Avant hier, deux missiles sont tombés sur la Pologne, dans le village de Przewodow, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, faisant deux morts.
La Russie a été soupçonnée d’avoir envoyé ces missiles. Si cela avait été vrai, les conséquences se seraient avérées très graves. Car la Pologne fait partie d’une alliance : l’Otan. Alors si ces missiles avaient bien été russes, une guerre aurait pu se déclencher entre la Pologne et avec elle tous les membres de l’Otan, contre la Russie.
« Heureusement » (si l’on peut dire), ces missiles proviennent de l’Ukraine qui les a envoyés contre les missiles russes. Ils sont accidentellement tombées en Pologne. Ce n’est qu’un « accident malheureux » selon le président polonais, Andrzej Duda. Le secrétaire de l’Otan, Jens Stolenberg a pour sa part déclaré : « Soyons clairs, ce n’est pas la faute de l’Ukraine, la Russie porte la responsabilité ultime alors qu’elle poursuit sa guerre illégale contre l’Ukraine ».
Un bateau de SOS Méditerranée, l’Ocean Viking, avec à son bord 234 migrants, avait demandé à l’Italie s’il pouvait accoster dans un de ses ports. l’Italie a refusé.
Alors, pendant trois semaines, le bateau a dû tourner en rond jusqu’à ce que la France l’accepte. Les migrants ont accosté à Toulon. Cela a déclenché un conflit entre la France et l’Italie, la France accusant cette dernière de ne pas respecter les accords européens.
Une cinquantaine de migrants pourront rester en France, les autres seront répartis dans une dizaine de pays de l’Union Européenne.
Moi je pense que ce n’est pas de gaité de cœur que des gens quittent leur pays, c’est à cause de la guerre, des dictatures, de l’absence de travail chez eux ou encore du réchauffement climatique. l’Italie aurait dû accueillir l’Ocean Viking, elle ne l’a pas fait. La France a agi au mieux.
Depuis quelque temps déjà, on parle d’un déblocage de la situation en Ukraine. Le 6 septembre, un groupe presque aussi important que celui qui combattait dans le sud pour maintenir les positions sur la tête de pont de Kherson, part à l’attaque de Balakliya (voir carte), dans le Nort-Est du front (qui s’étend de Kharkiv à la Crimée). Cela a été tellement violent que l’Ukraine a fait plus d’un millier de prisonnier russes. Elle a pénétré en plein cœur du dispositif russe jusqu’à menacer le commandement russe et le priver d’un combat coordonné. De centaines aussi d’appareils en tout genre (véhicules de transmissions, radars) ont été pris, ce qui intéresse beaucoup les stratèges occidentaux. Les Russes ont été repoussés jusqu’à Koupiansk (10 septembre). Après le chaos, les forces de Poutine essayent de reformer une ligne de front.
Comment expliquer un tel retournement de situation ?
Tout d’abord, comme beaucoup de belligérants, les troupes ukrainiennes ont bénéficié de l’allié le plus important quand on entreprend une guerre : la chance. En effet, dans les semaines précédant l’attaque, lors de la préparation de l’offensive, les radars, les espions, les satellites, les avions de reconnaissance, les drones, enfin tout ce que compte la Russie d’appareil de reconnaissance, tout ce matériel n’a pas suffi à détecter un rassemblement de troupe dans le Nord-Est. La raison ? Le commandement russe était trop confiant dans son armée et, après un retour à la guerre de position en avril dernier, s’était limité à de petites attaques sur le front et a carrément opté pour la défensive dans le Sud. De plus, le commandement avait concentré ses forces dans le Sud vers Kherson, où se portait alors la plupart de l’effectif ukrainien. Avait-il la tête ailleurs ? Cela montre bien la faiblesse croissante des troupes russes d’Ukraine.
