Ukraine-Russie: les commandes de blindés de l’Ukraine

En ce début de mois de janvier, l’Ukraine de Volodymyr Zelinsky a demandé des chars aux Occidentaux. Face à cette demande, les pays de l’OTAN, dont la France, ont décidé d’aider, toujours plus, l’Ukraine. Mais, pour la première fois dans cette guerre qui dure depuis bientôt 11 longs mois, les Britanniques de Rishi Sunak se sont décidés à envoyer du matériel lourd (chars d’assaut, artillerie) et franchissent le pas qui ne laisserait pas Poutine passif…

La commande ukrainienne

L’état-major ukrainien, depuis le début de l’année, met la pression sur certain pays occidentaux. En effet, pour poursuivre la guerre et tenir face à la Russie et ses ressources quasi-illimitées par rapport à l’Ukraine, il lui faut toujours, toujours plus d’armes pour ne pas être submergé par les Russes qui reprennent de l’assurance, notamment au nord de Donetsk. En l’occurence, Zelinsky a demandé des chars supplémentaires. Les pays de l’OTAN, voulant toujours plus aider l’Ukraine à gagner cette guerre, se sont investis comme jamais. On décompte notamment :

-La France de Macron va livrer ses vieux blindés AMX-10 RC, en service depuis la guerre froide.

-La Pologne, s’investit en voulant envoyer des chars d’origine allemande, les Léopards 2, mais l’accord de l’Allemagne se fait attendre. Il fournissent déjà un grand nombre de char d’assaut à l’Ukraine, mais ceux-ci sont vieux et de fabrication soviétique.

-Le Royaume-Unis de Rishi Sunak s’engage, et c’est historique, à envoyer des chars lourds, et non pas légers, comme le font ses homologues de l’OTAN. Ces Challengers 2 seront au nombre de 14, mais c’est surtout un geste symbolique de la part du Royaume-Uni.

-Des M2 Bradley pour les Etats-Unis, toujours des chars légers. Les Etats-Unis ont déjà fait beaucoup pour l’Ukraine, ils ont un réservoir immense de matériel militaire.

-Olaf Scholz, à la tête de l’Allemagne, réfléchit encore quant à livrer des Léopards 2, comme la Pologne. L’Allemagne est pressée de toute part, et on attend encore sa réponse. D’ailleurs, l’industrie allemande ne se dit pas prête à fournir les engins d’ici 2024. Les Allemands possèdent aussi des véhicules Marder.

AMX-10 RC de l’armée française, qui va être remplacé par le Jaguar. C’est un vieux char.- Image libre de droit

Plus de précisions sur le matériel envoyé

Il faut d’abord comprendre les notions de chars lourd et chars légers. Les chars lourds sont tout simplement plus lourds que les légers. Les chars d’assaut, par exemple, sont des chars lourds servant principalement à l’attaque et à « bousculer » les soldats au sol. Ils servent aussi à franchir une tranchée pleine de soldats, par exemple. Ils sont indispensables pour une offensive.

Les chars légers ont pour leur part différentes missions. Ils peuvent servir de char de reconnaissance (donc récolter des renseignement, en engageant éventuellement le combat) ou de soutien à l’infanterie (ils accompagnent et/ou transportent l’infanterie dans l’assaut).

On comprend que chaque type de char s’additionne à l’autre, qu’ils remplissent des missions bien spécifiques en fonction de leur fabrication.

L’AMX-10 RC est un char de reconnaissance et de soutien à l’infanterie. Conçu dans les années 70, puis mis en service en 1981, il participe à un grand nombre d’opérations. Il va être remplacé par le Jaguar dans les années 2020.

Le M2 Bradley est un char servant à accompagner les fantassins et à les transporter. Il date de 1981. Tout comme le Marder, qui lui aussi est très vieux et sert aussi de transporteur de troupes.

Les Challengers 2 sont quant à eux des chars lourds qui servent au choc et à bousculer les positions ennemies comme évoqué plus haut. Ils seront très peu à combattre en Ukraine.

