Proche-Orient, aux origines du conflit – 2 Guerres, colonisation, et résistance

Pour tenter de comprendre les enjeux de ce qui se passe au Proche-Orient entre Israël et le Hamas, il nous a semblé qu’il fallait se replonger dans l’Histoire. Dans un précédent article (ICI), nous nous étions arrêtés à la première guerre israélo-arabe où se jouait la survie d’Israël. La suite du conflit israélo-palestinien vit la continuation des guerres entre Israël et ses voisins arabes, mais aussi l’émergence d’une opposition palestinienne plus forte, représentée par l’OLP. C’est cette période qui explique en grande partie les tensions et les rancœurs qui ressurgissent aujourd’hui…

Les guerres isréalo-arabes

Une série de conflits qui mobilisent les pays arabes voisins contre Israël vont se déclencher. Ces conflits sont connus sous le nom de guerres israélo-arabes.

En 1956, c’est la crise du canal de Suez. L’Egypte nationalise le canal de Suez et une coalition franco-britannique s’engage contre le pays du Nil, soutenue par l’Etat hébreu, qui voit ainsi ses adversaires affaiblis.

En 1967, c’est la Guerre des Six Jours. Cette fois, c’est Israël qui attaque suite à une escalade des tensions avec les voisins arabes syriens, jordaniens et égyptiens. Les armées arabes sont surprises et l’Egypte perd la quasi-totalité de son aviation. Grâce à sa supériorité sur ses adversaires, Tsahal (l’armée israélienne) parvient à conquérir près de 70 000 km2 de terres au détriment des voisins arabes, notamment la bande de Gaza et le Sinaï (auparavant occupés par l’Egypte), la Cisjordanie (sous contrôle jordanien), et le plateau du Golan (appartenant à la Syrie dans le passé). La guerre est stoppée lorsqu’Israël accepte la paix proposée par le Conseil de sécurité de l’ONU.

En 1973, la guerre du Kippour. Malgré tout, la rancœur persiste chez les Egyptiens et les Syriens, cherchant à se venger de l’humiliation qui leur a été infligée. En 1973, les armées israéliennes et égyptiennes (entre autres) s’affrontent lors de la Guerre de Kippour. Cette fois, ce sont les Egyptiens qui tentent leur chance en traversant le 6 octobre le canal de Suez pour attaquer les positions israéliennes du Sinaï. Dans le même temps, la Syrie attaque sur le plateau du Golan. L’attaque a lieu le jour saint férié en Israël du Yom Kippour, ce qui surprend totalement Tsahal. Mais au bout de 4 jours, Israël montre encore sa supériorité : l’Egypte se retrouve rapidement dans une impasse et la situation en Syrie n’est guère mieux : les troupes israéliennes parviennent même jusqu’à 40km de Damas !

Heureusement, sous la pression internationale des Etats-Unis et de l’URSS, un cessez-le-feu est instauré au 19e jour des combats. Un processus d’apaisement s’installe alors : l’Egypte reconnait Israël, le Sinaï repasse peu à peu aux mains de l’Egypte et la Syrie récupère une partie du Golan. Mais la Cisjordanie et la bande de Gaza restent occupées par Israël et Jérusalem Ouest et Est (dont les frontières étaient fixées par le plan de partage de l’ONU) sont réunifiées pour en faire la capitale de l’Etat hébreu.

La colonisation israélienne (kibboutz et hitnahalut)

Entre temps, la colonisation israélienne évoquée dans la première partie continue. La Cisjordanie occupée voit la multiplication des colonies israéliennes, appelées hitnahalut ou kibboutz. Le premier terme désigne une colonie israélienne en territoire palestinien, tandis que le second désigne selon Wikipédia « une organisation sioniste destinée à l’implantation de populations juives en terre d’Israël ». Plus particulièrement, c’est une communauté d’inspiration marxiste où la propriété privée n’existe pas et où l’on vit en « communauté ».

Par ces deux moyens, il s’agit pour le peuple israélien « d’occuper la terre des ancêtres » et de la cultiver, car c’est un symbole fort d’appartenance à la terre.

