Après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, action illégale en regard du droit international, on peut s’interroger : jusqu’où Trump va-t-il aller ?
Il veut s’emparer du Groenland en menaçant d’annexer ou d’acheter le territoire. Son prétexte : la défense de la sécurité américaine face à la Russie et à la Chine. La réalité : il veut extraire les terres rares groenlandaises (comme, au Vénézuela, il veut s’accaparer le pétrole).
S’il veut s’emparer militairement de l’île, il n’aura pas difficultés majeures car elle ne dispose d’aucun système de défense. Cette hypothèse est peu probable : le Groenland appartient au Danemark qui lui-même appartient à l’OTAN, Organisation du traité de l’Atlantique Nord, organisation militaire qui regroupe des pays européens et d’Amérique du Nord. Trump irait-il jusqu’à attaquer un de ses alliés ?
Avec lui, on peut s’attendre à tout, à plein de décisions farfelues qui nous parviennent presque chaque jour, nous laissant choqués et incrédules.
Aujourd’hui, près de 9 filles sur 10 dans le monde ont accès à l’école primaire. Une situation qui n’a pas toujours été aussi positive ! Il y a trente ans, 100 millions d’entre elles ne pouvaient ni lire ni écrire une phrase simple. Ce chiffre a été réduit de moitié. Une jeune femme à permis de faire avancer le combat pour l’éducation de toutes, cette femme, c’est Malala Yousafzai.
image : DFID – Ministère britannique du Développement international, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons
Malala est une militante pakistanaise des droits des femmes, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la vallée du Swat. Lorsque Malala a 11 ans les Talibans arrivent au pouvoir au Pakistan. Les Talibans interdisent absolument tout aux femmes. Aller dans les parcs, sortir avec une personne de sexe masculin qui n’est pas de leur famille, chanter ou lire des vers à voix haute, mais par dessus tout, aller à l’école. Malala ne se laisse pas faire et son père, Ziauddin Yousafzai, la soutient. La BBC (la radio anglaise) qui est au courant de ce qui se passe en Afghanistan demande à des personnes qui vivent là bas, de témoigner de leur quotidien. Ziauddin Yousafzai propose directement à sa fille qui n’a que 11 ans d’écrire des articles et de témoigner. Malala se lance donc dans le journalisme en parlant de sa vie dans sa chère ville de Mingora. Pour éviter d’avoir des ennuis, elle écrit sous un faux nom, celui de Gul Makai, car les Talibans sont connus pour leur violence à l’égard de leurs adversaires et elle craint des représailles.
Courageusement, Malala fait connaitre au monde entier les conditions de vie réelles d’une écolière pakistanaise. Car depuis que les Talibans ont pris le pouvoir, ils ont détruit beaucoup d’écoles et en ont interdit l’accès aux filles. C’est donc la peur au ventre que Malala se rend en classe chaque jour car elle brave cette interdiction. Ses parents, comme elle, sont convaincus que seule l’éducation peut faire reculer l’ignorance et le fanatisme. Quand la guerre se rapproche encore, Malala et ses parents sont obligés de fuir. Ils se réfugient en lieu sûr à la campagne. Malala décide de s’engager publiquement en faveur de l’éducation et en particulier de celle des jeunes filles. Elle en fait une cause mondiale ! On découvre alors que c’est elle qui écrivait à la BBC. Elle devient connue même en dehors du Pakistan : d’importantes personnalités politiques lui rendent hommage pour son combat pour l’éducation des femmes. Cela déplait beaucoup aux chefs des Talibans qui annoncent vouloir la tuer.
Un jour que Malala rentre chez elle en bus après avoir passé des examens, un homme armé et masqué arrête le véhicule. Il monte à bord et hurle : « Qui est Malala ? Dépéchez-vous de répondre sinon je tue tout le monde ! » On la reconnait. Sans plus attendre, l’homme tire sur Malala en utilisant une arme de guerre. Gravement blessée, Malala est immédiatement emportée à l’hopital par hélicoptère puis est dirigée vers l’Angleterre pour y être opérée.