Les Léopards 2 sont des chars moyens dont l’efficacité est reconnue au niveau international. Ils sont détenus par l’Allemage mais aussi par la Pologne.

Les raisons de cette demande

Beaucoup de spécialistes pensent que l’Ukraine a besoin de véhicules pour préparer une grande contre-offensive. En effet, depuis le retour de l’hiver et le gel de la boue, les déplacements sont plus autorisés (les véhicules s’embourbent moins). Donc, souvenez-vous, on était revenu à une guerre statique au tournant d’avril 2022. Malgré quelques contre-offensive brillantes (percée dans le Nord, prise de Kherson…), la guerre était restée une guerre de positions, comme en 1916… On pourrait donc, avec des routes plus praticables, assister à des manoevres et des opérations de grandes envergure…

En ayant à disposition des véhicules de transport d’infanterie, de soutien à l’infanterie aussi bien que des véhicules de reconnaissance ou des chars d’assaut pour bousculer des positions ennemies, l’état major ukrainien espère ainsi changer le cours de la guerre.

Malgré tout, certains spécialistes affirment qu’une centaine chars ne feront pas la différence et que ce geste de la part des occidentaux est juste symbolique. En tout cas, les effets sur le terrain seront proportionnels au nombre de blindés promis.

Ces évènements changeront-ils le cours de la guerre ? Poutine va-t-il accuser l’OTAN de cobelligérance (ce que les états d’Occident font mais n’osent pas le faire vraiment, en envoyant des troupes par exemple) ?

Kenzo

Non mais oh ! C’est un peu fort de café quand même !

C’est le retour du billet d’humeur ! 2023 c’est parti !

Bonne année à tous, meilleurs vœux, bonne santé et tout le tralala. Le président de la République nous a aussi fait part, dans une allocution, de ses vœux pour 2023. Seulement une phrase n’a pas provoqué l’unanimité… et pas la peine de se demander pourquoi !

« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? »

La voilà la fameuse phrase ! Non mais oh ! C’est un peu fort de café quand même ! A croire que toutes les COP qui ont lieu chaque année importent peu à Emmanuel Macron. Et les six rapports du GIEC ? N’a-t-on pas non plus des bilans de plus en plus alarmants depuis plus de trente ans ?!

On commence dans les années 70 ou 80 où les alertes climatiques sont de plus en plus nombreuses. Dix ans plus tard : premier rapport du GIEC : sont prédits des feux de forêts, la sécheresse, des vagues de chaleur etc. Ca ne vous rappelle rien ? Comment M. Macron peut-il dire ça lors d’une allocution pour célébrer l’année 2023 ?

Depuis des années, nous constatons la hausse de la température. En été, la canicule est de plus en plus forte, en hiver, la neige est devenue rare. Il y a deux ans, elle avait recouvert les voitures et les trottoirs. Cet hiver les quelques flocons vus le matin ont fondu en touchant le sol !

Qui aurait pu prédire la crise climatique ? Même un enfant l’aurait dit !

De plus, cette phrase est très décevante de la part d’un candidat qui assurait s’engager dans la cause climatique. Sous-entendant qu’il était impossible de savoir ce qu’il se passerait, on a l’impression que le président cherche une excuse pour justifier l’inefficacité des Français (et donc la sienne) en 2022. En effet, les Français n’ont pas baissé leur production de gaz à effet de serre l’an dernier.

Mais est-ce une raison de nier l’évidence ? Pourquoi ne pas assumer et décider de faire mieux la prochaine fois ?

Emmanuel Macron répondra peut-être à ces questions suite au mécontentement des Français et à la réaction de climatologues et scientifiques sur les réseaux sociaux.

Justine

Risques de coupures de courant cet hiver

Photo de Alessandro Bianchi sur Unsplash

Cet hiver les coupures d’électricité risquent d’être fréquentes.

Pourquoi ?

