Un mariage à… 57 000 000 d’euros !

Un mariage qui explose les prix et bat tous les records de la frime : le 18 novembre, deux jeunes Américains se sont offert des noces à 57 millions d’euros !

La fiesta a été organisée à Paris avec, au programme, location du restaurant de la Tour Eiffel où les amoureux et leur convives ont brunché, privatisation de l’Opéra de Paris où ils ont fait une grande fête, et soirée au château de Versailles où les invités ont dîné et dormi. Les parents de la mariée sont des grands patrons d’une usine automobile, ça aide 🙂

C’est ainsi que Madelaine Brockway et Jacob Lagrone qui, jusque-là, étaient d’illustres inconnus, sont devenus célèbres du jour au lendemain en étalant leur richesse sur les réseaux sociaux. Bonjour la jeunesse dorée !

Felix et Nathan

Flambée des prix des tickets de transports à Paris pour les J.O.

photo PR180.2, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Les Jeux Olympiques vont se dérouler à Paris entre le 26 juillet et le 11 aout 2024. Et les prix des tickets de transports vont grimper aux sommets durant cette période (je parle des tickets de transports mais on peut imaginer que la plupart des services utilisés par les visiteurs sont susceptibles de voir eux aussi leurs prix grimper).

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile de France et de Ile de France Mobilités l’a annoncé sur la plateforme X (anciennement Twitter), les tickets de métro vont passer de 2,10 euros à 4 euros et les carnets de 10 passeront de 16,90 euros à 32 euros. D’après Valérie Pécresse cette manœuvre va servir à rembourser les dépenses faites pour améliorer les transports en vue des JO. Les prix des Navigo, ImagineR ou Senior ne devraient, eux, pas augmenter… mais tous les Franciliens ne les utilisent pas forcément. La seule solution préconisée pour échapper à cette flambée du prix des transports : faire des stocks de tickets à l’avance ! On vous en propose une autre : pendant les JO, fuir la capitale !

Arthur

Un chien bientôt interdit au Royaume-Uni

Les raisons pour lesquelles nous avons choisi ce sujet pour notre article peuvent paraître un peu troubles. C’est le journal 1 jour 1 actu qui nous a conduites sur la piste de l’American Bully XL. Nous avons trouvé l’info intrigante mais aussi divertissante en regard d’une actualité internationale du moment par ailleurs très dramatique.

photo CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

En septembre, le Premier Ministre britannique a annoncé que l’American Bully XL, une race de chien créée par des éleveurs, a été jugée trop dangereuse car certains de ces animaux ont déjà blessé et tué des personnes.

Ces chiens ont été créés aux Etats-Unis il y a 30 ans : des producteurs ont choisi certaines races de chiens massives et les ont fait se reproduire entre elles pour former l’American Bully XL. Il est arrivé en Europe il y a quelques années.

La loi interdisant la commercialisation de ces chiens a été déposée au Parlement britannique le 31 octobre dernier et va être appliquée dès le 1er février. Les personnes qui en possèdent un devront respecter des règles strictes de dressage et les tenir en laisse, les museler pendant les promenades… Les personnes violant ces règles devront les faire euthanasier (endormir pour le reste de la vie du monde et de l’univers intersidéral).

L’American Bully XL fait 50kg (en moyenne un enfant de 14 ans) et 57 cm. Il est devenu un animal de compagnie très populaire durant le confinement du Covid 19.

Nous vous remercions chaleureusement d’avoir lu cet article !

Valentine et Léonie

L’A69 : le symbole d’une difficile transition écologique ?

Récemment, on a beaucoup entendu parler de manifestations contre un projet autoroutier en chantier, celui de l’A69, dans le département du Tarn. Intervenues au même moment que le début du conflit Israélo Hamas de 2023, ces manifestations n’ont été qu’un sujet secondaire dans les médias. Mais pourtant, ô combien cette crise est révélatrice de cette question qui ne fait pas l’unanimité en France : a-t-on encore besoin d’autoroutes ?

