Donald Trump à gauche et Volodimir Zelensky à droite
Pendant sa campagne Donald Trump a affirmé qu’il réglerait le « problème de l’Ukraine » en 24h (sans préciser de quelle façon) et a évoqué l’arrêt des livraisons d’armes à l’Ukraine. Depuis qu’il a été élu président des Etats-Unis, la question se pose de savoir ce qu’il va réellement faire. On sait depuis le début de la guerre que Trump éprouve beaucoup de sympathie pour le président russe, Vladimir Poutine. Selon plusieurs médias, il se serait déjà entretenu avec lui depuis son élection – même si l’information est démentie par Moscou. Il s’est aussi entretenu avec le président ukrainien Volodimir Zelensky. Mais les propos de Donald Junior Trump , laissent penser que l’Ukraine a de justes raisons de s’inquiéter. « Tu es à 38 jours de perdre ton argent de poche », publie le fils ainé de Donald Trump, le 10 novembre sur Instagram, à l’intention du président ukrainien.
Le lundi 11 novembre, les Ukrainiens se sont réveillés sous les bombes, et dans le Donbass, la Russie mène une offensive très imposante face à une armée ukrainienne démunie. Aujourd’hui, s’il devait y avoir des négociations de paix, l’Ukraine qui est en difficulté militaire face à la Russie, ne serait certainement pas en position de force.
De gauche à droite, Kim-Jong-Un, président de la Corée du Nord, Vladimir Poutine, président de la Russie, Ali Khamenei, guide suprême iranien / photos Wikipédia Commons
Début septembre l’Union européenne soutenait que l’Iran fournirait des missiles à la Russie, missiles qui pourraient lui servir dans son conflit contre l’Ukraine. Le porte-parole des affaires iraniennes déclarait pourtant : « Nous rejetons catégoriquement les affirmations selon lesquelles l’Iran aurait joué un rôle dans l’exportation d’armes vers l’une des parties en conflit« . Le porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne lui répondit le jour même : « Nous examinons la question avec les États membres, et si elle est confirmée, cette livraison représenterait une escalade matérielle importante dans le soutien de l’Iran à la guerre d’agression illégale de la Russie contre l’Ukraine«
L’Iran n’est pas le seul partenaire de la Russie. En effet, il est avéré que la Corée du Nord lui a envoyé également des troupes comptant 10 000 soldats dont 8 000 qui sont en ce moment cantonnés à Koursk, une ville de la Russie à la frontière de l’Ukraine. Les deux pays ont d’ailleurs conclu, le 24 octobre, un traité sur leur « partenariat stratégique global » et le ministre nord-coréen des Affaires étrangères à déclaré ce vendredi qu’il serait avec la Russie jusqu’à sa « victoire » contre l’Ukraine.
Ces deux grands alliés de Vladimir Poutine sont une très mauvaise nouvelle pour l’Ukraine. S’y ajoute la Chine qui, elle aussi, fournirait des armes à la Russie tout en le dissimulant. Les puces informatiques qu’elle livre ouvertement à la Russie, soi-disant pour une application civile, pourraient, selon l’Otan, avoir également une application militaire. Et selon le Carnegie Endowment for International Peace (CEIP), un groupe de réflexion basé aux États-Unis, la Chine enverrait chaque mois à la Russie pour 300 millions de dollars d’armement.
L’Ukraine a toujours de nombreux alliés comme l’UE ou les États-Unis mais cela va-t-il lui suffire ?
Dans la nuit du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre la région de Valence a été violemment touchée par des inondations causées par de fortes pluies. Le bilan humain s’élève à 217 mort pour le moment. Les recherches pour sortir des corps de l’eau sont actuellement toujours en cours. Ces fortes inondations se sont reproduites quelques jours plus tard à Barcelone à cause encore une fois, d’intempéries extraordinaires. Pour le moment, à Barcelone, les principaux dégâts touchent les transports comme l’aéroport international de Barcelone et les trains… Les lieux où l’on déplore le plus de morts restent les parkings.
L’impuissance des habitants s’est transformée en colère contre le gouvernement. Elle s’est exprimée notamment le dimanche 3 novembre lors du déplacement du roi Philipe VI à Paiporta où les citoyens lui ont lancé de la boue car le gouvernement avait mal jugé et mal anticipé les inondations malgré les alertes météo.