Lentement remise de ses blessures, Malala rentre au Pakistan, plus déterminée que jamais. Lors d’une intervention devant des célébrités, elle affirme : » Les terroristes pensent qu’après cette attaque, je vais changer mes buts et mes ambitions. Mais rien n’a changé dans ma vie mise à part cette nouvelle devise : la faiblesse, la peur et le désespoir sont morts. La force, la puissance et le courage sont nés ! »
Des célébrités reconnaissent l’importance de son combat, un combat pacifique. Des chefs d’Etat dont le président des Etats-Unis, Barack Obama, des chanteuses et des actrices comme Madonna ou Angelina Jolie parlent d’elle et la cite en exemple. Elle profite de cette célébrité pour faire passer son message. Elle est invitée à venir parler de sa cause aux Nations Unies, à New York, devant des milliers de personnes ! Même s’ils continuent à la menacer, les Talibans ne lui font pas peur. Cela ne doit pas l’empêcher de continuer. Dans son pays, certaines personnes mal intentionnées disent d’elle qu’elle est devenue une espionne financée par les pays hostiles au Pakistan. Inlassablement, elle parcourt différentes régions du monde pour défendre l’accès à l’éducation pour tous, celle des enfants en général.
En 2014, elle est choisie pour recevoir le très prestigieux prix Nobel de la paix, avec un autre lauréat indien. Elle est la plus jeune à recevoir ce prix qui récompense son message d’espoir, son courage et sa force. Déterminée, elle va plus que jamais continuer à défendre cette idée toute simple sur l’ éducation, garante d’avenir pour ceux qui en profitent : riches ou pauvres, filles ou garçons. Toujours haïe par les extrémistes pakistanais qui refusent la présence des filles à l’école, elle est soutenue mondialement et reste déterminée à répandre son message coute que coute.
Pour en savoir autant sur Malala, j’ai pu lire son histoire dans Il était une fois 15 femmes fabuleuses, racontée par les époux Von Grüt, illustrée par Bodil Jane, Sabina Radeva et Iglika Kodjakova, publiée aux éditions Larousse et aussi Moi, Malala qui est raconté par Malala Yousazai ! Je vous conseille leur lecture car son histoire est passionnante !
Le 15 novembre, une mine de cobalt s’est effondrée en République Démocratique du Congo (RDC), dans la province de Lualaba. Cela a conduit au décès de 70 personnes. A cause de la pluie, la mine s’est fragilisée puis s’est effondrée. C’était une mine illégale où les conditions de sécurité était inexistantes et les conditions de travail des creuseurs exécrables.
La RDC produit environ 74% du cobalt mondial, qui sert aux entreprises qui fabriquent les batteries des voitures électriques, les panneaux solaires et les batteries de nos téléphones. Celles-ci n’ont aucun scrupule à racheter ces minerais « illégaux » pour se faire des millions.
Même si la France et l’Union Européenne ont voté une loi interdisant l’obsolescence programmée, les fabricants de téléphones ont plusieurs stratégies pour vous faire acheter de nouveaux modèles : « l’obsolescence logicielle » via des mises à jour énergivores qui rend vos téléphones plus lents, et « l’obsolescence esthétique » qui rend vos appareils « has been »(démodés).
Les Français changent en moyenne tous les 3 à 4 ans de téléphone. Est-ce vraiment nécessaire quand on connait le réel « prix » du cobalt et les conditions de travail des hommes qui l’extraient ?
Enfin une bonne nouvelle ! Ce mardi 4 novembre ont eu lieu les élections municipales à New York (la capitale financière de la planète) et Zohran Mamdani a été élu. Du haut de ses 34 ans, il devient le plus jeune et le premier musulman, maire de New York depuis un siècle. Il est de gauche, c’est un socialiste, du parti démocrate opposé au parti républicain de Trump.
Le président américain a déclaré, « Voyons comment un communiste s’en sortira à New York. » Ce qui montre son scepticisme envers l’élection de Mamdani et sa colère contre lui, sachant qu’aux Etats-Unis être « communiste » est la pire des choses. Trump a d’ailleurs menacé (avant l’ élection) les électeurs de supprimer les fonds à la ville si le jeune candidat démocrate était élu. Drôle de coïncidence, Mamdani a été élu un an après la réélection de Donald Trump !
Ses principales idées sont de réduire le coût de la vie en rendant les crèches et les transports en commun gratuits, et bloquer les loyers. On espère qu’il tiendra tête au président et qu’il permettra de le faire tomber. Voilà un espoir qui renaît pour le parti démocrate !
Le drapeau de l’équipage pirate de Luffy, dans One Piece, est brandi dans des manifestations un peu partout dans le monde au Maroc, au Népal, au Pérou, à Madagascar, en Indonésie… Comment et pourquoi ce drapeau pirate est-il devenu un symbole de révolte de la jeunesse contre le pouvoir en place partout dans le monde ?