Mais tout ceci se fait souvent aux dépends, là encore, des Palestiniens.

En Cisjordanie, une inégalité se creuse entre les Israéliens et les Palestiniens : inégalité d’accès à l’eau, inégalité de richesse, de salaire… Mais en plus, certains Palestiniens subissent des humiliations quotidiennes, leurs maisons sont régulièrement fouillées. C’est là tout l’enjeu des tensions en Cisjordanie.

L’origine de l’OLP et ses premières actions

A cause de ces inégalités, une résistance palestinienne s’est organisée : elle est représentée par le l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), une organisation créée en 1964, et qui sera assimilée au Fatah.

L’OLP utilise, au début, des moyens armés considérés comme terroristes. Son objectif assumé est de faire connaitre internationalement la cause palestinienne, mais aussi de s’attaquer directement à Israël. Dans les années 70-80, l’OLP commet plus de 8000 attentats, avec 650 victimes principalement des victimes civiles israéliennes. En 1974, avec la médiation de l’Algérie, l’OLP reçoit le statut d’Etat observateur aux Nations Unies, et devient donc le représentant des Palestiniens.

Yasser Arafat, dirigeant de l’OLP en 1996 / Photo Gideon Markowiz / Photographer: Israel Press and Photo Agency (I.P.P.A.) / Dan Hadani collection, National Library of Israel / CC BY 4.0, CC PAR 4.0, via Wikimedia Commons

Le Fatah est elle une organisation politique, fondée en 1959 par des jeunes étudiants palestiniens. Un de ses personnage phare est Yasser Arafat. Né au Caire en 1929, il dirige l’OLP à partir de 1969. Ce groupe prône une Palestine où les juifs, les chrétiens et les musulmans vivraient ensemble sans distinction de religion ou d’ethnie : une « Palestine démocratique non confessionnelle« . Dans les années 1980, Yasser Arafat change de politique et prône désormais une solution politique et diplomatique plutôt que la guerre et en 1988, l’OLP renonce au terrorisme, reconnait le droit d’Israël à vivre en paix et est désormais considérée comme la représentante du peuple palestinien. Aujourd’hui, le Fatah siège toujours au Conseil Législatif Palestinien (sorte d’Assemblée nationale palestinienne) où il a 45 sièges sur 132.

La première Intifada

Lorsqu’il y a trop de rancœur, elle finit par éclater.

La 1ère Intifada, signifiant « soulèvement », éclate à la suite de faits divers et meurtres entre Israéliens et Palestiniens. Le ras-le-bol des Palestiniens se matérialise par des émeutes envers les policiers et militaires israéliens en lançant des pierres et des cocktails Molotov, c’est pourquoi ces soulèvements sont aussi appelés « guerre des pierres ». Mais, des fois, cela peut virer à des attentats sur la population civile israélienne. Et la répression israélienne est très forte. Au total, plus de 1000 Palestiniens seront tués par des militaires israéliens et 800 par des civils israéliens, tandis qu’on dénombre plus de 200 civils israéliens tués et un peu moins de 100 militaires et policiers décédés.

Ces soulèvements sont aussi l’avènement du Hamas. A l’origine, c’est la branche palestinienne de l’organisation islamiste égyptienne des Frères Musulmans. Le Hamas est officiellement créé en 1987 par des religieux gazaouis, c’est donc au départ un mouvement islamiste et nationaliste palestinien. Dès le début, son chef, Ahmed Yassine, prône la violence contre « l’occupant hébreu ». L’organisation est déclarée illégale par Israël en 1989. Ironie du sort, c’est ce même Etat qui avait autorisé le financement de l’organisation islamiste, pour affaiblir l’OLP à l’époque terroriste dans la résistance palestinienne ! Au début des années 1990, le Hamas commet ses premiers attentats terroristes. Cette organisation est aujourd’hui considérée comme terroriste par de nombreux pays Occidentaux, dont la France. Son financement provient de l’Iran et du Qatar.