La Russie qui nous fournit en gaz (gaz qui permet de fabriquer de l’électricité) est en guerre avec l’Ukraine. Comme nous soutenons l’Ukraine, la Russie ne veut donc plus nous vendre son gaz. Par ailleurs, une partie de nos centrales nucléaires (qui nous permettent aussi de fabriquer de l’électricité) sont en révision ou en réparation, le Covid-19 ayant ralenti leur maintenance. Cet hiver il sera donc compliqué de se fournir en électricité alors qu’il nous faut nous chauffer et que, la nuit tombant plus tôt, il nous faut aussi davantage nous éclairer.

Ce qu’on nous recommande (entre autres) pour cet hiver :

  • ne pas dépasser les 19 °C dans une pièce
  • éteindre la lumière quand on est pas dans la pièce
  • faire cuire plusieurs plats à la fois dans son four
  • privilégier les programmes « éco » des lave-linges et des machines à laver la vaisselle
  • réduire le temps de sa douche

Les restrictions envisagées par le gouvernement pour cet hiver et les préconisations en cas de coupure :

  • Les coupures d’électricité auront lieu en semaine, de 8h à 13h puis de 18h à 20h dureraient deux heures d’affilée au maximum par jour ;
  • Les établissements scolaires situés dans les zones concernées par les coupures pourraient fermer le matin pour éviter d’être sans lumière, sans chauffage et sans dispositif d’alarme.
  • Des trains et métros pourront être annulés pour éviter que des passagers se retrouvent bloqués en pleine voie. Concernant les déplacements en voiture, les feux tricolores et l’éclairage public ne fonctionneront pas en cas de coupure d’électricité. Il faudra donc limiter au maximum ses déplacements.
  • il est conseillé de ne pas prendre l’ascenseur quelques minutes avant la coupure (!!!)

Virgile et Romane

On a dépassé les 8 milliards de personnes sur Terre

Le 15 novembre 2022, nous avons dépassé les 8 milliards de personnes sur Terre. En effet, les gens vivent généralement plus longtemps grâce aux progrès de la science, de la médecine et, globalement, les conditions de vie des populations se sont améliorées. En France par exemple, et selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etude Economique), les filles nées en 2022 pourraient vivre en moyenne 93 ans et les garçons 90 ans alors que les gens nées en 1922 vivaient en moyenne de 58,8 ans à 79,3 ans. Evidemment, la situation n’est pas la même partout dans le monde.

On sait que l’on va bientôt (en 2080) atteindre les 10 milliards. Est que c’est un problème ? Aurons-nous assez de nourriture pour tous ? Aurons-nous assez d’espace pour tous ? Y aura-t-il assez de travail pour tous ?

On ne peut pas lire dans l’avenir mais certains scientifiques, spécialistes de la démographie (l’étude des populations humaines), nous rassurent : si les femmes ont plus accès, partout dans le monde, à des moyens contraceptifs, la courbe des naissances va chuter.

D’autre part si nous gaspillons moins nos ressources et si nous les partageons mieux entre tous, nous aurons une chance de pouvoir répondre aux besoins de chacun.

Nathaël

source : 8 milliards d’humains : sommes-nous trop nombreux sur Terre ?, un article de Gilles Pison, directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques (INED), publié par The Conversation

Un échange de prisonnier entre la Russie et les Etats Unis : Viktor Brout contre Brittney Griner

Vendredi dernier, un échange de prisonniers a eu lieu entre la Russie et les Etats Unis. Ces deux pays on échangé les prisonniers Viktor Brout et Brittney Griner.

Viktor Brout est un trafiquant d’armes russe, « l’un des hommes les plus dangereux du monde », qui a été arrêté et incarcéré aux Etats Unis, condamné à une peine de 25 ans de prison. Brittney Griner, quant à elle, est une basketteuse américaine, double médaillée d’or olympique. Elle a été arrêtée en Russie en peu avant le début du conflit avec l’Ukraine, pour avoir en sa possession du cannabis sous forme d’huile. Ce produit qui lui avait été prescrit pour ses douleurs chroniques, est interdit en Russie.