Sur ce drapeau, on reconnaît immédiatement le symbole de One Piece, ce crâne souriant qui porte un chapeau de paille car tout le monde l’a déjà vu. En effet, le manga de Eiichiro Oda a connu, depuis sa sortie dans les années 90, un succès mondial en se vendant à des millions d’exemplaires. Il est d’ailleurs traduit dans 40 langues. Il est donc une référence pour toute une jeune génération. Il raconte l’histoire de Luffy, le capitaine d’un équipage de pirates en quête d’un trésor mais aussi de liberté et luttant contre un gouvernement corrompu. Les revendications, ce pour quoi des jeunes luttent un peu partout sur la planète sont très similaires : dénoncer des systèmes politiques défaillants, inégalitaires et élitistes.
D’après le philosophe Richard Mèmeteau, « l’idée de pirate est associée à celle de subversion, de rejet d’un ordre illégitime », ce n’est donc pas étonnant que ce drapeau pirate ait été choisi par la jeunesse qui rejette la corruption. En plus, il ajoute que le manga One Piece est porteur d’espoirs. Le manga condense pas mal d’idées dans lesquelles se retrouve la jeunesse : la contestation mais aussi la fraternité, l’entraide, la justice et la liberté.
C’est aussi parce que la jeunesse ne se reconnaît plus dans les drapeaux et partis politiques traditionnels qu’elle invente ses propres codes, nous explique Danielle Tartakowsky, historienne spécialiste des mouvements sociaux. « Cette population, qui n’a pas forcément la culture de la lutte, réinvente quelque chose ».
Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle important dans ces mouvements sociaux. En s’inspirant les uns des autres, ils se reproduisent dans différents endroits du monde.
Maria Corina Machado / image SantanaZ, CC0, via Wikimedia Commons
Donald Trump qui convoitait le Nobel de la paix doit se morfondre : le prix a été décerné, vendredi 10 octobre à Oslo, à Maria Corina Machado, pour ses efforts « en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ». L’année dernière elle avait déjà reçu le prix des Droits de l’homme Vaclav-Havel décerné par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen.
Agée de 58 ans, Maria Corina Machado est une ancienne députée du Venezuela, chef de file de l’opposition au régime en place de Nicolas Maduro. Surnommée la « libératrice » par ses partisans mais se sentant menacée, elle vit dans la clandestinité depuis les élections de juillet 2024. Si elle se bat pour des élections libres et équitables et se présente comme une « centriste », son adhésion en 2020 à la Charte de Madrid, avec le parti d’extrême droite espagnol Vox, « contre le narco-communisme, la gauche et le crime organisé », son soutien en 2023 au président argentin Xavier Milei et ses prises de position ultralibérales en matière d’économie la rangerait plutôt (très) à droite.
Annoncé dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 octobre, un cessez le feu provisoire à Gaza va permettre la venue de personnel humanitaire pour exercer des soins de premiers secours et l’acheminement de ressources alimentaires pour la population gazaouie.
D’après l’accord proposé par Donald Trump et signé par le premier ministre Israëlien, Benyamin Netanyahou, et les représentants du Hamas, les 48 otages (morts ou vivants) qui ont été enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 seront tous libérés au plus tard 72h après le début du cessez le feu. En échange 2000 prisonniers palestiniens vont être libérés par Israël.
Ce cessez le feu ne signifie pas que c’est enfin la paix. C’est, pour un moment, l’arrêt des bombes et des tirs qui ont fait jusqu’à présent plus de 67 000 morts à Gaza. L’armée israélienne devra se retirer de certaines zones mais restera déployée sur certaines parties de la frontière. Beaucoup d’autres choses comme le désarment du Hamas, l’administration de la bande de Gaza, la reconstruction… restent à régler.
Du côté israëlien, le cessez le feu a été acueilli avec un grand soulagement par les familles d’otages et leurs soutiens. Du côté palestinien, on éprouve de la joie mêlée à la tristesse des deuils. Déjà, même s’ils ne vont y retrouver que des ruines, des milliers de réfugiés sont en marche vers le nord de la bande de Gaza.
Les Etats-Unis sont-ils en train de devenir un état fasciste ? Cette question, revenue en force avec l’investiture de Donald Trump, n’est pas si simple à traiter. Le terme peut-il convenir ? Pour y répondre, il faut envisager plusieurs angles et évènements.