La 1ère intifada se terminera en 1993 par le processus de paix qui aboutira aux accords d’Oslo…

Kenzo

(A suivre, Les accords d’Oslo, une paix ratée)

Le feuilleton Amélie Oudéa-Castera

Le 11 janvier, Amélie Oudéa-Castera a été nommée ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, suite à la nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre. Depuis, les polémiques s’enchaînent à son sujet…

Dès le lendemain de sa nomination, elle justifie au micro de Médiapart, l’inscription de ses fils à Stanislas (établissement privé très chic) par, dixit, « les paquets d’heures qui n’étaient pas remplacées » dans son école (publique) de quartier. Les syndicats d’enseignants et de parents s’insurgent de ces propos. La secrétaire générale du Snes-FSU (syndicat le plus représentatif des enseignants du 2nd dégré), Sophie Vénétitay dit : « Ce sont des propos provocateurs et scandaleux qui montrent certainement les limites d’une ministre qui, dès sa première sortie, réussit l’exploit de marquer un but contre son camp ».

Comme si cela ne suffisait pas, le témoignage de l’institutrice de maternelle où le fils ainé de la ministre a été scolarisée (seulement six mois) recueilli par le journal Libération, vient contredire ses propos : « Je me sens personnellement attaquée. Je n’ai pas été absente et, quand bien même cela aurait été le cas, on était toujours remplacé. Il n’y a jamais eu de problème de remplacement à Littré qui est une petite école très cotée ». Amélie Oudéa-Castera est donc suspectée de mensonge délibéré.

On apprenait ensuite que ce fameux Stanislas avait fait l’objet d’un rapport d’inspection de l’Education nationale, à propos de déclarations homophobes et sexistes qui s’y serait tenus, puis qu’il aurait mis en place un éventuel système de « détournement » de Parcousup (dont aurait pu bénéficié le fils de la ministre)…

Lundi 22 janvier, c’est la publication d’un rapport parlementaire sur les fédérations sportives qui remet Amélie Oudéa-Castera à la une de l’actualité. Ce rapport interroge le salaire qui lui a été versé alors qu’elle était à la tête de la Fédération Française de Tennis (FFT), soit 400 000 euros par an (et 100 000 euros de prime), pointant des rémunérations «très élevées, voire anormales»

Tout cela fait beaucoup en 15 jours…

Bao Nam

La généralisation des uniformes à l’école !!!

Lors de sa conférence de presse de mardi dernier, Emmanuel Macron a annoncé la généralisation éventuelle des uniformes (rebaptisés « tenue unique ») à l’école en France. Ce changement devrait arriver, après l’expérimentation menée actuellement dans un certain nombre d’établissements, à partir de la rentrée 2026.

L’uniforme se portera dès la maternelle, jusqu’à la fin du lycée. Comme nous le revèle le journal Le Figaro du 19 janvier, il sera composé d’un polo blanc ou gris, d’un pull bleu marine et d’un pantalon gris, et d’une blouse pour les élèves de maternelle.

Nous, à la rédaction, nous n’avons pas tous le même avis sur le sujet :

Alexandre : « Je trouve cet uniforme assez moche, même si je m’attendais à pire. La mesure ne me semble pas très utile : elle ne fait que « représenter » l’égalité, mais de toute façon, ce n’est pas en nous habillant tous pareil que les inégalités sociales (perceptibles bien au delà des vêtements de chacun) disparaitront. Par ailleurs, l’uniforme nous enlève le droit d’exprimer nos personnalités avec nos habits. Pour moi, le collège en uniforme serait un peu « fade », comme un plat sans sel ».

Sacha : « Je trouve que nous ne serons plus libres de porter les habits de notre choix, c’est n’importe quoi, je veux choisir de porter ce que je veux et pas devoir porter un polo moche ! Si j’ai un ami qui a un pull rouge, je peux le retrouver facilement dans la cour, alors que si tout le monde est habillé pareil plus possible de se différencier… »

Ruben : « Je trouve que cette « tenue unique » ne semble pas très pratique pour courir ni très confortable ! »

Kenzo : « Je suis pour l’uniforme. Cela, en soi, n’annulera pas les inégalités sociales, mais c’est un symbole : l’uniforme montre, il signifie, que l’on appartient tous, nous les élèves, à la République, que l’école, c’est la République. Cela traduit « l’esprit » républicain selon lequel nous sommes tous égaux et devons être considérés comme tels. »