Viktor Brout en 2010 / Photo Administration de la lutte contre la drogue, Domaine, via Wikimedia Commons

Moscou essayait, depuis longtemps, de négocier l’échange de Viktor Brout pour qu’il puisse retourner en Russie. L’arrestation et la condamnation de Brittney Griner lui a fourni une occasion inespérée de faire pression sur les Etats-Unis. Viktor Brout, « le marchand de mort », est donc libre et de retour au pays où il ne manque pas de remercier publiquement Vladimir Poutine et de dénoncer l’Occident en termes choisis : « Ce qui se passe en Occident est simplement le suicide de la civilisation. Et cela peut se produire dans tous les domaines, avec la drogue et les LGBT+ parmi eux. »

Billie

Frappes de drones en Russie : L’Ukraine attaque !

Lundi 5 décembre, un évènement sans précédent s’est produit en Russie : pour la première fois depuis le début de la guerre, la guerre se déplace en Russie; une frappe aérienne de drones sans doute soviétiques, atteint trois bases aériennes russes. L’une, l’aérodrome de Koursk, se situe à peu près à la frontière ukrainienne. Les autres bases (Ryazan et Saratov) se situent à près de 600 km de la ligne de front. C’est un véritable changement pour Poutine qui doit maintenant se consacrer à sa défense antiaérienne.

Les faits

Depuis plusieurs mois déjà, la Russie fatiguait. De nombreux revers militaires ont été successivement essuyés, humiliant le résident du Kremlin (palais présidentiel russe). Mais là, on assiste à un bombardement ukrainien en territoire russe. Non pas sur une infrastructure civile, comme agit la Russie (une action compréhensible de la part des Ukrainiens vu que Poutine utilise cette méthode), mais plutôt sur une installation militaire. Les cibles sont des bases aériennes russes situées assez loin de la ligne de front (600 km). Une fois ayant effectué leurs missions, les drones sont interceptés par la défense anti-aérienne russe. Les débris des engins et l’attaque ont causée au total 3 morts et 4 blessés, tous militaires, avec 2 avions endommagés. Des images ont été diffusées sur les réseaux.

Sur cette image satellite google-earth, on voit bien les avions russes, dont des bombardiers datant de l’époque soviétique, entourés de rouge. Ceci est la base aérienne Engels 2, située dans la province de Saratov.
Bombardier russe Tu-95 appartenant à l’aérodrome d’Engels 2. Il est utilisé dès l’époque soviétique. Image satellite Google-Earth.

Le mystère de l’évènement

Tout le monde est étonné par l’évènement. Les drones et autres matériels de bombardement sont fournis par les Etats-Unis, et on connaît précisément les envois. Or le matériel occidental envoyé ne peut pas se déplacer sur plus de 600 km ! La réponse peut se trouver dans la firme (entreprise) ukrainienne Ukroboronprom qui a déclaré avoir créé un nouvel engin qui dépasserait les capacités des missiles air-sol (qu’on lance d’un avion ou drone) américains (il pourrait aller à plus de 1000 km depuis son point de lancement). Le groupe est d’ailleurs actif depuis le début de la guerre. Cette technologie reste néanmoins secrète et fermée, aucune images n’a été publiée.

Une autre solution, plus probable, est que l’Ukraine ait utilisé des vieux drones soviétiques, bricolés et modernisés pour l’occasion. En effet, les ingénieurs ukrainiens les ont dotés d’une charge de 75 kg et ont rendu leurs performances plus « modernes », un exploit qui fait revivre des « pièces de musée ». Ce sont des drones Tu-141 qui servaient à la reconnaissance aérienne lors de la guerre froide. Ces engins, entrés en service pour l’URSS en 1974 sont des drones à réaction qui ne peuvent « atterrir » qu’en utilisant un parachute. Les ingénieurs ukrainiens les ont dotés d’une charge de 75 kg

Drone Tupolev-Tu-141 appartenant à l’armée ukrainienne. Il est sur son camion de largage. Il ne pourra atterrir qu’en parachute, pas comme un avion classique.