Make America Great again (MAGA)
A l’origine du slogan, Ronald Reagan, qui avait déclaré en 1980, « Let’s Make America Great Again ». En 2015, Donald Trump descendait de l’escalier mécanique doré de la tour Trump, à New York. Il se déclarait candidat et reprenait la formule à son compte : « Malheureusement, le rêve américain est mort… Je vais rendre à l’Amérique sa grandeur. » Dans les deux cas, on se réfère au fantasme d’un âge d’or américain, menacé par un ennemi de l’intérieur, aujourd’hui le wokisme ou les LGBT pour Trump. Pour l’historien américain Eric Rauchway, c’est un peu comme si Trump avait déclaré : “America über alles”, soit une adaptation du tristement célèbre mot d’ordre de l’Allemagne hitlérienne.
Une conception ethnique du peuple
Une des premières mesures de Trump pour « protéger » les américains « de souche », a été de vouloir supprimer le droit du sol. Ces propos sur les étrangers qui habitent aux USA, notamment sur les Latino-Américains, qu’ils ne s’était pas gêné de critiquer même avant sa prise de pouvoir, laissent deviner sa conception de la supériorité raciale des Américains blancs. D’après lui, les Haïtiens mangeaient les animaux de compagnie des habitants (on en a même fait une chanson), les étrangers sans papiers « empoisonnent le sang du pays » et sont assimilés à des violeurs et des assassins. C’est donc logiquement qu’il souhaite les expulser et qu’il n’a rien contre les rafles.
Contestation de « l’Etat de droit »
Pour comprendre ce point, il faut d’abord savoir ce qu’est l’Etat de droit. L’Etat de droit est une idée juridique et politique assez simple, qui pose que le droit est supérieur au pouvoir politique et donc, que ceux qui l’exercent sont soumis à des lois. Même le président hein !!!!!!! Or, notre cher président américain, Donald Trump, conteste toutes les décisions de justice qui sont contraires aux lois qu’il cherche à faire passer. Il va même jusqu’à exiger la destitution de certains juges !!!!!!!!
Maintenant le premier point décrit, passons au deuxième. Un décret est une loi que le gouvernement applique directement, sans que l’assemblée nationale la vote. La loi est juste signée par le premier ministre ou par le président de la république. C’est donc à l’aide de nombreux décrets, que le président américain gouverne et met en place de nombreuses lois. Par exemple, lors de son premier jour en tant que 47e président des Etats Unis, Trump a fait passer un décret pour gracier et annuler les peines de tout les assaillants du Capitole (qui sont de son parti politique), qui l’avaient envahi après la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles en décembre 2020. C’est donc à l’aide de nombreux décrets que le président américain gouverne un pays où le Congrès ne sert plus à grand chose. Or, la Constitution américaine met une limite à ces droits, et si la Constitution n’est pas d’accord avec le décret, le décret est refusé et le président doit respecter cette loi. Mais tout cela ne plait pas à Donald, qui conteste le fait que les lois soient les mêmes pour tous, et il conteste donc le fonctionnement de l’état de droit… bizarre tout ça.
Saluts nazis et soutien aux extrêmes droites
Trump est entouré de collaborateurs pour le moins « limites ». Après son investiture, le 21 janvier 2025, Elon Musk qui a largement financé sa campagne, fait un discours devant les militants républicains. A la fin de son allocution, il fait par deux fois un geste qui peut être interprété comme un salut nazi même si certains voudraient l’ assimiler à un « salut romain » bien antérieur salut nazi. Si vous y voyez un salut nazi, c’est que vous êtes de gauche ! C’est en somme la défense d’Elon Musk face aux nombreuses critiques. La communauté néonazie du monde entier est cependant unanime et les militants d’extrême droite américains s’en sont même félicités. Andrew Torba, le fondateur de Gab, une plateforme regroupant antisémistes et suprémacistes blancs, s’est réjoui que « des choses incroyables arrivent déjà ». « Nous sommes de retour ! », a jubilé l’administrateur d’une chaîne Telegram néonazie. Elon Musk qui multiplie depuis des années les références antisémites a aussi récemment apporté son soutien à l’extrême droite allemande, rejoint en cela par J.D Vance, le Vice-président américain et Marco Rubio, le chef de la diplomatie étatusunienne.
Le 5 Novembre, lors de l’investiture de Donald Trump, un certain J.D Vance a été nommé Vice-Président des États-Unis. Depuis, il s’est fait particulièrement remarquer lors de la rencontre Trump-Zelensky à la Maison blanche, il a pu exprimer à diverses reprises tout son mépris pour l’Europe et il a été le dernier visiteur officiel du Pape avant sa mort. Mais qui est-il ?