Cet évènement est révélateur du changement climatique et des catastrophes naturelles de cette ampleur risquent d’être de plus en plus fréquentes dans le futur.
Comment les autorités publiques et les responsables politiques vont-ils réagir ? Quelles mesures vont être prises en Espagne mais aussi dans le reste du monde pour mettre en sécurité la population face à ces évènements ?
Captures d’écran de la video qui circule et a déjà des millions de vues sur le net
Son nom est Ahou Daryaei, et son action militante est déjà en train d’inonder les réseaux sociaux.
Elle a fait preuve d’un courage inouï, samedi dernier, à Téhéran sur le campus de son université, après avoir été arrêtée par la milice Basij (une force paramilitaire utilisée par le gouvernement pour faire régner brutalement la loi et l’ordre) car elle ne portait pas le voile, obligatoire dans les universités à Téhéran. En signe de protestation, elle s’est alors mise en sous vêtements, s’est assise sur un muret puis a commencé à déambuler sous les regards de tous. Elle a été brutalement arrêtée quelques minutes plus tard.
Ce que nous savons d’elle, c’est qu’elle a 30 ans, qu’elle étudie la littérature française à l’université Azad et qu’elle aurait 2 enfants. D’après les autorités iraniennes, considérée comme folle, elle a été emmenée dans un hôpital psychiatrique.
Cette arrestation a lieu deux ans après la mort de Masha Amini, tuée par la police des moeurs iranienne pour ne pas avoir porté « correctement » son voile en septembre 2022, et qui avait entrainé une grande vague de manifestations, portée par le slogan : Femme, Vie, Liberté.
Donald Trump, le candidat républicain, aux prochaines élections présidentielles des Etats-Unis, essaye de mobiliser en sa faveur les jeunes hommes de moins de 30 ans, catégorie de la population qui ne se déplace pas forcément pour aller voter.
Pour cela, il reprend les théories masculinistes*, qui font d’un « vrai » homme un « homme qui réussit au bureau et dans la chambre » (!), selon Deana Rohlinger, professeur de sociologie à Florida State University. Donald Trump s’affiche donc sur les médias d’un certain nombre d’influenceurs qui propagent ces théories sans craindre les propos sexistes, racistes, homophobes et transphobes. Quelle élégance !
Jeanne
* Les masculinistes ont une vision réactionnaire de la société, qui reposerait sur un ordre « naturel » des choses. Pour eux les rôles des hommes et des femmes ne peuvent être les mêmes et ils accusent les féministes de vouloir prendre le pouvoir… à leur place !
Le 5 novembre prochain, les élections présidentielles américaines auront lieu. L’issue du scrutin reste très incertaine.
Kamala Harris et Donald Trump / images Wikimédia Commons
Comment ça marche ?
L’élection présidentielle américaine est une élection au scrutin indirect. Les électeurs des 50 états voteront indirectement pour leurs candidats en élisant des « grands électeurs », 538 au total, répartis entre chaque Etat, qui voteront à leur tour pour un candidat précis. Pour l’emporter, un candidat doit remporter la majorité des 538 grands électeurs, donc au moins 270. Le candidat qui arrive en tête dans l’Etat remporte tous les grands électeurs : c’est le principe du « winner take-all« . Pour être candidat à la présidence, il faut avoir la nationalité américaine à la naissance, il faut être âgé de plus de 35 ans, et avoir résidé aux Etats-Unis pendant au moins 14 ans.
Les deux grands partis du pays sont les Républicains, représentés par Donald Trump et J.D Vance, et les Démocrates, représentés par Kamala Harris et Tim Waltz. Il existe également d’autres partis, qui sont beaucoup moins importants, mais peuvent des fois impacter les élections.
Qui sont les candidats ?
Donald Trump, un milliardaire républicain n’ayant jamais reconnu sa défaite contre Joe Biden en 2020. Il a répandu son idée que l’élection a été volée volée et truquée, ce qui a poussé ses partisans à prendre d’assaut le Capitole, le 6 janvier 2021.
Kamala Harris est actuellement la 49e vice-présidente des Etats Unis. En aout 2024, elle devient la candidate démocrate pour l’élection présidentielle, suite au retrait de Joe Biden qui a renoncé à son second mandat. Si Kamala Harris est élue, ce sera la 1ere femme afro-américaine a avoir été élue aux élections présidentielles américaines.
A quoi s’attendre ?