De plus, la tactique ukrainienne était bien trouvée : une sorte de changement d’aile. Le changement d’aile est une tactique qui consiste à concentrer ses forces sur un point fixe pour faire croire à l’ennemi qu’on veut attaquer ici. L’ennemi, pour éviter de se faire submerger sur ce point-là, y rassemble ses meilleures forces et/ou un grand nombre de soldats. Le coup final est porté à l’opposé de ce point par les troupes de réserves et/ou des renforts venant du point de pression. Il faut un grand nombre de soldats pour que la loi du nombre fasse son effet. En effet, puisque que l’essentiel des forces est fixé à l’opposé de l’attaque, ces même forces ennemies ne peuvent pas réagir et les forces adverses concernées par l’assaut sont en infériorité numérique. C’est donc la victoire assurée.
En Ukraine, c’est le même schéma : l’essentiel et les meilleures troupes russes sont fixées dans le Donbass. L’autre partie de la ligne de front est gardée par des troupes plus faibles en entrainement, en moral et surtout en nombre. Les stratèges occidentaux analysent la situation : il faut attaquer là ou l’ennemi ne s’y attend pas. Donc au Nord, puisque les Russes veulent à tout prix garder la région de Kherson, et qu’il dégarnissent leurs troupes au Nord. Le tout est de passer inaperçu aux yeux des satellites russes pour réunir les troupes. Premier coup de chance. Deuxième coup de chance : les troupes russes sont démoralisées, encore plus après les premiers succès de l’armée ukrainienne. Comme on l’a dit, les meilleurs éléments sont au Sud pour contenir les troupes de Zelenski.
Le drapeau ukrainien flottant à nouveau dans l’Est– capture d’écran ici Beyrouth
Une comparaison est souvent faite par rapport à la guerre de position de 14-18. Une guerre de position est une guerre où les armées ne bougent pas trop, elles ne font pas de grosses manœuvres. La guerre des tranchées en est le meilleur exemple. La guerre en Ukraine est dans cette situation depuis avril 2022, le terrain ne se gagne que mètre par mètre. En revanche la percée et la manœuvre qui a permis de la mettre en place sont un exemple de la guerre dite de mouvement, l’armée ukrainienne peut maintenant manœuvrer dans le Nord sans problème. Cette percée débloque donc le front qui s’était figé, exactement comme en 1918. « On peut peut-être considérer que 1918 a maintenant commencé en Ukraine » affirme un spécialiste, l’historien militaire Michel Goya. Le cours de la guerre change…
En conclusion, la Russie peut tirer une leçon de son échec: la faiblesse croissante de son armée qui combat en Ukraine doit être prise en compte par l’état-major du Kremlin.
Avant-hier, mercredi 9 novembre, l’état-major russe annonçait le retrait de ses troupes de Kherson. Il s’agit cependant de rester prudent, il pourrait ne s’agir que d’un repli stratégique
Kenzo
Sources:Le grand continent- comprendre la percée ukrainienne
Le drame s’est passé dans les rues de Séoul le 29 octobre, lors d’un rassemblement pour fêter Halloween. Des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées mais une bousculade due à un mouvement de foule incontrôlable a tourné l’évènement en drame tragique !
Il y a eu environ 154 morts dont beaucoup d’adolescents. Dans le quartier d’Itaewon où s’est produit la bousculade, les habitants s’arrêtent pour prier et déposer des offrandes pour leur rendre hommage.
Les habitants des ruelles de ce quartier sont traumatisés par ce qui s’est passé.
Des enquêtes sont lancées et les reproches contre les autorités sont grands car on dit qu’elles n’ont pas fait leur travail et qu’elles n’ont pas assez protégé le habitants : des personnes se trouvant ce soir-là dans les ruelles environnantes, ont dit ne pas avoir vu assez de policiers pour le monde qui s’y trouvait… mais nous n’avons toujours pas la conclusion des enquêtes.
Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis pour les sièges à la Chambre des représentants et au Sénat ont débuté il y a quelque jours et vont bientôt se terminer. Elles opposent d’un côté les Républicains (avec Donald Trump) et de l’autre les Démocrates (avec Joe Biden).
Ces élections renouvellent une bonne partie du Congrès : sont soumis au vote les 435 sièges de la Chambre des représentants qui sont remis en jeu tous les deux ans.
