Marie Tharp, pionnière de la géologie vous raconte son histoire !

Aujourd’hui, nous allons vous parler de Marie Tharp, femme pionnière dans le monde de la cartographie et la géologie. Nous vous la ferons découvrir dans une interview exclusive, en plongeant dans son passé plein de rebondissements…

Marie Tharp en 1968 / Crédit : Archives visuelles Emilio Segrè de l’AIP, don de Bill Woodward, collection USNS Kane, CC0, via Wikimedia Commons

Nous voici donc le 7 juillet 1994, en plein cœur des Etats-Unis pour une rencontre avec cette merveilleuse dame.

Quand avez-vous découvert la géologie ?

Lorsque j’étais encore trop petite pour aller à l’école, mon père William m’a emmené à son travail. Il était géomètre et travaillait pour le département de l’agriculture des Etats-Unis. C’est comme ça que je me suis initiée à la cartographie et à la géologie.

A quoi ont mené vos recherches dans le domaine scientifique ?

Mes recherches dans le domaine scientifique ont permis l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques. C’est-à-dire l’étude de la structure terrestre et de ses déformations (volcans, tremblement de terre, etc).

Où avez-vous travaillé le plus longtemps ?

J’ai travaillé pendant 31 ans à l’Université de Columbia en temps qu’assistante de William Morris Ewning mais j’ai contribué à d’autres projets comme la découverte des fonds marins même si je n’étais pas la bienvenue dans l’équipe composée essentiellement d’hommes.

Que pensez-vous de la place de la femme dans la société dans laquelle vous vivez ?

Nous vivons dans une société où les femmes n’ont leur place qu’à la maison. Je pense qu’il est plus difficile de se faire accepter en tant que femme scientifique qu’en tant que mère au foyer. Il y a beaucoup de progrès à faire car l’égalité homme-femme n’est pas prête d’être établie.

Qu’est-ce qui vous a le plus découragé, à quels obstacles avez-vous été confrontée ?

Dans ma carrière, j’ai été victime de misogynie, notamment de la part de mes collègues, mais ce n’est pas ça qui m’a découragé. Bien au contraire. J’ai tout de même réussi à participer à l’expédition qui me tenait le plus à cœur, partir sur un bateau pour explorer les fonds marins, alors même que l’on trouvait toutes les excuses possibles et inimaginables pour m’empêcher d’en faire partie.

Quelle est votre plus grande découverte scientifique ?

En 1977 avec Bruce Heezen, un de mes collègues, nous avons publié une carte complète des fonds océaniques, une prouesse pour l’époque. Un an plus tard, je reçois la plus haute distinction de la National Geography Society, la « Hulbard medal » pour l’ensemble de mon travail.

Avez-vous des passions, des hobbies, en dehors de la science ?

Non, j’étais vraiment concentrée dans mon travail. La science a occupé tout mon temps et toute mon énergie. Pour moi, la géologie est comme un héritage car mon père était géomètre.

Le fait d’avoir des parents professeurs et un père cartographe vous a t il aidé dans vos études ?

Déjà toute petite, pour moi, mon destin était tracé même si je me suis tournée vers la musique et l’anglais pour mes diplômes. Mes parents savaient que la science me passionnait. Sans mon père, je n’aurais peut-être jamais connu la géologie.

Un grand merci à vous d’avoir répondu à toutes nos questions et d’avoir partagé tout votre parcours exceptionnel avec nous.

Olivia et Johaïna

M. Laby, nouveau principal du collège

Nous avons eu la chance de discuter avec M. Laby, principal de Jean Moulin, qui a accepté de répondre à toutes nos questions pour en savoir plus sur son métier et son arrivée au collège à cette fonction.

En quoi consiste votre métier de principal ?

Mon métier me fait penser surtout à ce lui d’un chef d’orchestre : je dois mettre en contact toutes les personnes qui travaillent dans le collège. Je fais le point sur différentes situations pour que tout fonctionne le mieux possible.

Dans votre jeunesse, vouliez-vous déjà faire ce métier ?

Pas du tout, je voulais être musicien. J’aimais aussi l’histoire géographie. Aussi, j’ai d’abord exercé le métier de professeur d’histoire géographie avant de devenir principal.

Est-ce la première fois que vous êtes principal dans un collège ?

