Winston Churchill remplacé par un blaireau !

Pour célébrer l’importance de la biodiversité, la Banque d’Angleterre a annoncé que des célébrités telles Churchill ou Turing seront remplacées par des représentations de faune et de flore.

En 2025, la Banque d’Angleterre a lancé une consultation publique qui visait à recueillir les avis et suggestions des citoyens. Les gens devaient choisir un thème pour le renouvellement des billets : personnages historiques, nature, architecture, monuments, arts, culture et sport. 60 % ont voté en faveur de nature, 56 % pour l’architecture et les monuments et les personnages historiques ont recueilli 38 %.

Jeudi 12 mars, la Banque d’Angleterre a officiellement annoncé que le visage de l’ancien premier ministre représenté sur les billets de 5 livres du Royaume-Uni va céder sa place à des images de végétation et d’animaux. Winston Churchill, le célèbre homme politique n’est pas le seul concerné : la romancière Jane Austen, le peintre William Turner ou encore le mathématicien Alan Turing vont, eux aussi, disparaître progressivement des billets de 10, 20 et 50 livres.

Une deuxième réunion aura lieu cet été afin de choisir plus spécifiquement les animaux qui seront mis en avant. Une liste composée d’animaux, de la faune anglaise, tels que le blaireau, la loutre, la grenouille ou la chouette, sera proposée au public.

Cette décision a provoqué la colère de plusieurs députés : «Winston Churchill a contribué à vaincre le fascisme en Europe. Il mérite mieux que d’être remplacé par un blaireau», a écrit Ed Davey, chef de file des libéraux démocrates. «Winston Churchill est un héros […] Il ne doit pas être remplacé par une loutre», s’indigne le parti d’opposition, appelant à «se battre pour lui». Mais, la Banque d’Angleterre explique que, depuis plus de cinquante ans, des personnalités ayant marqué l’histoire figure sur les billets. Cette nouvelle décision permettra de souligner un autre aspect important du pays : la biodiversité.

Mais pas que car, selon Victoria Cleland, la responsable du pôle émission des billets, ce décret aide pour la lutte contre la contrefaçon, les images de nature se prêtant mieux à des dispositifs d’authentification.

Jeanne et Diane

Iran : La crise économique et énergétique, on fait le point

Depuis les premiers bombardements des Etats-Unis et d’Israël sur l’Iran, le prix du gaz à augmenté de 35 % et le prix du baril de Brent est passé de 72 à 114 dollars entre le 27 février et le 19 mars. Est-ce une crise économique mondiale?

Plan 1 jour 1 actu

Depuis le 29 février les Etats-Unis et Israël ont lancé l’opération « Epic Fury », visant le régime Iranien. Bien que cette guerre ait des impacts civils sur les pays alentours, elle a aussi un impact économique : le détroit d’Ormuz, situé entre le Golfe Arabo-Persique et la mer d’Oman, qui achemine près de 20 % du pétrole, du Gaz naturel liquéfié et d’autres matières premières est bloqué. En cause le haut risque pour les navires marchands de se faire couler par des drones ou missiles iraniens.

Résultat : 20% du pétrole et du gaz mondial manquent pour alimenter l’économie planétaire, provoquant une inflation et une légère baisse des valeurs boursières, notamment aux Etats-Unis.

Mais on relativise : selon les experts économiques de France 24, il n’y a pas de crise majeure pour l’instant. La croissance économique mondiale reste au dessus de 2,5 % un peu en dessous du seuil symbolique des 3 %. Ce seuil symbolique est un indicateur de la bonne dynamique économique de la planète. Et de plus, contrairement aux chocs pétroliers des années 70, les pays dépendent moins du pétrole, passant de 46% à 31% de consommation mondiale. A titre de comparaison, la crise des sub-primes en 2008 avait fait monter le prix du baril à 140 dollars, son record historique et la liquidité mondiale reste bonne.

Raphaël

La guerre d’Israel et des Etat-Unis contre l’Iran

Depuis le 28 février, Israël et les Etats-Unis sont en guerre contre l’Iran car ils le soupçonnent d’être en train de fabriquer la bombe atomique et de mettre en danger leur propre sécurité. Cette décision a été prise sans consultation des autres pays du monde.

Depuis cette date, les avions américains et israéliens bombardent l’Iran qui riposte en envoyant des missiles sur Israël et sur les bases américaines des pays du Golfe.

