
Le strip du mardi (3)




Comme vous le savez, le 1er février est sorti le nouvel Astérix que tout le monde attendait avec impatience ! Film le plus coûteux dans l’histoire du cinéma français (65 millions d’euros !), il a fait un très important nombre d’entrées le premier jour (96 000 spectateurs et je ne parle pas des avant-premières !) et pourtant, beaucoup de fans des deux Gaulois (car Obélix est tout aussi important qu’Astérix) ont été déçus par le film de Guillaume Canet. D’après certains, le film n’a pas vraiment de scénario et est là juste pour faire rire, ou alors il n’est pas à la hauteur de leurs attentes : après avoir vu Mission Cléopâtre, faire mieux c’est quasiment… mission impossible.
Heureusement, le film a aussi plu à beaucoup de personnes, dont moi !
J’ai tout d’abord adoré la distribution des rôles qui est vraiment réussie pour plaire aux jeunes !
On retrouve en effet Orelsan (Titanix, capitaine), Angèle (Falbala, belle Gauloise), McFly et Carlito (légionnaires romains) et Bigflo et Oli (fils d’un marchand en Chine). Mais la distribution continue aussi pour les plus grands avec Ramzy Bedia (Epidemaïs, marchand en Chine se faisant passer pour un Gaulois), Jonathan Cohen (Graindemaïs, neuveu d’Epidemaïs), Marion Cotillard (Cléopâtre), Vincent Cassel (Jules César), Guillaume Canet (Astérix et réalisateur du film), Gilles Lellouche (Obélix), Jérôme Commandeur (Abraracourcix) et Philippe Katerine (Assurancetourix).
Mais la surprise du film, pour tous, est la présence du célèbre footballeur Zlatan Ibrahimovic, interprétant Antivirus, le bras droit de César ! Guillaume Canet raconte qu’après lui avoir demandé de jouer, le sportif lui aurait répondu : » Comment jouer le bras droit de César lorsqu’on est déjà César ? « . Et ce n’est pas la seule anecdote amusante : durant tout le tournage Ibrahimovic ne s’adressait qu’à Guillaume Canet et le surnommait « boss ». Le réalisateur l’appelait, en retour, « champ » (pour champion) !
Ce qui est vraiment drôle tout le long du film, ce sont aussi toutes ces petites références à des scènes de films, des musiques, des célébrités… Je retiens particulièrement Jules César saluant un prince de Chine en faisant le signe du rappeur Jul ou Angèle dans le rôle de Falbala répétant des paroles de sa chanson Oui ou non après qu’Obélix lui ait brisé le cœur.
C’est vrai que le scénario laisse peut-être à désirer. Sans doute trop tiré par les cheveux, il a en a déçu plus d’un mais l’aventure est originale !
Tout est calme dans le petit village gaulois, Astérix et Obélix rentrent d’une chasse au sanglier quand soudain, un char dirigé par Graindemaïs arrive à toute vitesse. Dedans se trouve la princesse Fu Yi et sa garde du corps Tat Han. Les deux Gaulois, à l’aide de la potion magique (qui porte d’ailleurs atteinte à l’égo d’Astérix), ont pour mission de sauver l’Impératrice, capturée par un des six princes de Chine (son nom est Deng Tsin Qin), voulant s’emparer de l’Empire du Milieu (qui est dirigé par cinq autres princes). Avec l’aide de Jules César, Deng Tsin Qin s’emparera des territoires des princes mais perdra face au Prince de bambou (un happy end traditionnel). Le film se termine sur un banquet et un spectacle de feux d’artifice !
Je recommande le film !
Justine

Nous avons connu un épisode de froid il y a trois semaines et, à ce moment-là, nous avons peut-être pensé aux personnes qui dormaient dans la rue.

La Fondation abbé Pierre vient justement de sortir son 28e Rapport sur l’état du mal logement en France. Par rapport au précédent (celui de 2022) où l’on apprenait que 4 millions de personnes étaient « non ou mal logées », la situation ne s’est pas améliorée. C’est un chiffre énorme pour un pays comme le notre qui est normalement un pays « riche » !

330 000 personnes (dont des enfants) sont donc totalement privées de logements et le numéro d’urgence du 115 ne parvient pas à répondre à toutes les demandes d’hébergement d’ urgence.
Mais le froid peut aussi toucher ceux qui ont un logement. Avec l’augmentation du prix de l’énergie (électricité et gaz), certains doivent aujourd’hui choisir entre la nourriture et le chauffage. D’autre part, certains logements sont des « passoires thermiques », c’est-à-dire qu’on a beau les chauffer, ils ne sont pas assez isolés pour garder la chaleur.
La Fondation abbé Pierre appelle le gouvernement à une action plus volontaire, active et efficace envers les citoyens mal logés.
Louane
En 2015, l’association Aurore avait lancé une campagne d’affichage pour sensibilser au sort des SDF (Sans Domicile Fixe). Cette campagne pourrait (malheureusement) être toujours d’actualité !