Un vieux projet qui ne fait pas l’unanimité

L’idée de relier, dans le sud-ouest de la France, la métropole de Toulouse et la ville de Castres, émerge dans les années 2000. A l’époque, il s’agirait de fluidifier les échanges, notamment via le transport par camion, entre Toulouse et Castres. Par du lobbyisme, ce projet est en fait soufflé par le groupe Pierre Fabre (industrie pharmaceutique), premier employeur dans le département, et qui souhaite favoriser la desserte de ses sites pour les salariés et pour les camions de marchandises.

Dans les années 2010, le processus s’accélère et une enquête publique est ouverte. Ainsi, le groupe pharmaceutique défend l’idée selon laquelle cette autoroute sera bénéfique à l’attractivité du territoire (le Tarn) et « désenclavera » la région.

A savoir : une route nationale existe déjà, et elle relie Castres à la métropole Toulousaine.

En 2018, ce projet est considéré comme « d’utilité publique ». Et il commence réellement à faire parler de lui. Elisabeth Borne, alors ministre de la Transition écologique, lance les appels d’offres : choisir l’entreprise qui construira le projet. Finalement, le groupe de construction et génie civil NGE est choisi, avant que la route nationale ne soit concédée à la société Atosca, filiale du groupe NGE. L’Etat classe cet échange « secret d’affaires », ainsi le document de concession ne sera lu par des élus que récemment.

Le prix pour les futurs usagers fixé par Atosca (NGE) sera d’à peu près 8€ pour un véhicule léger thermique pour un aller simple Castres-Toulouse, on a ainsi pour un aller retour plus de 16€. C’est assez cher, ce sera même l’autoroute la plus chère de France.

Malgré tout, en mars 2023, les travaux commencent…

Le début des travaux et les manifestations

Immédiatement après le début du chantier, les militants écologistes s’activent. Pour eux, l’autoroute est une aberration : artificialisation des terres (suppression de terres agricoles), abattages d’arbres… Les travaux ne suivent pas du tout les objectifs désignés par le Traité de Paris de 2015, signé par la France, pour réduire les émissions carbone ainsi que la pollution.

L’évènement le plus médiatisé est sans doute la grève de la faim de Thomas Brail, habitant du Tarn et militant écologiste, qui s’est suspendu dans les arbres afin d’en empêcher l’abattage.

D’immense manifestations ont eu lieu en octobre avec des rassemblement de plusieurs milliers de personnes venant de toute l’Europe pour protester contre ce projet. L’objectif affiché par les militants : prendre possession de lieux stratégiques gênant la progression des chantiers, sans faire un Saintes-Solines II (Saintes-Solines a été le théâtre d’affrontements entre des militants écologistes opposés à la constructions de méga-réserves d’eau, et les forces de l’ordre dont le bilan a été de plusieurs blessés, et de quelques personnes dans le coma).

Malgré tout, les forces de l’ordre devront user de la violence pour repousser les militants, sans cette fois-ci faire de blessés. Ceci dit, certains éléments radicaux ont saccagé deux entreprises prestataires du projet autoroutiers, comme dans une usine de maçonnerie.

Depuis, le projet a été suspendu, mais pas annulé pour autant.

Alors, pour ou contre ?

Les arguments défendus par certains élus locaux, comme le député (Renaissance) de la 3e circonscription du Tarn Jean Terlier, ainsi que la présidente de la région (PS) Carole Delga mettent en avant l’attractivité que donnera l’autoroute à la région :

Ce sont 80 000 personnes qui habitent l’agglomération Castres-Mazamet, qui sont aujourd’hui enclavées, qui souffrent d’attractivité, qui sont comme beaucoup en France des déserts médicaux […]. Donc on a besoin de redonner de l’attractivité c’est une question de survie économique d’un territoire. Aujourd’hui si on veut conserver nos jeunes, qu’ils y travaillent [dans la région], si on veut conserver nos entreprises, si on veut avoir accès aux soins, aux services publics, on a besoin de ce désenclavement. C’est pas par coquetterie que ce projet, il a été décidé, on a une déclaration d’utilité publique qui a été déclarée en 2018 […]. Ce sont 900 élus qui ont signé en faveur de ce projet autoroutier, ça veut dire aussi des choses, et des personnes qui habitent dans ces territoires [qui sont favorable au projet].

