Hier, lundi 28 avril, une coupure d’électricité massive a profondément touché l’Espagne et le Portugal.
Elle a débuté à 12h30. Dans de nombreuses villes espagnoles, les transports ont été paralysés notamment à Madrid, Barcelone, Séville ou encore Valence. Cela a touché non seulement le métro mais aussi les trains et même la circulation routière car les feux tricolores ne fonctionnaient plus. Les chaînes de supermarché ont été contraintes de fermer leurs portes, les parcs d’attraction aussi. Dans les centrales nucléaires en fonctionnement, les réacteurs se sont arrêtés automatiquement. Les ascenseurs se sont bloqués et des équipes de secours ont dû venir en toute urgence pour libérer les personnes coincées… Bref, les conséquences ont été nombreuses et le pays s’est figé.
Heureusement la coupure est terminée à l’heure actuelle et un retour à la normalité se fait progressivement. Les causes de cette panne restent inconnues, mais celle-ci est la preuve que nos ressources sont précieuses et qu’il faut limiter notre consommation d’énergie ! Ce genre de panne nous montre également à quel point notre vie dépend de l’électricité.
Depuis que les Talibans ont repris le contrôle de l’Afghanistan en 2021, la population subit une répression extrême et de graves violations des droits humains. Les femmes sont les premières victimes de ce régime. La Commission internationale de juristes (CIJ) et Amnesty International qualifient les traitements qui leur sont infligés de crimes contre l’humanité.
Femmes en burqa avec leurs enfants à Hérat, en Afghanistan via Wikimedia Commons
Selon une enquête menée en 2024 par Amu TV, une chaîne afghane, 118 filles âgées de 6 à 10 ans ont été vendues pour des mariages forcés depuis 2021. Le pays traverse une grave crise économique et ces mariages peuvent rapporter jusqu’à 2 770 euros aux familles qui vendent leurs enfants.
Les femmes n’ont plus le droit de sortir sans être accompagnées d’un homme. Tout déplacement en transport sur plus de 72 kilomètres leur est également interdit sans présence masculine. Elles n’ont plus accès aux hammams, aux salles de sport, et certaines pratiques comme le chant, la lecture ou la récitation de vers à voix haute leur sont interdites. Après l’âge de 12 ans, l’accès à l’éducation leur est fermé : les écoles sont réservées uniquement aux garçons.
Les femmes perdent aussi progressivement leur indépendance financière. Près de 4 500 d’entre elles ont été licenciées du secteur de l’éducation, et tous les salons de beauté ont été fermés, touchant près de 60 000 entreprises détenues par des femmes, selon l’ONU.
La santé des femmes est également gravement menacée. Privées d’accès aux soins, elles n’ont plus le droit d’être soignées et ne bénéficient plus d’assistance médicale lors de l’accouchement.
Face à cette situation, les mauvais traitements infligés aux femmes en Afghanistan sont tout simplement inacceptables.
De gauche à droite, V. Zelensky, D. Trump et JD Vance à la Maison blanche / capture d’écran Le Parisienvia Youtube
Vendredi 28 février, une rencontre sanglante a eu lieu à la Maison blanche entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a été accablé de reproches par le président américain et son vice président JD Vance à propos de sa prétendue « ingratitude » vis à vis des Etats-Unis et de son absence de bonne volonté de mettre fin à la guerre qui l’oppose à la Russie de Vladimir Poutine.
Hier soir lundi 3 mars, Donald Trump a annoncé brutalement le gel de toute aide militaire, armes et munitions à Kiev, aide qui lui est absolument indispensable. Dans un même temps, Washington travaille activement à la levée de ses sanctions économiques contre la Russie et au rétablissement des échanges diplomatiques avec Moscou.
La situation met gravement en péril l’existence même de l’Ukraine qui, militairement, était déjà en difficulté. Or Zelensky, il y a peu de temps, reconnaissait que seuls 40% des armes et équipements utilisés sur le front était produits par l’Ukraine et que 30% lui étaient fournis par les Etats-Unis.