L’Ukraine peut à présent mener un raid aérien et s’enfoncer beaucoup en Russie. Alors qu’on croyait qu’elle n’avait que du matériel léger et qu’elle n’était pas une puissance aérienne, une démonstration de force pour Poutine a complètement changé le cours de la guerre psychologique. Les Russes doivent à présent prévenir un raid aérien sur leurs villes. Alors que Poutine croyait à une opération de quelques semaines, quelques mois à peine, il se retrouve à devoir se protéger d’une nouvelle attaque aérienne de la part des Ukrainiens. A présent, son peuple est menacé. Son peuple qui croit de moins en moins à cette guerre et qui, s’il se sent menacé, ou manipulé par la propagande de Moscou, pourrait se révolter.

Sur cette carte, on voit bien que deux des aérodromes sont situés très loin de la frontière ukrainienne. On ne voit pas Moscou sur cette carte, mais elle est située juste au-dessus des bases. Capture d’écran Google-Earth.

La riposte

Les Russes ont organisé en représailles (non pour la première fois) des frappes aériennes d’importance notamment comme précédemment sur les infrastructures énergétiques du pays (centrales hydro-électrique du Dniepr) privant d’énergie plusieurs millions d’Ukrainiens. Désormais, dans les secteurs privés d’électricité, on vit dans le noir, le froid et la peur. Les Russes ont aussi et comme toujours multiplié les attaques sur les grandes villes. La stratégie de bombardement et de pression sur la population n’a aucun effet sur la progression militaire terrestre et maritime. Elle sert juste à impressionner les populations pour qu’elles fassent pression sur leur Etat pour négocier la paix. Mais Zelinsky ne veut pas négocier, car il sait qu’une trêve permettrait à la Russie de gagner du temps et à reconstruire son industrie qui ne fournit plus les quantités de projectiles suffisants. Moscou a par ailleurs accusé Kiev de s’en prendre à ses avions de combat afin de limiter les bombardements. En bref les Russes ont multiplié les crimes de guerre, affirmant leur stratégie de terreur.

Poutine sent qu’il perd sur le terrain et veut donc bombarder un pays qu’il veut annexer. Pire, son industrie, laissée seule face à l’absence de fournisseurs d’armes occidentaux, ne peut plus supporter seule la charge de la fabrications des divers projectiles largués sur les villes d’Ukraine. Les stocks de missiles de croisière air-sol (c’est à dire largués d’un bombardier et ayant une cible sur le sol) russes sont quasiment épuisés et la Russie utilise des missiles sol-sol (qui sont lancés du sol et qui arrive au sol) et peut-être même des missiles nucléaires dont on a enlevé les ogives (charge nucléaire).

En bref, l’Ukraine a réalisé un coup d’éclat pour la Russie qui se sent à présent menacée. Malgré tout, Moscou reste sur une stratégie de bombardement massif de diverse installations civiles.

Kenzo

Anniversaire de morts injustes !

L’année dernière, le 24 novembre 2021, 27 migrants dont six femmes et une fillette, sont morts car leur embarcation avait coulé dans la Manche.

Après une enquête approfondie du journal Le Monde, parue le 13 novembre dernier, on apprend que les migrants avaient appelé les secouristes français à plusieurs reprises mais, comme ils se trouvaient pile poil à la limite des eaux territoriales françaises et anglaises, les secouristes français ont préféré laisser le sauvetage aux Anglais qui n’ont rien fait non plus.

Il y a un an, nous avons été choqués que cela se soit passé sur notre territoire ! Mais après cette enquête, nous avons été encore plus que choqués, nous avons été SCANDALISES (sûrement), car nous aurions certainement pu les sauver !

Espérons que cela ne se reproduise plus jamais !

Victoire

Un Allemand retrouve un chèque d’une valeur de 4,6 millions d’euros destiné à Haribo

By ganeshaisis from Berlin, USA – i love haribo, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46364558

Le 18 novembre, un Allemand retrouve par terre un chèque de 4,6 millions d’euros destiné à Haribo.

