migrants. Son premier voyage, après son élection, a d’ailleurs été à Lampedusa, île italienne où arrivent un grand nombre de bateaux de ceux qui traversent la Méditerranée dans des conditions atroces. Suite à ses actions, François s’est attiré les inimitiés de gouvernements qui souhaitent fermer les frontières. Trump, par exemple, détestait le pape.
Concernant les questions de société, le bilan est plus mitigé. Le mariage homosexuel n’est toujours pas reconnu par l’église catholique, mais François ne s’opposait pas à ce que les couples de même sexe soient bénis par les prêtres. Pas d’avancée par contre sur les sujets de l’avortement et de la mort assistée auxquels l’Eglise est toujours opposée. Et, dans l’Eglise, la place des femmes n’est toujours pas valorisée !
Les obsèques du pape François ont eu lieu le samedi 26 avril à la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome. Maintenant, les cardinaux vont devoir se réunir au Vatican pour élire un nouveau pape. Pendant le temps de leur délibération, ils sont enfermés à clef dans une partie du palais papal dont ils ne peuvent pas sortir avant d’avoir fait leur choix : c’est ce qu’on appelle un conclave. Ce conclave peut durer plusieurs jours. Quand le vote des cardinaux aura abouti, une fumée blanche sortira d’une cheminée, annonçant qu’un nouveau pape a été élu.
Olivia et Amira
Les petites anecdotes du Vatican
La chapelle Sixtine au Vatican / image via Wikimedia Commons
Le conclave a lieu dans la chapelle Sixtine, un des lieux les plus spectaculaires du monde. Elle est ornée de nombreuses fresques de Michel Ange, dont le jugement dernier, un chef d’euvre sur le plafond de la chapelle, la classe !
Le conclave, qui a une durée indéterminée, peut parfois durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois ! Le record a été battu pour l’élection du pape Grégoire X, qui a duré deux ans et 9 mois, entre 1268 et 1271 ! Au contraire, le plus court n’aura duré qu’une dizaine d’heures.
Pendant toute la durée du conclave, les cardinaux n’ont pas le droit de sortir du Vatican, ni de communiquer avec l’extérieur. Leur seul moyen de communication est la fumée : lorsque la fumée est noire, c’est le signe que les cardinaux n’ont pas élu de pape. Lorsque la fumée est blanche, c’est le signe qu’ils ont élu un pape, et cette nouvelle est accompagnée du retentissement des cloches de la basilique de Saint Pierre. Cette fumée vient de la combustion des bulletins qui ont servi au vote.
La mort du Pape intervient juste après la venue de JD Vance… Sans vouloir l’accuser, cette coïncidence n’est pour moi pas coïntidentielle… Pour appuyer ma réflexion, le fait que Trump (qui, nous l’avons dit, détestait François) soit venu à l’enterrement, serait pour lui une bonne diversion…
Hier, lundi 28 avril, une coupure d’électricité massive a profondément touché l’Espagne et le Portugal.
Elle a débuté à 12h30. Dans de nombreuses villes espagnoles, les transports ont été paralysés notamment à Madrid, Barcelone, Séville ou encore Valence. Cela a touché non seulement le métro mais aussi les trains et même la circulation routière car les feux tricolores ne fonctionnaient plus. Les chaînes de supermarché ont été contraintes de fermer leurs portes, les parcs d’attraction aussi. Dans les centrales nucléaires en fonctionnement, les réacteurs se sont arrêtés automatiquement. Les ascenseurs se sont bloqués et des équipes de secours ont dû venir en toute urgence pour libérer les personnes coincées… Bref, les conséquences ont été nombreuses et le pays s’est figé.
Heureusement la coupure est terminée à l’heure actuelle et un retour à la normalité se fait progressivement. Les causes de cette panne restent inconnues, mais celle-ci est la preuve que nos ressources sont précieuses et qu’il faut limiter notre consommation d’énergie ! Ce genre de panne nous montre également à quel point notre vie dépend de l’électricité.