Jean Terlier, député (Renaissance) de la 3e circonscription du Tarn, sur le 28 mn d’Arte

De l’autre côté on a une diversité d’opposants : des vétérans de Saintes-Solines, divers militants écologistes, quelques élus, mais surtout des scientifiques qui ont signé des pétitions contre ce projet entre autres polluant, antisocial, mais surtout destructeur d’arbres :

C’est quand même un gros projet d’autoroute qui coûte très cher, même si c’est beaucoup d’argent privé, […] à un moment, un moment très particulier, qui est un moment de confrontation aux effets dévastateur du dérèglement climatique, qui est un moment de prise de conscience de des effets ravageurs des sécheresses, de la question de l’eau, et donc ce projet, s’il est construit, s’il va jusqu’au bout, il est à la fois destructeur d’espaces naturels, d’écosystèmes, aggravateurs du dérèglement climatique. [Cela] pose des questions d’injustice, compte tenu du coût que cela coûtera d’emprunter cette route, donc pour toutes ces raisons c’est un projet qui appartient à un autre temps, et c’est pour ça je pense qu’il cristallise autant aujourd’hui de contestation, c’est qu’il devient le symbole d’un moment de société face à un enjeu de que fait-on, comment, nous adapter au dérèglement climatique. […] Quelle est la préconisation de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, qui est très consensuelle et très partagée ? C’est réduire la vitesse sur les routes, et notamment […] sur les autoroutes à 110 km/h. Imaginons, ce qu’on peut souhaiter au nom de la transition écologique, qu’on passe en France à une vitesse maximale de 110 km/h, ce qui semble tout assez raisonnable et permet quand même d’aller très vite. A quoi cela servirait il d’avoir construit une autoroute ? La question c’est pas à simplement à combien on roule sur une autoroute mais c’est construire, aujourd’hui, en 2023, une autoroute sur laquelle on pourra peut-être pas rouler à plus de 110 km/h ? […] Ca n’aura pas d’utilité.

Jadeline Garde, journaliste au pôle écologie de Médiapart, sur le 28 mn d’Arte

Personnellement, je me rangerais plutôt du côté des opposants à ce projet, car il ne respecte pas les principes du développement durable.

Le facteur du développement durable

En 1987, un Organisme de l’ONU publie un rapport (le rapport Brundtland), définissant le développement durable : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Il comporte 3 points : une dimension économique (permettre la croissance économique et le développement des pays et régions), sociale (en respectant les droits humains et en luttant contre la précarité), et écologique (en respectant l’environnement et en préservant les ressources naturelles).

Voici le cercle du développement durable. Il y a 3 idées qui s’associent.

Notre pays applique et essaie d’appliquer ces idées (si vous voulez en savoir plus : ici). Et ce développement est indispensable pour améliorer notre monde. Or, le projet d’autoroute A69 va à l’encontre de ces idéaux :

1 – l’aspect environnemental

  • la construction de l’autoroute détruira plus de 300 hectares d’espaces naturels et agricoles. Les conséquences ? Moins d’absorption de CO2 = bilan carbone plus lourd, moins de production agricole = + de dépendance alimentaire aux autres pays
  • Une fois construite, l’autoroute aura son lot d’entreprises industrielles qui pourront s’installer à proximité, et qui bien sûr peuvent dans certains cas polluer : les locaux s’inquiètent de ces industries toxiques pour l’environnement mais aussi et surtout pour les enfants.
  • Elle ramènera aussi son lot de Macdonald… etc. Donc plus de travailleurs, plus de déplacements, plus de pollution… et artificialisation de terres supplémentaires.
  • Enfin, comme il y aura plus de voitures et plus de vitesse permise, il y aura nettement plus de pollution et d’émission de gaz à effet de serre.