Les sondages annoncent un combat très serré, avec Kamala Harris un chouia en tête, ce sera sans doute le duel le plus serré de l’histoire du pays.
En beige sur la carte les « swing states »
L’élection se joue dans les swing states, de états pivots où le vote peut changer de camp, d’un scrutin à un autre. Contrairement aux états qui sont sûrs d’être remportés par un des deux camps, comme le Texas pour les Républicains ou la Californie pour les Démocrates, les swing states sont, eux, au coude à coude, entre les deux partis. Les candidats concentrent donc leurs campagnes sur ces états clés, pour essayer d’en convaincre les habitants. Ces swing states, Arizona, Caroline du Nord, Géorgie, Michigan, Nevada, Pennsylvanie et Wisconsin.
Après le débat entre les deux candidats le 11 septembre, Taylor Swift, la pop star américaine mondialement connue, a annoncé son soutien à Kamala Harris. Malgré cela, le résultat des élections sera extrêmement serré et personne ne sait pour l’instant qui sera le ou la prochain.e président.e.
Loin de s’apaiser, le conflit au Moyen-Orient ne fait qu’empirer…
Hier, le 7 octobe 2024, on commémorait l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, qui a fait 1205 morts israéliens, très majoritairement des civils. Le même jour, le Hamas enlevait 251 otages dont 97 sont toujours retenus à Gaza (63 présumés vivants et 34 morts).
A la suite de cette attaque, Israël contre-attaquait en bombardant puis en envoyant des troupes au sol dans la bande de Gaza. A l’exception d’une courte trève fin novembre 2023 ayant permis la libération de 50 otages israéliens en échange de la libération par l’état hébreu de 150 prisonniers palestiniens, depuis tous les appels au cessez-le-feu ont été vains. Le bilan humain est monstrueux : selon les chiffres du Hamas, on compterait 42 000 morts dans la bande de Gaza, dont 11 000 mineurs et 100 000 blessés. La plupart des infrastructures (écoles, hôpitaux, routes… ) sont détruites.
En l’absence de toute solution diplomatique et comme si la seule réponse à la guerre ne pouvait être qu’encore plus de guerre, depuis un peu moins d’un mois un nouveau front s’est ouvert avec le Liban au nord d’Israël.
En effet, le Liban abrite le Hezbollah, une importante milice islamiste, alliée du Hamas qui, depuis le 7 octobre 2023, intensifie ses tirs de roquettes sur le nord d’Isrël. Les 17 et 18 septembre dernier, les appareils de communication du Hezbollah (bippers et talkies walkies) préalablement piégés ont tous explosé silmultanément faisant 12 morts et des milliers de blessés. Cette opération, extrêmement spectaculaire, même si elle n’a pas été revendiquée, a très vite été atribuée aux services secrets israéliens. Le 27 septembre, c’est le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah qui était tué dans le bombardement de son immeuble dans la banlieue de Beyrouth (la capitale du Liban) par l’armée de l’air israélienne .
Depuis, les bombardements israéliens des villages du sud Liban et de la capitale se sont multipliés. Dimanche, le chef Tsahal (l’armée israélienne) annonçait mener « une guerre de longue haleine » avant qu’Israël n’annonçe son engagement sur le sol libanais. Encore une fois, les populations civiles sont prises au piège…
Gabin
Dans un prochain article je vous raconterai la suite des évènements
Avant-hier, dans le sud de la Bande de Gaza, à Rafah, Tsahal a bombardé le camp de réfugiés de Barkasat. On dénombre actuellement 45 morts et 249 blessés.
Une du quotidien palestinien Al-Quds du 27 mai :“Massacre abominable à Rafah”
Ce camp abritait de nombreux déplacés du nord de l’enclave, s’entassant dans des abris de fortune et des tentes qui ont brûlé lors de l’attaque aérienne israélienne. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des cadavres calcinés, des enfants brûlés ou mutilés et d’autres horreurs.
L’armée israélienne justifie sa frappe par sa volonté d’éliminer deux hauts responsables du Hamas mais, devant l’indignation internationale provoqués par ce massacre, Nethanyahu a fini par qualifier cela comme étant une « erreur tragique ».
Cette « erreur » survient après que le procureur de la Cour Pénale Internationale, le 20 mai, a réclamé un mandat d’arrêt contre le premier Ministre israélien (et son ministre de la Défense) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En effet, Tsahal a déjà attaqué des hôpitaux et des camps de réfugiés autres que Barkasat et il lui est particulièrement reproché d’utiliser la famine contre les Gazaouis.