Sans aucun doute, Poutine devait croiser les doigts pour qu’un tel événement se produise. Sans qu’il n’ait eu rien à faire, Trump a repris ses arguments, faisant de Zelensky un « dictateur » et un « belliciste ». L’agressé est devenu l’agresseur.
Ce renversement des alliances bouleverse l’Europe qui reste une alliée de l’Ukraine et qui, pour la première fois, s’aperçoit qu’elle ne pourra plus compter sur l’aide des Etats-Unis pour assurer sa sécurité. La principale question qui se pose est : a t-elle les moyens de l’assurer seule ? Aujourd’hui non, alors à quelle échéance ?
L’homme d’affaire Elon Musk, milliardaire américain, a été nommé ministre de « l’efficacité gouvernementale » par Donald Trump. Retour sur sa vie et ses affaires.
Elon Musk / photo Marco Verch via CCNULL
Elon Musk nait le 28 juin 1971 en Afrique du Sud. Il déménagera au Canada puis aux États-Unis pour ses études.
Il cofonde sa première entreprise, Zip 2, en 1995 avec son frère Kimbal Musk puis, en 1999, Zip2 est rachetée par Compaq. De sa première entreprise à aujourd’hui, Musk a fondé et possédé plus de 15 entreprises dont Tesla, SpaceX ou encore X, anciennement Twitter. Il est à la tête aujourd’hui de la plus grande fortune de l’histoire avec 440 milliards de dollars. Cette ascension est remarquable car en 2012, il ne possédait que (!) 2 milliards de dollars.
Il faut savoir qu’Elon Musk est pro-nucléaire, affirmant que « l’énergie nucléaire a toute sa place dans des pays bénéficiant d’un environnement naturel stable ». Il est également nataliste (il croit que la baisse de natalité entrainerait l’effondrement de la civilisation), LGBTphobe et mysogine. Il a donc tout pour plaire!
Cerise sur le gâteau, lors de l’investiture de Donald Trump, certaines personnes affirment qu’Elon Musk a fait un salut nazi. Mais lui se défend en disant qu’il saluait simplement la foule et que les interprétations étaient hors contexte.
Tout ça fait froid dans le dos !
Raphael
Pour aller plus loin sur la polémique autour du geste d’Elon Musk, l’analyse du journal Le Nouvel Obs
Le dimanche 19 janvier, un accord de cessez-le-feu a été signé entre le Hamas et le gouvernement israélien.
Gaza / Agence palestinienne de presse et d’information (Wafa) en contrat avec APAimages, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
La guerre a commencé il y a un an et demi, le 7 octobre 2023. Cet accord qui suspend les combats pendant 6 semaines, permettra enfin la libération d’otages israéliens retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Déjà, trois otages israéliennes ont été libérées par le Hamas contre 90 détenus palestiens (des femmes et des adolescents).
Une autre bonne nouvelle est la livraison, par le Qatar, de plus de 1,25 million litres de carburant par jour vers la bande de Gaza pendant les dix premiers jours de la trêve (soit un total de 12,5 millions de litres), pour répondre aux besoins de ce territoire palestinien qui compte 2,4 millions d’habitants. Cette livraison permettra l’arrivée de l’électricité pour les hôpitaux et les abris.
Après la déclaration de la trêve, un immense défi d’aide humanitaire est lancé pour soutenir la reconstruction de la bande de Gaza. Les organisations d’aide d’urgence appellent à une paix durable pour répondre aux besoins colossaux d’une population dévastée.
S’il est à la Maison-Blanche, c’est grâce à Dieu, qui l’a « sauvé » après l’attentat dont il a été la cible pendant sa campagne électorale en juillet dernier. Thanks God ! C’est, en substance, ce qu’a déclaré Donald Trump hier dans son discours d’investiture. Mais ce n’est pas la seule énormité qu’il a prononcée.