2 – l’aspect social

  • Idée principale : le péage de l’autoroute, alors privatisée, sera très cher : on parle de 15 à 17 € pour un aller Castres-Toulouse. Ce sera littéralement l’autoroute la plus chère de France. En plus du prix de l’essence, le citoyen « lambda » devra payer, et en plus très cher, alors que la route nationale déjà existante était gratuite. Plutôt que de développer l’attractivité des territoires, c’est surtout des citoyens qui ne pourront plus prendre la voie la plus rapide pour aller à Toulouse, et devront faire d’interminables détours sans payer trop cher. Et ce prix pour quoi ? 15 à 20 minutes de gagnées sur 1h de trajet !
  • Enfin, l’Etat, à qui appartenait la RN, a perdu une route au profit d’un groupe privé qui comme on l’a dit plus haut, peut imposer son prix. Et tout ça sans contrepartie financière. Un cadeau donc, et cette route, que les Français ont payé avec leurs impôts, future A69, appartient désormais à un groupe privé. Pourquoi un tel cadeau ? Les raisons sont obscures et le gouvernement ne veut pas trop communiquer sur ce sujet. Tant que ça ne sera pas clair, on peut imaginer toutes sortes de choses…

Pour toutes ces raisons, il faut (à mes yeux) lutter contre ce projet, car c’est devenu le symbole d’une très timide volonté de transition écologique de la part de l’Etat alors que l’urgence est maintenant. Mais tout cela pose une question : a-t-on encore besoin d’autoroutes pour un développement économique, social et écologique ?

Des autoroutes et transports à repenser

La France possède un réseau autoroutier unique en Europe construit pendant les Trentes Glorieuses (1945-1975). Mais avec les logiques actuelles de développement durable, sont elles indispensables ?

Pour l’agglomération de Castres, c’est un problème économique : ce territoire manque d’attractivité, et ses élus le déplorent, comme cité plus haut. Plutôt que de construire une autoroute dont la majorité ne veut pas, on pourrait peut être penser à désenclaver ce territoire en respectant les principes du développement durable afin d’en faire un exemple pour toutes les régions françaises. A commencer par réfléchir aux transports : si l’objectif est de fluidifier les échanges entre une métropole (Toulouse) et un bassin enclavé (Castres), pourquoi ne pas le faire dans le respect des hommes et de la nature ?

Le ferroviaire : une solution ?

Depuis quelques temps, on s’intéresse à la solution du train. Longtemps, ça a été un transport révolutionnaire : c’est, entre autres, un élément principal de la révolution industrielle. Puis, on l’a abandonné progressivement : comme il marchait au charbon, justement, on est vite passé, à la fin du XXe siècle, à un train électrique. Aujourd’hui, on développe de plus en plus (et pas qu’en France) de LGV (Lignes Grande Vitesse). On peut notamment citer les nouvelles Routes de la Soie qui utilisent beaucoup les LGV pour traverser l’Eurasie et accélérer les échanges entre l’UE et la Chine.

Aujourd’hui, le TGV est très avantageux car il ne consomme exclusivement que de l’électricité et, étant donné qu’en France notre énergie provient à 80% du nucléaire (qui a une empreinte carbone quasi nulle), le TGV est vraiment un transport « propre ». Ses inconvénients : un fort coût de fabrication puis d’utilisation qui le rendent très difficile d’accès ainsi que les perturbations sonores occasionnées dont les habitants à proximité des LGV se plaignent souvent. On peut notamment penser au projet LGV Lyon-Turin passant par les Alpes dans la vallée de la Maurienne qui, comme l’A69 est sujet à de vives oppositions.

N’empêche, il est rapide, fiable, et surtout non polluant. A mes yeux c’est une solution pour le futur, à condition d’innover pour réduire tous les inconvénients cités plus haut. De plus la France possède une expertise dans ce domaine : il faut donc l’exploiter.