La Guerre des Lulus est tout d’abord une bande dessinée en 5 tomes, écrite par Régis Hautière et Hardoc, publiée entre 2013 et 2017. C’est maintenant un film sorti au cinéma le 18 janvier dernier avec en vedette Tom Castaing (Lucas), Léonard Fauquet (Ludwig), Mathys Gros (Luigi), Paloma Lebeaut (Luce) et Loup Pinard (Lucien).

C’est l’histoire de quatre orphelins inséparables : Lucien, Ludwig, Luigi et Lucas, qui forment la bande des Lulus. Ils sont en rivalité avec la bande d’Octave. Lorsque la première guerre mondiale éclate en France, leur orphelinat (en Picardie) est évacué en urgence. Octave fait croire que les Lulus sont parmi les enfants évacés alors qu’en réalité, ils manquent à l’appel : les Lulus sont effectivement allés dans la forêt. Lorsqu’ils reviennent à l’orphelinat celui-ci explose sous leurs yeux. Les Lulus, convaincus que tous leurs camarades ont été tués, vont au village mais celui-ci est déjà occupé par les Allemands. Après avoir échappés à la mort et aux Allemands en se cachant, une fois ces derniers repartis, ils réalisent que leurs camarades de l’orphelinat ont été évacués car ils tombent sur l’ordre d’évacuation de celui-ci. Au village, ils rencontrent aussi Luce, une jeune fille séparée de ses parents. Ils finissent par l’accepter dans leur bande. Ludwig a alors l’idée de rejoindre la Suisse, pays neutre, qui ne fait jamais la guerre. Et voilà l’aventure qui commence pour cette bande d’enfants projetée dans la guerre.
J’ai trouvé ce film très intéressant car on y voit des scènes où nous sommes totalement plongés dans la première guerre mondiale : des scènes de combat dans les tranchées notamment, des explosions avec des bâtiments détruits… Mais malgré toute cette action et toutes ces scènes très dures à affronter, les Lulus restent toujours soudés malgré quelques disputes et affrontent les événements ensemble. Les Lulus sont très attachants et ils réussissent à « garder le moral » malgré les événements tragiques.
J’ai adoré le film. Si vous ne l’avez pas encore vu, il est toujours à l’affiche et c’est une super idée pour les vacances de février !
Ella

Alors que le 10 janvier, les miliciens russes de Wagner annonçaient la prise de Soledar, les efforts russes semblent tous tournés vers cette région de l’Ukraine. Entre la terreur des civils présents et les lourdes pertes de l’armée ukrainienne, serait-il possible que les Russes débloquent le front sur ce point là ?
Le front se refige peu à peu. Les militaires ukrainiens, après avoir écrit l’Histoire par des épisodes dont on a déjà parlé, se retrouvent stoppés par des Russes qui, d’après le général Richoux, « veulent s’asseoir sur leurs gains ». En effet, ils se sont retranchés derrière le Dniepr, et construisent des lignes de tranchées sur les autres fronts. A ce stade, les Ukrainiens ne peuvent pas gagner, mais ne peuvent pas perdre non plus: ils sont en mesure d’épuiser les forces russes (vu que leurs alliés occidentaux leur fourniront autant d’armes qu’ils le veulent) mais ne peuvent pas percer les fortifications russes.
Les Russes, eux, ont des moyens : une redoutable milice privée, Wagner, et du matériel terrestre quasi inépuisable. Et malgré les enlisements que subissent les armées, Poutine semble appliquer un des principe phare de la guerre : la concentration des efforts. C’est l’un des principe de la guerre défini par le maréchal Foch : c’est la « convergence dans l’espace et le temps des actions et des effets des différentes fonctions opérationnelles », comme le définissent les manuels. Le but étant de créer une supériorité numérique sur « l’espace » concerné, afin de briser la ligne ennemie.
Ainsi, les Russes concentrent considérablement les efforts : au centre, précisément à Bakhmout, au nord de Donetsk, les soldats ukrainiens décrivent une marée humaine et les médecins militaires déplorent de plus en plus de blessés. Les Russes emploient notamment la milice (société militaire n’appartement pas à l’Etat) Wagner, les troupes d’élite que Poutine utilise généralement pour des missions de présence russe à l’étranger (Mali, Syrie…). Ces redoutables troupes sont déployées parce qu’il y a d’importantes mines de sels dans la région, une précieuse ressource. On dénombre ainsi 60 000 soldats russes contre seulement 30 000 côté ukrainien.