Non, j’ai été principal avant le collège Jean Moulin dans un autre collège parisien et j’ai aussi été proviseur dans un lycée.

Quelles études faut-il faire pour devenir principal ?

Il faut passer un concours. On peut d’ailleurs tenter ce concours de direction sans avoir forcément exercé comme professeur dans l’Education nationale.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ? Et de la même façon qu’est-ce qui vous déplaît ?

J’ai l’impression que je suis là pour permettre aux élèves d’être au top. J’aime tous les aspects du métier.

Etes-vous content d’être principal de ce collège ?

Je suis très heureux d’être au collège Jean Moulin mais surtout je suis très heureux de pouvoir travailler avec vous les élèves.

Pouvez-vous nous décrire une journée typique de principal ?

Le matin, je sais ce que je vais faire, les tâches que je dois accomplir pour la journée mais il y a tellement d’imprévus que le soir, je me rends souvent compte que je n’ai pas eu le temps de tout accomplir. Je suis très sollicité, toutes les 20 secondes il peut se passer quelque chose.

Que voudriez vous changer dans ce collège ?

Ce qui m’intéresse avant tout, c’est ce que vous, élèves, vous aimeriez changer. Je n’aimerais pas prendre de décisions seul, je pense qu’il est important de recueillir l’avis des élèves avant tout.

Merci beaucoup d’avoir répondu à nos questions !

Camilla, Léonie et Salomé.

Interview de Mme Bréavoine

Mme Bréavoine est la nouvelle CPE du collège Jean Moulin.

Vouliez-vous faire ce métier quand vous étiez petite ?

Je voulais être professeure d’histoire géographie. J’ai été surveillante, ce métier m’a donc inspirée pour être CPE.

Quelles études faut-il faire pour être CPE ?

Il faut faire un master 2 (bac+5) puis passer un concours.

Est-ce que c’est la première année que vous travaillez dans un collège ?

Oui, l’année dernière j’étais dans un lycée et c’était ma première année.

Aimez-vous votre métier ? Pourquoi ?

Oui, j’adore mon métier, car je me sens utile, j’ai beaucoup de responsabilités. J’aime travailler avec l’ensemble de la communauté éducative, c’est-à-dire les élèves, les parents, les professeurs. J’aime me sentir utile !

Et quels sont les inconvénients ?

Je travaille beaucoup et je suis très sollicitée. Je ne vois pas de réels inconvénients.

Pouvez vous décrire ce que vous faites tous les jours ?

Aucune journée ne se ressemble mais j’ai souvent des entretiens avec les élèves et des rendez-vous avec les parents. Mes journées sont bien remplies, je suis très souvent sollicitée pour régler des problèmes : bagarres, conflits entre élèves, aide aux élèves sur leur orientation…

Quel métier avez-vous fait avant celui de CPE ?

Mon premier métier a été responsable de rayon à Décathlon, puis j’ai été chargée de missions évènementielles pour le handball. J’ai travaillé en tant qu’AED (assistante d’éducation), puis CPE.

Aimez-vous le collège Jean Moulin ? Pourquoi ?

Oui, j’aime travailler en équipe avec mes collègues et les élèves. C’est un environnement de travail agréable.

Pensez vous qu’il y a des choses à changer dans ce collège ?

Petit à petit, j’aimerais mettre en place des actions afin d’améliorer le climat scolaire pour que tous les élèves se sentent bien au sein du collège Jean Moulin.

Merci beaucoup !

Juliette, Salomé, Jade (propos recueillis le 10 octobre et transcris le 7 novembre 2023 (après les vacances)

5 questions à Matthieu Lépine, auteur du livre « L’hécatombe invisible »

Dans le cadre d’une battle de journalistes, je me suis intéressé à la lutte contre les morts aux travail. J’ai lu des articles, dont un sur Matthieu Lépine, professeur d’histoire géographie qui a écrit un livre sur ce sujet, appelé L’hécatombe invisible. Il essaye de faire un travail de recensement. Donc, pour en savoir plus sur le sujet, je l’ai contacté et lui ai posé cinq questions.

Pourquoi y-a-t-il autant d’accidents du travail en France ?