Un jeune homme allemand nommé Anouar, allait rendre visite à sa mère dans la ville de Francfort. En marchant il vit un petit bout de papier par terre et quand il le ramassa, il se rendit compte que c’était un chèque destiné à Haribo (le fabriquant de bonbons). Quand il lut le montant de ce chèque, il fut si choqué qu’il ne sut quoi dire. « Il y avait une somme si importante dessus que je ne pouvais même pas la prononcer », a annoncé Anouar. Il a donc décidé de contacter l’entreprise.

Un avocat lui a demandé de détruire ce chèque, Anouart honnête et gentil, l’a donc directement fait. En guise de remerciement, Haribo lui a envoyé 6 paquets de bonbons. Mais Anouar trouvait ça un peu radin de leur part.

Moi, je trouve ce n’est vraiment pas approprié de ne lui envoyer que 6 paquets de bonbons pour le remercier d’avoir détruit un chèque d’une valeur de 4,6 MILLIONS D’EUROS ! Haribo a annoncé que c’était le cadeau habituel qu’il envoyait pour remercier quelqu’un.

J’espère que la vie offrira à Anouar d’autres cadeaux pour le récompenser !

Sarah

Guerre en Ukraine: la prise de Kherson, un retournement ?

Comme on l’a dit dans un précédent article, mercredi 9 Novembre, l’Etat-major russe annonçait son repli de la grande ville de Kherson, clé sur le front sud car elle contrôle un des grands ponts sur le Dniepr, un fleuve ukrainien assez large à ce niveau. Jusqu’alors, la Russie s’obstinait à garder une tête de pont, cela veut dire que ses troupes restaient sur la rive droite du Dniepr (côté ukrainien), à l’embouchure du pont.

Que s’est-il passé exactement ?

Cette fuite était préparée très à l’avance. Même du côté occidental, on pouvait deviner qu’il allait se passer quelque chose. En effet, plusieurs bateaux russes avaient été sabordés (détruits) par les troupes du Kremlin. Puis, les Russes ont détruit tout ce qu’ils ne pouvaient pas emporter, notamment les ponts du Dniepr, les antennes relais… etc. L’opinion occidentale retient surtout la déportation des populations locales. Juste avant la retraite, les Russes emportent à l’abri tout le matériel lourd qui ne peut pas être emporté dans la fuite. Enfin, les 25 000 soldats russes, dont des troupes aéroportée et des troupes d’élite, ont évacué la rive droite du Dniepr. Ils ont probablement laissé des explosifs pour freiner l’avancée ukrainienne.

Sur la carte, on voit bien que les forces russes combattaient avec le fleuve Dniepr dans leur dos. Leur nouveau retranchement leur permet de sécuriser le sud, au moins jusqu’à Zaporijia.

Pourquoi ont-ils abandonné une position stratégique ?

La situation a été analysée par les différents états-majors occidentaux. Selon le Pentagone (ministère de la défense américain), les Russes veulent se reformer plus à l’est, car la position semblait intenable. Pour d’autres, la position était à la fois intenable mais surtout inutile dans ce contexte…

En effet, quand on mène une guerre, il vaut mieux assurer ses arrières et, en l’occurrence, une bonne retraite. Se battre avec un fleuve dans le dos n’assure pas une bonne retraite et, même avec un pont (qui ralentit le repli), on se sent acculé. De plus, les experts assurent que la stratégie russe est « d’hiverner », c’est à dire passer l’hiver pour préparer les campagnes de l’été 2023. Or il faut s’assurer de passer l’hiver en sécurité. Il faut aussi limiter les pertes au maximum, donc évacuer les zones où « l’espérance de vie du soldat » est très faible pour ne pas occasionner trop de pertes. La tête de pont est certes stratégique mais impossible à tenir.

Les troupes aéroportée et d’élite ont d’ailleurs été récemment remplacées par des conscrits de moins bonne qualité que les militaires de métier. La position était donc d’autant plus fragile.

Quelles en sont les conséquences ?