En conclusion

En conclusion, l’A69 est un projet d’autoroute devenu le symbole d’une difficile (ou timide ?) transition écologique. En effet, il est sujet à de vives protestations et, selon moi, invite à réfléchir à nos modes de transports ainsi que, plus globalement, à notre développement.

Kenzo

Un missile traverse le ciel des Landes

Le 18 novembre au soir, une étrange lumière traverse le ciel des Landes, suivie d’un bruit assourdissant. Tous les habitants sont surpris car la base militaire voisine de Biscarosse a tiré ce missile M-51, sans que personne ne s’y attente. Cette « nouvelle version » du missile, de 50 tonnes et de 12 mètres de haut, capable de porter 10 têtes nucléaires à des milliers de kilomètres, a été tiré selon Guillaume Ancel, ancien officier et auteur du Blog « Ne pas subir » « pour montrer que nos dissuasions nucléaires ne datent pas d’il y a vingt ans. Elles sont parfaitement à jour et ce sont des missiles pratiquement impossibles à intercepter. Donc que personne ne joue à nous provoquer ! ». Heureusement le missile n’était pas chargé et a été tiré « dans le strict respect des engagements internationaux de la France » a fait savoir la Direction Générale de l’Armement. 

Félix

Présidentielle en Argentine, élection d’un fou furieux

Dimanche 19 novembre, Javier Milei a été élu Président des Argentins avec 56% des voix. Qui est ce monsieur ?

Javier Milei aime qu’on l’appelle « Le lion », il aime aussi se présenter à ses meetings en brandissant une tronçonneuse qui symbolise toutes les coupes budgétaires qu’il entend faire dans le budget de l’Etat, et ses discours sont plutôt vulgaires. Il n’est apparu en politique qu’en 2021 et avait bâti son succès pendant le confinement avec des propos complotistes et anti-vax.

Comment un tel personnage a-t-il pu arriver au pouvoir ? Le « spectacle » qu’il donne a sans doute joué. Mais l’inflation très importante que connaît l’Argentine, l’augmentation de la pauvreté qui en découle, ont aussi poussé les électeurs, déçus par les précédents gouvernements, à voter pour quelqu’un qui n’avait jamais encore été au pouvoir, comme une espèce de « sortie de secours ».

Javier Milei dont la philosophie est que moins il y a d’Etat et mieux les gens se portent, a d’ores et déjà annoncé, sous prétexte d’économies, la suppression des ministères des Femmes, de la Culture, de l’Environnement et du Développement durable…

De notre côté, nous pensons globalement l’inverse et que le rôle de l’Etat est d’aider les gens en leur assurant l’éducation, la santé et une meilleure qualité de vie.

José

Quelques images effrayantes

Plus de paillettes dans nos vies !

GiFontenelle, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Catastrophe ! Fini les thèmes d’anniversaire « dinosaures et paillettes », il est temps de trouver des nouveaux thèmes pour faire la fête !

Depuis le 16 octobre, les paillettes libres ne sont plus sur le marché en Europe. La Commission Européenne en a interdit la vente le 25 septembre dernier, pour le bien de la planète et des océans. Les microplastiques des paillettes sont une grande cause de la pollution, on peut même en retrouver dans l’eau qu’on boit. Les microplastiques de ces paillettes mais aussi de certains produits de beauté contenant des microbilles plastiques ont donc déjà été interdits à la vente. En revanche, pour beaucoup d’autres produits, les entreprises ont encore quelques années devant elles pour faire évoluer ceux-ci. Par exemple, les gels et les produits de « peeling » ont encore quatre années devant eux avant d’être interdits. Et un an de plus pour les détergents et les produits d’entretien.

En Allemagne mais en France aussi, depuis l’interdiction, certaines personnes se sont précipitées dans les magasins pour refaire leur stock !

Heureusement pour les fans des paillettes, on va retrouver dans nos marchés des paillettes biodégradables ! Certaines sont déjà en vente et celles-ci ne feront aucun mal à l’environnement.