En France, Emmanuel Macron s’est dit, sur X : « indigné par les frappes Israéliennes » et a appelé à un cessez-le-feu immédiat. Hier, de nombreuses manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu dans plusieurs villes avec, à Paris, environ 10 000 manifestants.
Manifestement, ça ne change pas la politique de Benjamin Netanyahu, puisque ce matin, des chars israéliens sont entrés dans la ville de Rafah.
Depuis le début « du retour de la guerre de haute intensité en Europe« , les commandes en armement explosent, et les parts des dépenses militaires dans les PIB nationaux font de même. Ce phénomène, très bon pour la bourse des firmes vendeuses d’armes, s’accélère encore avec la guerre à Gaza. Ce qui remet au jour les débats sur les « profiteurs de guerre ».
Explosion des dépenses et des ventes
Alors que les état-majors de l’OTAN alertent sur le retour de la guerre comme « moyen privilégié de règlement de différents [pour certains pays]« , on observe l’explosion des dépenses militaires concernent l’OTAN de l’Ouest comme de l’Est, et ce depuis 2014 (l’annexion de la Crimée par la Russie). Ainsi la Lituanie augmente de 270% ses dépenses pour son armée entre 2014 et 2022, et cela s’observe chez tous ses voisins frontaliers avec la Russie : la Pologne, par exemple, consacre 4% de son PIB à ses dépenses militaires.
Le Rafale de la firme française Dassault / photo Pascal Subtil, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons
Avec ces montées des tensions et des peurs, les vendeurs d’armement historiques, devancés de loin par les Etats-Unis, mais dont la France fait partie du top 3 derrière la Russie, profitent largement des recettes qui explosent : en 2022, la France bat son record avec 27 milliards d’euros de montant total à l’export. Son fer de lance : le Rafale, qui vient concurrencer les F-35 américains.
D’autres pays, espérent aussi profiter du « retour des conflits », comme la Corée du Sud, 10e pour le moment, et qui visent le 4e rang mondial.
Explosion des cours en Bourse
Même si ce sont des pays qui en profitent, les plus heureuses sont les firmes qui vendent directement ces différents armements. Lockheed Martin, Dassault, Airbus, Thales… Depuis le début de la guerre en Ukraine, leurs cours ont explosé : ils passent en quelques semaines à plus 150% pour certains de leur cours le 15 septembre 2021, avant de croître quasi régulièrement.
Cela fait le bonheur des actionnaires de ces entreprises qui sont pour la plupart privées.
Un marché pas très éthique
Ces ventes alimentent des pays dictatoriaux (Egypte, monarchies pétrolières arabes…) qui peuvent parfois tuer sans gêne des civils, avec les armes donc fabriquées dans des « démocraties ».
Les chefs d’Etat font beaucoup de discours, sur la liberté, la défense des peuples opprimés… Mais dans le même temps, d’après une étude de l’institut ukrainien KSE et le groupe de travail international Yermak-McFaul, les composants électroniques qui servent aux matériels russes (y compris les missiles, qui font des ravages sur les civils ukrainiens) sont fabriqués… aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne (entre autres), avec la complicité des négociants chinois ! La tentation de l’argent est peut être trop forte…
Cinq ans après, et à trois jours près de l’anniversaire de l’incendie qui avait ravagé la flèche et la charpente de Notre Dame, un terrible incendie a ravagé l’ancienne bourse de Copenhague, un bâtiment historique du XVIIe siècle de la capitale danoise.
photo Jebulon, CC0, via Wikimedia Commons
Malheureusement, l’incendie de ce jeudi 18 avril s’est propagé jusqu’à la flèche de 56 mètres qui dominait cet édifice, qui a fini par s’effondrer, tout comme les magnifiques façades qui entouraient l’ancienne Bourse. Heureusement, les pompiers, aidés par les civils, ont réussi à sauver les nombreuses œuvres centenaires qui étaient conservées dans le monument historique de la ville. Comme Notre Dame, l’incendie s’est produit lorsque le monument était en restauration. Une autre coïncidence est que cet incendie s’est produit 2 jours après l’anniversaire de La reine Margareth II de Danemark, autre « monument » très apprécié des Danois !