
Le 12 décembre 2012 à 12h12, le groupe ミラクルミュージカル (Miracle Music) sort son unique album Hawaii: Part II. Un album avec une histoire énigmatique d’amour et de mort.

Le groupe ミラクルミュージカル s’est révélé être constitué de membres du groupe Tally Hall, un groupe discrètement célèbre grâce aux réseaux sociaux.
Les musiques sont diverses et les voix sont modifiées par le biais de l’auto-tune. Elles racontent une histoire, laissant place à différentes interprétations. N’hésitez pas à aller voir d’autres sources si vous êtes intéressés par ces paroles difficiles à comprendre.
Tout commence avec Introduction to the Snow, une courte chanson calme nous parlant de la situation du personnage principal. Il est seul au bord de l’univers et accompagne le chanteur en fredonnant. Le personnage principal attend quelqu’un. Le piano prend la suite et nous souhaite la bienvenue à Hawaii.
On comprend que notre héros rencontre quelqu’un, dans Island into thyself, il semble avoir le coup de foudre pour une femme, il s’approche d’elle et commence une discussion. Ce sont en tout cas les images qui me viennent en tête lorsque j’entends les petits détails de la musique comme le violon qui apparaît lors du deuxième couplet. Cette dernière nous parle dans Black Rainbow, une musique étrange avec un clip qui l’est encore plus. On y voit un batteur, qui commence à jouer et deux têtes avec des yeux exorbités et des bouches dessinées grossièrement apparaissent. La voix de la chanteuse nous conte leur rencontre.
Leur relation pourrait être comparée à deux feuilles ou planètes se tournant autour dans le vent. White Ball décrit une longue relation parfaite, mais leurs voix altérées sont perturbantes et nous rappellent que la perfection est un caprice humain.
Le piano doux et mélodieux devient oppressant jusqu’à saturer le micro et nous décrit une balade en forêt. Dans Murders, une personne meurt, la musique devient calme et »tout ça a été en vain » crie le protagoniste. Je vous conseille d’écouter ce moment très connu sur Tiktok. Cette chanson fait référence à l’Erlkönig une légende allemande.
宇宙ステーションのレベル7 est une symphonie digitale en japonais avec une partie en français. Elle ne m’a pas fait beaucoup d’effet au début mais, après réflexion, tous les éléments sont très intelligemment mis ensemble. Le titre se traduit en « Station spatiale Niveau7 » ce qui m’a fait penser au septième ciel. Les phrases « il faut dire bonsoir « , « tu vivras pour toujours » et ces voix angéliques chantant « Heaven » nous font comprendre ou est allée la pauvre victime du meurtre. Hawaii semble représenter la terre et l’espace le paradis.
The Mind Electric : pensées électriques. La chanson qui m’a fait vouloir visiter Hawaii : des voix suaves, douces, voix infernales, angéliques, vibrantes dans un maelström de piano et ce bruit de courant passant entre mes deux oreilles. C’est un coup de cœur pour tous les fans. A la suite de la mort de sa bien aimée, notre héros se fait juger pour son meurtre car il n’y avait personne d’autre dans cette forêt. Et on découvre en fait que le damné serait atteint de trouble de la personnalité et subira une électrostimulation au cerveau pour essayer de s’en échapper mais toujours en vain.
Je n’ai pas très bien compris Labyrinth et Time Machine, mais j’essaie de faire de mon mieux pour l’expliquer dans le paragraphe :
Tout d’abord, Labyrinth est un Rap en 8-bit parlant du problème mental de notre cher ami : il est perdu, il est seul mais bousculé dans tous les sens comme dans une foule. C’est un enfer et la sublime voix de sa bien aimée est la seule chose qui lui reste.
Time machine semble être le personnage principal prenant un bateau en repensant à son passé comme quand on dit que la vie défile devant nos yeux avant de mourir. Cette voix calme mais forte nous transmet un sentiment d’acceptation de nos erreurs passées et le tempo rapide peut être une allusion à la vitesse du bateau ou à une tempête. Le refrain final semble plus joyeux mais je n’en tire rien de spécial.
On se met à respirer profondément et on se retrouve Lost at sea, on est transporté par les arpèges de harpes et de voix de sirènes mêlées aux violons. On est triste… perdu… mais on va quelque part. Stranded Lullaby est la mort physique du héros, les musiques précédentes étaient si rythmées, confuses et stressantes comme s’il s’était enfui du tribunal pour prendre la mer passant par une ville bondée et se perdant dans son Labyrinth de pensées.
Quand on dort on Dream Sweet in Sea Major (Fait des doux rêve en si/mer majeur) Après le corps, l’esprit du voyageur entreprend un voyage vers l’espace pour rejoindre sa bien aimée au bord de l’univers en fredonnant sa chanson. Cette dernière chanson est un rêve, imprévisible et magnifique, un « jardin de l’imagination ». On dirait que les arpèges de harpes ont laissé place à un pizzicato de violoncelles, à des grelots, aux voix des amoureux, aux vagues, à la magie, à un grand piano et un petit xylophone. Les deux se mettent à chanter ensemble et à marcher au septième ciel pour s’y reposer en regardant l’espace infini… Bonne nuit Hawaii.
WOW ça m’a fait pleurer, pas toi ? Je pense avoir bien résumé cette œuvre, les liens youtube sont sur les titres des chansons. Amuse-toi et pense à de belles choses.
Diego*
L’analyse est super intéressante !! Hawaii part II est tellement complexe et prend des proportions tellement immenses. Sublime, thy art.
Merci Diego d’avoir apporté de nouvelles théories, ça me donne envie de me plonger encore plus dans l’histoire de l’album.
D’ailleurs, as-tu remarqué que dans « Introduction to the Snow » au commencement de l’écoute nous nous retrouvons dans un environnement très montagneux avec le souffle du vent et la neige, alors que dans « Dream Sweet on Sea Major » à la fin de l’écoute, nous sommes cette fois ci, proche d’une plage face à la mer, guidés par les vagues qui viennent et vont..
J’aimeJ’aime