Savannah et Apolline

Source : https://www.liberation.fr/environnement/pollution/les-paillettes-bientot-interdites-par-la-commission-europeenne-pour-lutter-contre-les-microplastiques-20231010_ZVNCOTRNBJF5HCHXED6MFXJVYY/

Des taxis volants complètement autonomes

Pour la première fois au monde, des taxis volants électriques et complètement autonomes du chinois EHang, leader du marché actuel, ont obtenu, en octobre dernier une certification. Celle-ci n’a été possible qu’après 10 000 vols d’expérimentation et plusieurs simulations de problèmes comme des collisions avec des oiseaux.

La commercialisation de ces taxis d’un nouveau genre peut donc démarrer en Chine. Est-ce un feu vert pour leur commercialisation en France en particulier pour les J.O. 2024 comme on en a entendu parler?

Non, car en France ce n’est pas la société EHang à qui on fera appel mais les sociétés Volocopter et Autofligth qui elles n’ont pas encore obtenu de certification ce qui est très cher et aussi long que de certifier un avion. En Chine, le processus est moins long. Cependant des taxis volants, mais cette fois avec pilote, seront bien mis en circulation durant les JO, entre l’aéroport Charles de Gaulle et celui du Bourget et aussi entre l’héliport de Paris et le quai d’Austerlitz.

Felix et Gaspard

Marcher contre l’antisémitisme

Dans le contexte de la guerre Israélo-Hamas, on assiste à une recrudescence des actes antisémites en France. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, on comptabilise 1518 actes et propos antisémites depuis le début du conflit, c’est 3 fois supérieur au nombre d’actes et propos antisémites recensés en France en 2022.

Sur proposition de Yaël Braun-Pivet (Présidente de l’Assemblée nationale) et de Gérard Larcher (Président du Sénat), une marche a donc été organisée ce dimanche 12 novembre à Paris contre l’antisémitisme. Elle a rassemblée plus de 105 000 personnes auxquelles se sont rajoutées 7500 personnes à Marseille, 5000 à Strasbourg, 3700 à Grenoble, 3500 à Bordeaux, 3000 à Nice et Lyon et 2000 à Nantes et La Rochelle.

Des polémiques autour de cette marche

Des polémiques autour de cette marche avaient circulé les jours précédents, dont celle concernant la participation du RN (parti héritier de Jean-Marie le Pen, lui-même condamné 3 fois pour propos antisémites), au défilé. Le parti politique La France Insoumise a justifié sa non participation à la marche parisienne par la présence du RN. Les députées LFI, Raquel Garrido, Alexis Corbière, François Ruffin et Clémentine Autain ont cependant défilé à Strasbourg où le RN avait été banni du cortège. D’autres députés LFI ont participé à d’autres initiatives dont un rassemblement le même jour, à l’emplacement de l’ancien Vel d’Hiv où ils ont été chahutés par des participants.

Malgré ces polémiques, la marche de dimanche a été une réussite qui témoigne de la lutte contre l’antisémite que veulent porter la France et les Français.

Bao

Les perspectives militaires pour l’Ukraine : à l’Est rien de nouveau

Comme dit dans cet article, la soit disant contre-offensive ukrainienne n’avance pas. C’était le deuxième été de la guerre, et le précédent a été plus fructueux en termes d’avancées et de victoires. Pour les Ukrainiens, cette ligne de front est horriblement statique. Nous dirigeons nous vers un conflit gelé ?

Les perspectives offensives : une impasse

Quand est ce que les Ukrainiens pourraient lancer une grande offensive ?

Pour le général Richoux, consultant défense sur LCI, une contre-offensive pour cet automne, ce n’est plus possible. Pour les raisons logistiques développée dans le précédent article d’une part, et surtout pour une question de temps d’autre part. Et c’est le climat ukrainien qui va dicter le rythme des opérations.