La vague républicaine ne s’est pas produite comme on l’attendait mais les Républicains sont très bien placés pour prendre le contrôle de Chambre des représentants tandis que la majorité au Sénat reste incertaine. Il faudra sûrement plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour qu’une majorité se dessine au Sénat.
Pour la Chambre des représentants, les Républicains ont une dizaine de sièges de plus que les Démocrates. Ils ont gagné des sièges en Floride, au Texas et dans l’Ohio. Les résultats au Sénat sont à égalité pour le moment.
Il y a eu quelques problèmes techniques dans les machines de vote dans certains états, si les Républicains perdent, ils ne reconnaitront pas la défaite et diront que les résultats sont truqués (ce qui est complètement faux).
L’entrée d’un bureau de vote dans la ville de Barcelona lors du 2nd tour des élections présidentielles au Brésil / Cataleirxs, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Pendant les vacances, il y a eu des élections présidentielles au Brésil. Le résultat de ces élections a été très serré. Le 30 octobre, c’est Lula du parti de gauche qui a gagné les élections avec un peu plus de la moitié des voix (50,9%) contre le président sortant Jair Bolsonaro du parti de l’extrême droite.
C’est une victoire très serrée pour Lula qui a été élu pour la 3e fois. Bolsonaro a appelé ses partisans à manifester dans la rue mais il n’a pas encore contesté les élections à la façon de Trump .
Les femmes en Iran n’ont pas beaucoup de droits, elles sont obligées de porter un voile pour cacher leurs cheveux, elles sont aussi obligées de demander la permission de leur mari pour quitter le pays, elles n’ont pas le droit de chanter en public… Toutes ces obligations sont imposées par le pouvoir en place et le président Ebrahim Raïssi.
Mahsa Amini / Photo : Centre pour les droits de l’homme en Iran
Il n’y a pas longtemps, une jeune femme est morte après avoir été interpellée par la police des mœurs. Elle s’appelait Mahsa Amini, elle était âgée de 22 ans. Mahsa a été arrêtée car une mèche de cheveux dépassait de son voile, alors la police des mœurs lui a ordonné de la cacher, elle a refusé, on l’a poussée violement. Elle est tombée dans le coma après avoir été conduite au commissariat et elle est morte.
Depuis, il y a beaucoup de manifestations en Iran. Les manifestants, se font arrêter ou tuer (108 personnes tuées) mais ne se découragent pas. Dans ces manifestations il y a des hommes et des femmes qui crient « Femme, vie, liberté ».
Pour rendre hommage à Mahsa Amini et témoigner de leur soutien aux manifestants iraniens, plusieurs femmes, actrices ou chanteuses françaises, se sont filmées en train de se couper une mèche de cheveux. Parmi elles, nous avons vu Pomme ou Clara Luciani.
On trouve que la situation des iraniennes est injuste car notre monde a évolué et les femmes doivent avoir des droits fondamentaux !
C’était un jour comme les autres, Lola devait rentrer de son collège. Ses parents ne la voyant pas revenir se sont inquiétés et ont prévenu la police. Quelques heures plus tard, Lola était retrouvée morte, asphyxiée et présentant de nombreuses blessures, enfermée dans une malle.
Une jeune femme a été arrêtée dès le lendemain, et tous les soupçons se tournent vers elle : elle a été vue dans le quartier avant le meurtre et a été repérée par les caméras de surveillance du bâtiment où vivait Lola. Elle aurait même fait des aveux sur lesquels elle est ensuite revenue.
Ce meurtre, provoque une grande émotion parce que Lola était très jeune, parce qu’on pense à la souffrance de ses parents, parce qu’on n’arrive pas à comprendre ce qui peut motiver tant de violence.
Comme la suspecte est algérienne, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont profité de ce meurtre pour accuser le gouvernement de n’être pas assez sévère avec les étrangers qui vivent en France sans autorisation et pour redire leur volonté de les expulser. C’est dégoûtant comme façon de faire et irrespectueux envers les parents de Lola et ses amis.