Le guide suprême (chef de l’Iran) Ali Khamenei, dictateur sanguinaire, a été tué dès le 2e jour du conflit et son fils Mojtaba Khamenei lui succède mais se cache pour ne pas finir comme son père.

Le soulagement des civils, libérés de leur guide malaimé, n’empêche pas la crainte et la peur des bombes, les déplacements des gens qui doivent quitter leur maison pour échapper à la mort, les blessés, les deuils…

Quel est le but final de cette guerre et donc sa durée prévisible ? Donald Trump change de version constamment nous laissant dans le doute.

Qu’est-ce qu’a à voir le Liban dans la guerre ?

Israel bombarde le sud du Liban depuis le 2 mars, à cause de la présence du Hezzbollah, allié du régime Iranien et mouvement classé terroriste par plusieurs pays. Bien que les frappes visent, théoriquement, les membres du Hezzbollah, elles font aussi 687 morts civils et de nombreux déplacés.

Le bilan humanitaire est catastrophique : 667 000 personnes se déplacent à cause des frappes israéliennes, dont 100 000 en 24 heures, et leur nombre augmente encore, avec des mouvements de population vers la Syrie ou vers le nord du Liban, presque sans rien parfois, en tout cas loin des bombardement. Les familles se réfugient parfois dans des écoles transformées en abris collectifs.

Mais l’armée israélienne continue de bombarder le Liban, qui a d’ailleurs annoncé une nouvelle frappe visant la banlieue de la ville de Beyrouth, où se trouve encore le groupe terroriste.

Les conséquences économiques de la guerre

La guerre en Iran à de nombreuses conséquences dans le monde :

  • Sur le commerce notamment d’énergies fossiles comme le pétrole et le gaz. L’Iran est en effet un pays qui possède le détroit d’Ormuz, passage d’une route maritime commerciale très importante où de nombreux porte-conteneurs font circuler leurs marchandises. C’est le couloir le plus stratégique du monde. Actuellement ce détroit est bloqué à cause de la guerre, l’état iranien menace de bombarder les bateaux qui voudraient y passer. Ce blocage a considérablement augmenté le prix de ces énergies, car les pays producteurs de pétrole comme les Emirats Arabes unis ont beaucoup plus de difficultés a commercialisé leur pétrole.
  • L’actuel conflit au Moyen-Orient a aussi entraîné l’annulation ou la reprogrammation de nombreux vols internationaux, perturbant les routes aériennes majeures entre l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Australie via des villes comme Dubaï, Doha ou Abou Dhabi. Des milliers de passagers sont actuellement bloqués au Moyen-Orient mais aussi en Asie, en attente d’un vol retour. 

Inès et Hajar, Raphaël, Jeanne et Diane

Bad Bunny au Super-Bowl

Pendant la mi-temps du Super Bowl (finale de match de football américain), 128 millions de personnes ont assisté en direct au show de l’artiste portoricain Bad Bunny. C’est un record historique ! Toujours derrière celui de Michael Jackson, mais faisant de ce spectacle le troisième le plus regardé malgré les contestations de Trump.

La présence du chanteur était très attendue et a fait beaucoup de polémique avant le show, notamment à cause de l’opposition de Bad Bunny à la politique de Trump sur l’immigration. Le président américain n’a pas manqué de critiquer le choix du Portoricain pour assurer la mi-temps en déclarant « Ce concert est un affront à la grandeur de l’Amérique ».

Bad Bunny a décidé de répondre sur scène avec un spectacle explosif et festif comptant de nombreuses références. Le chanteur a décidé de montrer que l’Amérique n’est pas faite que des États-Unis mais bien de plusieurs pays en les citant tous en espagnol, accompagné par des personnes tenant un drapeau de chaque pays de l’Amérique. Le Porto Rico fait partie des États-Unis mais pourtant le président Trump néglige ce pays et ses habitants. Bad Bunny n’a pas manqué de le rappeler durant sa prestation en interprétant son titre La panne, dénonçant les nombreuses coupures d’électricité qui interviennent dans le pays, laissant les habitants sans courant pendant plusieurs jours.

J’ai trouvé le concert de Bad Bunny super car il est entraînant, la mise en scène est réaliste et montre bien d’où il vient. Je pense que ce show était important parce qu’il montre au monde que les États-Unis ne gouvernent pas l’Amérique entière.