Les pluies ukrainiennes de l’automne transforment déjà le champ de bataille en un bourbier infernal pour les deux camps, immobilisant les deux forces blindées-mécanisée. Les chances de réussite sont donc faibles, d’autant plus que l’ennemi (dans les deux camps) voit tout ce qu’on fait, ce qui réduit encore la surprise. Ainsi on pourrait se dire qu’il faudrait attendre le retour des beaux jours, au printemps 2024, pour relancer la guerre de mouvement. Heureusement un autre facteur météorologique peut ramener la guerre de mouvement.

En effet, l’hiver ukrainien est très très rude, en l’absence de Gulf Stream. Les températures sont en dessous de zéro sur la plupart de la ligne de front. Et quand le sol est gelé, plus de boue, le déplacement devient donc un peu moins laborieux. Donc une offensive d’hiver est certes beaucoup plus laborieuse qu’une offensive d’été, mais elle reste possible et peut aboutir à quelque chose. De plus, le ciel n’étant pas souvent clair (brouillard, précipitations), l’usage d’aéronefs (drones, avions de reconnaissance) devient extrêmement difficile et en cas de brouillard, inutile.

C »est le pari fou qu’Hitler a voulu tenir en décembre 1944 jusqu’au mois de février 45 en attaquant dans la forêt belge des Ardennes. La météo exécrable de cet hiver profite aux Allemands, car les Alliés (ayant la supériorité aérienne) ne peuvent plus sortir leurs avions et le rapport de force s’égalise. Heureusement pour les Alliés, la supériorité aérienne anglo-saxonne a pu faire la différence et ce fut bien la bataille fatale sur le front ouest pour l’Allemagne… Plus récemment, c’est en hiver que la Russie a pris « l’initiative » d’attaquer à Bakhmout, avec le succès relatif qu’on connait…

Malgré tout, vers la fin de l’hiver, le dégel en surface provoque un phénomène bien connu chez les Ukrainiens : la glace fondue n’a nulle part ou s’évacuer, car le sol en profondeur est encore gelé, ce qui génère un bourbier en surface qui, là encore, entrave la progression des troupes. C’est ce qui est arrivé aux Russes au tout début de cette guerre, lorsqu’ils ont attaqué en février mars 2022.

Enfin l’autre hypothèse, la plus probable, c’est dans les années qui suivront, le temps de la préparation logistique.

Sur quels secteurs et pour quels objectifs l’Ukraine attaquerait-elle en cas d’offensive ?

Il faut d’abord éliminer certains secteurs qui ne peuvent probablement pas être le lieu d’une prochaine offensive.

  • Tout d’abord la frontière russe. Fortifiée, l’attaquer serait pour l’Ukraine « attaquer » la Russie, faire la guerre sur son territoire, pas en tapant avec des missiles, mais en occupant ces territoires. Il faudrait régler des trucs avec la communauté internationale, et c’est pas top. Malgré tout, cela décrédibiliserait le discours de Poutine sur une « opération militaire spéciale », vu que les Russes seraient attaqués sur leur territoire.
  • Au Nord, ce sont plutôt les Russes qui avancent. Les attaquer là où ils sont forts est risqué (même s’ils sont partout forts), d’autant plus que les territoires qu’ils protègent derrière ne sont pas la priorité numéro 1 de l’état major ukrainien.
  • Et puis au sud, le long du Dniepr, sur la ligne Zaporijia-Kherson, il faut d’abord traverser le Dniepr, donc avoir des bateaux (à construire, à transporter, etc.), et puis tenir la tête de pont (en se souvenant de la difficulté qu’ont eue les Russes en tenant la tête de pont de Kherson), sans parler des âpres combats que les deux camps auront à subir… Quoique dure, cette perspective est intéressante, elle donne directement sur la Crimée, région annexée par la Russie en 2014, et qui représente beaucoup pour Poutine…

La dernière solution est de lancer l’offensive au centre, entre Zaporijia et Donetsk, comme le faisaient les Ukrainiens fin août mais avec moins de moyens, paralysés par le problème logistique. D’ailleurs ils continuent d’affirmer que les opérations offensives de cet été étaient des « contre-offensives ».