On a donc là une véritable concentration des efforts. Les Ukrainiens semblent plier sur ce point-là et leur dispositif risque de se disloquer s’ils permettent aux Russes de faire une percée et d’entrer profondément dans les lignes ukrainiennes. Mais ce semblant de réussite s’obtient avec des pertes énormes côté russe. Poutine et ses généraux envoient les conscrits directement à la mort.
Les spécialistes ont maintenant tendance à comparer la situation actuelle à celle du front de l’Est de la Seconde Guerre Mondiale (quand l’Allemagne nazie se battait contre l’URSS de Staline) : les forces soviétiques misaient sur leur supériorité numérique et, s’ils enfoncèrent les nazis jusqu’à Berlin, c’est au prix de quelques dizaines de millions de morts… Les Russes peuvent jouer sur leur avantage numérique et ils en ont les moyens : « un soldat mort, sitôt est-il remplacé ». D’ailleurs certaines anecdotes horribles ont été rapportées : les miliciens Wagner marchaient et s’abritaient derrière les cadavres de leurs camarades conscrits russes. On estime les pertes russes à 10 000 soldats.
Pertes ou pas pertes côté russe, pour les Ukrainiens, le résultat est le même : ils risquent de se faire enfoncer comme les Allemands… De plus les services secrets occidentaux et même les analystes de cette guerre mettent l’état-major ukrainien en alerte : les Russes préparent une grande contre-offensive, notamment à Donetsk. Poutine veut, comme ses prédécesseurs ayant combattu tour à tour Napoléon, Guillaume II, ou encore Hitler, user du général Hiver (personnification de l’hiver qui détruit les armées) et donc s’inscrire dans la lignée des chefs russes, ce qui peut être très symbolique pour les Russes.
A côté de cela, les civils vivent la Bataille de Bakhmout dans la terreur : en effet, les combats de rue (urbains) peuvent fortement toucher la population, vu que les hostilités se déroulent dans son principal lieu de vie. Attendant dans les caves que leurs soldats prennent contrôle de leur quartier, ils vivent parfois sans électricité, avec peu d’eau…
Quels seront les débouchés de cette bataille ? Qu’en résultera-t-il sur le plan diplomatique, alors que les 1 an de cette guerre approche ?
Kenzo

Vendredi dernier, avec la classe d’allemand de 5e, nous sommes allés visiter l’exposition Kokoschka au Musée d’art Moderne.
Qui est Oskar Kokoschka?
Oskar Kokoschka est un peintre expressionniste autrichien, mais aussi un poète et dramaturge. Il est né en 1886 et il est mort en 1980, il aura vécu 94 ans. En 1905, il suit une école d’Art appliqué à Vienne où il est l’élève de Gustave Klimt. En 1937, les Nazis organisent une expositions d’art « dégénéré » où ils exposent 8 de ses oeuvres.
Dans l’exposition, nous pouvons voir les différents tableaux qu’il a peints au court de sa vie, de nombreux portraits de personnes qui lui font des commandes mais aussi des paysages notamment un très beau paysage des Dolomites (voir tableau ci-dessous).


Il a aussi réalisé un très bel autoportrait où il montre, de son doigt, la blessure qu’il s’est faite au court de la 2e guerre mondiale.

Kokoschka met en valeur les mains et le visage dans la plupart de ses tableaux. L’un d’eux montre les accords de Munich où nous pouvons voir les caricatures d’Hitler et de Mussolini.
Cette exposition était très intéressante, nous étions accompagnés d’un guide qui a pu nous expliquer en détail plusieurs des œuvres de Kokoschka et nous avons appris plein de choses. J’ai trouvé que les œuvres étaient magnifiques avec un style particulier qui donnait vie aux personnages. Dépêchez-vous, vous avez encore jusqu’au 12 février pour vous rendre au musée d’Art moderne !
Emile

Au rugby comme dans tous les jeux, il y a des règles. Ce sport est un peu violent mais il n’est pas dangereux si tous les joueurs les respectent.
Ces règles peuvent paraitre très compliquées et donc décourager les gens de regarder des matchs de peur de ne rien comprendre. C’est pourquoi je vais vous initier à ce sport qui vaut le coup d’œil.
Au rugby, les « passes » entre joueurs d’une même équipe se font à la main, la grande particularité du jeu étant qu’on n’a pas le droit de se passer la balle en avant. Cela provoque une faute dite « en avant ». On peut aussi taper le ballon au pied.
Le but du jeu est de marquer plus de points que l’adversaire en amenant le ballon dans l’en-but adverse pour marquer ce qu’on appelle un « essai ». Un essai rapporte 5 points, il peut ensuite être « transformé » ce qui rapporte 2 points supplémentaires .
Je vous laisse regarder la vidéo !
Maintenant que vous connaissez ces règles, vous pouvez regarder le match France/Irlande du Tournoi des 6 Nations qui promet d’être chaud ce week-end !
Arthur V.

Lundi 6 février 2023, un séisme d’une magnitude de 7,8 (elle ne peut aller que jusqu’à 10) a ravagé la région comprenant le sud de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie.
Pour le moment, on compte plus de 17 500 morts, mais le bilan n’est pas définitif et ne cesse de s’alourdir. Les secours continuent pourtant de trouver des survivants sous les décombres. Pour avoir l’espoir de sauver le plus de personnes possible, il faut absolument agir dans les 72 premières heures après la catastrophe.
Cependant, malgré une aide internationale qui se met en place, les secours font face à de nombreuses difficultés : le froid glacial et la neige ralentissent leurs recherches et en Syrie, c’est la guerre qui complique les choses.
Localement, des critiques commencent à se faire entendre contre le président Erdogan concernant les moyens insuffisants mis en place par les autorités turques pour sauver les victimes encore vivantes et protéger les rescapés.
Le duo des renards 🦊