A.B et Sacha

L’IA fait son entrée en guerre

Le conflit entre Israël et le Hamas ainsi que la guerre en Ukraine explorent des domaines de la guerre jusque là jamais expérimentés : dans un précédent article était démontrée la dimension spatiale des tensions au Proche-Orient. Une technologie qui a fait son entrée l’année dernière, l’IA générative, a fait aussi son entrée dans la guerre avec ces 2 conflits, ouvrant ainsi à la recherche militaire un nouveau domaine aux infinis avenirs. Non sans poser de multiples questions éthiques.

Dans la bande de Gaza, les victimes (morts et blessés) se comptent par dizaines de milliers. Du jamais vu en un laps de temps si court. L’explication se trouve dans les nouvelles technologies : l’armée israélienne assume ouvertement son recours à l’IA pour générer plus d’hypothèses de cible.

En effet, la technologie est utilisée pour traiter des données issues du renseignement (placement des troupes ou des chefs…) et des données de possibilités logistiques, ainsi que d’autres facteurs pour, au final, proposer des cibles potentielles de bombardement. Plus précisément 2 programmes de calculs sont utilisés : Gospel (aussi appelé Habsora) génère les cibles comme décrit précédemment et Fire Factory, qui organise ensuite les bombardement et coordonne les avions, drones et autres pièces d’artilleries.

Ces propositions de cibles et de mise en œuvre de bombardement sont ensuite transmises au commandement qui peut alors prendre des décisions. L’IA utilisée par Israël produit maintenant plus de 100 cibles par jour, dont la moitié seront bombardées. « Pour mettre cela en perspective, dans le passé, nous produisions 50 cibles à Gaza par an« , affirmait en 2021 Aviv Kochavi, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne. C’est considérable.

Certains officiers israéliens témoignent que les critères de pertes civiles sont minimes voire inexistants. Les officiers supérieurs prennent en compte plus les « dégâts » causés au Hamas que l’ampleur des pertes civiles. Toujours selon ces militaires israéliens, ces bombardements ne sont là que pour nuire à la population palestinienne, d’où leur appellation « usine à assassinat de masse » pour désigner le système de prise de décision de bombardement.

Parallèlement, en Ukraine, on est dans la même application. Mais, on l’a vu, l’Ukraine est un conflit de haute intensité, donc l’IA est utilisée beaucoup plus largement au niveau tactique. La technologie est surtout utilisée pour le ciblage par l’artillerie avec les mêmes techniques qu’au Proche-Orient, mais aussi pour optimiser les reconnaissance aériennes de drones. 

L’énorme différence avec Israël réside dans les acteurs des algorithme de calcul : tandis que Tsahal a sa propre section dédiée à l’IA, l’Ukraine fait appel à des acteurs privés (principalement la firme américaine Palantir qui revendique 90% du ciblage ukrainien) pour son usage de l’IA. En effet, les données dont sont friandes les IA pour leur entraînement et leur perfectionnement, sont légion en Ukraine, ce qui attire les entreprises privées et les start-ups. Et cela change tout : ainsi la défense d’un Etat reposerait en partie sur le bon vouloir d’un acteur privé étranger ? En tout cas l’entreprise du Colorado affirme qu’elle « ne recueille pas, ne stocke pas et ne vend pas de données« . Et l’Ukraine lance un plan pour être en 2030 une nation leader de l’IA.

Au delà de l’aide au ciblage, l’IA, pourrait aussi servir dans la détection de sous-marins : jusqu’à présent ils parviennent à se glisser dans l’océan en émettant des bruits qui ne sont pas perceptibles par les armées les plus avancées au monde. Mais l’arrivée de l’IA rebat les cartes : cette technologie pourrait bien analyser une multitude de bruits en temps record pour détecter ainsi les sous-marins. On a ainsi une véritable course dans le domaine : les Etats-Unis et la Chine sont déjà lancés, sans citer une multitudes d’autres nations, mais la France reste à la traîne. On pourrait aussi imaginer l’IA pour une aide à la prise de décision au niveau stratégique : l’ONU teste déjà un algorithme pour résoudre des conflits et des crises en entrant moult facteurs.