J.D Vance se fait connaitre au grand public avec son livre autobiographique Hillbilly Elegie, sorti en 2016, qui est devenu un best-seller et a eu une adaptation cinématographique sortie en 2020. Ce livre est une analyse du milieu dans lequel il a grandi, une petite ville de l’Ohio rurale et profonde, Middletown, où une population majoritairement blanche fait face à la pauvreté causée pas la désindustrialisation. Dans cet ouvrage, il décrit sa famille comme brisée par la drogue et l’alcoolisme.
C’est cette enfance qui a forgé ses opinions politiques et qui l’a mené à combattre pour ses thèmes de prédilection : la lutte contre la drogue, contre l’avortement et pro-famille. Sa vision politique touche une classe ouvrière blanche proche de son milieu familial, souvent conservatrice et ultrareligieuse. J.D Vance s’est lui-même converti au catholicisme en 2019.
Bien que républicain, il est au début anti-Trump, qu’il traite même de « Hitler américain ». « Le soutien apporté à Trump se fonde sur du racisme, de la xénophobie« , « Je ne voterai pas pour Donald Trump, car il attribue des problèmes complexes à des boucs émissaires » avait déclaré l’actuel Vice-président des Etats-Unis en 2016 sur CNN. Pourtant, lorsqu’il se lancera dans la politique en 2022 pour les élections sénatoriales de l’Ohio, il rejoindra le camp trumpiste par opportunisme, car son électorat est celui qu’il recherche (en 2017, une majorité des électeurs de la classe ouvrière blanche qui n’a pas fait d’études universitaires a voté Donald Trump).
Le pape François lors de son voyage en Corée / image via Wikimedia Commons
Le pape François est mort le lundi 21 avril à l’âge de 88 ans au Vatican. Il a exercé son métier pendant près de 12 ans.
Il est connu pour avoir pris un certain nombre de positions progessistes sur des sujets essentiels de notre époque. Une des grandes préoccupation du pape François a été l’accueil des migrants. Son premier voyage, après son élection, a d’ailleurs été à Lampedusa, île italienne où arrivent un grand nombre de bateaux de ceux qui traversent la Méditerranée dans des conditions atroces. Suite à ses actions, François s’est attiré les inimitiés de gouvernements qui souhaitent fermer les frontières. Trump, par exemple, détestait le pape.
Concernant les questions de société, le bilan est plus mitigé. Le mariage homosexuel n’est toujours pas reconnu par l’église catholique, mais François ne s’opposait pas à ce que les couples de même sexe soient bénis par les prêtres. Pas d’avancée par contre sur les sujets de l’avortement et de la mort assistée auxquels l’Eglise est toujours opposée. Et, dans l’Eglise, la place des femmes n’est toujours pas valorisée !
Les obsèques du pape François ont eu lieu le samedi 26 avril à la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome. Maintenant, les cardinaux vont devoir se réunir au Vatican pour élire un nouveau pape. Pendant le temps de leur délibération, ils sont enfermés à clef dans une partie du palais papal dont ils ne peuvent pas sortir avant d’avoir fait leur choix : c’est ce qu’on appelle un conclave. Ce conclave peut durer plusieurs jours. Quand le vote des cardinaux aura abouti, une fumée blanche sortira d’une cheminée, annonçant qu’un nouveau pape a été élu.
Olivia et Amira
Les petites anecdotes du Vatican
La chapelle Sixtine au Vatican / image via Wikimedia Commons
Le conclave a lieu dans la chapelle Sixtine, un des lieux les plus spectaculaires du monde. Elle est ornée de nombreuses fresques de Michel Ange, dont le jugement dernier, un chef d’euvre sur le plafond de la chapelle, la classe !
Le conclave, qui a une durée indéterminée, peut parfois durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois ! Le record a été battu pour l’élection du pape Grégoire X, qui a duré deux ans et 9 mois, entre 1268 et 1271 ! Au contraire, le plus court n’aura duré qu’une dizaine d’heures.
Pendant toute la durée du conclave, les cardinaux n’ont pas le droit de sortir du Vatican, ni de communiquer avec l’extérieur. Leur seul moyen de communication est la fumée : lorsque la fumée est noire, c’est le signe que les cardinaux n’ont pas élu de pape. Lorsque la fumée est blanche, c’est le signe qu’ils ont élu un pape, et cette nouvelle est accompagnée du retentissement des cloches de la basilique de Saint Pierre. Cette fumée vient de la combustion des bulletins qui ont servi au vote.
La mort du Pape intervient juste après la venue de JD Vance… Sans vouloir l’accuser, cette coïncidence n’est pour moi pas coïntidentielle… Pour appuyer ma réflexion, le fait que Trump (qui, nous l’avons dit, détestait François) soit venu à l’enterrement, serait pour lui une bonne diversion…