Clément

Une répression épouvantable en Iran

Manifestation de soutien au peuple iranien, le 11 janvier à Washington / image Ted Eytan from Washington, DC, USA, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Il y a un mois, des manifestants protestaient partout en Iran contre la dévaluation de la monnaie, les inégalités croissantes et les conditions économiques dans lesquelles ils vivaient. Ils réclamaient également plus de liberté au régime religieux des mollahs qui dirige le pays depuis maintenant 47 ans.

En réponse à ces nombreuses manifestations, le gouvernement décidait de couper internet et de restreindre les télécommunications. Le régime n’hésitait pas à user de violence pour arriver à ses fins. Selon différentes sources, le bilan des morts pourrait s’élever à 30 000 personnes, mais les chiffres ne sont pas précis car le gouvernement empêche toute information de sortir du pays. C’est la répression la plus sanglante en Iran depuis la révolution islamique en 1979 !

Le régime des mollahs qui dirige l’Iran depuis 47 ans restreint les droits des Iraniens et Iraniennes : les femmes ne peuvent pas montrer leur corps, elles sont obligées de porter le voile, toute opposition est réprimée…etc. Dans ce pays les dirigeants affirment agir au nom de la religion, de plus, la peine de mort est autorisée et les prisons sont des lieux de torture.

Les Etats-Unis ont menaçé l’Iran d’intervenir militairement si les répressions de civils ne cessaient pas… ce qu’ils n’ont pas fait. La pression américaine s’est déplacée et les pourparlers entre Waghington et Téhéran portent maintenant sur le programme nucléaire de l’Iran. Le terrible massacre que vient de subir le peuple iranien semble malheureusement déjà être passé au second plan.

Johaïna et Adèle M.

Le conflit Cambodge/Thaïlande

L’actualité saturée par les décisions de Trump passe sous silence un conflit assez loin de chez nous mais qui fait cependant de nombreux dégâts civils et culturels. Le conflit Cambodge/Thaïlande a pourtant une longue histoire dont on ne parle pas souvent dans les médias.

Ce conflit n’est malheureusement pas récent : le Cambodge et la Thaïlande ont déjà eu des « différents » par le passé. Par exemple, dans le palais royal des Thaïlandais, il y a une reproduction miniature du temple d’Angkor Wat qui, historiquement (et maintenant aussi !), appartient au Cambodge. De leur côté, les Cambodgiens ont nommé une de leurs villes Siem Reap, littéralement « là où les Thaïlandais ont été vaincus » en khmer.

La Thaïlande conteste la frontière tracée par les autorités coloniales française à partir de 1863, qui suit une chaîne de montagnes. Cette frontière inclut un temple, Preah Vihear (qui est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008), dans le territoire du Cambodge, mais qui, si on suit la logique du reste de la frontière, appartiendrait à la Thaïlande. La situation s’est envenimée le 16 juillet par la faute de l’explosion d’une mine antipersonnel à la frontière, dont les Thaïlandais ont attribué la présence aux Cambodgiens. Ces affrontements frontaliers sont les plus violents depuis 10 ans dans la région.

Pour ce qu’on en sait, les premiers coups de feu ont été échangés le 24 juillet dernier sur des régions frontalières, entraînant des dizaines de morts et des déplacements de population (environ un million de personnes de part et d’autre). On ne sait pas qui est le premier pays à avoir frappé mais personnellement, je ne vois pas quel serait l’intérêt du Cambodge à attaquer la Thaïlande : celle-ci possède une plus grande armée.

Un premier cessez-le-feu a été signé par les ministres de la défense des deux pays le 28 juillet, dont Trump se félicite de l’obtention. Les deux parties s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu avec des captures de soldats.

Un autre cessez-le-feu précaire a été signé le 27 décembre 2025 mais le Cambodge accuse la Thaïlande d’annexer des territoires cambodgiens, dont un village frontalier. La Thaïlande répond que ce village était, au départ, dans son territoire et que les civils cambodgiens s’y seraient installés. Les Thaïlandais n’auraient donc fait que reprendre des terres qui leur appartenaient avant.

Le temple Preah Vihear a également subi des dégâts (« de graves dommages aux structures architecturales originales » selon le ministère cambodgien de la Culture). L’Unesco annonce envoyer une mission pour évaluer les dégâts dès que les conditions le permettront. Ce conflit est entretenu notamment par les politiques nationalistes des deux pays.

Sonia

L’ICE, la police de l’immigration américaine

Le 7 janvier, Renee Good, citoyenne américaine, été tuée par balles par un agent de l’ICE. Mais qu’est-ce que l’ICE?