Quoiqu’il en soit, les militaires pensent qu’il faudrait établir des règles d’emploi pour l’usage militaire de l’IA : encadrer son développement et ne pas produire une situation similaire à Mission Impossible : Dead Reckoning !

Kenzo

Proche-Orient, aux origines du conflit – 1 La naissance de l’Etat d’Israël

Nous avions déjà fait un article sur l’attaque du 7 octobre par le Hamas sur Israël (ici). Mais nous ne nous sommes pas interrogés sur les origines des tensions dans la région, et pourquoi ces questions font autant débat. Ainsi pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut se replonger dans l’Histoire…

1945. La Seconde Guerre mondiale s’achève, et l’Europe sort exsangue d’une guerre qui a fait des dizaines de millions de victimes, dont 6 millions de Juifs déportés et exterminés par le régime nazi d’Hitler. Ceci est la conséquence de la montée de l’antisémitisme en Europe au XIXe siècle. Et parallèlement, s’est développé un autre courant de pensée, le sionisme.

Le sionisme est défini par l’Académie Française comme un « mouvement politique et religieux né dans la seconde partie du xixe siècle, prônant le retour des Juifs en Palestine et la création d’un État juif ». Avec l’aide du Royaume-Uni qui possède la province de Palestine, ce mouvement installe des colonies sur ce qui, pour les Juifs, est la Terre Promise, de Caanan, où les Juifs étaient souverains avant la diaspora.

Pour comprendre à partir de là, il faut encore remonter dans le temps. Le peuple Juif, qui peuplait alors la Palestine, fut soumis par les Romains au Ier siècle av. J.C. Après s’être révoltés plus de 2 fois, leur Temple fut détruit par l’empereur Hadrien en 135 et la plupart prirent alors la fuite vers le reste du pourtour méditerranéen et formèrent des communautés à travers la Méditerranée et l’Europe. C’est ce qu’on appelle la diaspora.

Ainsi, à partir des années 1930, des premiers Juifs commencent à s’installer en Palestine en ayant le sentiment de « revenir » sur la Terre de leurs ancêtres. Comme dit plus haut, ils fuient l’antisémitisme et beaucoup viennent d’Allemagne où s’installe le régime nazi.

En revanche, ils ne s’installent pas dans un désert : il y a bien des populations locales qui sont majoritairement arabes. Ces arabes sont à 80% musulmans, mais on trouve également beaucoup de chrétiens (10%) et de Juifs n’ayant pas fui lors de la diaspora (10%). Or, l’installation des colons se fait au dépend de ces populations et très tôt certains chrétiens et musulmans prennent les armes contre les colons.

La création de l’Etat d’Israël

Le plan de partage de l’ONU en 1947. Image libre de droit.

C’est dans ce contexte que la décision est prise par la toute nouvelle ONU de départager la Palestine entre les arabes et les colons juifs, après le retrait du Royaume-Uni. Un Etat d’Israël est proposé aux populations arabes qui refusent le plan de partage. Ce plan créée plusieurs enclaves de chaque côtés, ce qui par nature déplaît. Aux colons est attribué le désert de Néguev (sud), la côte méditerranéenne ainsi que le Haut Jourdain.

Malgré tout un conflit éclate entre les Palestiniens et les colons juifs, qui aboutit à la victoire juive. L’Etat d’Israël est proclamé le 15 mai 1948. Aussitôt, ce sont ses voisins arabes (Egypte, Jordanie, Syrie…) qui attaquent Israël : on parle alors de la Guerre d’indépendance.

Encore victorieuse, Israël en profite pour récupérer un peu plus de terres que prévu par le plan de partage de l’ONU. Commence alors une immigration massive vers le tout nouvel Etat hébreu.

Cette immigration est composée de Juifs du monde entier : rescapés de la Shoah (Europe), séfarades (Maghreb), juifs d’Amérique, mais aussi des Juifs venant de pays arabes. Très vite se construit un Etat démocratique sur le modèle occidental, mais qui a du mal à s’intégrer parmi ses voisins.