Il y a d’abord un manque d’information sur les risques, par exemple ceux liés au travail en hauteur. Ensuite, ces risques sont accrus à cause des cadences imposées aux travailleurs, qui sont sources d’erreurs. Il arrive aussi que les entreprises ne respectent pas les règles de sécurité, par exemple le fait que ceux qui travaillent en hauteur doivent être attachés. Enfin, il y a souvent un manque d’encadrement, surtout pour les jeunes qui débutent.

Quels sont les catégories de personnes et les secteurs les plus concernés ?

Les jeunes sont beaucoup concernés. Il y a beaucoup d’accidents mortels dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (des chutes), dans l’agriculture (accidents avec des machines, notamment les tracteurs), dans l’industrie (machines défectueuses), dans la manutention, le transport routier, dans le bûcheronnage (chute de branches). Il y a aussi beaucoup d’accidents mortels de marins pêcheurs, le risque d’accident mortel pour ce métier est 20 fois plus élevé que dans les autres professions. Un navire a récemment sombré et tous les membres de l’équipage sont morts.

Comment faites-vous pour recenser ces accidents ?

Je fais des recherches à partir de mots clés sur Internet, j’ai aussi des alertes. Mais les chiffres dont je dispose sont sûrement sous-estimés car il n’y a pas d’article en ligne pour chaque accident. J’ai recensé 1400 morts depuis 4 ans, soit 2 à 3 par jour. Je recense les accidents dès qu’ils se sont produits, alors que les chiffres officiels sont rendus publics avec plusieurs années de décalage.

Quelles sont les solutions possibles pour lutter contre les accidents mortels du travail ?

 Il faut plus de contrôles par l’inspection du travail. Il n’y a en France qu’un inspecteur du travail pour 10 000 travailleurs ! Il faudrait aussi organiser plus de formations sur la sécurité au travail et prévoir des sanctions plus dures pour les employeurs. Enfin, il faudrait des campagnes de sensibilisation auprès du public, comme il en existe par exemple pour les risques du tabac.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce sujet ?

Un peu par hasard. Je suis professeur d’histoire-géographie dans un collège, ce qui n’a rien à voir avec ce sujet. Mais un jour j’ai entendu Emmanuel Macron (quand il était encore ministre) dire que « l’entrepreneur est le seul qui peut tout perdre dans une entreprise ». Il pensait sûrement au risque de perdre de l’argent. J’ai voulu faire ce travail de recensement pour montrer que les travailleurs prenaient beaucoup plus de risques que leur patron, même s’il arrive que des entrepreneurs meurent au travail dans certains secteurs.
J’ai commencé à trouver des exemples et j’ai entrepris de recenser les accidents mortels. Mon travail commence à être connu avec mon livre et aussi l’utilisation des réseaux sociaux qui me permettent de diffuser mon travail.

Merci beaucoup à Matthieu Lépine d’avoir accepté de répondre à mes questions.

A.B

Mesures sanitaires : interview d’une professeure de collège et de fac

J’ai interviewé une professeure de français qui enseigne au collège en présentiel, afin de connaître les nouvelles difficultés liées aux restrictions sanitaires, mais cette professeure fait aussi des cours à la fac de Sciences Po en distanciel . Je lui ai demandé comment elle gérait ses difficultés et celles de ses élèves.

POUR LE COLLEGE :

Quels sont les difficultés pour appliquer les règles de distanciations et le port du masque avec les élèves ?

C’est beaucoup plus difficile de communiquer dans la classe, les élèves ont du mal à s’exprimer déjà sans masques, alors c’est compliqué, il y a moins de proximité avec les élèves, je ne peux pas m’approcher d’eux.

Est-ce que vous-même vous avez des difficultés à respecter les consignes sanitaires ?

Oui, surtout quand on ramasse les copies, il faut systématiquement penser à se laver les mains et cela peut être dur d’y penser parfois.

Est ce que vous avez du supprimer certains cours ? Ou alors comment les gérez-vous ? Par exemple la lecture ou le théâtre ?

Je n’ai pas supprimé de cours, j’essaye de parler plus fort et d’articuler d’avantage. Je n’ai pas encore fait de théâtre…

Comment faites vous pour les heures de retenue ?

Je les prends dans ma classe, mais je n’en ai pas beaucoup car je pense que ce n’est pas une très bonne punition.

Comment faites-vous pour éviter le brassage ? Les élèves ont-ils une salle attribuée ?