Donald Trump / ImageDaniel Torok, Public domain, via Wikimedia Commons
« Partout dans le monde, ils [les pays étrangers] vident leurs prisons dans notre pays; ils vident leurs institutions psychiatriques dans notre pays », a-t-il affirmé sans la moindre honte pour justifier l’expulsion à venir des travailleurs immigrés. Un mensonge éhonté !
Autre contrevérité visant à stigmatiser les populations d’origine étrangère : les États-Unis seraient « le seul pays au monde » à accorder la citoyenneté de naissance, alors qu’environ trois douzaines de pays appliquent également ce principe. Trump prétend vouloir « repousser l’horrible invasion du pays »… Nous nous y attendions tous, mais hier, Donald Trump a tout de même énoncé plus de vingt déclarations mensongères dans son discours.
Comme on pouvait aussi s’y attendre, notre climatosceptique préféré a, une fois de plus, répété sa formule fétiche pour promouvoir les énergies fossiles : « Drill, baby, drill » (Fore, bébé, fore). Toujours fidèle à lui-même, notre LGBT-phobe préféré a également déclaré que seuls deux sexes seraient désormais reconnus sur le sol américain : « homme » ou « femme ». Enfin, notre impérialiste favori a confirmé son intention de s’emparer du canal de Panama et de renommer le golfe du Mexique « golfe d’Amérique ».
Après toutes ces déclarations qui donnent froid dans le dos, nous ne nous attendons à rien de bon pour la suite.
Depuis le 7 janvier de nombreux feux font rage à Los Angeles et dans ses environs. 24 personnes y ont déjà perdu la vie.
La Californie est coutumière des incendies, ce qui est exceptionnel est que cela arrive en hiver. On vous explique : en 2022 et 2023, la région a vécu une période humide très favorable au développement de la végétation suivie, en 2024, d’une très forte sècheresse. Les tempêtes de sable, conjuguées aux vents chauds du début de 2025, ont provoqué les étincelles qui ont embrasé des arbres déjà très secs et alimenté le développement des feux. Des 4 incendies en cours, le plus étendu a déjà ravagé 10 000 hectares. 150 000 personnes ont dû quitter leurs habitations et 12 000 maisons ou bâtiments divers ont été détruits ou abimés.
Lundi 13 janvier, les services météorologiques qui annonçaient une recrudescence des vents violents n’engageaient pas à l’optimisme.
Evidemment, Donald Trump, n’hésitant pas à utiliser des fake news, a saisi l’opportunité pour s’en prendre au gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, sur sa gestion de l’eau. Celui-ci lui a répondu qu’il n’était pas intéressé par « la politisation d’une catastrophe naturelle ». « Je n’aime pas l’inhumanité de ça » a-t-il dit.
Dimanche 8 Décembre, en Syrie, un groupe de rebelles nommé HTS a fait tomber le dictateur syrien Bachar al-Assad après 24 ans de pouvoir sans partage. Retour sur sa vie et son règne.
Bachar al Assad est le fils de Hafez al Assad, lui-même dictateur. Le régime de ce dernier a été marqué par la répression de toute opposition politique. Bachar n’était pas destiné à prendre la relève de son père mais, après la mort de son frère, Bassel, en 1994, il accède au pouvoir à la mort de son père, le 17 juillet 2000. Malgré l’espoir de la population que le régime de Bachar soit plus progressiste, il s’est révélé au moins aussi violent et répressif que celui de son paternel.
Lors des révoltes du printemps arabe en 2011, dès les premières manifestations (pacifiques) contre le régime, Bachar al Assad va ordonner une répression systématique des manifestants, n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur la foule. C’est ce qui va marquer le début de la guerre civile. Le 21 août 2013 à Ghoutta, Bachar va utiliser des armes chimiques contre sa propre population en ordonnant des bombardements au gaz sarin qui font plus de 1 200 morts, dont une majorité d’enfants, et plus de 10 000 intoxiqués. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ce sont 162 000 personnes qui auraient été tuées en 10 ans de guerre. Durant cette même guerre, 13 millions de personnes fuient la Syrie pour se réfugier principalement en Turquie mais aussi en Europe, notamment en Allemagne.
