La crise de l’automobile, un révélateur de la crise industrielle européenne

L’usine PSA Peugeot Citroën de Vesoul / photo Qscpoo, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Aujourd’hui le prix de l’essence a considérablement augmenté et de plus en plus de personnes se demandent si elles ne devraient pas acheter des voitures électriques. Mais le problème, c’est qu’en Europe il y a très peu de grands constructeurs en électrique et donc les gens se tournent vers d’autres industries automobiles à l’étranger :

  • En Chine pour la BYD, une voiture électrique, aussi qualitative mais beaucoup moins chère (environ le prix divisé par 2) que la voiture française en raison du coup de la main d’œuvre chinoise qui est inférieure à celui pratiqué sur le marché européen. Elle présente donc beaucoup d’avantages !
  • Aux Etats Unis pour la Tesla qui reste la référence en électrique, malgré la baisse en popularité d’Elon Musk, patron de Tesla, depuis l’élection de Donald Trump.

Donc, en ce moment, les grands constructeurs automobiles français comme Renault, Peugeot et Citroën traversent une crise, menacée par des suppressions d’emplois massives, une concurrence internationale forte et des défis liés à la transition vers l’électrique. Les grands constructeurs automobiles délocalisent et ferment des usines en France pour s’installer à l’étranger et employer à moindre coût. Des plans sociaux sont donc imposés depuis plusieurs mois. La Fédération des équipementiers automobiles estime que 45 000 emplois sont donc menacés dans les trois ans à venir.

Donc, en ce moment, les grands constructeurs automobiles français comme Renault, Peugeot et Citroën traversent une crise, menacés par une concurrence internationale forte et des défis liés à la transition vers l’électrique. Ils « délocalisent » c’est à dire qu’ils ferment des usines en France pour s’installer à l’étranger et employer à moindre coût. Des « plans sociaux » (ce qu’on pourrait traduire par des « suppressions d’emplois massives ») sont donc imposés depuis plusieurs mois. La Fédération des équipementiers automobiles estime que 45 000 emplois sont donc menacés dans les trois ans à venir avec toutes les conséquences que cela implique pour ceux qui se retrouveront au chomage et leurs familles, pour les villes et les régions qui abritent ces industries.

Les récentes annonces du groupe Stellantis qui possède justement les marques (entre autres) Citroën, Peugeot, ou DS automobile, visent à améliorer les résultats globaux de l’entreprise mais ne rassurent pas ses salariés français. En effet, 20% de la production européenne devrait être supprimée d’ici 2030.

Cette crise de l’automobile est un exemple parmi plein d’autres de la crise de l’industrie française et européenne. On pourrait parler des médicaments dont 80% des principes actifs viennent de Chine ou d’Inde ou des semi-conducteurs (utilisés pour nos smartphones) provenant à 65% de Taïwan*. Le vieux continent dépend beaucoup trop de pays étrangers et elle doit trouver des solutions pour retrouver petit à petit son indépendance, ce qui est en ce moment de plus en plus pressant !

Jeanne

*note de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, LA PERTE DE SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET L’ATTEINTE AUX INDUSTRIES STRATÉGIQUES, février 2025

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