Ils ont une salle par classe, je dois donc me déplacer de salle en salle pour aller les rejoindre, ce qui est plus difficile qu’à la normale : des escaliers réservés à la montée et à la descente des élèves, les récréations : les élèves de 6è et 5è passent leurs récrés ensemble et les deux autres niveaux ensemble aussi…

Est ce que vous pensez que le français (votre matière) devient plus dur à enseigner lorsqu’il y a un masque ?

Oui surtout pour les dictées.

POUR LA FAC (en distanciel) :

Avez-vous autant d’heures qu’avant ?

Oui, sauf qu’ils sont tous à distance c’est beaucoup plus fatiguant, les étudiants sont perdus, ce n’est pas vivant, c’est dur de les tenir attentifs, c’est affreux.

Si un élève ne vient pas qui devait vous informer, continuez-vous à faire l’appel ?

Il y a une souplesse, car il n’y a pas de réseaux dans tous les appartements ou maisons des étudiants.

Qu’est ce qui a changé ?

Avec les cours à distance, je n’ai jamais vu mes étudiants « en vrai ». J’espère les voir au second semestre .Les cours se passent de la même manière mais à distance, ils prennent note des devoirs et du cours pendant les cours virtuels, donc pas de Pronote…

Qu’est ce qui a été mis en place pour les élèves décrocheurs ?

Des tutorats qui consistent à passer des séances sur zoom pendant lesquelles on revoit les méthodes de travail, c’est surtout du soutient psychologique et méthodologique.

Ludmila

Camille Maury cheffe cuisinière

La semaine du goût c’est l’occasion pour les enfants des maternelles d’être aidés par des chefs cuisiniers. Cette année, mon petit frère a eu la chance d’être aidé par la chef Camille Maury participante de Top Chef 2019 dans la brigade bleue de Philippe Etchebest, cuisinier renommé et meilleur ouvrier de France. J’en ai profité pour l’interviewer.

Interview de Camille Maury !!!

  • Être cuisinière est votre rêve depuis que vous êtes toute petite ?

J’ai cette passion de la cuisine depuis que je suis très jeune et ça a toujours été mon rêve qui est accompli aujourd’hui pour mon plus grand bonheur. 

  • Comment avez-vous appris la cuisine ? Avec qui ? Comment avez-vous pris goût à la cuisine ?

J’ai appris la cuisine grâce à ma grand-mère qui est passionnée de la cuisine chaleureuse et familiale. A l’âge de 10 ans j’ai commencé à mettre les pieds dans cette passion et je ne me suis jamais arrêtée depuis. J’ai ensuite poursuivi mon rêve dans une école hôtelière où j’ai complété mes compétence avec 5 ans d’études.

  • Après avoir participé à Top Chef 2019, quelles ont été vos intentions ?

Après top chef 2019 j’ai repris mon travail au RITZ Paris et j’ai eu à cœur d’entreprendre plein de projets pour apprendre aux autres à apprécier cette passion qui est aujourd’hui mon métier. Sans précipiter les choses car je suis encore jeune.

  • Pourquoi vous inscrire à la semaine du goût ? Pourquoi aider des enfants à cuisiner ?

J’ai participé à la semaine du goût dans l’ambition de pouvoir transmettre les bonnes choses et les bons goûts aux plus jeunes. Je trouve important d’être sensibilisé très jeune aux goûts que tous les produits peuvent nous apporter.

  • Est-ce que vous cuisinez des plats de pays étrangers ?

Je ne dirais pas que je cuisine des plats étrangers. Mais j’essaie d’incorporer des produits qui donnent des consonances étrangères aux plats, qui apportent de nouvelles saveurs et pour découvrir plein d’autres techniques culinaires. 

  • Travaillez-vous aujourd’hui dans votre propre restaurant ? Si non, envisagez-vous d’avoir le vôtre ?

Non je ne travaille pas pour mon propre restaurant, je renforce mes connaissances dans des établissement prestigieux pour apporter plus à ma cuisine. Le rêve ultime de ma vie serait d’avoir mon propre restaurant pour pouvoir faire déguster ma propre cuisine à des milliers de personnes et pouvoir m’exprimer culinairement parlant. 

Merci à Camille Maury pour ses réponses !

Clémence