Le problème est que les Russes ont sur-fortifié la zone, car ils ne sont pas bêtes non plus : ce front, s’il est percé, donne accès à d’importants nœuds ferroviaires et routiers (ravitaillement) : Tokmak, Melitopol… Surtout, l’autoroute M14, qui passe par Marioupol, Melitopol avant de desservir Kherson et toute la Crimée, est essentielle au ravitaillement russe.

L’objectif des troupes engagées dans le front Zaporijia-Donetsk serait bien de foncer vers les axes routiers majeurs Est Ouest passant par Melitopol. Il faudrait s’emparer de Tokmak, clef de voûte des fortifications russes et nœud routier majeur. Puis, foncer, selon un axe suivant le tracé des grandes artères routières, pour s’emparer de Melitopol, couper l’autoroute Russie-Kherson-Crimée, et atteindre la mer d’Azov, juste au sud de Yakymivka. Image Kenzo

Cela veut dire que si l’autoroute est prise, ou que si elle est à portée de l’artillerie ukrainienne, elle permettrait d’assiéger en quelque sorte les troupes russes qui auraient alors 2 solutions pour survivre et tenir face aux Ukrainiens et se ravitailler : par le pont de Kertch ou pont de Crimée qui relie la Russie à la presqu’île (pont visé continuellement par les drones suicides et missiles ukrainiens, donc pas du tout opérationnel), ou par la mer, avec des navires. Mais les bâtiments russes sont de plus en plus vulnérables aux drones navals ukrainiens, comme on l’a vu cet été, ce serait très difficile de coordonner (surtout dans l’armée russe) les composantes terre et mer, et le port militaire de Sébastopol (Crimée) croule déjà sous le feu ukrainien.

En résumé, il s’agirait, avec des moyens conséquents de percer un endroit dans la ligne Zaporijia-Donetsk, idéalement là où les Ukrainiens obtiennent quelques succès relatifs (Robotyne…), d’exploiter en fonçant sur les centres logistiques (Melitpol…) et coincer les Russes stationnés en Crimée et sur les rives du Dniepr.

Ainsi, les Russes seraient « assiégés » dans la région de Kherson et la Crimée, privés de ravitaillement terrestre routier et ferroviaire : le long de la côte Nord de la mer d’Azov grâce aux avancées ukrainiennes, et au sud à cause des bombardements sur le pont de Kertch, qui relie la Crimée à la Russie. La seule et unique voie (représentée en bleu) serait la mer, mais très vulnérable aux drones navals ukrainiens qui font souffrir la flotte russe basée à Sébastopol, et surtout à faible débit, d’autant plus que le port de Sébastopol est, comme nous l’avons dit très endommagé. Il ne resterait plus à la Russie qu’à évacuer ses hommes de cet région. Image Kenzo

Comme à Dunkerque en 1940, où les divisions Panzer d’Hitler piégèrent les troupes britanniques et françaises dans une « poche » où le seul ravitaillement était par la mer. Cependant le port fut bombardé et, inutilisable et sous le harcèlement constant des aéronefs allemands, furent évacuées par la mer les troupes britanniques ainsi qu’une partie des Français, le restant des unités françaises s’étant sacrifiées pour couvrir l’opération nommée Dynamo.

Tous ces scénarios font rêver, mais il faut se rappeler que ce ne sont que des hypothèses. De plus, une des hypothèses les plus probables est que le conflit se gèle pour de bon, les fortifications russes étant trop puissantes, mais l’armée de Poutine pas assez coordonnée et efficace en attaque (comme on l’a vu en 2022), personne n’arriverait à prendre le dessus, comme en 14-18, lorsque les armées, construisant toutes les deux des tranchées impassables, n’avançaient plus. Il a fallu attendre que le rapport de force change, d’abord en faveur des Allemands (grâce à l’arrivée de nouvelles troupes) puis des Alliés (aide américaine), pour que la ligne de front bouge.

Kenzo