D’abord cette retraite, cette nouvelle défaite, permet de prouver que l’armée ukrainienne est en constante progression et s’améliore de jour en jour grâce au soutien de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Face à cette armée très confiante et galvanisée par l’idée de libérer sa nation, se trouve une armée qui s’enlise, composée de soldats conscrits qui se savent sacrifiés et n’ont pas envie de combattre. L’armée ne peut plus suivre Poutine dans ses choix politiques, et même si l’armée voulait tenir les territoires conquis, les militaires subalternes et du rang ne voudraient pas continuer. Avec l’arrivée des réservistes conscrits, cette opinion se renforce. Certains pensent que l’armée préfère se retirer en bon ordre que de subir une véritable déroute. Le coup d’avance est aux Ukrainiens qui maintenant « mènent » la guerre et décideront probablement du lieu des opérations futures, par exemple.

Alors, c’est perdu pour la Russie ?

Pas totalement. L’opération, du genre « retraite en bon ordre stratégique », a permis de sauver la vie de plusieurs milliers de Russes qui auraient pu mourir sous le feu de l’armée ukrainienne. Les 25 000 soldats russes sur place auraient pu périr et/ou se rendre inutilisables pour combler une brèche dans une autre région en restant à Kherson. En se repliant, la Russie « gagne », comme aux échecs, lorsqu’un pion atteint le bord du camp adverse, une nouvelle pièce de jeu qui pourra s’avérer très utile pour le plan de bataille de Poutine.

Ensuite, la Russie protège ses nouvelles frontières par un fleuve et stoppe net l’avancée déjà lente de l’armée ukrainienne dans le sud. Enfin, n’oublions pas que la Russie possède encore des soldats de réserve, réservistes en tout genre, et bien sûr, c’est un vivier de soldats que Poutine exploite déjà en rendant l’éducation militaire obligatoire à l’école. Tout ça pour dire que la Russie, vu sa situation, a probablement fait le bon choix.

La propagande de Poutine

Le discours russe présentera bien sûr l’évènement comme bénéfique pour la « grande Russie » et pas du tout comme une retraite voire une fuite. L’important pour Poutine est qu’il ne faut pas que son peuple interprète lui-même l’évènement. La Russie continuera par la propagande de provoquer l’Occident en montrant qu’elle est toujours aussi puissante alors qu’elle perd le pied en Ukraine.

Et la suite ?

Ce n’est pas le premier échec majeur de la Russie. Même avant la percée dans le Nord, les Russes avaient montré des signes de faiblesse. Après avoir poussé jusqu’aux banlieues de Kiev, les troupes du Kremlin butent contre la capitale et se retirent en bon ordre pour conserver les positions dans l’est, à la fin du mois de mars 2022. Puis une île tout entière est évacuée (l’Ile au Serpent). Plusieurs prises de villes sont difficiles et coûteuses en hommes. La Russie faiblit. Enfin le coup d’éclat: la région de Kharkiv libérée. Tout semble indiquer que l’Ukraine va militairement gagner (il ne faut pas oublier une frappe nucléaire de la part de la Russie), mis peut-être pas conserver son indépendance.

Kenzo

Les Chinois sont encore confinés

La Chine est très stricte sur le covid 19 et les Chinois sont toujours confinés alors que le reste du monde a repris une activité « presque » normale. Apres trois ans de « zéro covid », la Chine continue de maintenir les mêmes directives strictes envers la population.

Mais depuis quelques temps, des manifestations de protestation ont éclaté. Elles ont débuté fin octobre dans l’usine Foxconn dans le centre du pays.

« Pourquoi la Chine ne suit-elle pas les autres pays du monde qui se sont libérés du Covid ? Les tests massifs sont-ils utiles ? Pourquoi autant de restrictions pour si peu de morts ? », message largement partagé sur les réseaux sociaux chinois

Depuis que la Coupe du monde de football au Qatar a commencé, les Chinois se rendent compte qu’ils sont les seuls à être confrontés à des mesures sanitaires encore très autoritaires. Ils découvrent, à la télévision, des images des stades remplis de spectateurs sans masques et sans restrictions sanitaires. Les Chinois ont été choqués par ces images ! Ils supportent de moins en moins leur situation de confinement strict et de restrictions sévères…

La révolte va-t-elle succéder à l’incompréhension ?

Lou