Si vous avez déjà vu des photos de New York ou d’autres grandes villes américaines avec des personnes cagoulées, lourdement armées et en tenue militaire, ce n’est pas l’armée américaine, mais l’ICE, la police de l’immigration et des douanes américaines.

L’origine

L’ICE est une police fédérale américaine créée en 2003 à la suite des attentats de 2001. C’est une police qui doit enquêter sur les immigrés pour voir s’ils ont des liens avec le crime organisé. Mais depuis la réélection de Donald Trump, leur objectif est d’expulser un million d’immigrés par an.

L’ICE dispose de 21 000 agents (et compte en recruter 10 000 de plus d’ici 2029), d’un budget de 86 milliards de dollars notamment pour la reconstruction de camps de rétention actuellement surpeuplés et a arrêté 328 000 personnes en 2025 pour en expulser 327 000.

Le problème

L’ICE n’hésite pas à arrêter toute personne soupçonnée d’être en situation irrégulière alors que leur mission est de n’arrêter que ceux qui sont délinquants : sur les 69 000 personnes détenues actuellement par l’ICE, seules 16 600 ont un casier judiciaire. Et les arrestations sont en fonction du physique de la personne.

Tout le monde a peur de l’ICE, même les citoyens américains.

Raphaël

Trump commence bien l’année !

Après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, action illégale en regard du droit international, on peut s’interroger : jusqu’où Trump va-t-il aller ?

Il veut s’emparer du Groenland en menaçant d’annexer ou d’acheter le territoire. Son prétexte : la défense de la sécurité américaine face à la Russie et à la Chine. La réalité : il veut extraire les terres rares groenlandaises (comme, au Vénézuela, il veut s’accaparer le pétrole).

S’il veut s’emparer militairement de l’île, il n’aura pas difficultés majeures car elle ne dispose d’aucun système de défense. Cette hypothèse est peu probable : le Groenland appartient au Danemark qui lui-même appartient à l’OTAN, Organisation du traité de l’Atlantique Nord, organisation militaire qui regroupe des pays européens et d’Amérique du Nord. Trump irait-il jusqu’à attaquer un de ses alliés ?

Avec lui, on peut s’attendre à tout, à plein de décisions farfelues qui nous parviennent presque chaque jour, nous laissant choqués et incrédules.

Clément, Augustin

Malala Yousafzai : un modèle de lutte !

Aujourd’hui, près de 9 filles sur 10 dans le monde ont accès à l’école primaire. Une situation qui n’a pas toujours été aussi positive ! Il y a trente ans, 100 millions d’entre elles ne pouvaient ni lire ni écrire une phrase simple. Ce chiffre a été réduit de moitié. Une jeune femme à permis de faire avancer le combat pour l’éducation de toutes, cette femme, c’est Malala Yousafzai.

image : DFID – Ministère britannique du Développement international, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Malala est une militante pakistanaise des droits des femmes, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la vallée du Swat. Lorsque Malala a 11 ans les Talibans arrivent au pouvoir au Pakistan. Les Talibans interdisent absolument tout aux femmes. Aller dans les parcs, sortir avec une personne de sexe masculin qui n’est pas de leur famille, chanter ou lire des vers à voix haute, mais par dessus tout, aller à l’école. Malala ne se laisse pas faire et son père, Ziauddin Yousafzai, la soutient. La BBC (la radio anglaise) qui est au courant de ce qui se passe en Afghanistan demande à des personnes qui vivent là bas, de témoigner de leur quotidien. Ziauddin Yousafzai propose directement à sa fille qui n’a que 11 ans d’écrire des articles et de témoigner. Malala se lance donc dans le journalisme en parlant de sa vie dans sa chère ville de Mingora. Pour éviter d’avoir des ennuis, elle écrit sous un faux nom, celui de Gul Makai, car les Talibans sont connus pour leur violence à l’égard de leurs adversaires et elle craint des représailles.

Courageusement, Malala fait connaitre au monde entier les conditions de vie réelles d’une écolière pakistanaise. Car depuis que les Talibans ont pris le pouvoir, ils ont détruit beaucoup d’écoles et en ont interdit l’accès aux filles. C’est donc la peur au ventre que Malala se rend en classe chaque jour car elle brave cette interdiction. Ses parents, comme elle, sont convaincus que seule l’éducation peut faire reculer l’ignorance et le fanatisme. Quand la guerre se rapproche encore, Malala et ses parents sont obligés de fuir. Ils se réfugient en lieu sûr à la campagne. Malala décide de s’engager publiquement en faveur de l’éducation et en particulier de celle des jeunes filles. Elle en fait une cause mondiale ! On découvre alors que c’est elle qui écrivait à la BBC. Elle devient connue même en dehors du Pakistan : d’importantes personnalités politiques lui rendent hommage pour son combat pour l’éducation des femmes. Cela déplait beaucoup aux chefs des Talibans qui annoncent vouloir la tuer.