Le contrôle de Bachar sur la Syrie ne s’exerce cependant plus que sur les 2/3 du territoire, il bénéficie du soutien militaire de la Russie et de l’Iran mais sa propre armée est totalement corrompue et, pour une large part, ses revenus proviennent d’un gigantesque trafic de captagon, une drogue de synthèse. Vis à vis de sa population, c’est plus que jamais le règne de la terreur qui lui a valu son surnom de « Boucher de Damas ».
Bachar a fui en Russie. Les prisons du pouvoir ont été ouvertes. Depuis 2011, plus de 15 000 personnes y seraient mortes sous la torture et 100 000 y auraient disparu sans que leurs proches n’aient pu obtenir des nouvelles.
Est-ce que Bachar al Assad sera, un jour, rattrapé par la Cour pénale internationale ou vivra-t-il paisiblement jusqu’à la fin de ses jours en Russie ? Eh bien, nous souhaitons qu’il doive, un jour, répondre de ses crimes devant la justice.
Après nos articles sur les conséquences de l’élection de Donald Trump à la Maison blanche sur la guerre en Ukraine et les droits des femmes, aujourd’hui nous couvrons celles sur l’écologie.
Donald Trump et son ministre de l’énergie, Chris Wright / images via Wikimedia commons
« Drill, baby ! Drill ! » (Fore, bébé fore !) a déclaré Donald Trump pendant sa campagne. Selon le « New York Times », il prévoie de favoriser l’exploitation des ressources pétrolière et gazière afin de renforcer l’Independence des États-Unis.
Les mots « climat », « écologie » et « environnement », n’apparaissent pas dans son programme. Il s’est déjà exprimé sur le sujet du réchauffement climatique et, selon lui, ce serait un mensonge. Il a promis, en 2019, qu’il sortirait de l’accord de la COP 21 qui a eu lieu en 2015 signé par 196 pays, dont font partie les USA. Cet accord a pour but de limiter l’augmentation de température à +1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, d’ici 2025.
Donald Trump a choisi comme ministre de l’Energie Chris Wright, un climatosceptique, PDG d’une entreprise d’extraction d’hydrocarbure. Il a déclaré en janvier 2023 sur sa chaine YouTube : « Il n’y a pas de crise climatique » et « Le terme de pollution par le carbone est scandaleux ». Son entreprise Liberty Energy qu’il a fondé en 2011 utilise la fraction hydraulique, une méthode très polluante pour extraire des hydrocarbures.
Dimanche dernier, à Nzérékoré, la 2e plus grande ville de Guinée, un match de finale entre le club local de la ville et celui de Labé s’est déroulé lors d’un tournoi organisé en l’honneur du général Mamadi Doumbouya, afin de le soutenir pour son éventuelle candidature aux prochaines élections présidentielles. Ce dernier est arrivé au pouvoir en septembre 2021 par un coup d’état et s’est autoproclamé président.
Ce match se déroule dans un stade encore en travaux et plein à craquer. Certains le regarde même du haut du mur d’enceinte. La rencontre se passe bien jusque la 83e minute où un penalty est sifflé en faveur de l’équipe locale. Les joueurs de l’équipe adverse commencent alors à contester et les supporters envahissent le terrain. Le match tourne en catastrophe : les forces de l’ordre envoient des grenades lacrymogène et la foule se rue dehors. Chacun cherche à sauver sa peau, quitte à piétiner son voisin ou à escalader des murs de 3 mètres de haut. Dans ce mouvement de foule, de nombreuses personnes perdent la vie, au moins 56 morts sont à déplorer, si ce n’est pas plus.