Kenzo

Extrême droite et élections européennes

Le parti d’extrême droite de Geert Wilders a remporté il y a quelques mois les élections législatives aux Pays Bas avec 37 sièges sur 150. Ce leader extrémiste islamophobe, climatosceptique est surnommé « le Trump Néerlandais ». Il souhaite aussi organiser un référendum pour envisager le Nexit (exit + le N de Nederland), c’est à dire la sortie des Pays Bas de l’Union Européenne.

Cette élection vient s’ajouter à celle de Giorgia Meloni en Italie, Victor Orban en Hongrie et Robert Fico en Slovaquie. Or, tous ces dirigeants ont en commun leur détestation plus ou moins grande de l’Europe et, le droit européen s’imposant aux droits nationaux, leur dénonciation des « diktats » de Bruxelles.

Alors que se profilent en juin prochain les élections européennes, que se passera t-il si l’extrême droite y fait des scores importants et multiplie ses représentants au Parlement ?

Certains prévisionnistes nous annoncent la possibilité de 180 sièges pour les formations d’extrême droite contre 130 aujourd’hui. On sait d’ores et déjà que la liste RN de Jordan Bardella est en tête des intentions de vote en France (31%).

La première conséquence à laquelle il faudrait s’attendre est un durcissement des lois concernant l’accueil des migrants. Là encore, la récente loi française sur l’immigration, votée avec l’appui du RN, et qui restreint les droits des travailleurs immigrés en situation régulière, ne peut que nous inquiéter.

La seconde conséquence très probable serait un changement de position par rapport à la Russie. Nous savons que les divers leaders d’extrême droite ont, (au moins) par le passé exprimé des positions très « compréhensives » de la politique de Vladimir Poutine.

La troisième conséquence attendue serait une remise en cause de la question écologique en Europe et des mesures à prendre pour assurer la transition énergétique.

De toute manière, une nette progression de l’extrême droite, à cause du nationalisme revendiqué de ses représentants, aura sans aucun doute pour conséquence d’affaiblissement de l’idée même d’Europe en tant que fédération.

Mimille

Les batailles spatiales : un jeu ou pas ?

Aujourd’hui, la guerre se joue aussi dans l’espace. Israël, les Etats-Unis et la Russie ont mis au point des armes qui leur permettent de combattre au-delà de l’atmosphère terrestre.

Ainsi on a appris, grâce à un article d’un journal anglais, The Telegraph daté du 5 novembre, et relayé par d’autres médias, qu’Israël aurait intercepté un missile balistique* lancé par les rebelles Houthis du Yémen, à 100 km au-dessus du sol. Ce serait la 1ère « vraie » bataille spatiale. En effet, c’est la première fois que le très sophistiqué système de défense israélien surnommé « Arrow » a servi pour arrêter un missile. C’est une première dans l’histoire militaire.

Alexandre Vautravers, spécialiste des questions d’armement et rédacteur en chef de la Revue militaire suisse, explique : « Il y a eu plusieurs tests d’interception dans l’espace dans les années 1980 et 1990, mais ils ont été abandonnés car ils produisaient des débris qui, à cette altitude, pouvait devenir dangereux pour les satellites ».

Jusqu’ici le système de défense Arrow n’avait pas été utilisé sur des missiles balistiques.

De leur côté, les Etats-Unis, depuis le 11 août 2023, se sont dotés d’une unité spéciale, le 75e escadron d’intelligence, qui sera capable de localiser des satellites potentiellement dangereux et de les détruire.

Mais avec cette escalade à l’armement et de batailles spatiales, n’y a-t-il pas un risque pour la planète ? Des débris pourraient-ils l’atteindre et faire des dégâts conséquents sur des zones habitées ? Quelles sont les risques pour nous d’une telle militarisation dans l’espace ? Peut-on aujourd’hui répondre à cette question ?

Il ne faut pas aujourd’hui trop s’inquiéter pour ça, peu de pays ont développé des armes aussi puissantes. Ce n’est pas (encore) comme dans Star Wars !