Un jour que Malala rentre chez elle en bus après avoir passé des examens, un homme armé et masqué arrête le véhicule. Il monte à bord et hurle : « Qui est Malala ? Dépéchez-vous de répondre sinon je tue tout le monde ! » On la reconnait. Sans plus attendre, l’homme tire sur Malala en utilisant une arme de guerre. Gravement blessée, Malala est immédiatement emportée à l’hopital par hélicoptère puis est dirigée vers l’Angleterre pour y être opérée.

Lentement remise de ses blessures, Malala rentre au Pakistan, plus déterminée que jamais. Lors d’une intervention devant des célébrités, elle affirme :  » Les terroristes pensent qu’après cette attaque, je vais changer mes buts et mes ambitions. Mais rien n’a changé dans ma vie mise à part cette nouvelle devise : la faiblesse, la peur et le désespoir sont morts. La force, la puissance et le courage sont nés ! »

Des célébrités reconnaissent l’importance de son combat, un combat pacifique. Des chefs d’Etat dont le président des Etats-Unis, Barack Obama, des chanteuses et des actrices comme Madonna ou Angelina Jolie parlent d’elle et la cite en exemple. Elle profite de cette célébrité pour faire passer son message. Elle est invitée à venir parler de sa cause aux Nations Unies, à New York, devant des milliers de personnes ! Même s’ils continuent à la menacer, les Talibans ne lui font pas peur. Cela ne doit pas l’empêcher de continuer. Dans son pays, certaines personnes mal intentionnées disent d’elle qu’elle est devenue une espionne financée par les pays hostiles au Pakistan. Inlassablement, elle parcourt différentes régions du monde pour défendre l’accès à l’éducation pour tous, celle des enfants en général.

En 2014, elle est choisie pour recevoir le très prestigieux prix Nobel de la paix, avec un autre lauréat indien. Elle est la plus jeune à recevoir ce prix qui récompense son message d’espoir, son courage et sa force. Déterminée, elle va plus que jamais continuer à défendre cette idée toute simple sur l’ éducation, garante d’avenir pour ceux qui en profitent : riches ou pauvres, filles ou garçons. Toujours haïe par les extrémistes pakistanais qui refusent la présence des filles à l’école, elle est soutenue mondialement et reste déterminée à répandre son message coute que coute.

Pour en savoir autant sur Malala, j’ai pu lire son histoire dans Il était une fois 15 femmes fabuleuses, racontée par les époux Von Grüt, illustrée par Bodil Jane, Sabina Radeva et Iglika Kodjakova, publiée aux éditions Larousse et aussi Moi, Malala qui est raconté par Malala Yousazai ! Je vous conseille leur lecture car son histoire est passionnante !

Amira

Le vrai prix de nos smartphones

Le 15 novembre, une mine de cobalt s’est effondrée en République Démocratique du Congo (RDC), dans la province de Lualaba. Cela a conduit au décès de 70 personnes. A cause de la pluie, la mine s’est fragilisée puis s’est effondrée. C’était une mine illégale où les conditions de sécurité était inexistantes et les conditions de travail des creuseurs exécrables.

La RDC produit environ 74% du cobalt mondial, qui sert aux entreprises qui fabriquent les batteries des voitures électriques, les panneaux solaires et les batteries de nos téléphones. Celles-ci n’ont aucun scrupule à racheter ces minerais « illégaux » pour se faire des millions.

Même si la France et l’Union Européenne ont voté une loi interdisant l’obsolescence programmée, les fabricants de téléphones ont plusieurs stratégies pour vous faire acheter de nouveaux modèles : « l’obsolescence logicielle » via des mises à jour énergivores qui rend vos téléphones plus lents, et « l’obsolescence esthétique » qui rend vos appareils « has been »(démodés).

Les Français changent en moyenne tous les 3 à 4 ans de téléphone. Est-ce vraiment nécessaire quand on connait le réel « prix » du cobalt et les conditions de travail des hommes qui l’extraient ?

Ilyas