
Depuis des semaines, des écolières iraniennes sont victimes d’empoisonnement lorsqu’elles vont à leur établissement scolaire. Des lycéennes, des collégiennes et même des élèves d’écoles primaires se retrouvent victimes de maux de tête et de nausées. Certaines sont même hospitalisées…

Initialement, les empoisonnements ont débuté en novembre 2022 mais ce sont grandement intensifiés (notamment ce dimanche où 200 écoles ont compté des victimes), et ce dans tout l’Iran, ces derniers jours. C’est toujours la même histoire, la jeune fille va en cours, sent une mauvaise odeur, a du mal à respirer et peut même s’évanouir ou avoir la nausée. Il y aurait depuis trois mois plus d’un millier de filles touchées, mais les chiffres restent difficiles à évaluer. Certaines sont même hospitalisées et ont besoin d’une assistance pour pouvoir respirer.
Face à ces tentatives d’empoisonnement, le gouvernement iranien semble décliner toute responsabilité. Le vice-premier ministre de la Santé dit que » l’empoisonnement causé aux étudiants était très léger et n’a causé de complications à personne ». Du côté de la Défense nationale, le général Gholamréza Jalali annone que les chiffres sont surestimés par « une panique sociale ». Malgré çela, on ne peut nier que le pouvoir semble faire des recherches et veut dénouer l’affaire, sans laisser une seule chance aux meurtriers et a (enfin) reconnu la gravité de la situation début mars.
Mais les familles des victimes reprochent au contraire le manque de réaction des autorités pour identifier les coupables. En effet, on ne sait ni qui sont les auteurs des empoisonnements, ni quel gaz est utilisé. Pour beaucoup, ces actes terroristes et visant les filles, seraient commis par le gouvernement iranien lui-même pour se venger des manifestations et de l’implication de la jeunesse dans la cause de Masha Amini qui avait été tuée pour ne pas avoir bien porté son voile (pour plus d’infos, cliquez ICI). Sur Instagram, la militante Narges Mohammadi écrit : «Arrêtez le crime contre nos filles en dénonçant ces actes et en protestant dans les rues d’Iran».
Pour contrer cette idée, le pouvoir dit que le but de ces empoisonnements est de fermer les écoles des filles mais surtout de faire accuser le gouvernement pour « raviver la flamme éteinte des émeutes ».
Justine