Sacha |; )

missile balistique* : missile qui se déplace à la façon d’un projectile. C’est une arme destinée à atteindre l’adversaire au plus profond de son territoire. Sa trajectoire comporte trois phases : une phase propulsée ; une phase balistique ; une phase de rentrée.

source : https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20231107-isra%C3%ABl-a-t-il-remport%C3%A9-la-premi%C3%A8re-bataille-spatiale-de-l-histoire

Le Père Noël autorisé à survoler Verneuil-sur-Seine.

C’est un grand « ouf ! » que pousse la commune de Verneuil-sur-Seine (78) : le maire de la ville, Fabien Aufrechter, a signé un arrêté autorisant le petit papa Noël à travailler de nuit et pendant un jour férié, en l’occurrence le 25 décembre ! Il l’a aussi autorisé à survoler la commune avec son traineau et ses rennes, tout en respectant bien sûr les limitations de vitesse. Il l’a même autorisé à se poser sur les toits ! Heureusement, le Grinch et le Père Fouettard ne seront pas de la partie : ils sont interdits de fréquenter la ville.

Une angoisse nous saisit brusquement : Anne Hidalgo a-t-elle signé le même arrêté ?

Félix

Bande de Gaza, que s’y passe-t-il ?

Depuis le 1er décembre et la fin de la trêve entre Israël et le Hamas qui, en instaurant un cessez-le-feu entre les deux camps, a permis la libération de 70 otages Israéliens enlevés par le Hamas en échange de 210 prisonniers palestiniens détenus en Israël et l’acheminement d’un peu d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, les combats ont repris avec une rare intensité, l’armée israëlienne gagnant le sud de la bande de Gaza.

Les civils du sud et tous les réfugiés qui ont fui le nord (on compterait plus d’1 million de déplacés) se retrouvent dans des conditions effroyables à cause des bombardement aériens ininterrompus et du blocus total imposé par Israël. Les camps de réfugiés, les hôpitaux, des résidences civiles et des écoles ne sont épargnés par ces bombardements. Selon les chiffres du Hamas (qui ne sont pas vérifiables), 17 177 Palestiniens seraient morts entre le début du conflit et le 7 décembre dont 70% de femmes et enfants. Le nombre de blessés ne cesse lui aussi d’augmenter alors que « Le système de santé de Gaza est à genoux », comme l’a indiqué le chef de l’agence de santé de l’ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Par ailleurs, la population est confrontée à une raréfaction de l’eau potable et des denrées alimentaires.

De plus en plus de pays et d’ONG font entendre leur voix, dénonçant ces combats meurtriers et la disproportion de la riposte israélienne par rapport aux attaques du Hamas. Cependant le 8 décembre, les Etats-Unis ont mis leur veto à une première résolution de l’ONU réclamant un cessez-le-feu humanitaire. Pour répondre à ce blocage, l’Egypte et la Mauritanie réclamaient hier le 11 décembre une assemblée générale extraordinaire qui doit se réunir aujourd’hui même.

Bao Nam

Sources :

Un collégien de 12 ans sème la panique sur la route

Pour poursuivre notre série d’actualités singulières et divertissantes, cette semaine une info qui nous arrive tout droit du Michigan…

Le 25 novembre à 18h45 à Ann Arbor aux Etats-Unis, un enfant de 12 ans vole un engin de chantier (un chariot élévateur) qui stationnait aux abords de son collège avec la porte ouverte et les clefs sur le contact. Et c’est ainsi qu’une partie de « Mario kart » à 30 km/h entre la police et le jeune chauffeur a démarré en pleine ville, sans trop respecter le code de la route:). Au long de cette course insolite l’enfant a roulé feux éteins, a percuté des dizaines d’automobiles qui stationnaient et écrabouillé plusieurs panneaux de signalisation. Aussi incroyable que cela puisse être, il n’a fait aucun blessé malgré sa conduite dangereuse avant de s’arrêter de lui même dans une commune voisine. Il a été placé en garde à vue et une enquête criminelle a été ouverte. Mais l’identité du chauffard n’a pas été révélée…

Félix

Nos précédents articles à lire ICI, et ICI